Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

K3.A.2011.jpg

Tout allait bien, dans la commune de Djonbé-Penja au Cameroun dont il était le maire. Les habitants étaient de petits producteurs de bananes. Puis les Autorités ont passé un accord avec une grosse firme française. Les paysans ont été expropriés et engagés comme ouvriers agricoles par cette société. Résultat, ces petites gens ne gagnent plus assez pour pouvoir acheter les bananes qu’ils cultivent.

P.E.Kinguè  a eu l’audace de demander à cette grosse société de payer les impôts qu’elle devait, ne fusse que pour réparer les routes défoncées par ses camions. Il a refusé de se laisser corrompre par de l’argent qu’on lui proposait à titre personnel, pour fermer les yeux. Ça n’a pas plu, « on » l’a mis hors circuit.

Il a été arrêté et incarcéré pour plusieurs motifs : avoir incité au saccage de la dite exploitation française lors des émeutes de la faim de février 2008, et pour détournements d’argent.

Dans un premier temps, il est jugé et condamné pour le premier motif : 6 ans de prison. Comme il s’agit d’un dossier inventé de toute pièce, il fait appel. Il subit brimades, humiliations, menaces, tortures morales pendant trois ans à la prison tristement connue de New Bell avant que débute le procès en appel.

Au terme de cette longue procédure honteusement dilatoire, le procès en appel a donc lieu et, alors qu’il s’achemine logiquement vers un acquittement puisque rien ne peut être retenu contre lui, le tribunal le condamne quand-même à trois ans. Il apprend alors sa condamnation à dix ans pour détournement d’argent, jugement rendu sur base de témoignages plus que douteux et, (c’est écrit) d’un postulat (hypothèse qui reste à démontrer) à l’issue d’un procès auquel ni lui ni son avocat n’ont été conviés.

En ce moment (juin 2011) un troisième procès est en cours. Au mépris des lois, PEK n’a jamais été entendu et, comme pour la deuxième affaire, le procès se déroule sans lui ni sa défense. Toujours au mépris des lois, sa requête en annulation pour défaut de procédure a été rejetée.

On a bien compris la manœuvre. P.E.Kinguè sera condamné à la peine maximale, fera appel et attendra en prison le temps qu’il faudra. Et ça… ça peut durer !

Concrètement, que faire aujourd’hui ?

Par humanisme, au-delà de toute considération politique, ethnique ou religieuse, nous sommes révoltés par cette injustice flagrante faite à Paul-Eric Kinguè. Il ne demande qu’une chose : être jugé équitablement et dans un délai raisonnable par la Justice de son pays, pour les faits qui lui sont reprochés, comme tout citoyen camerounais y a droit dans un État qui se dit « de droit ». Est-ce trop demander ?

Nous voulons que la balance de la Justice qui figure au centre du blason national du Cameroun y soit réellement à sa place.

Si, comme nous, l’affaire Kinguè vous révolte, quelle que soit votre sensibilité ou motivation, rejoignez notre groupe de soutien. Nous l’avons créé pour que la communication soit possible entre nous, même sous couvert d’anonymat pour ceux qui le souhaitent. Notre but est aussi de coordonner les initiatives individuelles afin d’éviter d’éventuelles maladresses et d’augmenter leur efficacité. Nous clamerons notre indignation tant que Justice n’aura pas été rendue.

Contactez-nous :    luxjeux@pt.lu

Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier. [Martin Luther King]

Pour plus d’informations sur l’affaire P.E.Kinguè , contactez-nous ou consultez :

http://www.camer.be/index1.php?art=9127&rub=6:1

… et bien d’autres renseignements encore sur www.camer.be , sur « recherche » en haut à droite de la page d’accueil, tapez P.E.Kinguè.

 

 

Tag(s) : #Tous les articles de ce blog, #affaire PEK

Partager cet article

Repost 0