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12/08/2014

William Bayiha / NEWS DU CAMER http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/2014/08/transparency-charge-php-dans-l-affaire-p-e-kingue.html

TRANSPARENCY charge PHP dans l'affaire P.E. KINGUE

Corruption dans la filière banane. Me Charles Nguini a présidé la cérémonie de publication des résultats de l’enquête que ses équipes ont menée à Njombe-Penja. Les deux premières phrases de la conclusion du rapport d’enquête rendu public ce 06 août 2014 résument à elles seules la manière avec laquelle l’agro-industrie de la banane alimente la corruption et la violation des droits de l’homme, de l’avis de Transparency international Cameroon (TI-C). «Les différents volets de l’affaire Paul Eric Kingue montrent finalement comment le département du Moungo et l’arrondissement de Njombe-Penja sont pratiquement mis en coupe réglée par les grandes compagnies agroindustrielles qui y sont installées, peut-on lire. En effet, ces groupes agroindustriels ont développé de véritables colonies concessionnaires dans les zones d’exploitation qui leur sont attribuées, s’y comportant comme s’ils étaient dans de véritables fiefs ». Le principal accusé est Les Plantations du Haut Penja (PHP) accusé de deux types de forfaiture. La première est d’user de moyens occultes «pour infléchir la balance de la justice en sa faveur». Les enquêteurs de TI-C pointent notamment du doigt le procédé «nocif et nuisible» d’un groupe capable de faire jouer ses ressources et ses réseaux dans les circuits administratifs et politiques «pour mettre hors d’état de nuire» une personnalité qui leur demande des comptes telle que l’ancien maire de la commune de Njombe-Penja. Lors de la cérémonie de mercredi, le président de TI-C a qualifié Paul E. Kinguè d’«héros-martyr» de sa ville en indiquant clairement que les condamnations dont fait l’objet l’ancien édile sont consécutives à sa volonté de voir les producteurs de banane payer leurs impôts après 30 ans d’incivisme fiscal. Le rapport revient sur l’enchaînement de faits qui l’ont conduit en prison et comment le fameux ‘‘rouleau-compresseur’’ a été mobilisé pour le maintenir toujours plus longtemps derrière les barreaux. TI-C souligne notamment des vices de procédures au niveau des juridictions chargés de connaître des divers chefs d’accusation. Le ministère de l’Administration territoriale (NDLR à l’époque dirigée par Marafa Hamidou Yaya) est également dénoncé pour avoir destitué M. Kinguè de ses fonctions de maire de Penja avant même qu’une chambre judiciaire ne reconnaisse sa culpabilité. Droits de l’homme et pollution. «Je ne souhaite pas que vous dites que nous sommes allés à Njombe seulement pour discuter du cas de Paul Eric Kinguè… Ce serait faire injure à tous ceux qui souffrent sur le terrain», tempère Charles Nguini. Les investigations de ses équipes imputent en effet une seconde forfaiture à PHP – et à la Société des Plantations du Moungo. Celle-ci est relative à la violation des droits des communautés riveraines et de ceux de ses travailleurs. Il est inconcevable, s’insurge le directeur exécutif de TI-C Roger Ngoh Yom que quelqu’un gagne 28 000 francs CFA par mois alors qu’il travaille 10 heures par jour et 06 jours par semaine. Impossible pour ces petites mains de se plaindre aux autorités administratives ou judiciaires qui semblent toutes subir la pression de PHP. A l’image du litige qui l’oppose au GIC des planteurs et autres fruits de Njombé-Penja, l’entreprise agro-industrielle multiplie les actes de pression sur tout ce qui s’oppose à ses appétits fonciers. La réaction de Charles Nguini après la cérémonie de présentation à Yaoundé le 06 août 2014 Dans cette dernière affaire aussi, Transparency rend compte d’un climat qui laisse croire que «le groupe bananier PHP use de sa puissance économique et financière pour peser sur les institutions judiciaires». Et le chapelet des reproches faits à la filiale des groupes Compagnies Fruitières ne s’arrête pas là. L’entreprise est responsable de la multiplication et de la récurrence des faits de pollution, apprend-on. Contrairement aux prescriptions légales, le rapport de TI-C indique qu’aucune étude d’impact environnemental n’a été commanditée depuis la mise en place de la plantation. D’autre part, PHP ne se préoccupe pas des conséquences que l’utilisation de produits chimiques destinés à l’entretien de la bananeraie pourrait avoir sur les populations riveraines mais surtout sur ses employés qui y sont quotidiennement exposés. Pour l'instant PHP n'a pas encore répondu à ces accusations qui ne sont pas nouvelles. On se rappelle qu'il y a quelques mois, l'entreprise avait réagi à la suite d'une enquête publiée par la chaîne de télévision française France 2. Sa position a été de rejeter en bloc les accusations de délinquance fiscale, d'exploitation indue de sa main-d’œuvre et de pollution.

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15/08/2014 http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/2014/08/affaire-pek-condamnation-connexe-aux-relents-de-sorcellerie.html

affaire PEK : condamnation connexe aux relents de sorcellerie

Intimidation ? Représailles ? Pure méchanceté gratuite ? On peut s’interroger sur ce qui justifie l’acharnement judiciaire que subissent la sœur de Paul Eric Kinguè et son mari sous le coup d’une condamnation dans un procès pour tentative d’assassinat par sorcellerie. Pour nous qui suivons l’évolution de l’affaire Kinguè, il n’y a guère de doute qu’il s’agisse là de l’un de ses dégâts collatéraux. Bref rappel des faits : en février 2010, madame Emma Ndongo-Etonde l’unique sœur de PEK qui le nourrissait en prison est arrêtée au motif qu’elle aurait commandité l’assassinat de plusieurs personnalités, dont Laurent Esso et René Sadi. Elle et son mari auraient forcé une sorcière tchadienne à exécuter ces noirs desseins en envoyant un pigeon foudroyer les deux premières cibles d’une longue liste. Raté ! Le pigeon serait tombé raide mort après avoir survolé la résidence du sous-préfet de Njombé-Penja. Risible, dite-vous ? Non, tragique. Depuis, c’est une famille terrorisée qui subit l’acharnement de la Justice. Hier, le fils et neveu de PEK m’a envoyé ce message que je vous livre tel quel et sans commentaires : (…) je tiens a te dire que mes parents ont été convoqués au commissariat de penja aujourd'hui a 13h20 dans le cadre de l'affaire dite de pratiques de sorcellerie en coaction et tentative d'assassinat, pour payer la contrainte par corps de leurs condamnations par défaut qui s'élévent a 1.2500000frs. un million deux cent cinquante mille. Soit 650000frs chaqun a payer, puis a 18h30 mon papa est garder dans les cellules du commissariat de penja par le commissaire ABOU JONAS en attendant etre transféré a la prison de nkongsamba si rien n'est payer dans les prochain jours. face a cette situation nous nous sentons une fois de plus térifiés. Je ne suis pas juge, et je ne voudrais pas l’être, surtout pas au Cameroun. Je ne suis donc pas compétent pour dire si un tel ou tel autre est coupable ou innocent. Mais il n’est pas nécessaire d’être ingénieur en mécanique automobile pour constater qu’un moteur ratatouille, par besoin d’être ébéniste pour voir qu’une chaise est bancale, pas besoin d’être juriste pour douter de l’intégrité d’un juge. Depuis que je m’intéresse de près à l’affaire Kinguè, il m’est plus d’une fois arrivé de me sentir partagé à la fois entre indignation et compassion envers les magistrats chargés d’abattre le glaive de la Justice alors que la balance penche nettement en faveur de l’innocence du prévenu. Indignation parce que toute injustice est révoltante, surtout quand elle est pratiquée par ceux-là même qui en sont les garants. Compassion parce qu’il doit être pénible pour tout magistrat qui se respecte de se sentir obligé d’agir à l’encontre de ses principes déontologiques. C’est un peu comme si on obligeait les médecins à torturer leurs patients, ou aux maîtres d’écoles à apprendre à leurs enfants que deux plus deux font cinq. Aberrant, ridicule, nauséabond. Messieurs les juges et procureurs qui avez été ou qui êtes encore en charge de l’affaire Kinguè et des procès connexes, sachez que je comprends votre souffrance morale. J’imagine non seulement les remords qui vous rongent d’avoir dû condamner un innocent, mais aussi la honte que vous ressentez après avoir été forcés de vous ridiculiser aux yeux du monde et de vos pairs en tentant désespérément de justifier vos condamnations par tous les moyens possibles, au besoin illégaux quand vous étiez à court d’arguments plausibles. Dans un système où « on a tous quelque chose ou quelqu’un à perdre » (pour paraphraser Paul Eric Kinguè qui sait de quoi il parle), on peut fort bien comprendre votre attitude, sans pour autant l’admettre. De nouveau, des gens sont jugés et condamnés pour des faits qui n’ont rien à voir avec les raisons réelles mais inavouables de ce pourquoi ils sont punis. HUBERT

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22/08/2014 http://africanindependent.com/news/?p=2448

CAMEROUN: L’INTÉGRITÉ RÉPRIMÉE PAR LA PERSÉCUTION ET LA MORT

Ndzana Seme

Arrêté le 29 février 2008, en même temps et pour le même motif que son compagnon de prison Lapiro de Mbanga – aujourd’hui décédé après avoir été libéré par ses bourreaux qui le savaient fini -, Paul Éric Kinguè, à l’époque nouveau maire Rdpc de l’arrondissement de Njombe-Penja, était accusé d’être l’un de ceux que le président de la République du Cameroun Paul Biya avait appelés “apprentis sorciers”. Il était accusé d’être un organisation des émeutes populaires, qui éclatèrent spontanément au Cameroun quand les citoyens descendirent dans la rue pour s’opposer à la modification par Paul Biya de la constitution pour enlever la limitation des mandats présidentiels et se maintenir au pouvoir, et aussi à un décret présidentiel d’augmentation des prix du carburant dans une société où le pouvoir d’achat était déjà insignifiant. Enragé de ne pas pouvoir identifier des initiateurs et organisateurs des émeutes, le régime de Paul Biya avait alors entrepris de choisir des boucs émissaires et de régler ses comptes aux camerounais qui figuraient dans ses listes noires. Certains camerounais étaient sommairement exécutés, comme Jacques Tiwa, un ancien leader du Parlement estudiantin qui avait commis l’erreur de retourner au Cameroun, après un long exil en Afrique de l’Ouest qui avait abouti à une situation insoutenable de sa famille dans un camp de réfugiés à Dakar. Jacques Tiwa fut abattu par des gendarmes descendus d’une voiture au moment où il marchait sur la chaussée à côté du tribunal de Bonanjo à Douala. Aucune enquête, aucune information, rien n’a été fait par le régime Biya au sujet de cet assassinat jusqu’à ce jour. C’est à l’occasion de ces émeutes que le Sous-préfet de Njombe-Penja, le préfet du Moungo, le gouverneur du Littoral et le ministre de l’administration territoriale sortirent de leur liste noire, non seulement le nom de Lapiro de Mbanga connu pour ses chansons critiques à l’endroit du régime Biya, mais surtout celui de Paul Éric Kinguè, ce nouveau maire de leur parti Rdpc, qui refusait de “manger et essuyer la bouche” comme ses prédécesseurs, et était allé jusqu’à exiger aux plantations bananières françaises opérant dans sa commune de payer leurs taxes communales. Il fut arrêté le 29 février 2008, malmené et torturé comme les milliers de manifestants, dont des centaines furent tués et des milliers blessés. En repoussant les offres d’enveloppes de corruption, faites par les sociétés françaises, notamment la Société des plantations du Haut Penja (PHP), la société des plantations de Mbanga (SPM) et CAPLAIN, Paul Éric Kinguè croyait bien servir sa commune ainsi que son pays, alors qu’il secouait plutôt un essaim d’abeilles où il allait être mordu par ses propres autorités hiérarchiques greffées dans une mafia des détournements et de la corruption fondée sur les taxes communales non payées aux communes du Moungo par les sociétés françaises d’exploitation des plantations agricoles. Le réseau maffieux fonctionne ainsi. La société française, comme PHP, déclare à sa direction générale située à Marseille, France, qu’elle est tenue de payer à la mairie de Njombe-Penja 2 milliards 700 millions Fcfa chaque année au titre des taxes communales. La direction générale paye aux caisses de PHP cette somme en 4 tranches trimestrielles. La PHP locale reçoit tout cet argent chaque année, mais ne paie rien à la commune de Njombe-Penja. Par contre, la PHP mouille plutôt la barbe à (corrompt) toutes les autorités tout le long de la chaîne administrative: maire et sous-préfet de Njombe-Pendja, préfet du Moungo, gouverneur du Littoral, et ministre de l’administration territoriale. Paul Éric Kinguè, en exigeant que ces sociétés françaises paient toutes les taxes dues directement à sa commune de Njombe-Penja, et non pas une enveloppe de corruption personnelle à lui-même – une première offre qu’il rejeta était de 20 millions de Fcfa par trimestre, augmentée à 30 millions, qu’il rejeta tout aussi -, était devenu le trouble-fête, celui qui mettait le “sable dans la gari” de tous dans la “mangeoire” dirigeante, mais aussi celui qu’il fallait abattre à tout prix. Les émeutes de février 2008 furent l’opportunité en or, que la chaîne administrative corrompue et les sociétés françaises corruptrices et expertes en détournements des fonds de leurs firmes, trouvèrent pour réduire Paul Éric Kinguè au silence. Dans cette affaire de corruption impliquant les sociétés françaises d’exploitation agricole installées au Cameroun et les autorités gouvernementales du régime de Paul Biya, les noms qui reviennent sont Marafa Hamidou Yaya, ancien ministre de l’administration qui ordonna l’arrestation de Kinguè – il est actuellement lui-même écroué à la prison de Kondengui pour détournement des fonds publics -, l’ancien gouverneur du Littoral et actuel ministre du commerce Luc Magloire Mbarga Atangana, Owona Akono, et bien d’autres anciennes et actuelles autorités administratives. Pendant que la prochaine audience portant sur l’accusation d’avoir organisé les émeutes de février 2008 aura lieu la semaine prochaine, vendredi le 29, au cours de laquelle la cour suprême pourrait statuer sur sa relaxe pure et simple pour faits non établis (c’est notre souhait), Paul Éric Kinguè avait engagé en octobre 2013 un procès contre l’État camerounais, à qui il réclame 7 milliards Fcfa de réparations pour son emprisonnement arbitraire. La commission des droits de l’homme de l’ONU, saisie, avait en mai dernier donné 6 mois à l’État du Cameroun pour produire sa défense, et devra statuer en novembre prochain. Contre les sociétés agricoles françaises, lourdement subventionnées par l’union européenne, Paul Éric Kinguè entend saisir la commission de l’union européenne par une plainte en bonne et due forme, afin d’obtenir justice sur le paiement des taxes communales dues depuis des décennies à la commune de Njombe-Penja, mais jamais payées aux caisses de cette commune. Voici l’entretien que nous avons réalisé aujourd’hui avec Paul Éric Kinguè, du fond de sa cellule à la prison de New Bell, Douala: TAI – Quelle est la situation actuelle de votre procès, Monsieur Paul Éric Kinguè? Pour le moment, j’attends repartir à la cour suprême le 29 pour ma dernière audience. J’y étais le 23 juillet. Le rapporteur a proposé ma relaxe pour faits non établis, mais le ministère public a demandé un mois pour ses réquisitions et (la prochaine audience) c’est le 29 (août 2014). J’espère que la cour suivra les recommandations du rapporteur comme elle en a l’habitude. TAI – Est-ce que votre santé physique est bonne? Avez-vous certains soucis à ce niveau? Ma santé est très médiocre depuis bientôt un an. Le stress n’est pas mesurable avec son lot de disfonctionnements, douleurs nerveuses en permanence, baisse de l’acuité (visuelle), etc. TAI – Pourquoi ces sociétés françaises des bananes s’acharnent-elles autant contre vous? Parce qu’elles ont peur de mon retour, compte tenu de mon extrême popularité dans ma région. Ils ont peur que finalement je remette sur la table cette question de taxes (communales) qu’elles croyaient avoir dégagées par mon arrestation. TAI – Rien que pour cela? En quoi payer les impôts est-il autant dommageable pour eux? Ces sociétés n’ont pas vu passer le temps et croyaient que je devais périr ici. Ils étaient habitués à croquer ces sommes dues à ma commune. TAI – Qui leur donne autant de pouvoir, un pouvoir de vie ou de mort sur toi? En fait, pour mieux comprendre l’affaire, il faut savoir que la direction générale des entreprises de chez moi (Penja) c’est à Marseille. Or, les directeurs des plantations ici avaient réussi à convaincre leur direction de Marseille que la commune de Penja percevait annuellement 2 milliards 713 millions (de francs Cfa); sommes qu’ils défalquaient dans leurs pièces comptables pour Marseille. Donc, ces sommes sont reversées. Pourtant, une fois déflaquées, ces sommes étaient (plutôt) partagées entre le gouverneur du Littoral, le préfet du Moungo, le sous-préfet de Njombé-Penda, et le Minat (ministre de l’administration territoriale), au détriment de la commune supposée et réputée auprès de Marseille (pour) percevoir ces sommes. Quand j’arrive aux affaires (élu comme maire de Penja), je découvre la mafia et, pour me faire taire, on me propose, comme (à) mes prédécesseurs, 20 millions (de francs Cfa) par trimestre pour mes poches (argent de poche, pot de vin). Après mon refus, ils sont montés à 30 millions, soit 120 millions par an. J’ai été catastrophé et c’est ce qui me vaut la mort aujourd’hui. TAI – Est-ce que vous avez produit les preuves de ce partage entre le gouverneur et eux? Oui, Transparency vient de rendre publics les résultats de son enquête après que je leur ai remis toutes les pièces. Une enquête qui a duré 4 ans. Ils ont peur qu’en cas d’acquittement, je reprenne la commune, cette fois avec l’avantage d’avoir fait la prison, et donc d’agir sans crainte. TAI – Avez-vous des noms des personnages impliqués à nous donner? Quel est le nom du directeur de cette société qui veut particulièrement votre tête? Mr François Armel, Dg (de) PHP; Mme Caplain; Luc Magloire Mbarga Atangana; Owona Akono. TAI - Autre question: est-ce que des “élites” et dirigeants du Rdpc vous rendent visite en prison? Jamais ces gens ne m’ont rendu visite; d’où ma préparation pour ma démission de mon parti. TAI – Pensez-vous que cette décision de vous détruire en prison, c’est tout simplement pour protéger la corruption d’un gouverneur et les détournements des dirigeants de cette entreprise? Il n’y a pas que le gouverneur, mais chaque Minat, le ministre Mbarga Atangana et autres. C’est des gens qui profitent de cet argent depuis une dizaine d’années (des décennies). L’addition de 35 ans de cette délinquance, c’est au moins 70 milliards de nos francs. TAI – Pour revenir sur le dossier: quel était le motif exact de votre première arrestation? Qui avait porté plainte contre vous? Émeutes de février 2008, un véritable cache-sexe qui ne visait qu’à masquer la détention politique. Aucun plaignant, l’initiative venant du Minat d’alors, Marafa Hamidou Yaya, le gros bénéficiaire de cette cagnotte. TAI – Avez-vous eu à plaider devant le juge cette dénonciation des détournements de cette entreprise et la corruption des hauts fonctionnaires? TAI – Donc ils évitent de statuer sur le cas de détournement et de corruption… Oui. Mais moi j’entends au fond de ma cellule saisir la cour européenne contre ces entreprises pour rétention sans droit des sommes dues à la commune de Njombe-Pendja. Je ne faiblirai jamais face à ce problème tant que ma commune n’est pas rentrée dans ses droits. TAI – Mais comment avez-vous su que cette entreprise détournait ainsi 2 milliards Fcfa par an sous prétexte de payer les taxes communales. Avez-vous mené une enquête? Comment? Entre temps, j’ai le résultat d’enquête du Minefi (ministère des finances), Transparency International, documentaire de France2. TAI- Pourquoi n’avez-vous pas déposé cette plainte jusqu’ici, après tant d’années en prison? J’attendais les enquêtes, dont les résultats me semblaient utiles pour une telle procédure. TAI – Comment avez-vous su que ces sommes étaient ainsi détournées de cette société française? J’ai toutes les pièces, parmi lesquelles la lettre du Dg des impôts confirmant le bien fondé de mes requêtes et reversant à cet effet ces entreprises au régime du droit commun. Pour conséquence immédiate, la levée des exonérations illégalement accordées à ces entreprises. La lettre date du 3 décembre 2007 et fait suite à une requête bétonnée (solide, en béton) que j’avais envoyée au premier ministre. Je ne m’engage dans aucun combat sans l’avoir soupesé. Ce combat, j’en suis sûr, sera gagné à la cour européenne. TAI – Comment peut-on accuser un élu du Rdpc d’avoir organisé des émeutes contre le pouvoir-Rdpc? Que pouvez-vous dire là-dessus? C’est un non-sens. Car, rien ne militait en faveur d’une telle accusation, pour deux raisons. Au moins si on part sur le principe que les émeutes étaient engendrées par la modification de la constitution, alors militant du Rdpc et maire de cette formation politique, en vertu de la discipline du parti, il était impossible que j’organise les émeutes pour cette cause. Deuxièmement, si on dit que les émeutes étaient pour la chèreté des prix de carburant, alors il est intellectuellement impossible de penser qu’un maire, fut-il d’Angosas, soit partie prenante des émeutes, parce qu’il est dans tous les cas un privilégié social. En conclusion, ces prétextes ne me semblaient pas intelligibles, d’où le refus du peuple d’admettre leurs versions des faits dans mes affaires (procès). TAI – Quelle était donc la plaidoirie du procureur pour obtenir votre condamnation? Il s’est appuyé sur mon acharnement à vouloir faire payer les impôts à ces entreprises. Il continue en disant que, comme ces entreprises ont refusé, alors j’ai décidé de régler leur dossier par la casse; comme un cheveu venu nulle part (dans la soupe), sans témoignage allant dans ce sens, sans pièces (à conviction)… TAI – En effet… J’ai tout entendu dans ce procès, même le vodou. Au jour d’aujourd’hui, l’État du Cameroun et moi sommes devant le comité des droits de l’homme de l’ONU pour réparations. J’ai été acquitté dans l’une des procédures, après 5 ans de procès. Je demande réparations de 7 milliards de Fcfa. Je n’ai plus peur de rien. L’ONU a donné au Cameroun 6 mois pour (produire) sa défense au sujet des réparations et ce depuis le 14 mai 2014. TAI – A quelle date avez-vous déposé votre plainte à l’ONU? Le 1er octobre 2013, et le 16 mai 2014 l’ONU a demandé à l’État du Cameroun de se défendre, et sa décision (l’ONU) interviendra en fin novembre (2014). TAI – Merci, Monsieur Kinguè, et beaucoup de courage. Entretien conduit et réalisé le 21 Août 2014

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18/09/2014

http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/2014/09/pek-excluez-moi-monsieur-le-president.html

New-Bell le 18 Septembre 2014

PAUL ERIC KINGUE - DETENU POLITIQUE LETTRE OUVERTE A S.E.M PAUL BIYA PRESIDENT NATIONAL DU RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CAMEROUNAIS (RDPC) EXCLUEZ-MOI MONSIEUR LE PRESIDENT NATIONAL

Le 16 Septembre 2014, vous avez pris un acte à la fois grave et fort de symbole. Un acte sans précédent, dans le cadre du fonctionnement du Rassemblement démocratique du Peuple Camerounais, votre parti. Du fond de ma cellule, à la Prison Centrale de Douala où je croupis depuis 7 ans sans fondement, j’ai cru percevoir en votre décision enfin, la détermination à mettre un terme à l’imbroglio permanent caractéristique de votre parti, mais aussi et surtout à l’indiscipline endémique y ayant fait siège, entretenue dans la plus part de temps, par une classe ‘’politique’’ mal lotie, illégitime et fondamentalement déphasée, quant aux défis et comportements quotidiens qu’attendent d’elle les camerounais, dans leur grande majorité. Monsieur le Président National, A dire vrai, accroché à mon poste récepteur, ce mardi 16 Septembre 2014 à 17 heures, alors que j’attendais depuis au moins 7 ans d’être exclu de votre parti, pour vous l’avoir demandé à travers une dizaine de correspondances acheminées sous les couverts de Messieurs les secrétaires Généraux successifs du RDPC (René, Sadi et Jean Kuete) j’ai été envahi de déception, pour n’avoir pas, une fois de plus été écouté et compris. Ma déception tient de ce que, accablé depuis février 2008 par des procès interminables, dont les accusations frôlent quelques fois l’inacceptable, il aurait été raisonnable pour une fois d’accéder à mes demandes, c'est-à-dire, l’exclusion définitive. Dois-je comprendre que vous me laissez le choix de démissionner de mon propre chef ? Monsieur le Président National depuis 7 ans disais-je, pèsent sur moi, les soupçons d’avoir détruit la localité dont j’avais la charge en ma qualité de Maire. Ces soupçons qualifiés juridiquement de complicité de pillage en bande, destruction, incendie volontaire etc... me semble-t-il, parce que gravissimes, exigeaient raisonnablement que je sois radié de votre parti, tout au moins, pour des raisons évidentes d’image et d’exemplarité. Courant Septembre 2013, j’ai personnellement et ce délibérément, envahi NJOMBE-PENJA de tracts à travers lesquels, j’appelais mes populations à sanctionner le RDPC aux Municipales et Législatives. Cet Appel en faveur de l’opposition suivi à 64% aux Municipales et 93% aux législatives, visait ni plus ni moins qu’à susciter ma radiation tant voulue, de ce parti viscéralement opposé au bien-être de mes populations en particulier et au Cameroun en Général. Qu’ai-je fais de moins grave que mes camarades du Moungo que vous venez de sanctionner pour continuer à être maintenu dans vos effectifs ? EXCLUEZ-MOI définitivement Monsieur le Président National, parce que la combinaison des actes supposés ou réels, pesant sur moi, impose impérativement ma sortie de vos listes. A titre d’information Monsieur le Président National, jusqu’aux prochains renouvellements des organes de base, je supporte difficilement et honteusement, la fonction de Président local du RDPC, pourtant occupée durant 3 mandats, remportée au terme des élections, à chaque fois de haute lutte. Je pense humblement m’être trompé, de croire que je pouvais de l’intérieur, contribuer au changement tant attendu de votre parti, source aujourd’hui de malheurs des millions de Camerounais. Excluez-moi, Monsieur le Président National, sinon considérez dès à présent que je me suis définitivement exclu de ce cercle vicieux, incapable de se remettre en cause. PAUL ERIC KINGUE, DETENU POLITIQUE PRISON CENTRALE DE NEW-BELL

