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Artémisia : goût amer !

«Celui qui ne gueule pas la vérité lorsqu’il la connaît se fait le complice des menteurs et des faussaires.» [Charles PEGUY]

Décidément, la tisane d’artémisia a vraiment un gout amer ! Ce remède simple et peu coûteux contre le paludisme dérange en hauts lieux.

Dans un article précédent, je vous avais fait part des résultats d’une étude scientifiquement incontestable menée par le Dr Jérôme Munyangi montrant que cette tisane est plus efficace que les médicaments actuellement sur le marché. http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/2016/02/paludisme-et-gros-business.html

Eh bien, ça n’a pas plu aux labos pharmaceutiques et à leurs affidés… Le Dr Munyangi s’est confié au journaliste Paul Nyemb (El Pacho) bien connu au Cameroun, pour le Magazine MALARIA.

HUBERT

Iwerliewen (IFBV) est fière de ses jeunes partenaires africains, fière de l’engagement de Jérôme et Paul sans oublier Ginette, Rosine, Constant, Michel, Ibrahima, Patrick ; ils nous donnent des ailes. (P.Lutgen).

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1. DR JEROME MUNYANGI, EN QUELQUES MOTS, POUVEZ-VOUS VOUS PRESENTER AUX LECTEURS DU MAGAZINE MALARIA ?

Je suis Dr Jerome Munyangi, diplômé en médecine au Congo Kinshasa. J’ai une maitrise M1 en Approches Interdisciplinaires du Vivant, Université Paris 7 ou Paris Diderot. Présentement je suis à l’université d’Ottawa où je fais ma thèse. J’ai été formé en Recherche scientifique par l’équipe de l’IMT-Anvers, puis j’ai dirigé les recherches sur l’ulcère de Buruli une des maladies tropicales négligées au Congo, les recherches financées par l’OMS Afro. J’ai reçu déjà quelques prix internationaux sur mes recherches, notamment le prix du jeune chercheur d'Imperial College of London. En 2011 j'ai représenté les universités africaines à la compétition internationale des machines génétiquement modifiées. J’ai déjà publié dans les revues scientifiques comme le journal américain des mycobactéries, les Annales africaines de médecine. Participé à plusieurs rencontres scientifiques dans le monde comme intervenant. Dans mon pays mes travaux antérieurs à l’Artemisia ont été reconnus innovants par la Présidence de la République, Ministères de la santé et de l’enseignement supérieur et recherche scientifique.

2. AVEC VOTRE EQUIPE VOUS TRAVAILLEZ SUR LES ARTEMISIA ANNUA ET AFRA. LES RESULTATS DE VOS RECHERCHES VOUS ONT CREE DES ENNUIS CES DERNIERS MOIS. UN PETIT RAPPEL DES FAITS POUR NOS LECTEURS.

Effectivement depuis le début de ma maitrise à Paris je travaille sur l’Artemisia. Avant d’expliquer aux lecteurs cette aventure je pense aux mots de Charles PEGUY « Celui qui ne gueule pas la vérité lorsqu’il connaît la vérité se fait le complice des menteurs et des faussaires. »

Dans l’histoire de la science nous apprenons qu’une information qui était considérée comme recevable et acceptée par toute la communauté scientifique avec le temps peut devenir erronée. Dans ce cas la science va passer aux nouvelles expériences. Seuls les dogmes ne veulent jamais céder aux expériences. Et c’est la réalité que j’ai découverte avec l’histoire de l’Artemisia. Il y a des gens qui ont payé de leur vie avant nous pour avoir démontré cette vérité, comme Galilée avec les Romains.

Mon histoire avec Artemisia en recherche commence en décembre 2014 dans le laboratoire de biologie cellulaire et moléculaire de l’université Paris 11 ou Orsay. Apres les analyses sur un modèle animal proche de plasmodium appelé paramecium, sur l’arbre phylogénique la paramécie est cousine de plasmodium; avec une même machinerie moléculaire. Nous avions testé l’effet dose de l’Artemisia sur ce modèle. Ces résultats ont été sujet de controverses entre mes encadreurs au Laboratoire et nous avions refait le protocole 3 fois avec du matériel de pointe de la recherche française. Et mêmes conclusions. Il y avait un effet dose très impressionnant de l’Artemisia. Mais comme le sujet choquait, un silence total m’a été imposé. Pendant l’été 2015 avec l’association française MoreforLess, un essai clinique répondant aux normes de la recherche scientifique sur les humains a été initié au Congo et précisément dans la province du Maniema. Pendant 4 mois nous avons travaillé sur le terrain pour évaluer l’efficacité de l’Artemisia annua et A. afra comparée aux médicaments standards. Je cite les ACT et PRAZIQUANTEL. Et les différences étaient statistiquement significatives.

