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(la piètre mise en page de cet article est due à une nouvelle configuration du blog. Désolé)  

C’est un Paul Eric Kinguè très ému qui vient de nous annoncer la nouvelle : il est acquitté dans l’affaire de détournement et de faux en écriture publique « aux DSC00313fins non établies », dans le procès en appel de sa condamnation à dix ans de prison. C’est une très grande victoire et il remercie tous ceux qui l’ont soutenu.

Enfin une bonne nouvelle !

Et il faut bien admettre que depuis quatre ans, les raisons de se réjouir ont été tellement rares que nous n’allons pas bouder notre plaisir. Qu’il nous soit permis à nous tous qui sommes aux côtés de PEK de manifester notre joie légitime : applaudissements, congratulations !  C’est mérité.

Parmi nous, sympathisants du Groupe de Soutien à Paul Eric Kinguè, la tension, l’inquiétude et même l’angoisse de ces derniers jours était palpable ; depuis les remarquables plaidoiries des avocats de la défense du 12 mars passé, nous retenions notre souffle dans l’attente du verdict, un peu comme les étudiants attendent fébrilement les résultats des examens, même s’ils pensent avoir bien travaillé. Même si nous étions persuadés qu’en toute logique, ce procès devait immanquablement aboutir à un acquittement, nous n’osions pas trop y croire, habitués depuis des années à toutes les désillusions.

Félicitations donc à ceux qui ont contribué à cette victoire de la Justice, juges, avocats, personnages importants ou simples artisans anonymes, félicitations surtout à Paul Eric Kinguè qui a résisté, solide comme un roc, combatif comme un lion, inébranlable dans ses convictions. Malgré les incohérences et les aberrations répétées du système judiciaire, il est resté ferme dans sa certitude que le Droit finirait par triompher et force est de constater qu’il a eu raison. Il y a là une grande leçon de vie à en tirer. DSC00306

Ceci dit et le premier moment d’euphorie passé, sachons raison garder. D’abord, c’est une bataille gagnée de haute lutte certes, mais la guerre n’en est pas finie pour autant. Il y a toujours cette fameuse condamnation à la prison à vie suspendue comme l’épée de Damoclès. Mais chaque chose en son temps. La victoire d’aujourd’hui est de bon augure.

Et puis, sans vouloir jouer les rabat-joie, cette décision de Justice est simplement logique et n’a donc rien d’extraordinaire. Que Paul Eric Kinguè ait obtenu gain de cause dans ce procès absolument vide d’accusation n’a rien d’extraordinaire, c’est tout simplement normal. Ce qui l’a été moins, c’est le temps qu’il aura fallu au tribunal pour l’admettre. Doit-on dès lors se réjouir d’avoir enfin gagné une bataille qui n’avait finalement aucune raison d’être ? Comme l’ont fait malicieusement remarquer les avocats lors de leurs plaidoiries, il en aura fallu du temps au Ministère Public pour accoucher d’un réquisitoire tenant sur seulement deux feuilles de papier !

Faut-il saluer le courage des magistrats qui, après des années d’hésitation et de mauvaise foi viennent de rendre correctement Justice ? Devons-nous les remercier ? Compte tenu du contexte très particulier de cette affaire dans laquelle on a ressenti depuis le début le malaise des magistrats, leurs difficultés à exercer librement leurs devoirs de justice en toute indépendance, oui, il faut les remercier. Nous avons eu quatre longues années pour mesurer l’ampleur de la difficulté à juger Paul Eric Kinguè équitablement dans le respect des lois. Quoi de plus normal dans un État de Droit ? Pourtant, on a vu comme cette revendication qui tombe sous le sens à tel point qu’elle n’aurait dû avoir aucune raison d’être sous d’autres cieux a été compliquée à obtenir. La difficulté augmentant le mérite, saluons le courage et l’abnégation du tribunal.

PEK-2012L’un des combats menés par PEK est l’amélioration du système judiciaire. De ce point de vue, il vient de remporter une victoire et, pour paraphraser l’un de ses avocats, lui et ses juges sont aujourd’hui entrés dans l’Histoire. Car il ne fait aucun doute qu’une porte vient de s’ouvrir permettant maintenant à d’autres magistrats, dans d’autres affaires tout aussi nébuleuses, de trouver le même courage afin de rendre justice équitablement. C’est un réel message d’espoir pour tous les citoyens avides de retrouver confiance en une institution essentielle à toutes les sociétés humaines : la Justice.

Nous avons aujourd’hui la preuve qu’il est possible d’obtenir gain de cause et c’est en toute confiance que nous suivrons l’évolution du troisième procès dans lequel il a été condamné à la prison à vie et pour lequel il a interjeté appel. L’affaire Kinguè est loin d’être terminée, mais les progrès sont encourageants. Courage, nous ne désespérons pas de voir un jour PEK libre et réhabilité.

HUBERT (de Luxembourg)

 

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PAUL ERIC KINGUÉ, j’y étais ! –   (GERARD P. KUISSU MEPHOU)

DSC00309Prévue à 11h, l’audience commence véritablement à 13h50. Une véritable  épreuve de nerfs.

Apres un changement de salle, finalement l’audience commence vers 14h. La salle est pleine surtout de mamans venant de Penja. Et toujours les nombreux amis et camarades de PEK.

De façon professionnelle et sereine le président de la collégialité lit le verdict où, je crois, le délibéré dit-on. Il relit les arguments des uns et des autres et se fonde là-dessus pour dire le droit.

Sur l’exception de nullité relevée par l’accusation sur le mauvais calcul des dépens, il rejette cela et les qualifie de non pertinents.

DSC00312Sur le détournement,  après avoir rappelé que tout se base sur les allégations de SBA lui-même concerné dans le procès,  étant entendu que la caissière dit n’avoir jamais décaissé cette somme, n’ayant vu aucune preuve matérielle, étant entendu que PEK ne pouvait scanner sa propre signature  et encore moins celle du préfet dont il n’avait pas besoin de l’avis selon la loi, le tribunal déclare  PEK NON COUPABLE  de crime de détournement de fond  et l’acquitte pour faits non établis.

La salle s’excite, l’émotion se lit sur les visages…

Damme SALLA la coaccusée sera également acquittée étant entendu pour elle que elle n’avait aucun intérêt à modifier ou scanner les documents et surtout que pour que le faux soit établi, il faut le faux document et le vrai pour comparer et établir les fait, et même si le faux avait été établi, rien n’aurait prouvé qu’elle en ai été l’auteur.

A l’unanimité donc le tribunal infirme partiellement le jugement précédent et déclare les accusés non coupables et les acquitte...DSC00307 [800x600]

L’audience est levée, PEK lève les doigts en signe de V, les larmes de joies les embrassades. La Presse encercle Maître Manfo, et je partage avec vous ces photos de joies.

GERARD P. KUISSU MEPHOU

Cyber journaliste -Correspondant Icicemac.com
Assistance aux créateurs d'entreprises

Coordonnateur Tribunal Article 53

Tél: 77 63 37 99

Tag(s) : #Tous les articles de ce blog, #affaire PEK

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