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24/09/2014

http://www.camer.be/36127/6:1/cameroun--fourvoiement-du-regime-pourquoi-les-militants-condamnes-ne-sont-pas-exclus-ou-demissionnent-ils-cameroon.html

© Aurore Plus : Mathieu Nathanaël Njog

Fourvoiement du régime : Pourquoi les militants condamnés ne sont pas exclus ou ne démissionnent-ils pas ? Les dernières sanctions prises par le président national du Rassemblement démocratique du peuple Camerounais contre 165 de ses militants coupables de non-respect de la discipline du parti laissent évocateur sur la gravité de leur délit devant ceux des supers militants condamnés pour prévarication des deniers publics par la justice et qui y sont toujours maintenus. I- Incongruités des sanctions LES SANCTIONS disciplinaires prises par le président national du Rassemble démocratique du peuple camerounais (Rdpc) le 11 septembre 2014 frappant 165 militants ou supposés de ce parti, vont des lettres d’observations assortie de rappel à l’ordre qui concerne 12 militant à l’exclusion définitive contre 8 militants, en passant par l’avertissement dont sont concernés 38 militants, le blâme adressé à 35 militants, l’exclusion temporaire de 6 mois pour un militant, 12 mois pour un autre militant et 18 mois écopé par 42 militants, l’acquittement dont ont bénéficié 8 militants et la mise hors de cause de 19 militants. A cette liste s’ajoute une lettre d’encouragement reçue par un militant en raison de son comportement discipliné et exemplaire pendant l’élection des exécutifs municipaux. L’éditorialiste et Directeur de publication du journal du parti au pouvoir, «L’Action», Christophe Mien Zock voit dans ces sanctions infligées à la suite du rapport final de la Commission de discipline Ad hoc mise en place le 5 décembre 2013, et présidée par Peter Mafany Musonge, pour connaitre des faits commis lors du processus électoral du double scrutin législatif et municipal du 30 septembre 2013 à l’issue duquel le Rdpc était sorti viscéralement en éclats, une «nouvelle dynamique» qui est en marche. Ceci en vue de la célébration le 24 mars 2015 du 30è anniversaire du Rdpc. Une échéance à laquelle le parti doit aller «avec du sang et des habits neufs. En d’autres termes, le 30è anniversaire devrait être organisé avec des nouveaux responsables élus au sein des organes de base.» Et Mien Zock d’ajouter : «En toute logique, ceux des militants dont le casier politique vient ainsi d’être entaché par les sanctions disciplinaires devraient être écartés de cette compétition». Avant de conclure dans son éditorial de l’édition spécial N° 972 du 17 septembre 2014 qu’«en définitive les décisions du Président national montre que le Rdpc est bel et bien un parti dans la bonne mouvance et en mouvement ; un parti qui change, se modernise et met de l’ordre dans ses rangs pour conserver son leadership sur la scène politique camerounaise». De vains mots ou des mots concrets ? difficile de donner du crédit à cette belle apologie laudatrice pour cacher les limites du fonctionnement d’un parti qui semble plus pris en otage par les militants élitistes, financiers et révélés par le décret. Car tout montre que ces sanctions, comme l’éditorial du journal du parti au pouvoir l’indique entre les lignes, sont à la tête du client et visent plus à protéger des filleuls contre des hommes forts du terrain qui ont un véritable contrôle sur la base. Ce qui justifie la mise hors course d’ici les élections de renouvellement des organes de base de 82 militants. Surtout que ces décisions, comme la plupart de celles prises par le Président national du Rdpc, Paul Biya, sont entachées des faits insolites qui déteignent sur le sérieux et la rigueur de ses actes. Notamment avec la sanction des morts, comme c’est encore le cas avec celui du Maire de Limbé IIIe, Sara Isaac Inongo Dalle et des non membres comme celui de Bamen Djehli Calixte dans la circonscription de Wouri V, qui clame n’être pas militant du Rdpc, parti dont il a démissionné depuis 2002 (Voir sa déclaration ci-contre page 7). Tout comme l’auto exclusion dont vient de signifier le militant Paul Eric Kinguè, condamné à 10 ans d’emprisonnement ferme pour complicité de pillage en bande, destruction, incendie volontaire lors des émeutes de la faim de fin février 2008 alors qu’il était Maire de la commune de Njombé-Penja. Son argumentaire, d’une logique implacable, vient mettre en mal le Rdpc, qui désormais passe pour être un parti qui est un refuge de délinquants cautionnés par la hiérarchie du parti. Car il relève l’incongruité avec laquelle les militants, qui sont supposés n’avoir pas respecté les instructions du président national du Rdpc avant, pendant et après le double scrutin, sont sanctionnés et certains du châtiment extrême, qui n’est autre que l’exclusion ; pourtant des militants reconnus par la justice comme des délinquants sociaux (dangereux) comme lui et délinquants financiers (intrépides) comme tous ceux qui sont condamnés dans le cadre de l’Opération Epervier, qui se veut d’assainissement des prévaricateurs des deniers publics, continuent à garder leur qualité de membre de ce parti. Or certains sont même frappés de déchéance de leurs droits sociaux et même de la gestion de certaines responsabilités. II- La forfaiture de Marafa, Abah Abah, Siyam Siwe, Nguini Effa,… DE CE FAIT, les dernières sanctions du Président national du Rdpc, parce que parcellaire sonnent comme une dichotomie avec l’objectif énoncé : «la modernisation de la gestion du Rdpc, en vue d’un fonctionnement basé sur le militantisme de proximité, la cohésion, la symbiose entre les bases et le sommet, et le nécessaire respect de la discipline». Sauf si dans les cinq décisions signées, notamment celle portant création de nouvelles sections a vu ou omis la création des sections Rdpc dans les prisons camerounaises. Parce que comme le souligne Paul Eric Kinguè dans sa décision «courageuse», tire son fondement dans sa volonté de rester logique et tirer avec les dernières sanctions de la haute hiérarchie de son ex-parti., «Monsieur le Président National (du Rdpc),… la combinaison des actes supposés ou réels, pesant sur moi, impose impérativement ma sortie de vos listes (du parti Ndlr)». On ne comprend pas pourquoi, les autres militants Rdpc de haut rang, condamnés à des peines d’emprisonnement ferme pour des délits graves ne démissionnent-ils toujours pas. Surtout que la majorité clame leur innocence, ou y voit un règlement de compte politique. Ce serait alors comme le soutient Paul Eric Kinguè, un acte majeur qui leur permettrait d’être en phase avec leur conscience et leur combat, pour l’instauration, depuis leur incarcération, d’un Etat de droit et de l’indépendance de la justice. «Me semble-t-il, parce que gravissimes (les faits qui me sont reprochés Ndlr), exigeaient raisonnablement que je sois radié de votre parti, tout au moins, pour des raisons évidentes d’image et d’exemplarité. » Ainsi, pour des raisons de probité et d’intégrité morale, si la hiérarchie du parti au pouvoir, dans lequel la majorité a adhéré à la faveur d’un décret qui l’a portée à de hautes responsabilités ou alors par opportunisme, se refuse de prendre l’initiative, elle se doit de marquer cet acte fort. Et dire comme Paul Eric Kinguè, Président en exercice de la section Rdpc de Njombe-Penja : «Excluez-moi, Monsieur le Président National, sinon considérez dès à présent que je me suis définitivement exclu de ce cercle vicieux, incapable de se remettre en cause.» C’est le cas de : 1. - Siyam Siwe, 2. - Atangana Mebara, 3. - Otélé Essomba, 4. - Mendouna Gérôme, 5. - Géneviève Sandjon, 6. - Julienne Kounda Olenguena, 7. - Marafa Hamidou Yaya, 8. - Yves Michel Fotso, 9. - Jean-Marie Assene Nkou, 10. - Titus Edzoa, 11. - Jean Baptiste Nguini Effa, 12. - Jean Onana Adzi, 13. - Jean Beautemps Mackongo Guéyé, 14. - Marc Etoundi, 15. - Ngamo Hamani, 16. - Charles Metouck, 17. - Abah Abah Polycarpe, 18. - Zacchaeus Forjindam, 19. - Urbain Olanguena Awono, 20. - Pierre Désiré Engo, 21. - Jean Louis Edou, 22. - Gilles Roger Bélinga, 23. - Gérard Emmanuel Ondo Ndong, 24. - lbrahim Toukour Ismaël,… la liste est loin d’être exhaustive. Auquel cas, ils confirmeront qu’ils sont militants du Rdpc par opportunisme. Et continuent d’espérer que sous les oripeaux de ce parti au pouvoir, ils peuvent se tirer d’affaire ou éviter des conditions et traitement exécrables. L’ex- Président de la section et ancien Maire Rdpc de Njombé – Penja vient de leur en donner la belle leçon de courage. Lui pourtant qui est à moins de 4 ans de l’expiration de sa peine. Or plusieurs militants et hauts cadres suscités de ce parti sont encore au début de leur peine. Et certains sont loin d’être sortis du tourbillon judiciaire. Plusieurs autres trainent encore derrière des procédures judiciaires supplémentaires qui ont été enclenchées contre eux. Lorsque même les procédures d’appel qui sont allées jusqu’à la Cour suprême ont confirmé leur culpabilité et se sont soldées par des condamnations confirmées ou des peines réduites. Même ceux qui ont été soit acquittés, soit libérés parce qu’arrivés au bout de leur peine, ou bénéficiant d’une grâce présidentielle, mieux ayant rembourse les montants détournés qui leur étaient reprochés, à l’instar de : - Edouard Nathanaël Etondè Ekoto, - Lamine Mbassa, - Mme Haman Adama, Pierre Désiré Engo, Titus Edzoa,…On ne comprend pas pourquoi, ils refusent de vomir ce système qui les aura broyés toute ou une partie de leur vie. Comme l’affirme désormais Paul Eric Kinguè après plusieurs années de combat infructueux. «Je pense humblement m’être trompé, de croire que je pouvais de l’intérieur, contribuer au changement tant attendu de votre parti, source aujourd’hui de malheurs des millions de Camerounais.» lui qui croyait que ses malheurs proviendraient de Marafa Hamidou Yaya doit s’être avisé qu’il s’était trompé de bourreau. Car il a compris que la pourriture est profonde dans le régime Biya. En avouant au président national qu’il avait «cru percevoir en votre décision enfin, la détermination à mettre un terme à l’imbroglio permanent caractéristique de votre parti, mais aussi et surtout à l’indiscipline endémique y ayant fait siège, entretenue dans la plupart du temps, par une classe ‘‘politique’’ mal lotie, illégitime et fondamentalement déphasée, quant aux défis et comportements quotidiens qu’attendent d’elle les Camerounais, dans leur grande majorité.» Peut-être pour des intérêts inavoués, ils comptent encore se vêtir de la tunique du Rdpc pour aller briguer ou battre campagne comme l’a fait Lamine Mbassa aux investitures de la commune de Douala Ier ou Mme Haman Adama dans la campagne du Rdpc dans le Nord. Toute honte bue !

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03/10/2014

http://paulerickingue.blogs.nouvelobs.com/

Les Plantations Du Haut Penja s’apprêtent à riposter contre le rapport de Transparency International

Au mois d’Août 2014, Transparency International Cameroon publiait un rapport cinglant mettant en cause les pratiques peu orthodoxes et criminelles pratiquées dans la région du Moungo et à Njombe Penja, Loum, Manjo, Mannengole en particulier par les plantations françaises de bananes installées dans ces localités depuis des décennies. Dans son rapport intitulé LE FRUIT DE LA DISCORDE ET SA SAVEUR POLITIQUE ACIDE, Transparency International Cameroon après une enquête méticuleuse, fouillée, montre point par point comment la banane exploitée par les Français au Cameroun (Compagnie Fruitière de Marseille) alimente la corruption et les violations des droits de l’homme dans cette partie du Cameroun. Ce même rapport tombé comme un couperet au mois d’Août, venait par la même occasion confirmer toutes les dénonciations faites alors par Paul Eric Kinguè au moment où celui-ci était Maire de la commune de Njombe Penja; dénonciations qui lui ont couté à la fois sa fonction d’élu municipal mais aussi, sa liberté depuis déjà sept ans. Pour riposter contre le rapport de Transparency International Cameroon, les Plantations Du Haut Penja viennent de tenir ce matin (02 octobre 2014) même de 06 heures 34 à 07 heures 14 minutes avec tous les délégués du personnel afin de préparer une pétition qu’on s’apprête à faire signer de force et sous conditions à tous les ouvriers déjà mal payés par cet employeur délinquant fiscal. Ainsi donc, tout ouvrier de PHP qui ne signerait pas cette pétition contre Transparency International Cameroon, serait purement et simplement renvoyé de cette plantation. La coordination de cette démarche criminelle serait pour l’instant menée par un certain Jules Epoh (Responsable des Normes dans cette entreprise), financé lui-même par les Français de la PHP. ATTENDONS VOIR LA PETITION FORMULEE PAR CES NEGRIERS DES TEMPS MODERNES. La lutte pour le bien-être de ces ouvriers maltraités continue…

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22/10/2014

http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/2014/10/pek-la-php-s-enfonce-d-avantage.html

PEK : la PHP s’enfonce d’avantage… Nous faisions état il y a quelques jours du projet de PHP de faire signer par son personnel une pétition en réaction au rapport accablant établi par Transparency International Cameroon. C’est fait. PEK n’a pas tardé à réagir à chaud (très chaud même !). HUBERT

affaire Paul Eric Kinguè : rapport de Transparency International Cameroon (TIC) – la PHP (Plantation du Haut Penja) s’enfonce d’avantage. Correspondance de Paul Eric Kinguè, 22/10/2014

Dans une pétition obtenue sous menace de licenciements des ouvriers qu’elle vient de publier, la PHP dans l’unique souci de se donner bonne image aussi bien sur le plan national que sur le marché international de la banane, essaye de dénigrer le rapport de Transparency International Cameroon (TIC) dans lequel celui-ci après trois années d’enquête sur le terrain, dénonce les différents abus orchestrés dans les plantations de Njombe Penja. Ce rapport professionnellement bien monté, n’a épargné aucune violation perpétrée par les patrons français de la banane camerounaise dans cette localité où règnent misère, esclavage, surexploitation humaine, pollution etc… La volonté manifeste des responsables de la PHP prouve à suffisance qu’elle n’est pas préparée à améliorer les conditions de vie aussi bien des ouvriers de leurs plantations que celles des riverains qui hébergent leurs investissements. Sinon comment comprendre que pour ses seuls intérêts en termes d’image, la PHP force, intimide et menace de licencier quiconque n’a pas signé la pétition contre Transparency International ? Peuvent-ils se targuer d’avoir la bénédiction de leurs ouvriers en obtenant d’eux des signatures forcées ? UNE PETITION MENSONGERE La pétition publiée par la PHP dans les journaux depuis hier est truffée de contre-vérités : 1- La lettre ouverte attribuée aux employés de la PHP a été conçue, rédigée et mise en forme par la direction générale de cette entreprise. 2- Les salaires versés aux ouvriers de la PHP restent et demeurent en deçà des efforts quotidiens que fournissent ces employés pour atteindre les objectifs de production dont aime se targuer la PHP. 3- Aucun salaire à la PHP n’est supérieur deux à trois fois aux minimums légaux applicables au Cameroun. Les salaires continuent à osciller entre CFA 35 400frs (€53,97) pour personnel temporaire et CFA 42 000frs (€64,03) pour personnel permanent par mois. Même pas de quoi se nourrir pendant 30 jours et payer un loyer. En supposant que se nourrir à Njombe Penja, Manjo, Manengole, Loum coute CFA 1 000frs (€1,52) par jour (soit CFA 30 000frs (€45,73) par mois) pour un ouvrier marié et sans enfant, que lui reste-t-il pour payer son loyer à la fin du mois. Qu’en est-il donc du cas d’un ouvrier marié et avec enfant(s) à charge ? Que lui reste-t-il pour la santé ? Que lui reste-t-il pour la scolarité de ses enfants ? Tel est et demeure le combat de Paul Eric Kinguè (PEK), libre ou détenu. 4- La couverture médicale vantée par la PHP n’est qu’une simple vue de l’esprit, car même si par extraordinaire elle était allégée de 50%, comment l’ouvrier couvrirait-il les 50% restants, au vu des salaires ci-dessus mentionnés ? D’où lui viendrait de l’argent pour sa santé ? En admettant que le loyer le plus indécent à Njombe Penja est de CFA 10 000frs (€15,24) par mois, que resterait-il à l’ouvrier pour la scolarité de(s) enfant(s) ? Il n’est pas nécessaire pour nous d’informer la communauté nationale et internationale que le travail de l’ouvrier de la PHP commence à 05 heures du matin et finit à 22 heures dans le meilleur des jours, et à 01 heure du matin les jours de coupe de bananes. Au regard de ce qui précède, la PHP ne peut pas se targuer de mettre ses employés et leurs familles au cœur de leurs préoccupations, d’où la dénonciation par Paul Eric Kinguè, dans les prochaines minutes de la certification « commerce équitable » décernée par FAIR TRADE organisme basé en Allemagne. Paul Eric Kinguè (PEK) saisit ce jour cet organisme (Fair Trade) pour lui demander de retirer cette certification décernée avec légèreté et sans respect des critères exigibles pour ce genre de certification. 5- Njombe Penja est le deuxième environnement le plus pollué au monde par des pesticides et engrais non conventionnels, interdits en Occident. Les bandes de sécurité entre les plantations, pulvérisés chaque jour par voie aérienne et les domiciles riverains ne sont toujours pas respectées. C’est ainsi que les domiciles Bonamdam et alentours se voient déversés des tonnes de produits chimiques toxiques tous les jours. Il en est de même des alentours de l’hôpital St Jean de Malte de Njombe, pour ne citer que ces cas. Les populations luttent contre le cancer, les maladies pulmonaires et ophtalmologiques au quotidien. LE GENOCIDE EST INEVITABLE ! 6- Les impôts locaux dont il est question dans la lettre ouverte abusivement attribuée aux employés, montre à suffisance la mauvaise foi et la délinquance fiscale dans laquelle s’est retranchée la PHP. Elle dit et reconnait clairement (donnant ainsi raison à Paul Eric Kinguè) aux yeux du monde, qu’elle ne paye pas les impôts et taxes locaux pourtant obligatoires pour toute entreprise dont l’activité est régulière, permanente, et tournée au bénéfice. Le monde entier vient de comprendre, à travers cette soi-disant lettre ouverte, que la PHP refuse délibérément et ce, au mépris des lois et règlements en vigueur au Cameroun, de payer les impôts locaux, socles pourtant, du développement des communes au Cameroun comme partout ailleurs dans le monde. Au nom et en vertu de quoi une entreprise française peut-elle refuser en le clamant haut et fort qu’elle ne paie et ne paiera pas les impôts locaux ? N’est-ce pas là une défiance lancée aux autorités camerounaises en général et aux localités qui abritent leurs investissements ? Sur ce point précisément Paul Eric Kinguè entend dans les prochains jours déposer une plainte à la Cour Européenne de Justice contre la Compagnie Fruitière, détentrice de la PHP. Peut-on se targuer d’être une entreprise citoyenne quand on est une entreprise d’assassins et délinquante fiscale ? Le paiement régulier à hauteur de plusieurs centaines de millions de francs CFA par mois des impôts et taxes dûs à l’État auprès de la Direction Générale des Grandes Entreprises n’exonère pas la PHP des taxes locales qui ne sont pourtant pas une invention du Cameroun. Il n’existe aucune commune en France qui ne perçoit pas des entreprises qu’elle héberge, les impôts locaux. 7- La PHP exploite environ 4 000 hectares sur un total de 7 000 hectares qui lui ont été octroyés, soit 40% des terres de Njombe Penja contrairement aux 11% avancés dans la soi-disant lettre ouverte qu’elle vient de pondre. Enfin, la PHP prétend entretenir une relation harmonieuse avec les populations riveraines qui croupissent pourtant dans la misère, incapable d’envoyer leurs enfants à l’école avec des salaires modiques tel que démontré plus haut, des populations qui vivent dans des quartiers presqu’inaccessibles du fait des routes inexistantes ou coupées de « nids de poules » alors que les routes carrossables sont créées au sein des plantations de la PHP qui refuse de payer les impôts susceptibles d’améliorer les infrastructures minimales nécessaires pour ces populations, exposées en saison sèche à la poussière (donc au rhume et maladies virales multiples) et en saison pluvieuse à la boue. En définitive, fort de tout ce que nous venons de développer, aucun employé mais alors aucun ne peut délibérément, en âme et conscience et en toute liberté, signer une telle lettre ouverte contre Transparency International. La lutte pour la prise en compte des populations du Moungo et des ouvriers des plantations continue sans relâche, malgré la détention à New Bell.

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22/10/2014 Correspondance Paul Eric Kinguè https://www.facebook.com/pauleric.kingue/posts/696762180420491

DEPUIS LA PRISON DE NEW BELL: PAUL ERIC KINGUE (PEK) DEMANDE L'ANNULATION PAR FAIR TRADE DE LA CERTIFICATION "COMMERCE ÉQUITABLE" OCTROYÉ ABUSIVEMENT A LA PHP.

Chers Messieurs et Dames, J'ai l'honneur de vous saisir par la présente, dans le but de porter à votre attention les frustrations de l'ensemble des populations qui abritent les Plantations du Haut Penja (PHP), filiale Camerounaise de la Compagnie Fruitière de Marseille en France. Ces frustrations qui pour nous sont importantes, sont dues à la certification au "Commerce Equitable" accordée à une entreprise délinquante fiscale, c'est à dire non respectueuse du code général des impôts au Cameroun, et résolument fermée à payer aux communes qui l’hébergent, les impôts et taxes communaux pourtant obligatoires et nécessaires à l’amélioration des conditions de vie, aussi bien de leurs ouvriers que des populations riveraines. Votre organisation, qui me semble jusqu’ici sérieuse et crédible, ne saurait perpétrer une telle forfaiture, c'est-à-dire, un coup de force tendant à faire passer la compagnie fruitière dans sa filiale au Cameroun pour ce qu’elle n’est pas. Les Plantations du Haut Penja (PHP), puisqu’il s’agit d’elles, sont tout sauf une entreprise éligible au commerce équitable et voici pourquoi : 1 – La PHP n’est pas une société citoyenne en ce que les salaires de ses employés qui sont de CFA 35 400frs (€ 53,97) pour personnel temporaire et CFA 42 000frs (€ 64,03) pour personnel permanent par mois, ne permettent pas à leurs employés, suffisamment clochardisés et surexploités dans un contexte Camerounais où la vie est chère, de remplir dignement leurs obligations quotidiennes et mensuelles. A titre d’exemple : Le minimum de repas journalier sans véritable vitamine coûte CFA 1 000 frs (€ 1,52) (il faut noter que c’est le prix minimum d’un seul repas par jour) à Njombe Penja. Si l’ouvrier doit se nourrir pendant trente jours avec une si grande débauche d’énergie qu'exigent ses patrons dans les plantations, où il passe plus de 13 heures de travail, cet ouvrier aura dépensé au total CFA 30 000frs (€ 45,73) sur CFA 35 400frs (€ 53,97) perçus mensuellement comme salaire. Le prix du loyer minimum dans les villages où les bananeraies de la Compagnie Fruitière de Marseille sont exploitées, s’élève à CFA 10 000frs (€ 15,24) par mois. Ce montant de loyer exclu l’eau et l’électricité pourtant vitales pour l’homme en général. L’addition loyer + nutrition mensuels fait un total de CFA 40 000frs (€ 60,98). Le salaire mensuel, comme je l’ai mentionné est donc en dessous des deux exigences que sont la nutrition et le loyer. De ce qui précède il apparait brillamment mais avec regrets que l’employé de la PHP, que votre organisme a certifié n’a droit ni à l’eau, ni à l’électricité, ni à la santé, ni à quelques autres besoins en dehors de sa nutrition et son loyer. Plus grave, ses enfants ne peuvent aller à l’école. Ce qui explique qu’à la PHP, enfants et parents sont généralement des collègues. Face à ce petit pan de ma description, comment expliquez-vous aux Européens, consommateurs des produits de la PHP, que votre organisme ait certifié une entreprise qui bafoue la dignité humaine ? Sur le plan de l’environnement, rien n’est respecté par cette entreprise. Les populations sont arrosées au quotidien par des produits mortels et jetées à leur propre sort dans une lutte perdue d’avance, face aux cancers, maladies pulmonaires, stérilité et maladies ophtalmologiques. Chers Messieurs et Dames de FAIR TRADE, doit-on penser que vous certifiez et financez la mort dans la localité qui m’a confié son destin en tant que Maire légitime, mais jeté en prison par la PHP pour avoir soulevé toutes ces incongruités ? Je refuse de le croire, parce que créditant encore votre organisme d’un peu d’honneur et de bon sens. A cet effet, il me semble impérieux de mettre un terme à cette machine de la mort et de la misère entretenue par les patrons Français de la banane du Cameroun, dans ma localité en ouvrant une enquête sérieuse qui doit arriver jusqu’à mon niveau (à la prison centrale de New Bell à Douala au Cameroun) pour que je vous remette toute la documentation nécessaire à la compréhension de ma dénonciation. Pour flouer votre organisme et sa clientèle Européenne attachée au "commerce équitable", la PHP s’est lancée ces trois dernières semaines à la collecte des signatures forcées, menaçant de licenciement tout employé qui ne signerait pas une lettre ouverte contre le rapport que Transparency International venait de rendre public et ayant trait avec les atrocités qu’elle commet au quotidien aussi bien dans ses plantations que dans les localités qui hébergent ses business. Je voudrais humblement réitérer que le « commerce équitable » ne s’accommode ni avec la tricherie, ni avec les manœuvres secrètives de la mort. Je fonde le ferme espoir, qu’au terme d’une enquête que j’appelle de tous mes vœux et urgemment, vous retirerez purement et simplement, la certification à ces négriers distributeurs de la mort et de la misère installés à Njombe Penja, Bouba, Manjo, Loum, Manengole et Tiko. Quant à moi personnellement, mon combat reste sans faiblesse malgré ma détention voulue par la PHP et leur protecteur, Marafa Hamidou Yaya. Je reste à votre écoute, et prêt à vous apporter des informations complémentaires. Paul Eric Kingue (PEK) Maire Légitime de Njombe Penja détenu politique et géopolitique PS : FAIR TRADE aurait mis à la disposition de la PHP au profit de ses ouvriers une somme importante dont la distribution poserait un véritable problème de gestion et d’affectation pour lesquelles votre arbitrage et votre contrôle sont attendus. Vous noterez également entre autres griefs, que la liberté syndicale au sein de la PHP n’est qu’une simple vue d’esprit. Tous les syndicats d’ouvriers existant à ce jour, sont phagocytés par la direction générale de cette Entreprise et donc incapables de défendre valablement les ouvriers.

