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K2En dépit des lois, ni PEK ni son avocat ne sont « invités » au procès qui a débuté à Nkongsamba. Pas besoin d’être devin pour en connaître le verdict à l’avance : coupable, peine maximale.

Il s’agira de juger la faute qu’il aurait commise en faisant installer l’eau courante dans le bâtiment communal de Penja.

Bref rappel :

Dès sa prise de fonction à la tête de la commune de Penja, PEK constate que le bâtiment communal est, selon ses dires, semblable à une usine désaffectée, sans entretien, sans électricité, sans eau. Pour installer l’eau à l’hôtel de ville, le coût des travaux s’élève à 4 960 555 FCFA, somme offerte par la SPM à la demande de PEK, une première pour cette entreprise. Or, pour recevoir un don, le Conseil Municipal doit se réunir et l’autoriser. Le coût d’une telle réunion s’élève à 3 000 000 FCFA (frais de secrétariat, frais de réception, carburant, indemnités de session des conseillers municipaux). Partagé entre le devoir de réunir le Conseil Municipal en dépensant 60% du budget alloué en frais administratifs avec pour conséquence que les 40% restants ne suffiraient pas à payer la facture, ou la volonté de consacrer l’entièreté de cet argent à l’installation de l’eau, PEK n’hésite pas. Son objectif est l’installation de l’eau pour la grande satisfaction de tous, et pas de dilapider l’argent en frais, n’en déplaise à ceux qui en auraient profité.

Peut-on parler de faute ? Même pas, puisque le maire peut prendre en toute légalité les décisions lorsqu’elles s’imposent et en rendre compte plus tard au Conseil Communal (art.44 de la loi du 2 juillet 2004). « L’exécutif communal (le maire) peut, à titre conservatoire, accepter les dons et legs et former avant l’autorisation du Conseil Communal toute demande en délivrance de ces dons ou legs ».

Cette « faute » a abouti à l’accusation de détournement de fonds. Quel détournement ? L’eau a bien été installée, chacun peut le constater, les factures d’extension du réseau d’eau SNEC ont été payées. La violation d’une règle de procédure est-elle un détournement d’argent ? PEK a toujours admis qu’il a pu commettre des erreurs et s’est toujours dit prêt à les assumer. Il veut simplement être jugé équitablement pour les fautes qu’il aurait pu commettre, dans le respect le plus strict des lois de son pays. Rappelons quand-même que PEK n’a jamais agi dans ses intérêts personnels, a refusé toutes propositions de corruption, et que son seul but a toujours été d’améliorer la qualité de vie de ses administrés.

Que lui réserve l’avenir ?

Le Ministère Public a engagé ce dossier sans faire comparaître PEK auprès d’un juge d’instruction, en violation de la loi. Il n’a jamais été entendu et n’a donc pas pu se justifier. Il ne faut pas être juriste pour comprendre qu’en cas de plainte contre quelqu’un, surtout en matière criminelle, la moindre des choses serait d’entendre ses explications éventuelles. On appelle ça instruire à charge et à décharge, ce qui est clairement symbolisé par les deux plateaux de la balance de la Justice. Dans le cas de PEK, on a nettement l’impression que la balance n’est pas en équilibre… !

La requête en annulation introduite par l’avocat de PEK pour défaut de procédure n’a pas été reçue, malgré l’avis formulé par la CNDHL (Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés). Le procès qui s’annonce sera sans doute une nouvelle parodie de justice à laquelle nous risquons d’assister, impuissants, puisque les Autorités concernées semblent indifférentes à toute manifestation d’indignation.

Message aux Autorités en charge du dossier :

Nous ne vous demandons pas la lune : tout juste un procès équitable, dans des délais raisonnables et dans le respect le plus strict des lois du Cameroun. Nous n’acceptons pas que ce troisième procès dans l’affaire Kinguè soit de nouveau un ignoble lynchage sur la place publique comme le furent les précédents.

Nous ne baisserons pas les bras. Même s’il semble difficile de vous ramener à la raison, nous espérons au-moins vous faire prendre conscience de l’étendue de votre folie. Sachez que nous vous observons et que l’Histoire vous jugera.

Ou bien le Cameroun est un État de droit, et, dans ce cas, pareils manquements de la Justice sont intolérables ; ou bien il ne l’est pas, et alors plus besoin de ces procès grandguignolesques qui ne font que ridiculiser le système tout entier aux yeux du monde. Si ce genre de procès ne sert qu’à camoufler un règlement de comptes, épargnez l’argent public et emprisonnez arbitrairement ceux qui dérangent, comme ça se fait dans tous les États totalitaires. Dans ce cas, ayez l’honnêteté de supprimer la balance de la Justice qui trône en bonne place sur le blason national camerounais.

Message aux àquoibonistes :

S’il en est un seul au monde qui aurait le droit de jeter le gant, ce serait bien PEK lui-même. Or, cet homme continue de faire face, envers et contre tout, pour mener à bien ce combat. Pas pour lui, non, puisqu’il a tout perdu, mais pour offrir un monde plus juste à nos enfants. Ne restons pas muets, les bras croisés à le regarder se débattre.

J’invite les àquoibonistes à sortir de leur scepticisme passif. Ce n’est pas en courbant l’échine et en pleurnichant que nous parviendrons à convaincre les Autorités de changer de cap. Rejoignez le Groupe de Soutien à Paul Eric Kinguè, car le peu que nous puissions faire est déjà d’un grand réconfort pour cet homme qui se bat courageusement pour le bien de tous. N’oublions pas qu’il suffit parfois de quelques grains de sable pour enrayer les engrenages des machines les plus puissantes. Soyons donc chacun un grain de sable.

« Le silence devient un péché lorsqu’il prend la place qui revient à la protestation; et, d’un homme, il fait alors un lâche. » (A.Lincoln)

Merci à ceux qui nous soutiennent :

Merci à vous tous qui nous avez rejoint, du Cameroun et des quatre horizons, quelles que soient vos sensibilités et vos couleurs politiques, avec le seul désir de voir triompher la Justice. Rien que le fait de savoir que nous sommes nombreux à le soutenir aide PEK à accomplir sa mission. Le pire qui puisse arriver à un combattant serait de se sentir abandonné. Courage, PEK, nous sommes avec toi.

Hubert (de Luxembourg). Juin 2011

Groupe de Soutien à Paul Eric Kinguè, contact : luxjeux@pt.lu

Tag(s) : #Tous les articles de ce blog, #affaire PEK

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