A la fin de cette étude, notre équipe a sollicité une conférence pour annoncer la clôture de l’étude et remercier ces gens qui ont accepté consciemment de faire partie de cette expérience . Mais malheureusement nous nous sommes butés aux ennuis. L’autorité sanitaire de la zone de santé a alerté les autorités politiques, militaires, administratives et le service de sécurité pour nous empêcher d’entrer dans la salle qui était déjà remplie par les journalistes, les scientifiques, bref presque toute la couche de la population était représentée. Nous étions qualifiés de danger public; ironie du sort les bourreaux sont pris pour gentils et les gentils pour bourreaux. Bref nous nous consolons avec l’histoire de l’humanité : c’est surtout sur les gentils qu’on crie : crucifiez-les !

3. POURQUOI VOS TRAVAUX SUSCITENT-ILS TANT DE PROBLEMES ?

Parce qu’il est évident que chaque fois qu’une idée nouvelle met en danger un système de pensée depuis longtemps établi sur le plan scientifique, elle déclenche une forte et immédiate réaction de rejet. Depuis la nuit des temps dans tous les pays du monde et précisément en Afrique, avec la complicité des pouvoirs en place, on a brimé ceux qui osaient se démarquer de la pensée classique.

Nos études correspondent parfaitement à tous les critères imposés pour une validation scientifique. Mais pourquoi ces acharnements ? Sans doute parce que l’Artemisia représente un réel danger pour l’industrie pharmaceutique puisqu’elle ne coûte pas cher, n’a pas d’effets secondaires, élimine en grande partie les microbes et mêmes les cellules cancéreuses et, surtout, c’est une thérapie qui responsabilise les patients, remettant ainsi en cause l’engrenage mortel de la société de consommation. Il est donc nécessaire de l’éradiquer, comme les microbes ! Notre recherche est innovante dans le sens qu’elle inaugure une nouvelle approche thérapeutique qui sort des sentiers battus. Depuis l’avènement des financements des recherches scientifiques par les firmes pharmaceutiques, la médecine a perdu sa liberté d’exercer, les médecins n’exercent plus selon leur âme et conscience comme le recommande le serment d’Hippocrate. Les ordres des médecins sont devenus les désordres des médecins.

4. SELON UNE ETUDE EN RDC PAR VOUS RECEMMENT DIVULGUEE, LA TISANE ARTEMISIA ANNUA SERAIT PULS EFFICACE QUE LES PILULES PHARMACEUTIQUES, CE QUE CONFIRMERAIENT LES TRAVAUX D’AUTRES CHERCHEURS. NE PENSEZ-VOUS PAS QUE CETTE DYNAMIQUE CONSTITUE UNE MENACE POUR LES FABRICANTS DE PRODUITS DONT L’AFRIQUE CONSTITUE UN IMPORTANT MARCHE ?

Aujourd’hui les vrais disciples d’Hippocrate, les consciencieux et honnêtes se rendent compte de la faillite de certaines thérapeutiques et de ce questionnement nait une conscience qui remet en cause les mensonges des délégués des laboratoires pharmaceutiques. C’est de la mauvaise foi scientifique pour ne pas reconnaître les travaux sur Artemisia qui se font par les scientifiques reconnus et qui appliquent les normes en la matière.

J’ai travaillé sur les recherches à l’OMS et personne n’a émis aucun doute sur les résultats, ils sont publiés librement dans les revues scientifiques. Ce n’est plus un secret pour tout scientifique averti que l’Afrique est un cobaye des firmes pharmaceutiques. Et mon pays Congo un bon élève. Les Africains meurent non seulement des maladies mais aussi des produits de ces commerçants qui jouent avec leur santé. Notre équipe dérange les théories scientifiques, les politiques de santé et les commerçants des médicaments et leurs usines. Votre question a repris un mot très capital : le «marché». Pour vendre un produit il faut créer le besoin chez les consommateurs. Et en santé les maladies sont les besoins et les médicaments les produits. Et l’Afrique un grand marché qu’on ne doit jamais perdre, sinon la firme pharmaceutique tombera en faillite.

5. EN QUELQUES MOTS, QUI SERAIT DERRIERE CES MENACES DONT VOUS ET VOTRE EQUIPE FAITES L’OBJET ?

Nous avons subi plusieurs menaces physiques, psychologiques, etc. Notre profession médicale est contrôlée par un ordre que je qualifie aujourd’hui d’un désordre. Nos recherches sortent de ces sentiers battus ; nous voulons exercer en âme et conscience. Voilà notre pêché.

L’ordre des médecins est une Eglise qui reçoit les encycliques emmenant de la sacro-sainte institution. Malheur à ceux qui vont essayer de sortir en-dehors des dogmes. Depuis l’école de médecine jusqu’à l’exercice de la profession, nous subissons une programmation comme des robots; des automates.

En conclusion les menaces sont là et nous les affrontons avec la vérité des expériences. Que les scientifiques et les politiques Africains prennent conscience que la médecine est un pouvoir et dans toute notion de pouvoir il y a deux pôles, celui du dominant et du dominé. En âme et conscience je servirai la vérité scientifique jusqu’à l’ultime sacrifice.

Tag(s) : #Tous les articles de ce blog, #associations - ONG

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