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28/10/2014 Cellule de communication du groupe de soutien à PEK http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/2014/10/decision-de-l-onu-dans-l-affaire-pek.html Décision de l’ONU dans l’affaire PEK

SCOOP DE DERNIERE HEURE: LA DECISION DE L'ONU DANS L'AFFAIRE PAUL ERIC KINGUE EST CONNUE

Le 12 Novembre 2012, fatigué d'attendre que le droit soit dit dans l'acharnement judiciaire dont il fait l'objet depuis Février 2008, Paul Eric Kingue (PEK) avait saisi le Groupe de Travail de L'ONU sur la détention arbitraire. Ce même Groupe, souvenez-vous, qui avait pris position dans les affaires Thierry Michel Atangana et Pierre Desiré Engo. Il y'a quelques minutes seulement, Paul Eric Kingue (PEK) vient d'être notifié du fond de sa prison matériellement, de l'avis n° 38/2014 du groupe de travail des Nations Unies, adopté le 29 Aout 2014. Cet avis qui tient lieu de décision après débats contradictoires entre l'Etat du Cameroun et Paul Eric Kingue reconnait explicitement l'arrestation et la détention de Paul Eric Kingue (PEK) comme arbitraire et enjoint l'Etat du Cameroun à mettre un terme à cette situation (détention) qui n'a que trop duré. Par ailleurs, le Groupe de Travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, demande à l'Etat du Cameroun de réparer les torts causés à ce détenu, du fait de cette longue détention. Enfin, cet avis/recommandation des Nations Unies, vient mettre un terme sur les débats portant sur la détention arbitraire ou non de Paul Eric Kingue (PEK). En même temps, qu’il vient conforter les avis de toutes les organisations internationales (Amnesty International, Fédération Internationale des droits de l’Homme « FIDH », Transparency International, Commission National des droits de l’Homme et des Libertés « CNDHL ») sur cette détention incompréhensible, qui à jeté le discrédit sur la justice Camerounaise et contribué à ternir de manière irréversible l’image du Cameroun englué depuis plusieurs années, dans des violations barbares des droits de l’homme et piétinements ostentatoires de ses lois internes. Avis donc à l’Etat du Cameroun dont les fonctionnaires zélés continuent à délabrer la petite image que peut encore porter ce pays. A cette allure, il arrivera un temps où le budget du Cameroun ne sera destiné qu’à réparer les torts créés par une justice manipulée et très souvent rendue par des magistrats dont l’insuffisance professionnelle est caractérisée. Le Cameroun ayant ratifié le pacte international sur les droits civils et politiques est tenu de respecter les décisions rendues par les Nations Unies et après cela, s’en prendre à lui-même du fait de l’impunité des ses magistrats qui vont dans tous les sens, foulant chaque jour du pied, les lois pourtant librement votées par les Députes à l’Assemblée Nationale et promulguées par le Président le République. A titre de rappel, Paul Eric Kingue (PEK) a parallèlement à cette procédure dont la décision vient d’être rendue par l’ONU, saisi le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies pour la réparation des torts qui lui ont été créés dans la première affaire pour laquelle il était accusé d’avoir détourné la somme de CFA 1 400 000 frs, et au terme de laquelle il a été acquitté purement et simplement pour faits non établis. Pour les raisons de cet acquittement, sa plainte à l’ONU exige de l’Etat du Cameroun une réparation de 7 milliards de francs CFA. A ce jour, la procédure dont décision vient d’être rendue par l’ONU est en instance à la Cour Suprême du Cameroun. Le Cameroun prendra-t-il le risque de rendre à travers sa Cour Suprême une décision contraire à celle de L’ONU ? WAIT AND SEE…

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29/10/2014 Armand Ougock, Yaoundé © koaci.com© koaci.com http://koaci.com/cameroun-affaire-paul-eric-kingue-yaounde-sous-pression-onusienne-95974.html

Affaire PEK : Yaoundé sous pression onusienne

Le groupe de travail sur la détention arbitraire de l’Organisation des Nations Unies (Onu), vient de demander au gouvernement camerounais de «mettre fin à la détention arbitraire de Paul Éric Kingué», apprend par Koaci.com. Dans un rapport reçu ce jour par koaci, le groupe de travail de l’Onu sur la détention arbitraire, qui avait exercé une pression et obtenu gain de cause sur les affaires Thierry Michel Atangana et Pierre Désiré Engo, vient de mettre la pression sur le gouvernement camerounais, pour que cesse «l’acharnement judiciaire» contre Paul Éric Kingué. Les faits Paul Éric Kingué, est l’ancien maire élu en 2007 de la commune de Njombé-Penja, département du Moungo, région du Littoral dont le chef-lieu est Douala. Il s’est illustré contre des actions de lutte contre la corruption dans sa localité. Le 28 février 2008, il est arrêté devant son domicile par le Bataillon d’intervention rapide (Bir), et une branche de la gendarmerie nationale. Les deux entités sont chargées de lutter contre le grand banditisme. Devant les tribunaux camerounais, il sera poursuivi pour «complicité de pillage en bande et incitation à la révolte» dans le cadre des émeutes qui s’étaient déroulées à Njombe-Penja du 25 au 28 février 2008. Il est aussi poursuivi pour «faux en écriture» et pour « détournements de biens publics». Le 19 mars 2008, il est d’abord détenu à la prison principale de Nkongsamba, puis sera transféré le 09 novembre 2009 à la prison centrale de Douala. Le 19 janvier 2009, le tribunal de grande instance de Nkongsamba, le condamne à 6 ans de prison ferme et à 800 millions de Fcfa à verser à la société des plantations du Haut-Penja. Ainsi que 4 millions à Daniel Nsonga qui s’était porté partie civile. Le 29 février 2012, le même tribunal le condamne à une peine de perpétuité pour le détournement supposé d’une somme de 10 millions de Fcfa. Dans ce dossier, 3 chefs d’inculpation sont retenus contre lui, alors qu’il exerçait son mandat de maire de la commune de Njombe-Penja : «le détournement d’un projet d’adduction d’eau. La location d’une niveleuse par sa commune à celle de Mbanga, Dibombari et Melong et la livraison fictive de carburant ». Le 26 mars 2012, la cour d’appel du littoral a acquitté Paul Éric Kingué Rechercher Paul Éric Kingué dans l’affaire de « faux en écriture». Le 14 novembre 2012, la même cour confirme sa culpabilité pour « détournement de biens publics » mais pour un montant de 3 460 000 Fcfa. Erreurs judiciaires Selon les avocats de Paul Éric Kingué, la procédure ayant abouti à la condamnation de leur client est truffée de violations de droits de la défense. D’après eux, Paul Eric Kingué a été condamné sans avoir été informé des faits qui lui sont reprochés comme le prévoient les articles 3, 40, 41 et suivants du code de procédure pénale camerounais. Pire, il a été condamné sans avoir été entendu par un juge d’instruction. « Son arrestation et sa détention ont été exécutés sans mandat d’arrêt et sans mandat de détention », estiment ses avocats. Toujours d’après les avocats, la cour suprême a été saisie, mais bien qu’elle ne dispose que d’un mandat de 6 mois pour statuer, et vider sa saisine, elle ne s’est toujours pas encore prononcée. Saisi le 23 décembre 2013 par le groupe de travail de l’Onu sur la détention arbitraire, Yaoundé dans sa réponse du 13 mars 2014, a contesté les arguments présenté par les avocats et souligné que le procès avait été équitable. Et Biya alors ? Paul Biya va-t-il résister à la pression onusienne ? Le chef d’Etat camerounais a 81 ans. Et, 32 ans de magistrature suprême. Il n’a pas résisté face à la pression onusienne dans les affaires Michel Thierry Atangana, et Pierre Désiré Engo, libérés officiellement par un acte de grâce présidentiel. Le numéro un camerounais a à cœur, de faire une sortie honorable et sans menaces de poursuite d’une Cpi aux ordres de la communauté internationale. De plus, assurer la survivance au pouvoir de son parti le Rdpc, après son départ, est une de ses préoccupations. Dans ce contexte, il est difficile de voir le Cameroun se mettre à dos la communauté internationale. Dans ces affaires, le pays de Paul Biya paie au prix fort ses erreurs judiciaires. Armand Ougock, Yaoundé

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07/11/2014 Écrit par Edmond Kamguia K.

http://www.lanouvelleexpression.info/index.php?option=com_k2&view=item&id=411:diplomatie-pourquoi-il-faut-lib%C3%A9rer-paul-eric-kingue&Itemid=664

POURQUOI IL FAUT LIBERER PAUL ERIC KINGUE

Paul Eric Kingue, le chemin vers la liberté

Un Etat ne doit ni négliger ni mépriser une décision onusienne. Des moyens de pression existent et sont multiformes contre les gouvernements des pays qui ne respectent pas leurs engagements ou violent le droit international. Dans son avis n° 38/2014 du 29 août 2014 qui tient lieu de décision après des débats contradictoires entre l'Etat du Cameroun et Paul Eric Kingue, le Groupe de Travail de l‘Onu sur la détention arbitraire a conclu que «l’arrestation et la détention de Paul Eric Kingue constituent une détention arbitraire» et que «le gouvernement est tenu de prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à cette situation et d’accorder les réparations appropriées à la victime ». Le Groupe de Travail a été créé par la Commission des droits de l’homme des Nations unies qui est devenue en 2006 le Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Réparer les torts causés Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies est l'organe intergouvernemental principal des Nations unies sur toutes les questions relatives aux droits de l'homme. Cet avis-recommandation des Nations Unies rejoint les positions des organisations internationales et Organisations non gouvernementales(Ong) spécialisées dans la protection, la promotion et la défense des droits de l’homme. Parallèlement à cette procédure, l’ancien maire de Njombé-Pendja Paul Eric Kingue a saisi le Comité des droits de l’homme des Nations Unies pour la réparation des torts qui lui ont été créés dans la première affaire pour laquelle il était accusé d’avoir détourné la somme de Cfa 1. 400 000 frs, et au terme de laquelle il a été acquitté purement et simplement pour faits non établis. La plainte de Paul Eric Kingue à l’Onu exige de l’Etat camerounais une réparation de 7 milliards de francs Cfa. Concrètement, le Groupe de Travail des Nations Unies sur la détention arbitraire demande à l'Etat du Cameroun de réparer les torts causés à Paul Eric Kingue du fait de sa détention depuis février 2008. Ne voyant pas le bout du tunnel dans des affaires qui lui ont donné le sentiment d’être victime d’une cabale ou d’un acharnement judiciaire, Paul Eric Kingue a saisi le Groupe de Travail de l'Onu sur la détention arbitraire le 12 novembre 2012. Membre de l’Assemblée générale de l’Onu et signataire de nombreuses conventions et traités dont le pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Cameroun est tenu de respecter les décisions rendues par les Nations Unies. Respecter les décisions des organes onusiens Responsable du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et ses protocoles facultatifs, le Comité des droits de l’homme des Nations Unies est l’organe de surveillance du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Dans la nomenclature des décisions de l’Onu ou de chacun de ses organes, on peut citer les résolutions qui sont généralement contraignantes, surtout lorsqu’elles proviennent du Conseil de sécurité de l’Onu; les injonctions assorties ou non de menaces et les décisions d’actions qui sont aussi contraignantes. Enfin, les recommandations et les avis qui ne sont pas toutes contraignantes, mais qui ont une grande valeur sur les plans pédagogique et diplomatique. C’est que les avis et les recommandations laissent généralement une grande latitude aux parties concernées pour régler la question par elles-mêmes. Ils sont aussi considérés comme des conseils ou des exhortations à l’endroit des Etats concernés. Ce qui ne signifie pas qu’un avis ou une recommandation n’ont aucune portée ! Les avis et les recommandations peuvent aussi être interprétés comme des décisions qu’il faut appliquer. En réalité, un Etat ne doit ni négliger ni mépriser une décision onusienne. Car, des moyens de pression existent et sont multiformes contre les gouvernements des pays qui ne respectent pas leurs engagements ou violent le droit international. C’est pourquoi les traités internationaux qui sont signés et ratifiés doivent être appliqués. Réconcilier la justice avec les justiciables Un pays ou un groupe de pays peuvent être mis au ban des nations à cause de leurs agissements et pratiques contraires aux engagements internationaux. Le Groupe de travail de l‘Onu avait pris position dans les affaires Thierry Michel Atangana et Pierre Désiré Engo qui ont finalement recouvré leur liberté. La détention de Paul Eric Kingue a non seulement étalé les lacunes de la justice, mais surtout terni l’image du Cameroun. La procédure dont décision a été rendue par le Groupe de Travail de l'Onu sur la détention arbitraire est en instance à la Cour Suprême. Reste à espérer que cette dernière va d’abord et surtout dire le droit, ensuite réconcilier la justice avec elle-même et les justiciables et enfin aider le gouvernement à soigner l’image écornée du pays.

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09/09/2014

Le gouvernement refuse de libérer le prisonnier politique Paul Eric Kingue

Hurinews, la rédaction

http://hurinews.com/camerounapres-les-recommandations-de-lonu-le-gouvernement-refuse-de-liberer-le-prisonnier-politique-paul-eric-kingue/

Contacté par Radio France internationale, le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, a déclaré que le Cameroun est un Etat souverain et n’entend pas se plier à un avis fut-il onusien sur la détention arbitraire de Paul Eric Kingue. Le Cameroun a donc tranché net: « nous sommes un Etat indépendant, nous n’obéissons pas aux injonction d’un groupe de travail fut-il celui des Nations Unies » a déclaré le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement camerounais, à Marie Pierre Aullphang de Radio France International ce dimanche 9 novembre 2014. Pour le pouvoir camerounais c’est clair: il n’est question ni de mettre l’ancien maire de Njombe Penja (non loin de Douala), Paul Eric Kingue, en liberté, ni de le dédommager comme le suggère le rapport du Haut commissariat des Nations Unies sur les Droits de l’homme. Selon Issa Tchiroma Bakary, l’avis formulé par le groupe de travail de l’Organisation des Nations Unies (Onu) sur la détention arbitraire est un tissu: « d’accusations…diffamatoires et attentatoire à nos mœurs et à la liberté de notre justice…nous avons mis à la disposition de ce groupe de travail tous les éléments qui permettent d’effectuer un jugement de valeur et incontestablement, si ce groupe là avait pris en compte les éléments mis à sa disposition, il va sans dire qu’il aurait honoré la position du Gouvernement qui coopère pleinement et respecté la justice camerounaise. » a souligné le porte-parole du Gouvernement. S’agissant de la détention arbitraire de Paul Eric Kingue, Issa Tchiroma pense plutôt le contraire: « dans un Etat de droit comme le nôtre, les droits de M.Paul Eric Kingue sont parfaitement respectés et ses conseils ont eu à intervenir en toute liberté et dans la pleine jouissance de leurs droits ». Jurisprudence Engo? Ce n’est pas la première fois que le Cameroun ignore les avis du groupe de travail de l’Onu sur la détention arbitraire. Dans le cas de l’ancien directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale, Pierre Désiré Engo, le pouvoir camerounais n’avait donné aucune suite aux recommandations onusiennes à lui faites en juillet 2009 de libérer M.Engo. Ce n’est qu’en mai dernier qu’il a pu recouvrer la liberté à la faveur d’un décret de grâce présidentielle.

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09/11/2014

Affaire PEK : du rififi sur RFI

Hubert coordinateur du groupe de soutien à PEK

http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/2014/11/affaire-pek-du-rififi-sur-rfi.html

Les auditeurs d’RFI-Afrique ont entendu il y a quelques jours que l’ONU avait émis une recommandation adressée aux autorités camerounaise dans l’affaire Paul Eric Kinguè, et qu’en bref la conclusion de cette étude tient en cette phrase de fin du document : « Le gouvernement est tenu de prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à cette situation et d’accorder les réparations appropriées à la victime ». Pour faire plus simple encore, ça veut dire : libérez PEK, acquittez-le et dédommagez-le. Cette information diffusée par RFI-Afrique, radio à forte audience en Afrique francophone et donc au Cameroun, n’est évidemment pas passée inaperçue et le gouvernement a tenu à réagir par la voix de son ministre de la communication. Voici mot pour mot ce qui a été dit ce matin : Au Cameroun : le gouvernement ne compte pas donner suite aux recommandations d’un groupe d’experts de l’ONU. Ces experts ont estimé cette semaine que Paul Eric Kinguè était en détention arbitraire, qu’il devait donc être libéré et même dédommagé. L’ancien maire de Djombé-Penja avait été condamné en 2012 à la prison à vie pour des détournements de fonds. Sa peine avait été réduite à 10 ans de prison, en appel, mais l’affaire est toujours pendante devant la Cours Suprême. Dans leurs avis, les experts de l’ONU font état de soupçons de collusion entre les pouvoirs exécutifs et judiciaires, des accusations diffamatoires selon le porte-parole du gouvernement camerounais qui estime que le groupe n’a pas été impartial dans son travail et que le gouvernement ne donnera pas suite à ces recommandations. Nous qui soutenons PEK dans son combat pour que justice lui soit rendue, nous nous réjouissons d’abord qu’enfin l’État ait daigné répondre au sujet de cette affaire pour laquelle il n’avait jusqu’à présent jamais sourcillé, préférant ignorer le tollé d’indignation. Que l’État se sente vexé d’être pris en faute, c’est normal. Il y a des vérités pénibles à accepter, surtout quand elles émanent d’un collège d’experts aux compétences incontestables. Que l’État rechigne à admettre ses erreurs, c’est compréhensible ; n’est-ce pas d’ailleurs ainsi partout au monde ? Que l’État s’entête avec la dernière des énergies pour obtenir la condamnation de PEK, on peut l’admettre, puisqu’il est partie prenante dans cette affaire « État du Cameroun contre Paul Eric Kinguè ». Que l’État en arrive à nier l’évidence et à rejeter en bloc cette recommandation, soit, c’est de bonne guerre de la part d’un adversaire qui veut gagner le combat à n’importe quel prix, quitte à bafouer les conventions internationales, quitte à fouler au pied ses propres lois. Ce qui est étonnant, c’est la légèreté dont fait preuve le porte-parole du gouvernement en n’hésitant pas ainsi à placer le Cameroun en situation diplomatique inconfortable, en le reléguant de ce fait au statut d’État voyou qui refuse d’appliquer les recommandations des Nations Unies, en reniant sa signature au bas des conventions dûment ratifiées. Cela ne risque-t-il pas de faire un peu mauvais genre dans les salons feutrés, là où se signent les contrats entre le Cameroun et ses partenaires ? Si le Cameroun se permet de balayer d’un geste les recommandations de l’ONU, quel crédit apporter ensuite à ceux qui le proclament État de Droit ? Heureusement, l’avis de Monsieur Tchiroma Bakary n’engage probablement que l’une des deux parties d’une bataille judiciaire, et qu’au final un juge intègre aura à cœur de rendre justice en âme et conscience, dans le strict respect des lois de son pays. Nous ne doutons pas un seul instant qu’il étudiera les arguments présentés par les deux parties, et qu’il tiendra compte équitablement aussi bien des agitations du Ministère Public que de cette recommandation de l’ONU qui pèsera de tout son poids parmi tous les autres éléments pertinents de la défense de PEK. Espérons seulement que cette fois les soupçons de collusion entre les pouvoirs exécutifs et judiciaires épinglés par les éminents enquêteurs de l’ONU ne soient plus que de mauvais souvenirs et que les juges de la Cours Suprême pourront rendre justice et rien que justice, en toute indépendance. HUBERT

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11/11/2014

Interview de Mr Tchiroma

http://cl2p.org/interview-mr-tchiroma-bakary-porte-parole-du-gouvernement-camerounais/ Interview de Mr Tchiroma Bakary, porte-parole du gouvernement camerounais, réalisée par Mme Olphand pour RFI

Nous récusons ces accusations que nous considérons comme diffamatoires et attentatoires à l’honneur et à la liberté de notre justice. Nous avons mis à la disposition de ce groupe de travail tous les éléments qui permettent d’effectuer un jugement de valeur et incontestablement si d’aventure ce groupe avait pris en compte les éléments mis à sa disposition, il va sans dire qu’il aurait honoré la position du gouvernement qui coopère pleinement, et respecté également la justice camerounaise. Sachez que dans un État de droit comme le nôtre, les droits de Monsieur Paul Eric Kinguè sont parfaitement respectés et ses conseils à chaque fois ont eu à intervenir en toute liberté et dans la pleine jouissance de leurs droits. Donc, si j’ai bien compris Monsieur le Ministre, le gouvernement ne donnera pas suite aux recommandations formulées par le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire ? Nous sommes un État indépendant, nous n’obéissons pas aux injonctions d’un groupe de travail, dut-t-il être des Nations Unies, madame. Ce procès s’est déroulé dans le respect des us et coutumes de la justice camerounaise, c’est-à-dire que, à chaque fois la défense a joui pleinement de tous ses droits, de toutes ses prérogatives. Pourquoi le groupe de travail de l’ONU fait-il alors état d’allégations sérieuses de collusion entre le pouvoir exécutif et le judiciaire ? Monsieur Paul Eric Kinguè est un citoyen qui ne présente aucune menace, mais alors vraiment aucune menace vis-à-vis de la marche normale du pouvoir exécutif. Pourquoi alors pensez-vous qu’il y aurait une interférence entre l’exécutif sur le judiciaire au sujet d’un citoyen dont le gouvernement assure la jouissance des libertés ? Pourquoi pensez-vous qu’un tel citoyen puisse présenter une menace au point d’amener l’exécutif à interférer ? Le travail de ce groupe, nous le respectons, mais nous le récusons comme non fondé, madame. Dans un État de droit la justice est un pouvoir indépendant.

