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Cette fois, c’est certain : l’eau coule bien du robinet de la mairie de Penja. 
 
Quelle révélation, n’est-ce pas !  D’éminents spécialistes ont confirmé hier sous serment que l’eau coule bien du robinet de la mairie de Penja. Depuis quatre ans, des quantités de gens sont venus s’y laver les mains en toute innocence, sans se douter qu’il s’agissait d’une source miraculeuse qui a eu le pouvoir hier maléfique d’envoyer son créateur, Paul Eric Kinguè, brûler pour l’éternité dans l’enfer carcéral, et aujourd’hui de le ressusciter d’entre les morts-vivants de New Bell. 
 
Pour sûr, ça vaudrait la peine d’organiser un pèlerinage où les défenseurs des droits humains et les myriades de pèlerins épris de justice du Cameroun et du monde entier viendraient se recueillir devant le robinet de la mairie de Penja. Imaginez, chacun emporterait sa petite fiole remplie d’eau miraculeuse … 
 
Pour en arriver à cette grande découverte, il a fallu que PEK soit humilié, torturé, condamné à mourir en prison. Il a fallu qu’on ameute la Presse, les ONG, les chancelleries pour qu’enfin les Autorités en charge du dossier Kinguè se rendent à l’évidence : l’eau coule bel et bien du robinet de la mairie de Penja. 
 
Ne crions pas victoire pour autant, ce n’est que la moitié seulement de l’accusation qui vient de s’effondrer. Pour être totalement acquitté, encore faudra-t-il que PEK soit lavé de tous soupçons de magouille au sujet d’un engin de chantier que le ministère public l’accuse d’avoir loué, sans que jamais la moindre preuve matérielle n’ai pu étayer cette affirmation gratuite. Retenons notre souffle en attendant les déclarations du principal concerné, le maire de Dibombari, qui viendra solennellement  répéter à la barre ce qu’il a déclaré lors de l’instruction : non, PEK ne lui a jamais loué le Caterpilar, il l’a gracieusement prêté à sa commune voisine, comme ça, juste pour rendre service.  
 perpétuité
On en convient, c’est presqu’incroyable et même invraisemblable dans un pays où tout se marchande, se monnaye, un pays où la cupidité des politiques prend le pas sur les bons sentiments. Seulement voilà, PEK n’est pas de cette eau-là et a toujours refusé et combattu toutes formes de corruption. C’est bien là d’ailleurs l’origine de ses ennuis. S’il était resté sur les sentiers battus dans les traces de ses prédécesseurs, s’il avait accepté de se laisser corrompre (comme tout le monde), il n’y aurait jamais eu d’affaire Kinguè.  
 
Allons, courage, on finira bien par comprendre que la grandeur d’âme existe, même au Cameroun. 
 
Bien à vous, HUBERT. 
 
Compte-rendu de l’audience du 11/09/2012 :
 
© ETAME KOUOH | Le Messager
 
 
L'Actuel maire de Njombe-Penja dédouane Paul Eric Kinguè
 
 
Dans le cadre de l'examination in chief, Jacques Ngollè a clairement indiqué lors de sa déposition qu'il a bel et bien trouvé l'eau à la commune de Penja. 
 
Renvoyée pour le 10 septembre 2012, l'affaire en appel concernant l'ex-maire de Njombé-Penja s'est poursuivie à la Cour d'appel du Littoral. Tour à tour des témoins du ministère public ont été auditionnés. En premier, l'actuel maire de la commune de Penja a clairement indiqué à la collégialité que lors de sa prise de fonction, l'eau coulait bel et bien à la mairie de Penja. «Je suis arrivé aux affaires quand Paul Eric Kinguè était déjà en prison. J'ai trouvé l'eau à l'hôtel de ville de Penja. C'est l'ex maire qui, mettant à profit ses relations, avait installé l'eau et l'électricité à la commune. Concernant ce volet, en terme de préjudice, la mairie n'a rien perdu au moment où je prenais les rênes», a soutenu Jacques Ngollè après avoir dit tout ce qu'il savait de l'extension du réseau de distribution de l’eau dans ladite commune. Quelques temps après, le représentant de la défunte société nationale des eaux du Cameroun (Snec) rentrera dans le box pour éclairer la lanterne de la Cour sur les faits qui sont reprochés à Paul Eric Kinguè. 
 
D'après M. Ekambi, responsable des services techniques de la Snec aux moments des faits «Je reconnais que c'est lui (Parlant de Paul Eric Kinguè, ndlr) qui avait sollicité un branchement à l'hôtel de ville de Penja. Je vous présente ici les devis de branchement qui ont été tous payés. Je n'ai pas encore compris qu'il y a un problème de paiement d'une quelconque facture par rapport à cette extension du réseau». David Clément Sabba, un autre témoin cité pour sa part viendra tout simplement soutenir lors de sa déposition que l'argent en question n'a pas respecté le circuit normal. Car dit-il, «lorsqu'il y a un don à la mairie, cet argent non budgétisé doit en principe être reversé dans les caisses du receveur municipal contre délivrance d'une quittance. Cet argent devrait être mis dans un compte hors budget pour permettre au maire de convoquer le conseil municipal et de recevoir le quitus dudit conseil. C'est ce conseil qui délivre l'autorisation au maire de dépenser l'argent...», argue-t-il. Non sans prouver qu'il y a eu détournement. La cause a été renvoyée au 21 septembre prochain pour la suite des débats, pour savoir si l'accusé a bel et bien détourné 10.000.000 FCFA du temps où il était maire de cette collectivité territoriale décentralisée.
 
 
 
Tag(s) : #Tous les articles de ce blog, #affaire PEK

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