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21/11/2014

Affaire PEK : réponse du berger à la bergère

http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/2014/11/affaire-pek-reponse-du-berger-a-la-bergere.html

DANS LE JOURNAL «EMERGENCE » DE CE MATIN, PAUL ERIC KINGUE RÉPOND À ISSA TCHIROMA, APRÈS LA SORTIE DE CE DERNIER SUR RFI (RADIO FRANCE INTERNATIONAL). LISEZ PLUTÔT. Comment vous sentez vous, quelques semaines après l’adoption par l’ONU dans son mécanisme appelé Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention Arbitraire, de la décision enjoignant le Cameroun de vous libérer et de réparer le tort qui vous a été causé? Je me sens soulagé et envahi d’un sentiment de satisfaction réel dû au fait que les Nations Unies sont venues s’ajouter à toute la communauté internationale pour dénoncer l’injustice que je vis depuis bientôt sept ans, avec la particularité que le Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention Arbitraire est l’un des mécanismes des Nations Unies, dont la mission est de juger les Etats face aux citoyens qui estiment avoir vu leurs droits bafoués par leurs Etats. Il faut dire que la mise en place du conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies en 2006 est venue renforcer et émanciper les droits individuels pour ceux qui savent en faire usage. Le Cameroun ayant ratifié le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques, donc partie prenante de ce mécanisme des Droits de l’Homme, est justiciable aussi bien devant le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies que Le Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention Arbitraire. Qu’est-ce que le commun des citoyens Camerounais doit comprendre de tout ce que vous venez d’expliquer ? Les Camerounais dans leur ensemble, forts, faibles, grands ou petits ont désormais une alternative chaque fois qu’ils ont le sentiment que leurs droits fondamentaux sont piétinés par l’Etat du Cameroun à travers ses fonctionnaires (Magistrats, commissaires de police, commandants de brigades, préfets etc). En matière de liberté, chaque fois qu’un Camerounais est convaincu d’avoir été arbitrairement arrêté ou détenu, il a la possibilité, avant même que la procédure ne soit terminée en interne, de saisir le Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention Arbitraire, par requête motivée, pour se plaindre contre l’Etat du Cameroun, employeur du magistrat, du commissaire de police, du commandant de brigade ou du préfet lui ayant arraché la liberté. Une fois la requête introduite auprès du Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention Arbitraire, le Cameroun sera invité par cette instance à présenter sa défense dans un délai de deux mois au terme duquel, un avis/recommandation va être rendu. Si les motivations du requérant ne sont pas fondées, sa requête sera rejetée. Mais si la défense du Cameroun n’est pas soutenue par des arguments et des pièces probantes, le Cameroun sera condamné à libérer et à réparer les préjudices dus à la détention arbitraire du requérant. Est-ce la même démarche que votre procédure a suivie aux Nations Unies ? Oui c’est exactement la même démarche que j’ai suivi auprès du Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention Arbitraire. Courant février 2008, interpellé par une escouade de militaires et de gendarmes, transportés par 12 camions de l’armée et 6 pick-up de la gendarmerie, j’ai été placé en garde à vue au groupement de gendarmerie du Moungo à Nkongsamba, puis déféré une vingtaine de jours plus tard au parquet de cette ville pour des faits qui m’étaient jusque-là étranges. Accablé par de nombreux procès tissés de fil blanc, alors que j’avais jusque-là pleine confiance en la justice de mon pays, j’ai été surpris par les agissements de celle-ci à Nkongsamba où manifestement les lois étaient violées, les textes réglementaires piétinés, la haine transparaissant à ciel ouvert dans les faits et gestes des magistrats chargés de mon dossier. Malgré cette animosité qui dévoilait la partialité des magistrats chargés de me juger à Nkongsamba, j’ai continué à garder l’espoir de voir la justice m’être rendue à la cour d’appel du Littoral à Douala. Là-bas aussi, alors que je pensais que parce qu’ils sont des magistrats de grades supérieurs et expérimentés, le droit serait dit , grande a été ma surprise de voir dans deux de mes procès (procès des émeutes de 2008 et affaire de détournement de la somme de FCFA 10 millions, m’opposant à la commune de Penja) des magistrats transformés en simples exécutants, dressés comme des bulldogs contre moi. Leurs grades et leurs expériences ne leur ont pas permis de faire la différence avec leurs collègues de Nkongsamba. Ils n’ont pas pu prendre de la hauteur. Selon le ministre Issa Tchiroma Bakari, dans une interview accordée à RFI le dimanche 09-11-2014, vos procès se seraient déroulés selon les règles de l’art et vos avocats vous auraient défendu en toute liberté. Que lui répondez-vous ? Le ridicule ne tue plus au Cameroun. Si c’était le cas, monsieur Issa Tchiroma serait mort et enterré depuis des lustres. Il m’arrive souvent de me demander à quel diable il a vendu son âme ? Peut-on croire que pour des raisons de pouvoir un être humain arrive à délirer comme le fait cet homme ? Il se plait à dire tout et rien, alors même qu’il ne semble rien savoir. Je serai le seul Camerounais qui n’accepterai pas, même face aux chars du BIR et malgré ma détention, que cet homme, fût-il le ministre le plus puissant au monde, dise des mensonges et des contre-vérités dans ces affaires qui me pourrissent la vie depuis sept ans. Parlant de mes procès, ni la loi ni l’éthique professionnelle ni les règlements ni les jurisprudences n’ont été respectés. Pour illustrer mes dires, permettez-moi d’informer monsieur Issa Tchiroma Bakari que j’ai été arrêté à Njombé-Penja le 28 février 2008 sans mandat ni d’emmener ni d’arrêt. Ce porte-parole du gouvernement peut-il dire intelligiblement que dans un état de droit on peut interpeller un citoyen sans mandat d’emmener ou d’arrêt ? Quelle que soit la puissance d’un état, ce type de faute est-il acceptable ? Deuxièmement, j’ai passé 20 jours en garde à vue, alors que la loi prescrit 6 jours au maximum. C'est-à-dire, 144 heures. Monsieur Issa Tchiroma Bakari peut-il se référer aux articles 119 et 120 du code de procédure pénal y relatif ? Comment peut-il expliquer qu’un citoyen dans un état de droit puisse passer 20 jours de garde à vue alors que la loi de cet état n’en prévoit que 6 ? Une telle violation de la loi aurait obligé aussi bien les magistrats de Nkongsamba que de Douala d’annuler ces procédures, parce qu’un procès se juge aussi bien sur la forme que sur le fond. Mais puisqu’ils étaient tous aveuglés par la haine et parfois des dessous de tables, personne d’eux n’a pu se rendre compte qu’ils étaient en marge des lois pourtant librement votées et promulguées par notre pays. Il me plaît de rappeler ici que par ce que ma procédure n’était pas un flagrant délit comme a voulu l’expliquer le Cameroun aux Nations Unies dans son mémoire de défense déposé tardivement, il eût été juridiquement fondé qu’un mandat d’emmener ou d’arrêter exista. Troisièmement, l’un des critères clé d’un procès équitable est le délai raisonnable. On ne peut pas juger pendant 6 ans, une affaire sans courir le risque de voir l’accusé oublier le fond de son propre dossier. Est-il normal que mon arrestation soit intervenue en 2008 et qu’en 2014 j’en sois toujours à attendre d’être fixé sur mon sort ? Permettez-moi de dire à monsieur Issa Tchiroma Bakari qu’un état normal, c'est-à-dire un état de droit, ne peut infiniment juger les hommes en tirant sur des années leurs procédures. Ça aussi c’est la loi que cet homme devrait apprendre. Peut-être nos dirigeants se sont fixés le Cameroun comme leur paradigme et pensent qu’au-delà du Cameroun c’est le vide absolu. S’ils le pensent vraiment, qu’ils se détachent alors des pactes, traités et conventions internationaux dans lesquels le Cameroun s’est engagé. Quatrièmement, dans l’une de mes procédures, la date du début du procès m’a même été dissimulée. Ce qui est contraire aussi bien à la loi interne qu’aux instruments internationaux. Pour éviter de dissimuler la procédure à un accusé, le législateur a prévu une audience de dernière comparution (article 415 alinéa 1, 2 et 3 du code de procédure pénale). C’est au cours de cette audience entre autre, que l’accusé est informé de la date de la première audience au tribunal. Cette audience est matérialisée par un procès-verbal de dernière comparution qui n’a jamais existé dans mon procès et qui est une formalité pourtant substantielle, ouvrant la voie automatiquement à la cassation et à l’annulation de cette procédure. Permettez-moi une fois de plus de demander à monsieur Issa Tchiroma, si dans un état de droit la loi doit être piétinée à ce point ? Pour éviter d’être long, mes procédures se sont déroulées dans un mépris total de la loi et si il veut que je lui en apporte d’autres preuves, je le ferai, d’ailleurs même sans qu’il ne le demande, je le ferai dans les jours qui suivent. Au total donc, dans l’ensemble de mes procédures, 97 lois et textes réglementaires ont été violés. Dans ce cas peut-on parler des procès respectant les règles de l’art comme l’a déclaré monsieur Issa Tchiroma à RFI ? Le ministre Issa Tchiroma a qualifié d’infondée, partiale et d’insultante dans la même interview la décision des Nations Unies parce que selon lui, le pouvoir exécutif n’interfère pas dans les affaires judiciaires. Qu’en dites-vous ? Là encore j’ai personnellement écouté à travers mon petit moniteur radio l’interview du ministre de la communication. Mais l’impression que j’en ai eu est que soit il n’a pas préparé sa réaction soit alors il est déterminé de quelque manière que ce soit, à détruire le peu d’image qui reste du Cameroun à l’extérieur. Sinon, comment comprendre que cet homme, porte-parole d’un gouvernement qui se respecte, qualifie de partiale et d’infondée une décision de l’ONU alors même que l’Etat dont il porte la parole a été incapable de soumettre à l’ONU un mémoire contradictoire à temps ? Je rappelle que l’obligation du Cameroun de répondre à L’ONU tient de ce que notre pays est membre à part entière de L’ONU ayant ratifié le Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques donc justiciable devant cette organisation. Ceci dit, de qui se moque monsieur Issa Tchiroma ? Du Cameroun truffé de fonctionnaires obèses mais portés vers la richesse, insoucieux de répondre dans les délais qui leur étaient impartis, au Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention Arbitraire ? Le porte-parole d’un état sérieux et bien gouverné ne sait-il pas que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ? Il existe pourtant au ministère de la justice toute une direction des droits de l’homme dont la mission consiste à préparer ce type de réponse chaque fois que le Cameroun est ester devant une juridiction internationale. Pour valablement reprocher d’infondée et de partiale la décision du Groupe de Travail, il eut été normal que les arguments du Cameroun fussent présentés dans les délais. Ceci est vrai pour les procédures internes au Cameroun que pour les procédures externes. Au Cameroun par exemple, lorsqu’un justiciable présente tardivement son mémoire de défense, celui-ci est rejeté et ce justiciable ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Le Gouvernement de la République du Cameroun a eu plusieurs mois pour soumettre son mémoire de défense mais les fonctionnaires chargés de le faire ont passé leur temps dans les séminaires où ils sont généralement à la chasse de l’argent, au lieu de se concentrer sur des interpellations à conséquences internationales pour notre pays. A qui donc la faute ? Monsieur Issa Tchiroma aurait, pour mieux défendre le Cameroun, demandé sur RFI, des sanctions contre les magistrats qui ont rendu ces décisions méprisant les lois et contre les fonctionnaires qui étaient chargés de répondre au groupe de travail. S’en prendre aux Nations Unies est une véritable hérésie, c'est-à-dire un non-sens dont n’est capable que le Cameroun. Vous n’avez toujours pas répondu sur l’aspect concernant la collusion entre l’exécutif et le judiciaire… Parlant de ce pan de votre question, il ne fait l’ombre d’aucun doute que mes procès ont étés commandités, téléguidés et mes condamnations encadrées par l’exécutif ou ses démembrements. Qu’un ministre d’état vous suspende de vos fonctions et vous fasse arrêter sans faute, délit ou crime est-il normal ? Que ses affidés et ses fidèles continuent à manipuler les juridictions pour me maintenir en prison, est-ce normal ? Que les tribunaux à Nkongsamba et la cour d’appel du Littoral me condamnent sans pièces ni témoignages à charge est-ce normal ? Que tous les témoins de l’accusation pourtant, me déchargent par leur témoignages au cours des débats et que je sois condamné malgré tout, est-ce normal ? Dans aucun de mes procès, il n’existe aucune pièce, ni le moindre témoignage à charge contre moi. En écoutant le ministre Issa Tchiroma à RFI, j’ai cru entendre qu’au Cameroun la justice est indépendante. Une justice indépendante rend-telle des décisions non fondées juridiquement ? C'est-à-dire, sans aucune preuve et en violation de toutes les lois ? Un magistrat indépendant qui reçoit devant lui un accusé qui vient d’être gardé à vue pendant 20 jours est-il ignorant de ce que la loi n’en exige que 6 au plus? Le ministre la communication versant dans ses déclarations aériennes reconnait pourtant que je ne suis pas dangereux pour l’exécutif Camerounais. Je le remercie pour cette décharge en ma faveur, mais seulement, peut-il dire au monde qui suit cette affaire depuis 7 ans, pourquoi mon maintien en prison pour une histoire ramenée finalement à 3 million de franc CFA non prouvés depuis 7 ans, alors que les détourneurs en milliards de deniers publics rodent dans nos villes au vu et au su de tout le monde ? A qui monsieur Issa Tchiroma veut-il faire croire que pour 3 millions seulement sans pièces ni témoignages, on peut passer dix ans en prison sans la main de l’exécutif ? Sauf à dire que nos magistrats ne comprennent rien au droit. Ce qui n’est pas possible. Nos magistrats sont des hommes bien formés mais caporalisés par un exécutif sourd et aveugle, obnubilés par le sentiment d’immortalité et de puissance infinie. Qu’attendez-vous aujourd’hui du Gouvernement Camerounais et de la cour suprême du Cameroun après la recommandation des Nations Unies du 29 Aout dernier ? Du Gouvernement Camerounais, je n’ai qu’une seule attente. Celle de le voir appliquer la décision rendue par le Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention Arbitraire pour ne pas donner l’impression que le Cameroun est un état rebelle, c'est-à-dire un état voyou qui ne respecte aucun de ses engagements. Le Cameroun, me semble-t-il, s’est réjoui et a même fêté en fanfare la rétrocession de Bakassi par les instances internationales. SI le Nigeria avait du mépris pour ces institutions internationales comme semble le faire le Cameroun face à la décision du Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention Arbitraire, il aurait répondu comme monsieur Issa Tchiroma l’a fait à RFI en déclarant que le Nigeria n’a pas d’injonctions à recevoir des Organisations Internationales et donc Bakassi n’aurait jamais été rétrocédé au Cameroun. Le Cameroun ne doit pas se contenter des institutions internationales seulement lorsque celles-ci lui rendent les décisions favorables et devenir rebelle en clamant sa souveraineté lorsqu’il perd des procès devant ces mêmes institutions. Du fond de ma cellule j’entends les chantres du RDPC et du gouvernement revendiquer à corps et à cris des prix Nobels décernés à l’international alors que nous ne respectons ni les institutions internationales ni les organisations qui les incarnent. On n’insulte pas le porc et consommer la viande du porc. Parce-que nous avons ratifié un certain nombre de conventions, de pactes et de traités, le principe de supra nationalité des instruments internationaux mérite d’être respecté par le Cameroun s’il veut être respecté par la communauté internationale. La souveraineté tant réclamée par monsieur Issa Tchiroma passe aussi et surtout par le respect de nos engagements internationaux, le Cameroun n’étant pas une île. J’attends donc du Gouvernement Camerounais qu’il mette un terme à ma souffrance, parce qu’elle n’a que trop duré alors que je n’ai commis ni délit ni crime. De la cour suprême, je n’ai jamais douté de la qualité de ses hommes. J’attends d’elle, non seulement la célérité dans mon dossier mais aussi, par ce que le ministre Tchiroma a conclu son interview sur RFI, en disant que la justice est indépendante, cette indépendance qui logiquement doit aboutir non seulement à la cassation et à l’annulation des procédures qui y sont pendantes pour entorses diverses aux lois, mais surtout, à mon acquittement pur et simple, pour faute de preuve. L’opinion qui a été longtemps et régulièrement sensibilisé dans ces affaires qui m’ont pourri la vie doit rester à l’écoute pour voir si notre pays va préférer faire un bras de fer avec les Nations Unies comme l’a déclaré le ministre Issa Tchiroma, ou se passer des batailles qui lui sont totalement inutiles et dans ce cas, préserver ce qu’il lui reste encore comme image dans ce pays où certains fonctionnaires qui nous dirigent se prennent pour des supermans et des immortels. Pour sortir de cet entretien, pouvez-vous dire aux Camerounais ce que c’est que ces 7 milliards que vous demandez à l’Etat du Cameroun ? Je souhaiterai d’abord dire aux Camerounais, qu’aucune confusion ne doit être faite, entre la procédure dont la décision vient d’être rendue par les Nations Unies et ma demande en réparation portant sur 7 milliards. En ce qui concerne les 7 milliards de francs CFA, ma requête a été introduite courant octobre 2013 au Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève, qui est un autre mécanisme des Nations Unies différent du Groupe de Travail des Nations Unies sur la détention Arbitraire. Dans ladite requête, il s’agit de demander réparation pour l’un des multiples procès au terme duquel j’ai été acquitté pour faits non établis par la Cour d’Appel du Littoral. Cette affaire m’opposait à la commune de Njombé-Penja et j’étais accusé d’y avoir détourné la risible somme de FCFA 1,4 millions. Après avoir été condamné à dix ans par des magistrats qui ont perdu la raison à Nkongsamba, la cour d’appel du Littoral dans ce qu’elle a de vrais magistrats, m’a acquitté dans cette procédure. La particularité de celle-ci est que l’accusation était verbale, la partie civile inexistante, comme dans la procédure pendante à la Cour Suprême en ce moment. Seulement, pour être acquitté, 5 années sont passées avec des dégâts énormes et irréparables parmi lesquels, le décès de mon fils Paul Eric Kingue Jr en 2011 (faute de l’avoir assisté pendant sa maladie), mon divorce et donc la dislocation de ma petite famille en 2012, ma perte de liberté, d’honneur, de fonction (parce que c’est pour cette procédure précise que le président de la République me révoque le 02 Juin 2008) etc. Au regard donc de tous ces préjudices subis du fait de ma longue détention, par le mandat de détention provisoire décerné pour cette procédure particulière, et par ce que le code de procédure pénale du Cameroun en ses articles 236 et 237 reconnait l’indemnisation en cas de détention provisoire abusive, j’ai donc, en l’absence de la commission chargée de réparer prévue par la loi, saisi le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies devant lequel l’Etat est justiciable, afin que réparation soit effectivement faite. L’Etat Camerounais parce que prompt à arrêter qui il veut et comme il veut, doit aussi être prompt à réparer quand c’est lui qui est fautif. C’est ça aussi la souveraineté et la grandeur d’un état qui se respecte. Pour cette procédure de réparation, le Comité des Droits de l’Homme des Etats Unies avait imparti 06 mois à l’état du Cameroun pour ses observations sur la recevabilité et sur le fond. Le délai imparti arrive à son terme le 16 Novembre 2014. Il est temps donc pour le ministre Issa Tchiroma d’attirer l’attention des fonctionnaires obèses chargés de rédiger la défense du Cameroun, car dans quelques semaines encore, une décision des Nations Unies sera rendue dans cette affaire de 07 milliards. Aucun état fut-il le plus fort au monde, ne peut détruire des vies sans réparations. C’est pour cette raison que mes avocats (nationaux et internationaux) et moi, nous battrons avec flutes, trompètes, tambours et tam-tams pour que réparation soit effective, car un état humble doit pouvoir demander pardon quand il est en faute. Peut-être suis-je simplement en train d’ouvrir la voie à tous ceux et celles que nos « spidermen » et nos « supermen » des tribunaux, commissariats et brigades écrasent tous les jours. Ceci pourrait, si le Cameroun annuellement fait l’objet de 400 poursuites auprès instances internationales, aider à renforcer l’état de droit dans notre univers de mégalomanes. Et à ce moment, seul le trésor public Camerounais en payera les frais comme le décriait déjà au dernier conseil des ministres, le ministre d’Etat Laurent Esso. Il n’est pas inutile de rappeler à l’Etat du Cameroun que chaque fois que l’on parle de réparation aux Nations Unies elle doit être faite de manière effective, globale et surtout rapide. La rapidité dans une réparation étant le fondement essentiel de celle-ci.

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09/04/2015 Emeute de février 2008 : Le gouvernement veut rouler les victimes pauljoelkamtchang.eklablog.net : Paul- Joël Kamtchang http://www.camer.be/41194/11:1/cameroun-emeute-de-fevrier-2008-le-gouvernement-veut-rouler-les-victimes-cameroon.html

Mis sous pression par l’Onu depuis 2013, un groupe de travail interministériel a effectué plusieurs missions, a rencontré tout le monde sauf les victimes. Celles-ci à Douala battent en brèche un rapport transmis au conseil des droits de l’homme. L’existence d’un collectif divise, l’honorable Nitcheu crie au scandale, Madeleine Affité pour sa part craint des arrangements souterrains, tandis que Paul Eric Kingue est pointé du doigt. Le pli-fermé intitulé "résolution du conseil des droits de l’homme sur la situation des droits de l’homme au Cameroun" adressé au ministre des Relations extérieures (Minrex) du Cameroun par le Représentant permanent aux Nations Unies, l’ambassadeur Anatole Fabien Marie Nkouet dont Emergence a eu copie met le gouvernement camerounais sous pression. Dans cette correspondance datée du 26 mars 2014, l’ambassadeur indique à sa tutelle qu’il a "l’honneur de vous soumettre sous ce pli, pour examen et suite à donner, la résolution A/HCR/RES/25/R.1 adoptée le 24 mars 2014 à 17h00 par le conseil des droits de l’homme des Nations Unies, au terme de l’examen de la plainte portant sur ces évènements (émeutes de février 2018 Ndlr)". Dans cette résolution en effet, le 24 mars, le conseil des droits de l’homme "au cours de sa 2ème réunion à huis clos (…) a décidé de garder la situation relative à la République du Cameroun à l’examen et de demander au gouvernement camerounais de communiquer au conseil, avant sa 20ème session, des renseignements supplémentaires sur toutes les allégations faisant l’objet de la requête, y compris au sujet du nombre de victimes" précise le rapport du conseil. Toute chose qui fait dire à l’ambassadeur sus-citée à sa hiérarchie qu’"en effet, les Etats-Unis et leur allié traditionnel, le Royaume Uni de Grande Bretagne me semblent, de par leurs déclarations, prêts à chercher la petite bête noire dans ce dossier". Le représentant permanent du Cameroun au Nations Unies (Un) se veut plus sentencieux lorsque dans la même correspondance, il indique à sa hiérarchie que "c’est donc dire que le Cameroun est désormais dos au mur et ne se verra plus offrir une porte de sortie supplémentaire lui permettant d’éviter l’escalade des mécanismes qui se cache derrière cette manœuvre". C’est ainsi qu’il sollicite aussi par ailleurs d’"être reçu en consultation pour exposer de vive voix les enjeux de ce dossier désormais plus que sensible". Mis donc sous pression, le chef de gouvernement sera instruit par la présidence de la République à créer un Groupe de travail. La décision n°0363/SG/PM du 16 mai 2014 va mettre sur pied ce groupe constitué aussi bien des responsables de la Direction générale des renseignements extérieurs (Dgre), de la Délégation générale à la sureté nationale (Dgsn), de la gendarmerie nationale et des fonctionnaires de différents départements ministériels. Disposant d’une quarantaine de jours pour collecter des données sur le terrain. Au cours d’une mission ce groupe de travail séjournera aussi bien à Mbanga, Njombé-Penja, Douala dans le Littoral, Bamenda, Santa dans le Nord-Ouest, Dschang à l’Ouest et d’autres localités identifiées comme foyers des émeutes de février 2008. Mystères Selon des informations glanées à bonnes sources, ce groupe de travail dans son rapport, va proposer une liste de 24 victimes à indemniser. Ce que va contester l’Onu qui va à son tour renvoyer une liste "constituées de plus d’une quarantaine de personnes à indemniser" a indiqué une source proche de l’affaire qui a requis l’anonymat. A ce sujet, plusieurs listes circulent. Selon les mêmes indiscrétions, "il y a au moins 4 listes différentes". Où le bât blesse, certaines victimes rencontrées à Douala s’indignent du travail de la mission interministérielle. "Ils ne nous ont jamais rencontrés" susurre Cyrille Tiwa, Président des jeunes victimes des émeutes de février 2008 et fils de Tiwa qui ce 28 février 2008, a reçu une balle et en est mort. Pour justifier cette approximation dans le travail interministériel, dans son rapport au 40ème point, il est indiqué que "cette identification n’a pas été exhaustive à cause de la tenue approximative des archives, des incendie survenus et ayant ravagé bien de documents, des pratiques de certaines populations tenant de traditions et de religion et lesquelles amènent à ne pas recourir aux services de la morgue" tente de justifier le rapport. Pourtant ce même groupe a rencontré des personnes que d’aucuns présentent comme des non-victimes "qu’on tente de présenter comme des victimes". Allusion est faite ici à Paul Eric Kingué ancien Maire de Njombe. En effet, une fiche de collecte des données du groupe de Travail, prouve bien qu’il s’est fait représenter par Célestin Djamen à une consultation le 18 juillet 2014 à Douala. Très peu filtre de ce que se sont dites les deux parties. L’indemnisation divise Pour autant, les différentes parties prenantes ne s’entendent pas sur la forme par laquelle elles devraient être indemnisées. Des divergences divisent le "collectif des victimes de février 2008". Madeleine Affité, ancienne responsable de l’ACAT- Littoral, Ong chrétienne contre la torture et la peine de mort pense que les membres de ce groupe «vont fabriquer les victimes pour se partager l’argent il n y a jamais eu de collectif et les gens qui manœuvrent veulent se faire de l’argent sur le sang des victimes". Même son de cloche chez les victimes. "Jamais entendu" indique Cyrille Tiwa. Pour Célestin Djamen qui est accusé d’être l’un des manœuvriers, "je suis très proche de l’ancien maire et quand j’arrivais au Cameroun, le collectif existait déjà". Il en est de même de l’honorable Jean-Michel Nitcheu vers qui un doigt accusateur est pointé par certaines victimes. En criant au scandale, le provincial du Social democratic front (Sdf) pour le Littoral indique qu’il n’est pas "au courant de l’existence d’une telle association". Il n’en revient pas, parce que "tous les ans depuis 6 années, j’organise des activités dans le cadre de la commémoration des martyrs du 28 février". Tout en n’étant pas au courant d’une telle organisation, il rappelle tout de même que "ça fait partie de nos revendications qui sont l’indemnisation des familles des justices". Quant à la mission du groupe de travail, le député pense que « c’est de la pure diversion, on ne peut pas enquêter sur les victimes et ne pas m’associer" parce que selon l’honorable "je revendique une attention particulière pour ces victimes". Quant à Paul Eric Kingue dont plusieurs sources indiquent son rapprochement avec le régime de Yaoundé face à ce qui est convenu d’appeler "sa détention illégale", l’honorable est sans appel. "Paul Eric Kingue n’est pas une victime, il est du Rdpc, il n’est pas représentatif de tout ce qui s’est passé" fulmine-t-il. Et de poursuivre, "s’il négocie avec ses amis du Rdpc, qu’il le fasse, mais pas au nom des victimes". Quoiqu’il en soit, les victimes comme les organisations de la société civile proches du dossier sont fermes : "pour indemniser, il faut que la justice soit rendue". Pour cela, indiquent- ils presqu’en chœur, "les victimes n’ont pas besoin pour le moment d’être indemnisées, mais que justice soit faite" argue Madeleine Affité. Ce qui pourra, vu sous ce prisme compliquer la situation parce qu’autant le rapport du groupe de travail montre les limites pour aboutir à ce vœu, autant, comme le précise Madeleine, "ils ont refusé qu’on établisse les certificats de genre de mort et tous les autres justificatifs".

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14/04/2015

Emeutes de février 2008 : Paul Eric Kinguè répond à l’honorable Jean-Michel Nitcheu © Correspondance:Emergence : Paul Eric Kingue

http://www.camer.be/41319/30:27/cameroun-emeutes-de-fevrier-2008-paul-eric-kingue-repond-a-lhonorable-jean-michel-nintcheu-cameroon.html

A la suite de la parution de l’article intitulé "émeute de février 2008 : le gouvernement veut rouler les victimes" en page 03 du n° 476 du Mardi 07 Avril 2015, Paul Eric Kinguè depuis la prison de New-Bell a adressé un droit de réponse en vue d’apporter certains éclaircissement. Je vous remercie de me donner l’opportunité de remettre les pendules à leurs places, après la sortie légère et inintelligible de l’Honorable NITCHEU dans votre journal du 07 Avril 2015. Effectivement, cette sortie ne m’a pas laissé indifférent. De ma cellule, j’essaye au quotidien de m’informer par le biais tantôt d’un poste radio, tantôt de la télévision, et quelque fois, des journaux Camerounais dont j’apprécie positivement la contribution à l’émergence d’une véritable société Démocratique dans notre pays. Pour revenir à votre question, en parcourant votre parution du 07 Avril 2015 dont l’article concernant les émeutes de Février 2008 a été relayé dans les réseaux sociaux m’a-t-on appris, j’ai été choqué de constater que certains de nos « hommes politiques » manquent d’épaisseur et de probité et sont prêts à marcher sur des cadavres, pour consolider leurs positions parfois questionnables. Dans cet article intitulé « Emeute de Février 2008, le Gouvernement veut rouler les victimes », le Député Jean Michel NITCHEU insinue mon rapprochement avec le Régime de Yaoundé car déclare-t-il, « Paul Eric KINGUE est du RDPC ». Continuant dans ses envolées, ‘le Magistrat Hors hiérarchie – Député Jean Michel NITCHEU’ tranche : « Paul Eric KINGUE n’est pas une victime des Emeutes de Février 2008 ». A la lecture de cette sortie, deux questions m’ont taraudé l’esprit. La première est celle de savoir si les politiciens de l’espèce de Jean Michel NITCHEU méritent la confiance des Camerounais dont ils appellent tous les jours, l’attention et même l’adhésion? Chaque pays a son histoire. Et, l’histoire est têtue. Vouloir la falsifier relève au minimum d’une malhonnête prétention, et au pire, de la folie. La seconde question est de savoir combien de temps encore ce genre d’opportuniste, doublé de commerçant politique, existera dans le microcosme politique de ce pays qui nous est cher? Autrement dit, à qui M. Jean Michel NITCHEU peut faire croire au Cameroun et ailleurs que Paul Eric KINGUE, LAPIRO de Mbanga (de regrettée mémoire) et autres ne sont pas les victimes des émeutes de Février 2008? Je comprends aisément le commerce politique honteux qu’il entretient sur le sang des dizaines de Camerounais depuis 2008 et qui, malheureusement pour lui, ne retient l’attention d’aucun Camerounais et en tout cas, de pas grand nombre. Pour sa gouverne, je suis jusqu’à ce jour, le seul Camerounais sur la vingtaine de millions qui, au pic des émeutes de février 2008, a pris sur lui, le courage de dénoncer à travers une chaîne de télé de grand audimat, le massacre par les forces de l’ordre, de nos jeunes compatriotes. Dénonciation qui m’a couté la liberté jusqu’à ce jour. Il n’est pas inutile de rappeler qu’au moment où je dénonçais cette barbarie, j’étais Maire. C'est-à-dire un ‘privilégié social qui pouvait décider de se taire pour protéger ses acquis. En plus, j’étais Maire du RDPC. C’est-à-dire qui avait l’obligation de réserve qui m’aurait contraint à couvrir les exactions du régime-parti que je servais. Mais pour l’amour fou et aveugle de mes concitoyens, pour mon sens élevé de la justice et de l’équité, pour mon attachement aux droits humains, j’ai pris sur moi, de dénoncer en sachant pleinement que cela me couterait cher. Pour ces familles ayant perdu des enfants, j’ai préféré me sacrifier. Quiconque était scotché devant le petit écran au Cameroun m’a entendu dénoncer avec véhémence ces massacres. Vingt-quatre heures seulement après ma sortie télévisée, j’ai été enlevé et embarqué d’abord à la gendarmerie et ensuite à la prison où je séjourne jusqu’à ce jour. Comment donc comprendre qu’un élu absent et muet comme une carpe à ce moment particulièrement chaud, se croit investi aujourd’hui d’une mission de défenseur des morts en affirmant de manière péremptoire que Paul Eric Kingue n’est pas victime des émeutes de Février 2008 ? Pour rafraichir la mémoire à ce député, ou alors ne le sait-il pas, ma procédure judiciaire portant sur les émeutes de Février 2008 est encore pendante devant la cour suprême du Cameroun. A ce jour, une fois de plus, je suis le seul Camerounais sur les quatre mille interpellés à ce moment-là, à être encore jugé pour les émeutes de Février 2008, et ce, sans doute au moment où Jean Michel Nitcheu ‘sablait du champagne’, tantôt à Yaoundé tantôt à Douala. Au moment où je vous réponds, sa fille est en train de solliciter un statut de réfugié en Belgique. Par qui est-elle pourchassée au Cameroun? Qu’il se mette une fois pour toute en tête que je ne laisserai plus jamais, sur la scène politique nationale, des politiciens Camerounais mentir aux autres Camerounais. Qu’est-ce qu’être victime? Qu’il s’agisse de Larousse, Lalande, Hachette etc…, une victime est une personne qui subit un préjudice par la faute de quelqu’un ou par sa propre faute. Après avoir dit à Jean Michel NITCHEU qu’est-ce que c’est qu’une victime, s’il avait l’humilité nécessaire reconnue à un vrai élu, il comprendrait qu’il s’est trompé de l’idée qu’il se fait depuis sept ans, des victimes de Février 2008. Il comprendrait également qu’on n’est pas victime seulement lorsqu’on est mort, mais on est aussi victime des émeutes de Février 2008 lorsqu’on a été amputé d’un membre de son corps, grièvement blessé, perdu la liberté et/ou vu ses investissements détruits à cette occasion. Parlant précisément de perte de liberté, notre député sait-il que croupit encore en prison avec moi, un certain ESSOBO ADJAMA, qui vit péniblement au quotidien à New Bell ? Notre élu a-t-il seulement essayé de poser à l’Assemblée Nationale, ce cas qui est un cas de conscience au moment où le gouvernement de la république crie sur tous les cieux qu’il n’y a plus un seul détenu des émeutes de Février 2008 dans ses prisons? Dois-je penser que pour ce commerçant politique, Lapiro de Mbanga, entré en prison sans Cancer et mort parce que placé dans l’impossibilité de se soigner pendant des années, dont la décision à été cassée et annulée par la cour suprême, n’était pas victime des émeutes de Février 2008? Où classe-t-il tous les blessés (amputés et autres) de ces événements ? N’en sont-ils pas des victimes ? Où classe-t-il le Maire que j’étais et dont tous les témoignages, je dis bien tous les témoins de l’accusation sans exception ont apporté à la surprise du Ministère public qui les avait pourtant cités, des arguments à ma décharge consignés noir sur blanc dans les plumitifs de notre justice ? Au moment où notre Député du carrefour de la prostitution « sablait du Champagne », LAPIRO et moi croupissions en Prison ; une prison que nous n’avons jamais méritée, une prison tissée de toute pièce par un régime qui avait visiblement perdu le contrôle du pouvoir et qui n’avait pour seule issue, que de chercher des boucs émissaires qui se sont finalement révélés être LAPIRO de Mbanga et moi. De quoi parle Jean Michel NITCHEU, S’il était sincère dans ses fameuses commémorations, il se serait à chaque occasion, déplacé dans toutes les villes où les émeutes ont tué, blessé, détruit. Restreindre les « victimes » de Février 2008 à sa seule circonscription électorale ne trahit-il pas ses calculs politiciens que seuls des naïfs peuvent crédibiliser ? Pour me résumer, on est victime des émeutes de Février 2008 quand on a perdu sa vie, sa liberté, ses investissements etc… à cette occasion. On n’est aussi victime à Bamenda, Buea, Penja, Loum et pas seulement au « carrefour j’ai raté ma vie » etc…selon qu’on a subi un préjudice, et ça Monsieur NITCHEU doit l’intégrer. Un collectif des victimes des émeutes Le Comité des victimes de Février 2008 a été constitué depuis 2009, année de mon transfèrement à la prison centrale de Douala. Ce Comité avait été pensé par feu LAPIRO et moi. Nous y travaillions au quotidien, parce que nous nous sentions légitimes au regard de nos positions d’hommes souffrant dans leurs chairs, des émeutes de Février 2008 ou du moins, des accusations erronées s’y rapportant. Qui mieux que LAPIRO et moi, était fondé à parler des émeutes de Février 2008 au Cameroun ? Mais qui donc ? Jean Michel NITCHEU dont les revendications la veille de ces émeutes portaient sur la révision de la constitution et non pas sur la vie chère dont le ras-le-bol a débouché sur les émeutes ? Où se terrait-il du 25 Février au 29 Février 2008 (après la dispersion de son meeting sur la constitution) quand le Cameroun s’embrasait à cause du mal être des Camerounais qui voyaient grimper au quotidien, les prix des denrées alimentaires sur les marchés ? Se souvient-il que j’étais une fois de plus sans modestie au Cameroun, le seul et unique responsable du RDPC ayant dénoncé les tueries par nos forces de l’ordre, sur une chaîne de télévision de la place, de plusieurs de nos jeunes compatriotes, jetant ainsi le pavé dans la marre ? Où était-il ? Seules quelques ONG me semble-t-il, étaient sur le terrain, sans la moindre trace de ce Député mal inspiré décidé de bâtir ses fondations politiques sur des morts qui méritent pourtant mieux. Négociations avec l’ONU Il n’existe aucune négociation entre l’ONU et moi sur les émeutes de Février 2008. En 2009, j’ai saisi l’ONU pour cadrer et restituer, à la suite de l’ACAT-Littoral, la vérité quant à certaines informations divergentes qui pourrissaient l’environnement communicationnel au sujet de ces évènements dans notre pays. Je l’ai fait comme je l’ai dit, parce que légitimement fondé d’apporter mon avis sur cette question qui continue jusqu’à ce jour, à me détruire la vie. Le gouvernement du Cameroun dans ses communications antérieures déclarait environ 42 morts. L’ACAT 145 morts. Face à ces positions qui ne me semblaient pas sincères de part et d’autre, LAPIRO et moi, avions missionné, depuis la prison de New-Bell, des jeunes dans les différentes villes où les émeutes ont fait des victimes. Au terme de leurs descentes sur le terrain, il en ressortait que 53 Camerounais ont été tués pendant ces évènements. 53 au total. Un chiffre que ni l’Etat du Cameroun, ni l’ACAT ne peut remettre en question. J’en veux pour preuve, depuis bientôt 8 ans, l’ACAT n’arrive pas à produire sa liste alléguée de 145 victimes. Je mets cette ONG au défi, de produire une liste de 145 victimes repérables, même à moyenne échéance. Il en est de même pour le gouvernement de la République qui essaye sans y parvenir, de compresser le nombre de victimes à 26 aujourd’hui. Il n’y parviendra jamais. Les familles des 53 victimes dont nous avions dressé les listes sont physiquement repérables. Un travail de fourmis auquel était attaché mon ami et frère LAPIRO a été fait. Un travail que j’ai décidé de poursuivre pour la manifestation de la vérité et de la justice, non pas pour attendre d’être payé par le Gouvernement, comme le pensent les esprits retords, au nom des victimes. Je n’attends rien de cette démarche. Ceux qui m’ont connu et m’ont côtoyé savent combien je tiens à ma réputation et à mon image. L’argent ne m’émeut pas. Sinon les bananeraies m’en auraient donné. Avec le Gouvernement, il n’y a jamais eu de négociations non plus; ni de près, ni par personne interposée sur la question touchant aux émeutes de Février 2008. Sollicité par une mission venant de Yaoundé courant Août 2014, qui tenait à avoir des informations en ma possession, j’ai fait convoyer par M. Celestin NJAMEN, la liste de 53 victimes que LAPIRO et moi, avions répertoriées. La même liste a été envoyée au Conseil des Droits de l’Homme Des Nations Unies qui en avait besoin, pour ses décisions finales. Je ne représente aucune victime de Février 2008. Le collectif pensé par LAPIRO et moi, avait pour mission de réunir le moment venu, les victimes telles que répertoriées dans la liste des 53. A ces décédés, on ajoutait les blessés et les détenus que nous étions, quelques hommes d’affaires qui ont vu réduire en cendres, leurs investissements. Parce que comme je l’ai dit plus haut, on n’est pas victime seulement lorsqu’on vit à Bépenda et au Carrefour des prostituées, mais on est victime partout où les émeutes ont tué, détruit, et arraché les libertés, à condition qu’on ait subi un préjudice réel, certain et inattaquable. Voilà le débat de fond qui devait préoccuper ceux qui pensent à l’argent des morts. Je préfère moi, mon argent. Oui le mien qui viendra à court ou à long terme, des réparations découlant de la privation abusive de ma liberté. Au moment où je vous parle, les procédures que j’ai engagées contre l’Etat du Cameroun sont nombreuses ; L’Etat a déjà été condamné pour certaines et est en voie de l’être pour les autres, par la même organisation (ONU) qui pilote le dossier des émeutes. Avoir le courage d’engager les procédures contre l’Etat RDPC est la preuve, s’il en était besoin encore, que mon appartenance ancienne au RDPC, ne me rapproche pas de celui-ci mais m’en éloigne au contraire. Je ne saurai clôturer ce droit de réponse sans poser la dernière question qui me pertube: De quelle légitimité se prévaut Jean Michel NITCHEU pour parler des émeutes de Février 2008 ? Etait-il victime ou acteur, encadreur ou expert des émeutes ? Est-il préfet pour savoir quand et comment on crée des collectifs? A-t-on besoin de son visa pour légaliser un collectif ? Vous voulez savoir si je connais Dame Madeleine AFITE. Je réponds par l’affirmative. C’est une femme brave, qui a pris en mains, dès les premières heures, mes dossiers pour les répercuter aussi bien sur la scène nationale qu’internationale, même si la gestion de ceux-ci vue de près, a suscité un certain nombre d’appréhensions et de questionnements dans mon esprit. Je préfère ne pas en parler ici. Parallèlement, elle s’est fortement impliquée dans les émeutes de Février 2008, même si par ailleurs, ses chiffres allégués n’ont jamais été étayés. Des chiffres à couper le souffle qu’elle n’arrive toujours pas à prouver. Après ces émeutes, elle a cru prendre sa retraite alors que la société civile avait encore besoin d’elle, les droits de l’homme étant une bataille loin d’être gagnée au Cameroun. Mais depuis que les esprits mal intentionnés agitent la question des réparations destinées aux victimes, elle semble vouloir révoquer sa décision de retraite, comme si le Gouvernement Camerounais versera entre les mains des collectifs et ONG les réparations prévues pour les victimes. Qu’il soit bien compris, aucune ONG, aucun collectif ne sera payé au nom des victimes, tel sera ma bataille, même du fond de ma cellule. Je crains Dieu et il est hors de question pour moi, d’assister à un spectacle où orphelins, blessés, détenus et autres des émeutes ne seront pas les destinataires finaux desdites réparations. Ceux qui espèrent percevoir aux noms des victimes de millions de francs CFA doivent dès à présent, s’occuper autrement. Est-il important que je rappelle que dans la communication de l’Etat Camerounais à l’ONU, un gros mensonge a été dit ? Notamment l’absence de détenus en prison à ce jour pour les émeutes ? J’y suis encore pour les émeutes. Sieur ESSOBO ADJAMA aussi. Un mensonge que j’ai vite fait de rectifier au conseil des Droits de l’Homme. La vérité pour moi est cardinale. Mon engagement pour les plus faibles, sincère et non négociable. En tout cas, telle est et restera mon combat. Je vous remercie.

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14/04/2015

JOURNÉE INTERNATIONALE DU PRISONNIER POLITIQUE: Paul Eric Kinguè, otage des lobbys de la banane

JOËL DIDIER ENGO

http://blogs.mediapart.fr/blog/joel-didier-engo/140415/journee-internationale-du-prisonnier-politique-paul-eric-kingue-otage-des-lobbys-de-la-banane

DANS LE CADRE DE LA SEMAINE DU PRISONNIER POLITIQUE, DE CONCERT AVEC LE SITE D'INFORMATION SUR L'ACTUALITÉ DES DROITS DE L'HOMME AU CAMEROUN ET EN AFRIQUE: HURINEWS.COM Paul Eric Kingue, otage des lobbys français de la banane, précisément de la filiale camerounaise de la Compagnie Fruitière de Marseille: Les Plantations du Haut Penja (PHP). Officiellement condamné pour détournements de fonds et pillage en bande, Paul Eric Kingue est en réalité le prisonnier de certains dignitaires du régime camerounais. Ces derniers n’ont pas supporté que l’ex-Maire de Njombé-Penja demande à une société d’exploitation de la banane, dont ils sont des actionnaires, de s’acquitter de ses obligations fiscales. Il est l’otage idéale d’un État visiblement sourd, mieux, un État voyou. http://enjodi.blog.lemonde.fr/…/10/ONUAffairePEKCameroun.pdf Malgré les recommandations faites par le Groupe de travail sur la détention arbitraire de l’Onu en août dernier, le Cameroun refuse d’accorder la liberté à Paul Eric Kinguè. Aux dernières nouvelles, le Cameroun risque dans les jours qui viennent une sanction du Conseil des droits de l’homme de l’Onu si elle ne donne pas suite aux recommandations du Groupe de travail. Plus de 7 ans déjà que l’ancien maire de Njombe Penja, localité réputé célèbre pour ses grandes plantations de banane, croupit dans une cellule de la tristement célèbre prison centrale de New Bell à Douala. Son crime? Avoir commandité les émeutes de fin février 2008 et détourné les fonds de la Mairie, soit plus de 6 millions de F Cfa. Du moins si l’on en croit la version officielle. Mais le caractère vicié des « procès à tiroirs »( un pour complicité de pillage en bande et deux pour détournements de deniers publics) contre Paul Eric Kinguè donne à penser à autre chose: des reports à n’en plus finir, des témoins de l’accusation qui se dédisent quand ils ne font pas de faux témoignage, audiences en l’absence de l’accusé, etc... Avec à la clé, des condamnations à la pelle: à 6ans de prison puis 3 ans en appel pour complicité de pillage en bande, à 10 ans de prison puis acquittement pour détournement de deniers publics et enfin à la prison vie puis à 10 ans de prison en appel pour les mêmes faits. Toutes ses affaires sont toujours pendantes devant la Cour suprême du Cameroun. Le prisonnier politique Paul Eric Kinguè Pourquoi tant d’acharnement judiciaire contre Paul Eric Kinguè? Qui en veut tant à ce spécialiste du droit de l’environnement moulé dans des universités sud-africaines dans les années 1990? Le malheur de l’ancien Maire de Njombé Penja, élu à cette fonction en juillet 2007, est dans son combat de longue date. Natif de la localité de Penja, Paul Eric Kinguè aujourd’hui âgé de 49 ans, est fils d’un cultivateur surexploité par les sociétés agricoles qui peuplent cette petite ville. Ce qui va sans doute marquer le jeune Kinguè qui, tout au long de sa vie, va batailler pour voir améliorer les conditions de travail et de vie des ouvriers agricoles de cette localité. Avant son arrestation par des éléments du Bataillon d’Intervention rapide (unité spéciale de l’armée) et de la gendarmerie locale en février 2008, Eric Kinguè avait invité la société Les Plantations du Haut Penja (Php), filiale de la française La Compagnie fruitière, à s’acquitter de leurs impôts et taxes. Un véritable affront que les actionnaires des Php, qui seraient de très hauts responsables de la présidence de la République du Cameroun, ont sans doute tenu à laver. Et ils semblent y tenir, malgré les rappels à l’ordre de la communauté internationale. Besoin de notre solidarité certes, mais de notre générosité aussi Parce que Paul Eric Kinguè (PEK), littéralement sans ressource, doit néanmoins continuer de faire face aux mille et un petits tracas quotidiens. Dans un univers carcéral où tout se paye au Cameroun, PEK n’a plus aucun accès à son compte bancaire depuis quelques mois, et ne peut uniquement compter sur notre générosité. Pour tout don ou virement, prière de contacter son comité de soutien. Contact: HUBERT, coordinateur du groupe de soutien à Paul Eric Kinguè. coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com Contact du groupe de soutien: luxjeux@pt.lu

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16/04/2015

EMEUTES DE 2008 : LES PRECISIONS DE PEK © Correspondance Paul Eric Kinguè http://www.camer.be/41381/30:27/cameroun-emeutes-de-fevrier-2008-les-precisions-de-paul-eric-kingue-cameroon.html

Il m'a été rapporté que suite à ma réponse au député Jean Michel Nitcheu, son totem, caché sous le manteau de Atangana sur camer.be a perdu le nord. Il m'est rarement arrivé de répondre aux internautes, mais ce cas m'oblige à apporter les précisions suivantes: 1-j'ai formellement démissionné du RDPC en mars 2013, par lettre de démission servie par voie d'huissier de justice, au comité central de ce parti où ont milité 80% des responsables dits de l'opposition au Cameroun y compris le patron politique de Jean Michel Nitcheu. Ceci devrait permettre à ceux qui en doutaient encore, d'être édifiés sur ma position politique. 2- je n'ai jamais appartenu aux différents groupes de pressions estudiantins, au moment où j'étais étudiant et tous ceux de ma promotion qui m’ont connu, savent que j'appartenais au YUM (Yaounde University Music) dont j'étais une pièce maitresse. Notre rôle se limitait à l'animation musicale du campus et des cérémonies universitaires en dehors des cours qui étaient nos premières obligations universitaires. 3-je n'ai jamais été poursuivi pour avoir imité la signature du ministre des finances au motif de faire relever le receveur municipal qui n'a aucun pouvoir juridique de bloquer le fonctionnement de la politique des dépenses d'un maire. Pour preuve, 3 procès ont été engagé contre moi: le premier sur les émeutes de 2008; pour ce procès j'ai été condamné en instance à 6 ans d'emprisonnement fermes, peine ramenée en appel à 3 ans. Cette procédure est pendante devant la cour suprême. Un second procès pour un prétendu détournement de la somme de 1.400.000 fcfa. (Un million quatre cent mille fcfa). Pour l'information du pseudo Atangana; ici, j'ai été déclaré non coupable, pour faits non établis dans cette procédure qui a duré 5 ans et qui était le prétexte de ma révocation. 4- Le 3em procès, objet de ma détention en ce moment, concerne un prétendu détournement de 4.950.000 fcfa (quatre millions neuf cent cinquante mille fcfa, ramenés finalement par le tribunal à 3.000.000fca). Cette affaire est pendante à la Cour Suprême en ce moment. Interdit de commenter une procédure en cours, gardez patience pour conclure si je suis voleur ou pas. Mais si vous dites avoir assisté à mes procès, vous ne seriez pas en train de dire des mensonges qui ressemblent et collent bien à la peau et au modèle politique de Jean Michel Nitcheu que vous semblez défendre. Dans cette procédure, tous les témoins de l'accusation ont déposé à ma décharge. Je pense à mon successeur qui a déclaré mon innocence à la barre, au chef d'agence de la SNEC appelé à témoigner, ainsi que tous les autres témoins de l'accusation. C'est pour cette raison que je ne crains pas l'issue de cette procédure, si la Cour Suprême décidait de dire le droit. Les déclarations du pseudo Atangana montrent à suffisance, qu’il n’a jamais assisté à mes audiences. 5- Au moment de ma prise de fonction à la commune de Penja, celle-ci n'avait aucun matériel informatique. Avant mon arrestation j'ai doté cette commune de 7 ordinateurs de haute technologie, qu'aucun employé de cette commune n'avait vus auparavant. Vous avez fini de me convaincre que vous parlez de quelqu'un d'autre et d'une autre gestion, pas la mienne; je vous renvoie sur les lieux pour le vérifier. Je quitte la commune de Njombe Penja sans y avoir perçu le moindre centime, y compris les avantages constitutionnels liés à ma fonction. C'est-à-dire, le carburant, le logement, les frais de représentation, le téléphone etc. En délirant comme il le fait, le pseudo Atangana dénigre d'avantage Jean Michel Nitcheu. Pensez-vous un seul instant que, tel que l'acharnement est permanent dans mes affaires, le procureur aurait pu négliger une seule faute, pour ne pas dire, tout un détournement sur le matériel informatique à la commune de Penja? Les montants de prétendus détournements qui me sont collés ne prouvent-ils pas suffisamment que le procureur a manqué d'éléments d'accusations contre moi? Où avez-vous vu un seul Camerounais jugé pour 1.400.000 fcfa, ou 3.000.000 fcfa, jusque-là, non prouvés? 6- Au moment où je suis Maire, je n'ai pas de relations avec d'autres femmes que mon épouse. Mon modèle de vie ne s’y prête pas. Je ne suis pas un dépravé et vous mets au défi de me dire quelle est cette dame dont vous parlez et qui m'est totalement inconnue dans vos affabulations? Je suis suffisamment responsable et rangé qu'il ne m'arriverait pas de telles bassesses et faiblesses. Autrement dit, ce nom imaginaire que le pseudo Atangana balance dans ses délires, m’est totalement inconnu. C'est vrai pour des infidélités, mais c'est aussi vrai pour des charges de loyers extra conjugales qu'il ne m'est jamais arrivé d'assumer nulle part au monde. Je n'ai jamais connu une vie de dispersion et de débauche. Pour votre information, je ne prends pas de l'alcool et je ne fume pas. Ceci pourrait vous aider à comprendre quel genre d'homme je suis. Mes passions sont bien connues: la musique, la lecture, l’écriture, les voyages, la politique. En somme je suis content de savoir que le pseudo Atangana a été blessé et est aussitôt entré dans une semi-folie qui l'a plongé dans un délire qui n'a d'égal que les agissements de celui qu'il prétend défendre. J'ai personnellement tenu à partager ces aspects de ma vie, afin de permettre à toutes et à tous, d'avoir un millième de vérité sur ma vie. Question de jouer la transparence à fond. J'espère avoir une fois pour toute, mis un terme aux discussions relatives à ma déclinaison politique. De 2008 à aujourd'hui, aucune relation n'a existé à quelque niveau que ce soit, avec les responsables du RDPC.

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16/04/2015

De la mairie… à la prison de New Bell… © Source : Le Messager http://www.camer.be/41386/11:1/-cameroun-de-la-mairie-a-la-prison-de-new-bell-paul-eric-kingue-emporte-par-les-emeutes-de-fevrier-2008-cameroon.html

Elu maire sous la bannière du Rassemblement démocratique du peuple Camerounais (RDPC) en juillet 2007, Paul Eric Kingue (PEK) qui avait hérité de la commune de potentiellement riche de Njombe-Penja est arrêté à la faveur des émeutes de février 2008 et jeté en prison. Courant février 2008, interpellé par une escouade de militaires et de gendarmes, transportés par 12 camions et de l’armée et 6 pick-up de la gendarmerie, il a été placé en garde à vue au groupement de gendarmerie du Moungo à Nkongsamba, puis déféré une vingtaine de jours plus tard au parquet de cette ville pour des faits qui lui étaient jusque-là étranges. Accablé par de nombreux procès tissés de fil blanc, alors qu’il avait jusque-là pleine confiance en la justice de son pays, « il est surpris par les agissements de celle-ci à Nkongsamba où manifestement, les lois étaient violées, les textes réglementaires piétinés, la haine transparaissant à ciel ouvert dans les faits et gestes des magistrats chargés de son dossier ». Malgré martèle-t-il, cette animosité qui dévoilait la partialité des magistrats chargés de le juger à Nkongsamba, il continue à garder l’espoir de voir la justice lui être rendue à la Cour d’appel du Littoral à Douala. Accusé de détournements, PEK a dû faire face à une avalanche d’accusations qui ont été réparties en trois procès distincts actuellement en cours. Situation actuelle au pénal : Procès 1 : condamnation à 6 ans + 804 millions FCFA – condamnation en appel à 3 ans + 645.000 FCFA – Recours introduit en Cour suprême. Procès 2 : 14.01.2011 – condamnation à 10 ans, acquittement. Enfin procès 3 : 29.02.2012 condamnation à vie – en appel, condamnation à 10 ans + 3 402 551 FCFA de dommages + 384 915 FCFA de dépens, recours introduit en Cour suprême. Cloué en prison depuis 7 ans, clame-t-il haut et fort, sur l’autel des intérêts privés de certains dignitaires du régime, l’ex maire de la commune de Njombe-Penja attend impatiemment que l’Etat du Cameroun veuille bien enfin lui sa liberté ; assortie des « réparations appropriées » requises par l’avis n°38/2014 rendu par le groupe de travail sur la détention arbitraire de l’ONU le 29 août 2014. L’espoir de sa libération prochaine est donc là. Pour lui – comme pour toutes les autres victimes de l’arbitraire judiciaire et carcérale au Cameroun – chaque jour qui passe en prison est une éternité dans l’horreur. « Le Cameroun ne doit pas se contenter des institutions internationales seulement lorsque celles-ci lui rendent les décisions favorables et devenir rebelle en clamant sa souveraineté lorsqu’il perd des procès devant ces mêmes institutions(…) L’Etat camerounais parce que prompt à arrêter qui il veut et comme il veut, doit aussi être prompt à réparer quand c’est lui qui est fautif. (…° Aucun Etat fut-il le plus fort au monde, ne peut détruire des vies sans réparations (…) Peut-être suis-je simplement en train d’ouvrir la voie à tous ceux et celles que nos « spidermen » et nos « supermen » des tribunaux, commissariats et brigades écrasent tous les jours », réagissait-il à la suite du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakari qui avait accordé une interview sur radio France Internationale, dimanche 9 novembre 2014 affirmant qu’il n’y a pas de prisonniers politiques au Cameroun. Selon le ministre Issa Tchiroma Bakari, ses procès se sont déroulés selon les règles de l’art et ses avocats l’ont défendu en toute liberté. Faux ! Tonne-t-il. « A propos de mes procès, ni la loi ni l’éthique professionnelle ni les règlements ni les jurisprudences n’ont été respectés ». Pour illustrer ses dires, il confie avoir été arrêté à Njombe-Penja le 28 février 2008 sans mandat ni d’emmener ni d’arrêt. « Comment peut-on expliquer qu’un citoyen dans un Etat de droit puisse passer 20 jours de garde à vue alors que la loi de cet état n’en prévoit que 6 ? » Se demande cet ex élu du peuple qui se considère comme un prisonnier politique. Pour qui « il ne fait l’ombre d’aucun doute que mes procès ont été commandités, téléguidés et mes condamnations encadrées par l’exécutif ou ses démembrements».

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8 MAI 2015

La Cour suprême convoque Paul Eric Kingue.

Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net http://www.cameroon-info.net/stories/0,66346,@,cameroun-la-cour-supreme-convoque-paul-eric-kingue-le-celebre-detenu-de-la-priso.html

Le célèbre détenu de la prison de Douala-New-bell sera-t-il libéré comme l’exige l’ONU ?

L’attente a été très longue ! Une nouvelle preuve irréfutable de l’injustice dont est victime le détenu Paul Eric Kingue, Ex Maire élu de la Commune de Njombé-Penja, dans le département du Moungo, région du Littoral : alors que, selon les juristes, la Cour suprême du Cameroun ne dispose que de six mois pour statuer et vider sa saisine dans une affaire pour laquelle son jugement est sollicité, elle a trainé pendant soixante mois soit cinq ans pour enrôler les recours introduits par le célèbre détenu. En effet, selon nos informations, la Cour suprême a convoqué Paul Eric Kingué pour le jeudi 21 mai 2015, à 7h45mn. Ce jour là, lendemain de la fête de l’Unité nationale, les juges de la plus haute juridiction au Cameroun statueront sur deux recours en cassation introduits depuis cinq ans par l’ancien Maire de Njombé-Penja. Accusé d’être l’un des instigateurs des émeute de la faim en 2008, la Cour d’Appel de la région du Littoral, avait condamné début année 2010, Paul Eric Kingué à trois ans d’emprisonnement ferme, alors qu’en instance, le tribunal de grande instance de Nkongsamba lui avait collé six ans de prison. Et dans l’affaire opposant le célèbre prisonnier à la Commune de Penja, la Cour d’Appel du Littoral avait prononcé un verdict de dix ans d’emprisonnement contre celui que les proches appellent affectueusement PEK alors qu’en instance, il avait écopé d’une condamnation à vie. C’est cette sentence de dix ans qui retient encore Paul Eric Kingue dans la prison de New-bell. Ainsi, d’ici à trois ans, il va recouvrer sa totale liberté. Mais, convaincu de son innocence et jaloux de son honorabilité, Paul Eric Kingué a contre attaqué les deux verdicts de la Cour d’appel du Littoral. Voilà pourquoi, la Cour suprême a été sollicitée pour trancher en dernier ressort. Les juges vont-ils rendre un verdict qui s’inscrit dans le même registre que celui du Groupe de travail de l’ONU sur la Détention arbitraire qui avait estimé l’année dernière après enquête, que la condamnation de l’ex maire de Njomé-Penja était injuste? De toutes les façons, les avocats de PEK disent être confiants pour l’acquittement de leur client.

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21 mai 2015

Plaidoirie faite par PEK

http://www.cameroon-info.net/stories/0,66490,@,cameroun-la-plaidoirie-faite-par-paul-eric-kingue-avant-d-aller-jouer-son-avenir.html © Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net

~~La plaidoirie faite par Paul Eric Kingue avant d’aller jouer son avenir ce jeudi 21 mars à la Cour suprême à Yaoundé. Ce jeudi 21 mai 2015, Paul Eric Kingue a quitté sa cellule de la prison centrale de Douala-New-bell à destination de la Cour suprême à Yaoundé. Il défère à une convocation de la plus haute juridiction du pays. Les juges statueront sur deux recours en cassation introduits depuis cinq ans par l’ancien Maire de Njombé-Penja. Accusé d’être l’un des instigateurs des émeutes de la faim en 2008, Paul Eric Kingue avait été condamné en 2010 à trois ans d’emprisonnement ferme par la Cour d’Appel du Littoral. En outre, il avait écopé d’une condamnation de dix ans dans l’affaire l’opposant à la Commune de Penja. Avant que la Cour suprême ne tranche en dernier ressort, Paul Eric Kingue a déballé ce qu’il croit être l’origine de ses ennuis avec la justice camerounaise. Ci-dessous, la plaidoirie de Paul Eric Kingue: Le Maire Paul Eric Kingué accuse les sociétés françaises d'être derrière sa condamnation

Lettre Ouverte de Paul Eric Kingué au monde libre

(suit document N°25 du 24/ 02/2010)

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21 mai 2015

last minute: PEK acquitté

© Publié en collaboration avec le Groupe de Soutien à PEK : HUBERT, coordinateur du groupe de soutien à PEK http://www.camer.be/42276/11:1/cameroun-last-minute-paul-eric-kingue-acquitte-cameroon.html

12h30 ce 21 mai 2015, PEK est acquitté ! A la demande du Ministère Public les deux procès sont annulés. A l’heure où j’écris ces lignes, on attend que soit rendu l’arrêt, mais on peut dès à présent crier VICTOIRE ! Même si pour nous, les innombrables sympathisants de PEK et des causes qu’il défend, il était impensable qu’il en fut autrement, l’annonce de son acquittement est une grande joie et un immense soulagement. C’est la joie de la délivrance pour Paul Eric Kinguè, et c’est avec émotion que nous la partageons avec lui, nous qui l’avons tant attendue. C’est le soulagement aussi de constater qu’enfin la justice a cette fois été clairement rendue, sans ambiguïté, sans tricherie, en parfaite équité et dans le respect des lois du Cameroun comme nous le réclamions depuis si longtemps. Evidemment, cette victoire ne pourra pas effacer les souffrances injustement infligées à PEK et qu’il gardera à jamais tatouées sur le cœur. Cet ultime jugement rendu par la Cour Suprême ne doit pas être une fin en soi, et gageons qu’il est le premier pas vers sa réhabilitation et les réparations qu’il est en droit d’exiger de ses bourreaux. Dans le même ordre d’idée, il serait juste que les tortionnaires aient maintenant à rendre compte de leurs infamies puisque dans un État de droit la Justice se doit de combattre autant le crime que l’impunité. Aujourd’hui, PEK sort de son affaire la tête haute sous nos applaudissements. Merci à lui pour cette formidable leçon de vie qu’il nous a montrée, sans jamais faiblir dans ses convictions, sans jamais avoir cédé à la tentation d’accepter la moindre compromission qui lui aurait sans doute permis d’en finir bien plus vite mais au prix de son honneur et de notre respect. Merci et bravo à PEK. Merci et bravo aussi à tous ceux qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour le soutenir et le défendre contre vents et marées afin que la Justice finisse par triompher. Pour PEK et pour nous tous qui l’avons soutenu, ce 21 mai 2015 est un jour à marquer d’une pierre blanche.

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21mai 2015

La cour suprême met la cause en délibéré pour le 18 juin prochain

© Yves Junior NGANGUE | Cameroon-Info.Net http://www.cameroon-info.net/stories/0,66497,@,cameroun-derniere-heure-affaire-paul-eric-kingue-nbsp-la-cour-supreme-met-la-cau.html

L’ancien Maire RDPC de Njombé Penja, M. Paul Eric Kingué, devra encore attendre jusqu’au 18 juin 2015 pour être fixé sur son sort. Cette décision lui a été signifiée ce jeudi 21 mai 2015, dans la salle principale de la cour suprême où l’intéressé a comparu aux côtés de son conseil. Selon le conseiller-rapporteur, répondant aux sollicitations de la présidente de la cour, M. Paul Eric Kingué devrait être remis en liberté et les deux procès intentés contre lui annulés. Abondant dans le même sens, l’avocat général, représentant le ministère public a tout aussi requis l’élargissement pur et simple de l’ancien édile de Njombé-Penja, arrêté après les émeutes de la faim de 2008. Avant les réquisitions du Ministère public, lorsqu’il s’est exprimé devant la cour à la demande de la présidente, Paul Eric Kingué s’est réjoui de la décision de la plus haute juridiction : « Ce qui me fait tenir depuis 08 ans, bien qu’il y ai eu des violations ostentatoires dans mon affaire, c’est que j’ai toujours eu confiance en la cour suprême. Depuis 08 ans, nous étions 40, il y a eu 11 morts et d’autres ont eu des AVC » et au célèbre prisonnier de conclure : « Je voudrais vous dire merci pour la clairvoyance et la droitesse avec laquelle vous avez choisi de mettre un terme à cette procédure». Toutefois, réagissant aux déclarations de l’homme politique, la présidente de la cour a indiqué à l’accusé qu’il devait encore attendre la décision finale, c’est-à-dire l’arrêt de la cour suprême invalidant les deux procès. C’est sur ce que l’affaire a été mise en délibéré pour ce jour même en fin d’audience. Malheureusement, il était sensiblement 14 heures, lorsque la présidente de la cour est revenue sur ses dires en mettant ladite affaire en délibéré pour le 18 juin prochain.

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l'arrêt renvoyé au 18 juin

source: Facebook de Paul Eric Kinguè http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/2015/05/pek-l-arret-renvoye-au-18-juin.html

Bien qu’il soit impensable et, d’après les conseils de PEK, juridiquement impossible pour la Cour Suprême de faire marche arrière, nous attendrons l’arrêt définitif qui a été renvoyé au 18 juin. Source: la page facebook de Paul Eric Kinguè: En raison d’une multitude de violations de la loi, la Cour Suprême doit casser et annuler aussi bien l’enquête préliminaire menée dans cette affaire que l’arrêt de la Cour d’Appel du Littoral, en passant par la décision rendue au TGI du Moungo condamnant Paul Eric Kingue. Le même rapport propose l’annulation de tous les mandats d’incarcération et de détention décernés dans cette affaire. Prenant ses réquisitions à son tour, le ministère public a proposé lui aussi la cassation et l’annulation de toute la procédure des émeutes de février 2008 y compris l’annulation des mandats de dépôt et d’incarcération y relatifs. L’arrêt final dans cette affaire sera rendu le 18 juin prochain. Dans l’affaire concernant la commune de Njombe Penja, le rapporteur propose la cassation et l’annulation de toute cette procédure y compris les mandats de détention ou d’incarcération y relatifs. Dans ses réquisitions le ministère public demande lui aussi la cassation et l’annulation de l’ensemble de cette procédure y compris les mandats de dépôt et d’incarcération. Au total, les deux affaires inscrites au rôle de la Cour Suprême aujourd’hui ont désormais un pourcentage très élevé d’être cassé et annulé avec pour conséquence, la libération le 18 juin prochain, date du délibéré de Paul Eric Kingue. Cette mise au point est faite pour démentir l’acquittement ce jour de Paul Eric Kingue. Vos prières l’ont accompagné et lui ont permis de revenir plus confiant de la Cour Suprême.

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18/06/2015

Le verdict encore reporté au 16 juillet 2015

~~© Camer.be : Hugues SEUMO http://www.camer.be/42940/11:1/cameroun-cour-supreme-du-cameroun-affaire-paul-eric-kingue-le-verdict-encore-reporte-au-16-juillet-2015-cameroon.html

~~C'est précisément à 10h30 ce jeudi 18 juin 2015 que Paul Eric Kingué est appellé à barre. Cette seconde audience selon Maître Wabbo a duré moins d’un quart d’heure.Selon cet Avocat, par ailleurs, l'un des conseils de Paul Eric Kingue que la rédaction de camer.be a pu avoir au téléphone, l'affaire a été renvoyée au 16 juillet 2015 car dit-il, la présidente de la Collégialité,(la Cour Suprême du Cameroun) a étonnement exigé la production de l’original du dossier de la condamnation à vie de Paul Eric Kingué par le TGI de Nkongsamba le mercredi 29 février 2012. Mais comment ne pouvait-elle pas l'avoir joint dans les dossiers dans ses délibérations précédentes? Elle a aussi exigé la production de l’original du renvoi devant le tribunal de grande instance du Wouri. Pour rappel, Le 21 mai, dernier la Cour Suprème du Cameroun saisie par deux recours de Paul Eric Kingue depuis cinq ans pour l'un et trois ans pour l'autre, a ouvert ses affaires: dans la premiere qualifiée de detournement de deniers publics, le ministère public a requis l'annulation de tous les actes de procedures (pv d'enquête preliminaire, information judiciaire, decision du TGI du Moungo, arrêt de la cour d'appel du Littoral, mandat de detention decerné contre l'accusé) en gros, l'avocat general representant le ministère public a requis la cassation et l'annulation de cette procedure de detournement. Motif pris de 14 violations de la loi. Avant les requisitions du ministere public dans cette même affaire, le conseiller rapporteur en charge de ce dossier avait proposé la cassation et l'annulation de cette procedure. Au total, dans l'affaire de detournement de deniers public par Paul Eric Kingue le conseiller rapporteur a proposé la cassation et l'annulation, le ministere public, la cassation et l'annulation aussi. Dans la deuxième affaire qualifiée d'emeutes de fevrier 2008, l'avocat general representant le ministère public a requis l'annulation de tous les actes de procedures et la levée de tous les mandats de detention decernés contre le concerné. Avant le ministère public le conseiller rapporteur avait proposé les mêmes solutions. Au total, pour la procèdure des emeutes de fevrier 2008, le conseiller rapporteur et le ministère public ont proposé et requis la cassation et l'annulation. La Cour Supreme du Cameroun se devait ce jour de rendre ses verdicts dans les deux affaires. C’est tout déçus que l’accusé, ses proches et ses fans sont repartis de la Cour suprême ce jour. Cette dernière ayant demandé la production des documents sollicités (l’original du dossier de la condamnation à vie de Paul Eric Kingué par le TGI de Nkongsamba du mercredi 29 février 2012 et l’original du renvoi devant le tribunal de grande instance du Wouri) avant le nouveau rendez-vous fixé au 16 juillet prochain. Rendez vous pris pour le 16 juillet prochain.

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19/16/15

PEK : nouveau renvoi… et états d’âme !

HUBERT - http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/2015/06/pek-nouveau-renvoi-et-etats-d-ame.html

Pardon à vous, mes lectrices et lecteurs, mais puisque vous savez que je ne suis ni journaliste ni juriste, vous me permettrez ce billet de mauvaise humeur : la Cours Suprême du Cameroun a renvoyé l’affaire PEK au 16 juillet prochain et j’en suis déçu et révolté. Pour un compte-rendu rigoureusement journalistique, je vous renvoie à l’interview à chaud en sortie d’audience de Maître Wabo (du barreau de Luxembourg). http://www.camer.be/42940/11:1/cameroun-cour-supreme-du-cameroun-affaire-paul-eric-kingue-le-verdict-encore-reporte-au-16-juillet-2015-cameroon.html Moi qui l’avais accompagné à Yaoundé, lui et Maître Tefengang (du barreau de Bruxelles), certain d’applaudir à tout rompre un verdict d’acquittement et de libération, j’étais au sortir de l’audience sous le coup de l’émotion et la sagesse voulait que je garde un silence glacé. J’étais d’ailleurs sans voix. Je le répète, je ne suis ni juge, ni avocat, ni journaliste, simplement un fervent supporter de Paul Eric Kinguè qui, à mes yeux, continue de subir l’injustice de la Justice de son pays, semblant ignorer l’immense sentiment d’indignation exprimée aux quatre coins du monde. Parlons donc de l’ambiance, du ressenti, de mes états d’âme puisque c’est à ça que je marche depuis le début de mon implication dans cette affaire. D’abord, un retard d’audience m’a permis de voir les gens de Penja arriver en nombre sur le parvis de la Cours Suprême. Des gens respectueusement silencieux, mais dont la seule présence témoigne à souhait le souhait de voir « Monsieur le Maire » enfin libéré de ses chaînes. Et puis des personnalités connues qui suivent l’affaire de près, une nuée de journalistes, des amies et amis de Paul Eric Kinguè, et croyez-moi, ils sont nombreux. PEK, élégant comme à l’accoutumée, après avoir chaleureusement salué chacun et s’être une dernière fois entretenu avec ses conseils, a pris place au banc des accusés, face à ses juges. La Présidente du tribunal aurait pu expédier l’audience en quelques minutes à peine, le temps de la renvoyer au mois prochain pour défaut de documents authentiques, si Maître Manfo (le fidèle avocat camerounais de PEK) n’avait pas protesté de son bon droit, et si PEK n’avait pris la parole. Et quand je dis « pris », c’est au sens premier du terme, car il n’est pas homme à s’en laisser conter ni à se plier aux injonctions injustes de qui que ce soit sans oser réagir, fusse de la plus haute autorité de son pays. Il est comme ça, PEK… et c’est comme ça qu’on l’aime. Mais d’un geste navré, sourire condescendant au coin des lèvres, les juges ont malgré tout confirmé le report au 16 juillet prochain, infligent ainsi un mois de bagne supplémentaire à PEK pour expier la faute commise par la partie adverse. Pour moi qui suis étranger au monde juridique, j’ai simplement compris qu’alors qu’il ni avait plus à revenir ni sur le fond ni sur la forme de ce procès puisqu’il était en phase de délibéré, et que de plus il n’y avait plus de plaignants, la Cours Suprême opérait là un virage des plus inattendus. Et que toujours selon ma logique sans doute trop simpliste, il me semblait aberrent que mon désormais ami Paul Eric Kinguè soit sanctionné pour une faute commise par ses adversaires. Il m’aurait semblé plus cohérent que ce soient les fautifs qui soient punis d’un mois de prison dans l’enfer irrespirable de New Bell et que lui puisse attendre au grand air qu’ils aient réparé leurs erreurs. Mais là, au pays, on m’a dit que « le Cameroun c’est le Cameroun », et voilà un argument d’un tel poids que je n’ai rien trouvé d’intelligent à rétorquer. Cette énième gifle prise en pleine figure n’entamera certainement pas ma détermination, et il y a fort à parier que je ne suis pas seul, c’est du moins la conviction que j’ai eue en me mêlant à la foule des gens de là-bas. Bien au contraire, je pense qu’elle a sur moi, sur nous tous, et sur PEK en particulier un effet stimulant. Alors, ON CONTINUE. HUBERT

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20/06/2015

COMPTE RENDU DE L'AUDIENCE DU 18-06-2015

Le chargé de communication de Paul Eric Kingue https://www.facebook.com/pauleric.kingue http://paulerickingue.blogs.nouvelobs.com/

Hier, 18-06-2015, s'est tenue à Yaoundé l'audience initialement prévue pour les verdicts des affaires Paul Eric Kingue.Ces affaires qualifiées d'une part de complicité de pillage en bande lors des émeutes de février 2008 et d'autre part, de détournement de deniers public de la somme de 3 millions de francs cfa devaient connaitre leurs épilogues hier. Après la première audience tenue à la cour suprême le 21 mai dernier au terme de laquelle le ministère public et le conseiller rapporteur proposaient la libération de Paul Eric Kingue, tout le monde s'attendait techniquement et logiquement à son acquittement ce 18-06-2015. Mais comme si il y'avait une volonté de dilatoire, la Cour Suprême du Cameroun à la surprise générale, a dit ne pas être prête à rendre le jugement parce qu'elle n'avait pas en sa possession les originaux du dossier d'instruction, du Tribunal de Grande Instance du Moungo. Un véritable coup de tonnerre qui a suscité beaucoup d'interrogations et de curiosités à savoir comment depuis plus de sept ans que l'instruction judiciaire a été faite dans cette affaire le TGI du Moungo n'a pas pu transmettre aussi bien à la Cour d'Appel qu'à la Cour Suprême, le fond du dossier? La deuxième curiosité de la position de la Cour Suprême hier est de savoir sur la base de quelle pièce la Cour Suprême a fait son rapport et ses réquisitions du 21 mai dernier, qui proposaient la liberation de Paul Eric Kingue? Bien d'autres questions peuvent être posées sur la manipulation et la machination en cours. Confiant, parce que convaincu de son innocence, Paul Eric Kingue continue à croire que très bientôt la vérité va éclater dans ces affaires qui l'ont anéanti depuis bientôt 8 ans. Pour obtenir les originaux d'instruction la Cour Suprême a rabattu le délibéré et a demandé au ministère public de produire ces pièces à l'audience du 16-07-2015. Prenant la parole devant les membres de la Cour Suprême réunis à son audience hier, Paul Eric Kingue a posé la question de savoir pourquoi on lui fait payer cher les fautes dues au disfonctionnement de l'administration judiciaire qui n'a pas pu transmettre depuis sept ans le dossier original que demande la cour? Autrement dit, pourquoi reste-t-il maintenu en prison alors qu'il ne lui appartenait pas de produire ces pièces exigées par la Cour Suprême? Affaires renvoyées donc au 16 juillet prochain. Vous avez été très nombreux à prier pour Paul Eric Kingue et à le soutenir. Il vous renvoie à chacun pris individuellement, sa gratitude et ses remerciements.

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08/07/2015

Courage, PEK, tiens bon ! + Pt Hollande au Cameroun

http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/2015/07/courage-pek-tiens-bon.html

Totalement innocenté mais toujours en prison, Paul Eric Kinguè attend le bon vouloir de la plus haute autorité judiciaire de son pays qui devrait logiquement le libérer de ses chaînes. Faisant preuve d’une surprenante mauvaise fois, la Cours Suprême du Cameroun a prétexté une discutable tracasserie administrative pour infliger à PEK un mois de détention supplémentaire, et il est maintenant à espérer que ce 16 juillet 2015 plus rien ne s’opposera plus à sa libération. La Justice camerounaise ayant parfois des raisons que la raison peine à comprendre, les défenseurs de PEK au Cameroun font preuve de détermination et de ténacité afin d’éviter les incessantes torpilles lancées par ses adversaires comme dans un ultime baroud d’honneur avant de devoir admettre leur inéluctable défaite. Chats échaudés craignant l’eau froide, nous restons confiants mais inquiets ; on ne s’habitue pas aux désillusions. Même s’il ne fait aucun doute qu’un arrêt favorable sera rendu prochainement, tout encouragement venu de l’étranger pour inciter la Justice à dire le droit dans les règles de l’art serait la bienvenue. Dans cet esprit, nous espérons que Mr le Président Hollande aura eu le temps d’évoquer le cas de PEK avec son homologue camerounais SEM Biya durant le bref entretien qu’ils ont eu récemment… même si des analystes mettent sérieusement en doute la grandeur d’âme affichée officiellement par la France en matière de respect des droits de l’Homme quand il s’agit des intérêts supérieurs de la Françafrique. (*) Confidences diplomatiques obligent, nous ne saurons sans doute jamais si le Président du pays des droits de l’Homme aura tenu ses promesses comme elles sont rappelées dans l’article ci-dessous, mais rien ne nous empêche de l’espérer. Confiance et courage, PEK, tiens bon ! HUBERT ARRIVEE DE FRANÇOIS HOLLANDE AU CAMEROUN: LE CAS PAUL ERIC KINGUE AU MENU. Source : https://www.facebook.com/pauleric.kingue Depuis quelques heures les supputations sur l'agenda du président français, François Hollande font les choux gras de la presse nationale. Parmi celles-ci, les dossiers des détenus Lydienne Eyoum et Marafa Hamidou Yaya. La presse nationale qui sait dans la plus part de temps tirer ses renseignements à bonne source malgré ses modiques moyens, semble s'être plantée cette fois ci, en ne fouinant pas sur un cas qui préoccupe au plus haut niveau François Hollande; le cas Paul Eric Kingue dont la procédure est grippée à la cour suprême du Cameroun depuis quelques semaines. Dans une lettre datée du 28 fevrier 2015, et signée de Isabelle Sima, Directeur du Cabinet du Président de la République Française, François Hollande informait monsieur Hubert Ducarme, président du groupe de soutien à Paul Eric Kingue basé au Luxembourg de sa forte préoccupation du cas de l'ex maire de Njombe Penja détenu à la prison de New Bell depuis Février 2008. 《Le Président de la République française a bien reçu le courrier par lequel vous appelez son attention sur la situation de Monsieur Paul Eric KINGUE, ancien maire de Njombé-Penja, emprisonné au Cameroun depuis 2008. Son cas, ainsi que les condamnations dont il a fait l'objet, sont connus des services du ministère des affaires étrangères et du développement international.》 Dans la même lettre François Hollande dit avoir pris connaissance de l'avis du Groupe de Travail des Nations Unies sur les Détentions Arbitraires. 《Nous avons pris connaissance de l'avis du groupe de travail des Nations Unies sur les détentions arbitraires, qui conclut que l'arrestation et la détention de Monsieur KINGUE constituent une détention arbitraire et que le Gouvernement camerounais est donc tenu de prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à cette situation et d'accorder les réparations appropriées à la victime.》 Et pour boucler sa correspondance François Hollande rappelle l'attachement de la France aux questions de droits de l'homme et se donne la mission dans le cadre de son dialogue avec les autorités Camerounaises comme avec ses partenaires internationaux de rappeler au Cameroun ses engagements internationaux quant au problème de Paul Eric Kingue. Voilà qui est clair sur l'un des points dont parleront Paul Biya et François Hollande. Vivement que les deux hommes dénouent cette affaire devenue chronique et suicidaire pour la justice Camerounaise dépassée par les pressions occultes visant à maintenir Paul Eric Kingue en prison. (*) Veuillez trouver ci-dessous le dossier de l'association Survie concernant la tournée au Bénin, en Angola et au Cameroun du Président français François Hollande. http://survie.org/francafrique/article/tournee-africaine-de-hollande-4972 http://survie.org/

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13/07/2015

COUR SUPREME: Affaire Paul Eric Kingue

© Source : paulerickingue.blogs.nouvelobs.com http://www.camer.be/43572/11:1/cameroun-cour-supreme-affaire-paul-eric-kingue-cameroon.html

C'est ce jeudi 16 juillet que la Cour Suprême du Cameroun devra se prononcer sur les procédures pendantes devant elle contre Paul Eric Kingue, ancien maire de Njombe Penja. Au cours de l'audience du 18 juin dernier, la cour suprême dans un revirement inattendu et alors même que le conseiller rapporteur et le ministère public avaient plaidé pour l'acquittement de l'accusé, la Cour Suprême disions-nous, exigeait la production des pièces originales du dossier de procédure de grande instance du Moungo et de l'information judiciaire, à la diligence du ministère public. Aux dernières nouvelles, ces pièces ont bel et bien été acheminées à la Cour Suprême. Sauf sorcellerie, vodou ou manipulation politique donc, cette affaire connaîtra son épilogue ce jeudi, 16 juillet 2015. En attendant, Paul Eric Kingue et sa cellule de communication vous prient d'élever des prières pour sa libération de cet enfer dans lequel il croupit injustement depuis bientôt 8 ans.

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14/07/2015

l’ex-maire de Njombé-Penja perd son frère

© Le Messager : Edouard Kingue

Avant de prendre la route de la Cour suprême jeudi matin à 2 heures pour une 3è audience des recours introduits il y a 5 ans, Paul Eric Kingue a eu le temps de mettre le corps de son aîné à la morgue et de lui murmurer : « attend moi j’arrive». Reviendra-t-il libre ou toujours prisonnier pour enterrer, comme il l’a fait pour son fils en 2011, son frère Ekamby Njoh René, mort de temps d’espoirs déçus, de temps d’émotions contenues, après avoir fait un Avc au lendemain du renvoi le 18 juin 2015 par la Cour suprême, du cas Paul Eric Kingue ? Jeudi 16 juillet 2015, la Cour suprême mettra son honneur en jeu dans le cadre du verdict attendu sur l’affaire Paul Eric Kingue. Sera-t-il acquitté en toute bonne Justice ou l’auguste institution continuera-t-elle à voler la liberté d’un homme à qui on a tout pris, même son fils décédé le 8 mars 2011 dans des circonstances mystérieuses alors qu’il croupit en prison, prisonnier sans crime ainsi que l’a reconnu le ministère public dans son audience de mai dernier? Violations Le 21 mai en effet, l’avocat général et le conseiller rapporteur de la Cour suprême ont requis l'annulation de tous les actes de procédures (Pv d'enquête préliminaire, information judiciaire, décision du Tgi du Moungo, arrêt de la Cour d'appel du Littoral, mandat de détention) décerné contre l'accusé, motif pris de 14 violations de la loi dans des points de droit qui avaient conduit PEK à saisir la Cour suprême en recours depuis cinq ans pour l’affaire qualifiée de ‘détournements de deniers publics’ et trois ans pour la deuxième affaire qualifiée ‘d'émeutes de février 2008’. Renvoyé au 18 juin, on se serait attendu, dans le sillage des réquisitoires de l’avocat général et du rapport du conseiller, à l’acquittement pur et simple de l’ex-maire de Njombe-Penja. Mais quand il s’agit de l’ancien maire Rdpc de Njombe Penja, rien n’est simple. Contre toute attente, la Cour suprême botte en touche et l’affaire est de nouveau renvoyée au jeudi prochain, 16 juillet 2015. Ce dernier renvoi s’étant appuyé curieusement sur le défaut d’originaux du dossier d'instruction du tribunal de grande instance du Moungo. Jadis condamné en instance, puis à la Cour d’appel, sur quelle base donc le ministère public et le rapporteur général de la Cour suprême ont-il travaillé pour arriver aux conclusions du 21 mai sur l'annulation de tous les actes de procédures et la levée de tous les mandats de détention décernés contre PEK dans les deux affaires ? Libération Selon nos informations, 14 violations de la loi ont été énumérées pour annuler les verdicts en instance et en appel. Un des points querellés concerne le défaut d’un acte substantiel qui n’a pu être produit à la Cour suprême. Cet acte d’audience dans le cadre des procédures engagées étant indispensable au jugement et à la condamnation de PEK. Introuvable le long des 160 audiences sur 8 longues années de prison, sur la base de quoi l’ex-maire a-t-il comparu, de tribunal en condamnation ? N’empêche, à la diligence du Tgi de Nkongsamba et de la Cour d’appel du Littoral, les originaux de l’affaire PEK auraient été, dit-on, enfin acheminés à la Cour suprême depuis fin juin. C’est donc pour obtenir les originaux d'instruction que la Cour suprême a rabattu le délibéré et a demandé au ministère public de produire ces pièces à l'audience du 16 juillet, c’est à dire dans quelques jours. En quoi cela concerne-t-il l’accusé PEK toujours en détention? On se met à rêver de la libération de Paul Eric Kingue dans quelques jours, surtout si l’on se souvient d’une jurisprudence de la Cour suprême il y a quelques années, qui avait acquitté un prévenu pour défaut d’originaux d’audience que les parquets d’instance n’avaient pu mettre à la disposition de l’auguste cour. Jurisprudence L’histoire se répéterait-elle heureusement et en toute justice ? La Cour suprême se permettrait-elle de mettre à mal sa propre jurisprudence ? Le célèbre pensionnaire de New-Bell, déclaré prisonnier politique par les organisations des droits de l’Homme des Nations-Unies retournera-t-il dans sa cellule où il vit cloitré depuis 8 ans ? La décennie qui s’écoule n’aura pas été facile pour Paul Eric Kingue. 2008, le ciel lui tombe sur la tête. Membre important du parti au pouvoir, élu du peuple, maire Rdpc de Njombe-Penja, PEK qui croupit toujours en prison avait perdu en 2011 son fils mort dans des circonstances mystérieuses. Aujourd’hui c’est autour de son frère aîné, 65 ans, qui vient de rendre l’âme 3 jours avant l’arrêt attendu de la Cour suprême. Son cœur n’a pas supporté un si long suspens et il a craqué au lendemain du renvoi du 18 juin dernier, lorsqu’il a appris que contre toute attente, PEK retournait en prison. Alors victime d’un Avc, Ekamby Njoh René est décédé le matin du 13 juillet. Il n’accompagnera plus l’ex-maire dans son chemin de croix. Il a craqué de tant d’espoirs déçus, de tant d’émotions contenues.

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16/07/2015

Paul Eric Kingué est libre !

© Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net http://www.cameroon-info.net/stories/0,67117,@,cameroun-paul-eric-kingue-est-libre.html

Depuis Yaoundé, la Cour suprême vient de trancher en dernier ressort sur les affaires qui opposaient l’ex Maire à l’Etat du Cameroun. Pour la troisième fois en l’escape de deux mois, Paul Eric Kingué est parti ce jeudi 16 juillet 2015, de sa cellule de la prison centrale de Douala pour la Cour suprême à Yaoundé. Cette expédition en aller et retour sous forte escorte, l’ex Maire de la Commune de Penja, l’a faite pour la dernière fois ce jeudi car, la plus haute juridiction du pays vient de décider en dernier ressort, de le remettre en liberté après environ sept années d’incarcération successivement dans les prisons de Nkongsamba et Douala, deux villes de la région du Littoral. Ainsi, s’achève heureusement pour Paul Eric Kingué, une mésaventure rocambolesque qui a défrayé la chronique judiciaire et politique, même au-delà des frontières camerounaises. Accusé d’être l’un des instigateurs des émeute de la faim en 2008, la Cour d’Appel de la région du Littoral, avait condamné début année 2010, Paul Eric Kingué à trois ans d’emprisonnement ferme, alors qu’en instance, le tribunal de grande instance de Nkongsamba lui avait collé six ans de prison. Et dans l’affaire opposant le célèbre prisonnier à la Commune de Penja, la Cour d’Appel du Littoral avait prononcé un verdict de dix ans d’emprisonnement contre celui que les proches appellent affectueusement PEK alors qu’en instance, il avait écopé d’une condamnation à vie. C’est cette sentence de dix ans qui retenait encore Paul Eric Kingue dans la prison de New-Bell. Mais, convaincu de son innocence et jaloux de son honorabilité, Paul Eric Kingué avait contre attaqué les deux verdicts de la Cour d’appel du Littoral. Voilà pourquoi la Cour suprême avait été sollicitée pour trancher en dernier ressort. Lors de la première audience, le jeudi 21 mai, les pistes d’une libération certaine avaient été déblayées par le Conseiller rapporteur et le Ministère public en plaidant pour l’acquittement de l’accusé. Finalement, les juges de la haute juridiction ont rendu un verdict qui s’inscrit dans le même registre que celui du Groupe de travail de l’ONU sur la Détention arbitraire qui avait estimé l’année dernière après enquête, que la condamnation de l’ex maire de Njomé-Penja était injuste.

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16/07/2015

Flash: Paul Eric Kingué est enfin libre !

© Camer.be : Hugues SEUMO http://www.camer.be/43692/11:1/cameroun-flash-paul-eric-kingue-est-enfin-libre-cameroon.html Cameroun, Flash: Paul Eric Kingué est enfin libre ! ::

CAMEROONLa Cour Suprême du Cameroun vient de se prononcer sur les procédures pendantes devant elle contre Paul Eric Kingue, ancien maire de Njombe Penja.Les juges de la haute juridiction ont enfin rendu un verdict qui s’inscrit dans le même registre que celui du Groupe de travail de l’ONU sur la Détention arbitraire qui avait estimé l’année dernière après enquête, que la condamnation de l’ex maire de Njombé-Penja était injuste. Pour rappel, Au cours de l'audience du 18 juin dernier, la cour suprême dans un revirement inattendu et alors même que le conseiller rapporteur et le ministère public avaient plaidé pour l'acquittement de l'accusé, la Cour Suprême disions-nous, exigeait la production des pièces originales du dossier de procédure de grande instance du Moungo et de l'information judiciaire, à la diligence du ministère public. Ce qui a été fait par la défense de PEK. Paul Eric Kingué est enfin libre après environ sept années d’incarcération successivement dans les prisons de Nkongsamba et Douala, deux villes de la région du Littoral. Il retournera sur Njombe Penja après avoir reçu sa levée d'écrou. Nous y reviendrons

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16/07/2015

LES PREMIERS MOTS DE PAUL ERIC KINGUE APRES LE VERDICT DE LA COUR SUPREME - Écrit par William Bayiha / News du Camer

http://newsducamer.com/index.php/politique/item/4760-les-premiers-mots-paul-eric-kingue-apr%C3%A8s-le-verdict-de-la-cour-supr%C3%AAme

La cour suprême a décidé de la cassation de condamnation qui maintenait l’ancien maire de Njombe en détention depuis 2008. Dès la sortie de la salle d’audience, l’homme a dit être déterminé à poursuivre son combat pour l’édification d’un système judiciaire plus juste au Cameroun. C’est en homme libre que Paul Éric Kingue est sorti de la salle d’audience de la cour suprême ce 16 juillet en milieu de journée. Noyé dans un bain d’émotions, certains de ses soutiens n’ont pas pu retenir leurs larmes. Pour Paul Éric Kingue cependant après huit ans de détention, la plus grande victoire est celle du droit que la cour suprême a prononcé pour la première fois depuis le début de ses ennuis judiciaires. Les juges de la cour suprême ont statué sur deux affaires Paul Eric Kingue ce jeudi : l’une relative aux émeutes de 2008 et l’autre concernant des présumés détournements de fonds publics. Dans les deux cas, la cour a annulé les décisions des juridictions inferieures. Paul Eric Kingue a annoncé qu’il devrait faire de la lutte pour la promotion des droits de l’homme son cheval de bataille dans les semaines à venir. Mais avant de se relancer dans l’arène publique, le désormais ex-prisonnier a dit vouloir se rendre sur la tombe de son fils décède en en mars 2011 pendant qu’il était dans sa cellule à la prison centrale de Douala. Réaction à la presse Au moment où je regarde le soleil, en homme libre, mon sentiment est un sentiment de joie. La justice vient enfin d’être dite. J’ai toujours cru que la cour suprême me rendra cette justice. Je voudrais dire merci à ces magistrats qui ont eu le doigté de ne pas faire comme leurs collègues des instances. Notre justice est malade, véritablement malade. L’acte que cour suprême vient de poser est l’arbre qui casse la forêt. Il ne faudrait pas que la cour suprême s’érige en juridiction qui vient corriger les jugements que les instances inferieures auraient dû faire. Si c’est le cas, les dommages seront énormes. Je viens de passer huit ans en prison pour rien après avoir perdu un enfant. Il y a deux jours j’ai perdu mon frère ainé. J’ai perdu tout ce que j’avais de ma vie – en dehors de ma propre vie. C’est Dieu qui me maintient debout au regard des péripéties insupportables que j’ai connues. Je voudrais dire que la République tout entière mérite que je lui dédie cette libération. Les Camerounais se sont unis autour de ma cause. J’ai reçu des messages de toutes les couches sociales de ce pays, j’ai reçu les encouragements de toutes les populations de ce pays. Je ne pouvais ne pas dire merci au peuple camerounais. Je m’en voudrais si je ne dis pas un merci particulier à la presse. Cette presse qui a pris fait et cause pour moi, cette presse qui a su me soutenir jusqu’ici, cette presse qui a même été menacée mais qui est restée fidèle pour défendre les droits humains. C’est peut-être une autre face de la presse camerounaise que le monde entier ne connait pas. Je voudrais dire que notre presse est une véritable presse humaine qui mérite d’être soutenue à tous les niveaux. Elle m’a apporté son soutien. Je refuserais d’écraser une larme maintenant en public devant vous… Je vais me retirer pour quelques jours pour aller sur la tombe de mon fils. Je lui dirais que j’avais été injustement accusé, aujourd’hui j’ai été rétabli. J’irai lui demander pardon, pardon parce que j’aurai pu être à ses côtés à son dernier soupir. Mais parce que je me suis engagé dans un combat que je trouve juste et normal qui a fini par lui couter la vie. Je voudrais terminer en disant que mes remerciements vont singulièrement à la diaspora camerounaise qui m’a soutenu en tout temps et qui m’a toujours apporté un message de réconfort chaque fois que j’en avais besoin. J’adresse surtout ce message à monsieur Hubert Ducarme, le président de mon comité de soutien basé au Luxembourg et qui n’a jamais ménagé aucun effort pour m’apporter du réconfort du fond de ces geôles. Vraiment merci ! Mais je vous promets que dans les prochains jours, dans les prochaines semaines peut-être les prochains mois, je reviendrais vers la presse. Permettez-moi d’aller dire merci aux populations de Njombe-Penja qui ont souffert de mon absence et prier sur la tombe de mon fils.

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18/07/2015

CAMEROUN: MESSAGE DE PAUL ERIC KINGUE AU PEUPLE CAMEROUNAIS.

Paul Eric Kinguè

Très chers parents, amis, frères et sœurs, vous avez été très nombreux à vous intéresser, directement ou non, au feuilleton politique ouvert contre ma modeste personne le 28 février 2008, alors que les émeutes de la faim secouaient notre pays. Ce jour-là, une véritable cabale judiciaire venait d'être déclenchée contre moi, avec pour conséquence, mon arrestation sans mandat judiciaire, par 12 camions des forces armées, bondés de militaires, et six pick-ups de gendarmes, alors que je n'étais ni armé encore moins dangereux pour la république. Je venais sans doute d'être accusé sans le savoir, parce que n'ayant jamais été notifié des faits qui m'étaient reprochés. D'interrogatoires à interrogatoires, ma garde à vue et mon séjour à la prison de Nkongsamba n'avaient d'équivalent que l'enfer. Tout était programmé pour ma mort et arriva donc un vent d'espoir venant de vous, peuple Camerounais. Vos soutiens multiformes m'ont redonné la force de tenir. Chaque fois que le désespoir frappait à la porte de ma cellule, je me sentais comme transporté et protégé par une force spirituelle qui n'était autre que vos prières. Je l'avoue, chers parents, amis, frères et sœurs, la majorité écrasante d'entre vous a au moins une fois, demandé au seigneur tout puissant à travers les prières d'intervenir dans ces affaires qui devenaient interminables et qui choquaient la conscience nationale. Grâce à vous donc, les forces occultes, lâches et négatives qui manipulaient à volonté mes procédures ont fini par lâcher prise, consacrant ainsi la victoire de Dieu sur Satan, du bien sur le mal. Le 16 juillet 2015, la Cour Suprême du Cameroun, statuant en dernier ressort a cassé et annulé l'ensemble des complots judiciaires malicieusement montés contre moi. Je ne pouvais pas vivre ce dénouement plein d'émotions, sans vous témoigner ma profonde gratitude et vous dire mes sincères remerciements pour vos prières. Vingt millions de fois, merci à vous, peuple Camerounais. A VOUS MES AVOCATS CONSEILS, vous avez su par votre professionnalisme avéré, me défendre avec brio. La pertinence de votre défense ne pouvait que conduire au résultat obtenu. Trois procès ont étés engagés contre ma personne et trois fois vous les avez gagnés. Il n'est pas donné dans votre métier de faire le plein d'œufs, pourtant vous l'avez fait et le mérite vous revient. Mille fois merci. A LA PRESSE CAMEROUNAISE ET INTERNATIONALE, à travers mes procédures j'ai découvert une autre dimension de vous; votre engagement humaniste. Comme des médecins, vous vous êtes unis pour sauver une vie et vous l'avez fait. Grâce à vous, les manipulateurs et mes bourreaux ont été dénoncés et mis à nus. Vous avez fait feu de tout bois pour barrer la route à l'injustice qui s'abattait sur moi. Les mots me manqueront à jamais pour vous dire merci. Milles fois merci, chers journalistes. Vous méritez mieux que ce que vous êtes aujourd'hui. A MON COMITE DE SOUTIEN ET A LA DIASPORA, vous avez été très nombreux à dénoncer mais aussi à me soutenir moralement et quelques fois matériellement, pourtant vous êtes de nationalités différentes. Sous la houlette de monsieur Hubert Ducarme, à qui je réitère ma profonde reconnaissance, vous avez su m'apporter le support moral qu'il me fallait pour tenir pendant huit ans. Jamais, vous n'avez failli. Comment donc ne pas vous témoigner ma profonde gratitude? Vous êtes des hommes et femmes de cœurs, Dieu seul saura vous le rendre. Mille fois merci. A MA FAMILLE OU CE QUI EN RESTE, je vous aime, malgré la modicité de vos moyens vous m' avez apporté l'amour dans l'union, mes larmes n'ont pas encore séché après le décès il y'a quelques jours de notre frere ainé qui n'attendait que de me voir sortir de cet enfer pour reprendre espoir. Mais, hélas le destin en a décidé autrement. Il restera gravé dans mon cœur. A Paul Eric Kinguè Junior parti trop tôt, mon combat consistera à honorer sa mémoire dans un combat acharné pour le renforcement d'un état de droit au Cameroun. Cette lutte sera inébranlable. A vous ma famille, mille fois merci. A MARAFA HAMIDOU YAYA, BIFOUNA NDONGO, NTYAME NTYAME MICHEL, OWONO OWONO, REMI ZE MEKA, ASSOUMOU, KITIO EDOUARD, GAMBO HAMAN, AKOUE MENGUE RICHARD, PHP, SPM, CAPLAIN, FAKO RENE, NGOUSSOUMO BLAISE ET NDJODO LUC, vous êtes pardonnés. Dieu seul se chargera de vous juger et chacun de vous lui rendra compte du rôle joué dans cette machination qui s'achève ce jour. Milles fois merci à vous aussi. AUX POPULATIONS DE NJOMBE-PENJA ET BOUBA, au moment où vous me donniez vos suffrages, vos espoirs et vos attentes étaient grands. Vous rêviez donc de voir vos conditions de vie changer et vos progénitures encadrées. Comme un tsunami vos espoirs ont été nettoyés et lessivés par une horde de voyous et leurs complices, parlant au nom de l'État, dont le seul objectif était de préserver des prébendes tirées de votre sueur sous forme d'esclavagisme des temps modernes. Pendant huit ans vous êtes restées sans voix, sans guide et dans une misère inqualifiable. Vous avez défraîchi et plusieurs d'entre vous sont décédés sans voir aboutir ce rêve que vous et moi avons commencé à bâtir ensemble. Mon combat pour vous reste et demeurera inébranlable jusqu'à ce que le changement tant voulu se matérialise. Votre présence massive à chacune de mes audiences et vos prières quotidiennes érigées dans chacun des domiciles de Njombe-Penja m'ont permis de tenir longtemps. Ce combat continuera sans faiblesse. Cent mille fois, merci. PAUL ERIC KINGUE (PEK)

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20/07/2015

COMPTE RENDU D'AUDIENCE DU 16 JUILLET 2015.

Hier, se tenait à la Cour Suprême, statuant en dernier ressort en matière criminelle, les audiences de Paul Eric Kinguè. L'une portait sur les émeutes de février 2008 et l'autre sur le détournement de deniers publics. A - Sur l'audience des émeutes de février 2008, il a été décidé ce qui suit: la Cour Suprême casse et annule la décision rendue par le tribunal de Grande Instance du Moungo. Elle annule également les actes du juge d'instruction du même tribunal pour violation de la loi. Casse et annule l'arrêt de la cour d'appel du littoral et enfin, lève tous les mandats de détention provisoire et d'incarcération décernés contre Paul Eric Kinguè. Renvoie le tribunal de Grande Instance du Moungo à mieux se pouvoir car toute la procédure a été émaillée de violations inacceptables de la loi, d'un bout à l'autre. En conclusion, dans cette affaire Paul Eric Kinguè est complètement blanchi avec pour conséquence un extrait de casier judiciaire sans tâche. B - Sur l'audience de détournement de deniers publics, la Cour Suprême a décidé ce qui suit: tous les actes de l'enquête préliminaire ont été pris en violation de la loi; toute la procédure de l'information judiciaire a été annulée, faute de violations graves de la loi; l'arrêt de la cour d'appel le condamnant à dix ans d'emprisonnement ferme est cassé et annulé; la Cour Suprême renvoie l'affaire au Tribunal de Grande Instance du Moungo pour y être reprise dans le respect strict de la loi mais en attendant, lève tous les mandats de détention provisoire et d'incarcération pris contre Paul Eric Kinguè parce que illégalement fait. Question: Cette procédure peut-elle être recommencée à Nkongsamba? Non, c’est absolument impossible juridiquement pour deux raisons: 1-Cette procédure n'a ni plaignant ni partie civile. Pour qu'elle reprenne il faut que la commune de Penja se plaigne et soit partie civile, or depuis son déclenchement la commune a toujours déclaré n'avoir jamais subi de préjudice; a toujours refusé de porter plainte et de se constituer partie civile, abandonnant le ministère public tout seul dans cette procédure. 2-L'executif communal ayant changé depuis le déclenchement de cette affaire, un maire n'ayant pas vu sa commune subir un préjudice ne peut engager celle-ci a une démarche aussi périlleuse qui peut exposer la commune et l'état à payer des dommages et intérêts énormes le moment venu en terme de milliards à Paul Eric Kinguè. Pour finir, l'opinion nationale et internationale doit enregistrer que trois procès ont été lancés par l'Etat du Cameroun contre Paul Eric Kinguè et les trois procès ont été gagnés par cet accusé. Devant une telle réalité il ne reste plus à l'Etat du Cameroun qu’à reconnaitre ses erreurs, à demander pardon, à réparer les préjudices causés à l'intéressé, le remettre dans son état social et professionnel antérieurs, plutôt que de faire le bras de fer avec son citoyen. Un Etat responsable, honorable et respectable, n'engage pas de guerre contre ses citoyens, surtout lorsqu'il est fautif. A bon entendeur...

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20/07/15

Njombé Penja attend déjà « son maire »

© Mutations : Blaise Djouokep, de retour de Njombé-Penja http://www.camer.be/43796/11:1/cameroun-denouement-njombe-penja-attend-deja-son-maire-cameroon.html

Les populations s’impatientent tandis que les hommes politiques soutiennent que son retour va animer la scène politique de la ville. L’arrondissement de Njombé Penja s’est réveillé samedi dernier dans son calme habituel. A Njombé comme à Penja, les habitants vaquent à leurs activités champêtres et commerciales. Des jeunes se livrent à l’activité de moto-taxis. La ville est tranquille. Tout le monde a encore en mémoire l’arrêt rendu par la Cour suprême du Cameroun deux jours plus tôt, qui sonnait la fin de la détention de Paul Eric Kinguè, ancien maire de cette commune. « Nous sommes bien au courant. Tout le monde ici sait que Paul Eric Kinguè va être libéré. Nous avons eu l’information ce jour-là même par sms ou des appels », informe un jeune conducteur de moto-taxi, la vingtaine à peine sonnée, rencontré au carrefour de Njombé. A l’évocation du sujet au marché de Njombé, les passions se déchaînent. Le sujet passionne. « C’est bien qu’il ait été libéré. Il avait déjà trop mis long en prison alors qu’il n’est ni un voleur, ni un criminel », note un vendeur de plantain. « C’est une bonne nouvelle. Mais, c’est quand je le verrai que je vais croire. Ce pays est trop compliqué. On peut dire qu’on va le libérer et il reste encore en prison », relève une commerçante dubitative. Des résidents de Njombé ne manquent pas de mettre en garde Paul Eric Kinguè. « S’il se comporte bien, il va reprendre son poste. Qu’il sache que tout le monde n’est pas content. Qu’il n’oublie pas les raisons qui l’ont conduit en prison et qu’il agisse avec plus de tact. Qu’il fasse plus attention », note un jeune homme. Même ambiance à Penja. Et, dans la maison de l’ex-maire, c’est également la joie, malgré le deuil (le frère ainé de Paul Eric Kinguè est décédé quatre jours plus tôt). «Un accueil chaleureux lui sera réservé. Les populations savent qu’il est en prison parce qu’il combattait pour le bien de la ville », note Nicolas Jacques Etondè Eyei, beau-frère de l’ex-maire qui poursuit. « Ses adversaires politiques savent désormais qu’il est populaire, qu’il est un héros, qu’il a le soutien de la population. Ils ont donc peur parce qu’il ressort de la prison grandi ». Jeu politique Justement, à la mairie de Penja, le sujet est presque tabou. Approché, un employé de la mairie évite la question. « Je ne peux rien vous dire à ce sujet. Vous feriez mieux d’attendre le maire », lance-t-il. L’employé poursuit : « il devait être là depuis 10h pour célébrer un mariage ». Il est pourtant déjà 10h45min. Et c’est une heure plus tard que va se pointer le 3ème adjoint du maire qui va célébrer le mariage. Cependant, son indifférence face à l’acquittement de l’ex-maire est bien visible. « Je n’ai pas de déclaration à faire à ce sujet », puis, sur insistance du reporter, il lance, visiblement peu rassurant, « c’est une bonne nouvelle. On l’a accueillie favorablement ». Pourtant, du côté de l’opposition, la nouvelle semble réjouir. « C’est un fils du village. La nouvelle nous réconforte. Il va encore mettre beaucoup d’ambiance sur le plan politique dans la ville. Il faut qu’il vienne afin qu’il y ait un vrai jeu politique », note Rigobert Nzinga, conseiller municipal Sdf. Il salue également les actions menées par Paul Eric Kinguè pendant le peu de temps passé comme maire. « En peu de temps passé à la mairie, il a prouvé que s’il avait plus de temps, il ferait de bonnes choses. Il a électrifié la ville, ce que ses prédécesseurs n’avaient jamais fait, il a créé des forages, combattu les tracasseries policières, il a aidé les populations à se faire établir des cartes nationales d’identité », énumère le conseiller municipal Sdf. Cependant, lorsqu’il retrouvera effectivement la liberté, la première chose à faire par Paul Eric Kinguè sera d’organiser les obsèques de son frère aîné, décédé le dimanche 12 juillet 2015 des suites de maladie. D’après ses proches, c’est après sa libération que sera établi le programme des obsèques. L’ex-maire de Njombé Penja avait déjà perdu son fils pendant son séjour en prison.

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20/07/2015

Au Tribunal: Paul Eric Kingué comparaîtra libre

© Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG | Cameroon Tribune

http://www.cameroon-info.net/stories/0,67156,@,cameroun-au-tribunal-paul-eric-kingue-comparaitra-libre.html

Paul Eric Kingué, l’ex-maire de la commune de Njombé-Penja, dans le département du Moungo, région du Littoral a été porté en triomphe jeudi dernier par sa famille, ses amis et connaissances à l’esplanade de la Cour suprême à Yaoundé. Des cris et même des pleurs fusaient de partout, en signe de joie. « Notre maire légitime est enfin libéré. Dieu est grand ! La justice a été enfin rendue », a-t-on entendu dans la foule. C’était après que cette haute juridiction a rendu son verdict dans le cadre du dossier relatif au détournement de deniers publics. Affaire pour laquelle Paul Eric Kingué a passé huit ans en prison. « La Cour suprême vient de dire le droit dans le cadre de cette affaire, parce qu’elle nous a suivis dans le mémoire ampliatif. C’était également la position du rapporteur et la même chose avec les réquisitions du ministère public. Ce qui veut dire que les deux procédures étaient entachées d’irrégularités criardes qui ne pouvaient en aucun cas être couvertes à un certain moment », a indiqué Me René Manfo, conseil de l’accusé. Au cours de cette audience qui n’a duré que quelques minutes, la Cour suprême par la voix de Mme Abomo, présidente de la collégialité de la Chambre pénale, après avoir reçu toutes les pièces certifiées par le conseil de l’accusé a cassé et annulé toutes les décisions rendues auparavant ainsi que les procédures qui ont suivi lesdites condamnations. En plus de ces décisions, elle a levé le mandat de détention provisoire de l’accusé et demandé aux juridictions inférieures, à savoir le Tribunal de grande instance du Moungo à Nkongsamba de reprendre toutes les procédures. « Paul Eric Kingué est libre même si les procédures vont reprendre à Nkongsamba devant le Tribunal de grande instance (TGI) autrement composé parce que le mandat de détention qui le gardait en prison a été levé. Il est désormais libre », a conclu Me René Manfo. Pour sa libération, Me René Manfo rassure : « Nous allons nous rapprocher du greffe de la Cour suprême pour que la libération soit faite le plus rapidement possible. »

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23/07/2015

PEK quitte la prison centrale de Douala-New Bell ce Jeudi 23 Juillet 2015

© Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net

http://www.cameroon-info.net/stories/0,67209,@,cameroun-paul-eric-kingue-quitte-la-prison-centrale-de-douala-new-bell-ce-jeudi-.html

Une semaine, jour pour jour, après sa libération par la Cour suprême à Yaoundé, Paul Eric Kingué va quitter sa cellule de la prison centrale de New-Bell à Douala au courant de cette journée du jeudi 23 juillet 2015. Il a bouclé hier Mercredi, la procédure administrative de levée d’écrou. L’ex Maire de la Commune rurale de Njombé-Penja va ainsi librement retrouver les siens après environ sept années de privation de liberté, marquée par un long feuilleton judiciaire plein de rebondissements. Accusé de détournement de derniers publics et d’incitation à la révolte, l’accusé qui a toujours clamé son innocence, avait saisi la Cour suprême pour trancher en dernier ressort. Le jeudi 16 juillet 2015, la haute juridiction avait rendu son verdict après deux renvois. Les juges ont décidé ce jour de casser pour vice de forme et violation de procédure, les sentences des juridictions inférieures qui ont privé Paul Eric Kingué de liberté depuis environ sept ans. «Il y avait deux procédures devant la Cour suprême: les condamnations pour incitation à la révolte lors des émeutes de février 2008 et pour détournement de biens publics à la Commune de Njombé-Penja. Dans mes mémoires, j’ai attaqué toutes ces décisions parce que j’estimais que la procédure n’a pas été respectée. La Cour suprême m’a suivi dans mon raisonnement, en annulant les jugements rendus à Nkongsamba par le tribunal de grande instance et les arrêts de la Cour d’appel du Littoral. Ensuite, puisque le mandat de détention provisoire était signé à Nkongsamba, la Cour suprême a levé ce mandat de détention provisoire pour qu’il soit en liberté. En effet, la Cour suprême a ordonné la mise en liberté de Paul Eric Kingué. Maintenant, elle a dit que si les gens estiment qu’ils vont reprendre la procédure, que cette procédure aille reprendre de nouveau à Nkongsamba. Mais, Paul Eric Kingue doit sortir de prison» expliquait Maitre Manfo René, conseil de Paul Eric Kingué, après acquittement de son client…

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23/07/2015

Paul Eric Kinguè vient de quitter la prison de New Bell

© Camer.be : La rédaction

http://www.camer.be/43903/11:1/cameroun-last-minute-paul-eric-kingue-vient-de-quitter-la-prison-de-new-bell-cameroon.html

Paul Eric kingué a quitté la prison de New bell à Douala il y a quelques minutes, attendu par les siens venus saluer avec émotion sa rentrée dans le monde libre.L’ancien Maire de la Commune rurale de Njombé-Penja a pu retrouver les amis et proches venus nombreux de Njombe Penja pour l'accompagner à son domicile de Njombe Penja Paul Eric Kingué, était accusé de complicité pillage en bande et de détournement de deniers publics. C'est ainsi qu'à la fin des émeutes qui ont secoué le Cameroun en février 2008,Paul Eric Kingue est arrêté par des gendarmes et l'armée. La Cour suprême, la plus haute juridiction du pays, a vidé jeudi dernier(16 juillet 2015,Ndlr) les deux affaires dans lesquelles il était poursuivi depuis 2008 et qui lui avaient valu une condamnation à perpétuité. Paul Eric Kingue paye pour avoir dénoncé l'incivisme fiscal de la Php, filiale camerounaise de la Française Compagnie fruitière, qui exploite de la banane à Njombé-Penja. Fin octobre 2014, le groupe de travail sur la détention arbitraire de l'ONU a recommandé au Cameroun de libérer Paul Eric Kingue et de le dédommager pour détention arbitraire. Nous y reviendrons Crédit photo:Gerard Kuissu

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25/07/2015

« merci à Marafa Hamidou Yaya et ses complices »

© Mutations : Propos recueillis par Blaise Djouokep

http://www.camer.be/43944/6:1/cameroun-paul-eric-kingue-merci-a-marafa-hamidou-yaya-et-ses-complices-cameroon.html

L’ex maire de Njombé-Penja annonce également qu’il va retourner en politique même s’il ne précise pas encore les couleurs du parti qu’il va arborer. Maintenant que vous êtes effectivement libre, comment vous sentez-vous après avoir passé huit ans en détention ? C’est véritablement un grand jour et je suis satisfait de le vivre. Quand j’entrais en prison, je n’étais pas convaincu que je vivrais ce moment parce que les pronostics étaient tels que mes adversaires avaient juré que j’allais mourir en prison. Mais, j’ai eu foi en Dieu, j’ai aussi cru en la justice de mon pays même si la justice telle qu’elle est rendue dans mon pays mérite d’être véritablement nettoyée. La Cour suprême a rendu un acte fort. Mais, comme je l’ai dit, il y a quelques jours, l’acte que la Cour suprême rendu est simplement l’arbre qui cache la forêt parce que, je continue à le dire, la Cour suprême ne doit pas s’ériger en juridiction qui vienne corriger les manquements des magistrats de 3ème et de quatrième grade. Quand on est magistrat, on doit être juste. Mais, je voudrais dire également que l’exécutif doit cesser d’infantiliser la magistrature. Aujourd’hui, je suis convaincu que les magistrats ne sont pas libres de leurs actes. 80% d’entre eux sont bien formés, mais 90% rendent des jugements en fonction des instructions formelles qui leur sont données par l’exécutif. Pourtant, dans un Etat de droit, l’exécutif devrait être séparé du judiciaire et du législatif. Comment entrevoyez-vous l’avenir ? Je ne peux pas faire de projet particulier pour l’instant. Ma préoccupation immédiate c’est d’aller prier sur la tombe de mon fils, d’avoir une pensée pour Lapiro de Mbanga qui, en réalité, s’il vivait, serait en extase aujourd’hui, serait en communion avec moi. Je dois aller prier tous ceux-là qui nous ont quittés et que je ne pourrais plus revoir parce que contraint par la justice de rester derrière les barreaux. Mais, permettez-moi de me retirer en disant merci à Dieu, aux populations de Njombé-Penja qui ont été sevrées de leur enfant pendant des années. Merci également à la presse qui, à l’unisson, a décidé de barrer la voie à l’injustice. Cette injustice que j’ai vécue pendant huit ans. Mais, je dirai également merci à la diaspora camerounaise, surtout à mes avocats parce qu’ils ont cru en mon innocence. Quand ils ont ouvert mon dossier, ils ont vu qu’il n’y avait rien dans ce dossier. Aujourd’hui, l’histoire leur a donné raison. Je voudrais clôturer en disant merci à mes bourreaux. Je pense notamment à Marafa Hamidou Yaya et ses complices qui m’ont jeté en prison injustement. Je leur dit merci parce qu’ils m’ont certainement permis de mieux comprendre la vie ; d’avoir désormais le baromètre de la vie devant moi. Je sais désormais où est-ce que je dois aller, comment est-ce que je dois vivre en société. Allez-vous poursuivre votre carrière politique ? Je souhaiterais vous rassurer en affirmant que les huit années que je viens de passer en prison m’ont donné beaucoup plus de force à rentrer en politique. La première réponse que j’aimerais apporter est que je rentre de pleins pieds en politique. Non pas pour moi, mais, pour essayer de corriger toutes les saletés et injustices que les gens vivent de part et d’autre au Cameroun. Mois je suis en train de sortir aujourd’hui mais je peux vous rassurer que j’ai laissé beaucoup de camerounais à la prison de New-Bell et certainement, beaucoup vivent également cette injustice à Kondengui et ailleurs dans d’autres prisons. Je vous en parlerai le moment venu. Votre retour en politique va-t-il se faire dans le Rdpc ou en dehors du Rdpc ? Pour l’instant, je préfère ne pas répondre à cette question parce que j’estime qu’après être revenu de mon congé, je vais me prononcer. Je n’ai pas signé un pacte avec le Rdpc. Je ne crois pas au parti parce qu’il faut suivre la masse. Je vais me prononcer clairement dans les prochains jours et vous saurez si je vais rentrer ou non dans le Rdpc.

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24/07/2015

AIR DE LIBERTE: PAUL ERIC KINGUE

Hervé Villard Njiélé

http://www.lanouvelleexpression.info/index.php?option=com_k2&view=item&id=1647:air-de-libert%C3%A9-paul-eric-kingu%C3%A9-retrouve-enfin-penja&Itemid=664

L’ex maire de Njombe-Penja incarcéré depuis 2008 à la prison Centrale de Douala a été libéré ce jeudi 23 juillet en présence d’une foule de curieux et des membres de son comité de soutien. La prison Centrale de Douala était noire de monde ce jeudi 23 juillet 2015. A l’occasion de la libération de l’ex maire de Njombe Penja Paul Eric Kingue, les médias, une foule de curieux, les membres de sa famille et ses amis et connaissances se sont mobilisés en ce lieu pour vivre en direct ce moment historique de la vie de cet homme incarcéré depuis sept ans. Les membres du Comité de soutien de Paul Eric Kingue, des femmes, des hommes et des jeunes venus du département du Moungo étaient plus nombreux et attendaient avec impatience la libération de leur «maire». Les uns autour du car de transport qu’ils ont emprunté pour se rendre à Douala, les autres massés autour de l’entrée principale de la prison centrale de New-Bell, tous attendaient avec impatience cet instant fatidique. Toute ouverture du portail donnait lieu à une bousculade. Puisque personne ne voulait rater la sortie de l’ex maire de Djombé- Penja. Présents devant la prison depuis 8h du matin ces jeunes ne se souciaient pas du temps. «Nous sommes ici depuis 8h. On est parti du Moungo à 5h. Et nous attendons qu’on libère notre maire. Nous sommes de tout cœur avec lui. Même s’il faut que l’on passe la journée ici on va le faire», déclare l’un des membres du Comité de soutien de Paul Eric Kingue. Les conducteurs de moto-taxi , surpris par l’attroupement devant la prison , s’arrêtaient aussi pour savoir ce qui se passe. Ce qui a créé un bouchon devant ce pénitencier. Lorsqu’à 13h 15 minutes l’on annonce la sortie de l’Ex-maire de Njombé-Penja, les cris s’élèvent. La foule nombreuses chante et danse. Son nom est scandé en signe de triomphe. Les gardiens de prison chargés d’assurer la fluidité de la circulation sont débordés. Malgré les menaces proférées, personnes ne les écoutent. Chacun veut voir et toucher Paul Eric Kingue qui vient de sortir. Les journalistes et reporters sont dans la danse. Il ne faut rater aucune image. Les flashes des appareils photos crépitent. Les Ipad, les téléphones sont mis à contributions. Chacun veut immortaliser cet instant. C’est après avoir embrassé les siens et serrer la main à quelques connaissances que Paul Eric Kingue qu’accompagnait son avocat Me Rene Manfo a quitté la prison de Douala sur les applaudissements de la foule heureuse. Festivités. Pour festoyer avec ses proches amis et connaissances pour savourer ses premières heures de libération, Paul Eric Kingue et son entourage ont partagé un repas fraternel dans un restaurant chic situé non loin du Rond Point Deido à Douala. Après s’être copieusement délecté de son bol de salade de fruit, l’ex maire de Njombe-Penja qu’accompagnait Célestin Djamen militant du Sdf et plusieurs autres proches, a reconnu qu’il fait beau vivre quand on est libre. «Ce repas a un goût particulier et une saveur particulière. Il est dépourvu de la saveur du stress oxydant qui te hante quand tu es en prison. C’est un stress qui tue», commente l’ex maire de Njombé-Penja le sourire au coin. Pendant qu’il partageait son premier repas avec ses sympathisants, Paul Eric Kingue a remercié les ressortissants de Njombé-Penja l’ayant soutenu durant ce calvaire, qui a duré plus de sept ans. «Mes mamans, mes frères, merci beaucoup pour le soutien. Je suis content de vous revoir tous. J’avais peur d’appeler à partir de la prison pour qu’on m’annonce la mort de l’un d’entre vous. Maintenant que je suis libéré, nous allons faire ensemble le deuil de ceux d’entre vous qui sont morts. Le plan de l’ennemie qui voulait que je meurs en prison a échoué. Nous allons célébrer ma libération dès mon retour à Njombé-Penja», a-t-il déclaré très heureux. C’est dans une symphonie des chants d’allégresse que Paul Eric Kingue vêtu d’un chapeau blanc, d’une chemise satin blanche et d’un pantalon Jean bleu a passé ses premières heures de liberté. Non sans remercier tous les medias qui ont à leur manière contribué à sa libération.

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28/07/2015

PEK accueilli en héros à Njombé-Penja

© Mutations : Blaise Djouokep

http://www.camer.be/44056/11:1/cameroun-paul-eric-kingue-accueilli-en-heros-a-njombe-penja-cameroon.html

Comme un véritable héros. C’est ainsi que Paul Eric Kinguè a été accueilli par les populations de Njombé et de Penja. Les messages portés sur les pancartes et tee-shirts étaient assez clairs et explicites. On pouvait ainsi lire. « Long Life Paul Eric Kinguè », « Nelson Mandel a », « notre maire est de retour », étaient notamment écrits sur les pancartes. On pouvait aussi lire sur les tee-shirts, « Cour suprême, bravo. Longue vie à Paul Eric Kinguè. Merci Me René Manfo ». Et pour joindre les actes aux écrits, tout Njombé n’avait d’yeux et de bouche que pour Paul Eric Kinguè lorsqu’il a mis les pieds à terre, juste avant le carrefour de Njombé. Une marée humaine l’attendait. Vendeurs de fruits, de plantains, boutiquiers, conducteurs de moto-taxis, ont abandonné leurs activités pour souhaiter la bienvenue à leur maire. « C’est notre véritable maire ici », « il est revenu pour nous », « c’est notre sauveur », pouvait-on entendre dans la foule. Personne n’est resté indifférents, enfants, parents, vieux, jeunes, moins jeunes, personnes du troisième âge, tous ont suivi Paul Eric Kinguè du marché des fruits jusque pendant tout le tour de la ville de Njombé. Et la foule après lui grossissait au fur et à mesure qu’il avançait. « Du jamais vu à Penja. Il est accueilli comme un ministre », lance un jeune. Le tour de la ville de Njombé va durer plus d’une heure, à pied. L’accueil est plus gigantesque à Penja. Des gens se bousculent pour le toucher. La foule s’étend à perte de vue, sur plus d’une centaine de mètres. La circulation sera pratiquement coupée. Les forces de l’ordre seront pratiquement dépassées par la marée humaine. Les véhicules en provenance de la région de l’Ouest ne sont pas restés indifférents à ce spectacle. « C’est vraiment Paul Eric Kinguè », interroge un homme, la quarantaine environ avant de sortir son téléphone portable pour immortaliser la scène. Des mamans sexagénaires chantent. Certaines font des témoignages, racontant comment Paul Eric Kinguè les a sauvées des situations inespérées. « Il a bien fait d’être à pied, ainsi, tout le monde le voit. C’est mon sauveur », lance un homme âgé. La marche à pied et le bain de foule va également durer plus d’une heure à Penja. Et avant de regagner son domicile, Paul Eric Kinguè va faire un tour par la mairie avant d’être accueillie à son domicile par sa sœur ainée qui va lui remettre l’arbre de paix devant une foule, comblée, conquise, acquise à sa cause. Meeting Pendant tout ce parcours, Paul Eric Kinguè va tenir trois meetings, dont deux à Njombé et un à Penja. Le premier va être donné dans la Cour de l’Ecole Saint Charles de Njombé. « Je vous remercie tous. Vous mes papas, vous mes mamans, vous mes frères et sœurs qui ne m’avez pas abandonné. Vous m’avez toujours soutenu par vos prières. Après huit années de captivité, la Cour suprême a trouvé que je n’ai rien fait et je suis maintenant devant vous. Je suis parmi vous et je ne vous quitterais plus », a-t-il remercié, en pidgin, les populations, pendant près de dix minutes. Deuxième meeting, au grand marché de Njombé, devant des centaines de personnes, il est 13h15. Montant sur une estrade apprêtée pour la circonstance, Paul Eric Kinguè délivre son message. « J’ai été mis en prison pour rien et le Seigneur a fait qu’on me libère. Je suis désormais avec vous. Je serais toujours avec vous. Je suis venu vous dire merci pour votre soutien », lance-t-il avant de poursuivre. « Vous m’avez soutenu et je vous demanderai encore de me soutenir le moment venu. Ce jour-là n’est plus long. J’aurais encore besoin de votre soutien massif. Je sais que vous avez beaucoup soufferts de mon absence. Mais, rassurez-vous, chers parents, chers frères et sœurs, la souffrance est terminée. Je compte sur vous. Faites-moi confiance », a-t-il indiqué à une foule conquise. Le message qui a été tenu à Penja était quasiment le même. Un message qui annonce son retour en politique. Un message dans lequel il appelle les populations à le soutenir sans conditions. Paul Eric Kinguè n’a pas manqué d’adresser son soutien aux forces de défense qui se battent contre la secte Boko Haram et déploré les pertes en vies humaines du fait des deux explosions kamikazes déjà commises en terre camerounaises.

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04/08/2015

AFDi: Paul Eric KINGUE est acquitté et libéré

AFDinternational Département Afrique Subsaharienne Bruxelles, Belgique http://afdinternational.org/index.php/fr/communiques-de-presse/afrique-subsaharienne/158-cameroun-paul-eric-kingue-est-acquitte-et-libere

La Cours Suprême du Cameroun par la voix de Madame Abomo, Présidente de la collégialité de la Chambre Pénale, a cassé et annulé toutes les décisions de condamnation antérieurement prononcées dans les différentes causes à charge de Paul Eric Kingue. La Haute Cour a estimé que lesdites décisions rendues antérieurement étaient entachées d’irrégularités. Elle a, en conséquence, levé les mandats de détentions qui entravaient depuis plus de sept années la liberté de Paul Eric Kingue. En clair, Paul Eric Kinguè qui avait été mis en prison en février 2008 et avait dû faire face à trois procès entachés d’irrégularités à son encontre a finalement obtenu Justice, en dernier recours. Dans une tribune publiée dans divers organes de presse, Paul Eric Kingue a remercié les magistrats de la Cours Suprême de son pays tout en regrettant qu’elle ait eu à s’ériger en juridiction de correction des jugements des instances inférieures. « Notre Justice est malade… », concluait-il, au regard de nombreuses évidences sur les incohérences des dossiers. AFD International a suivi avec une attention toute particulière le déroulement de ces affaires dans lesquelles ont pu naître de forts soupçons de collusion entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Ce fait avait déjà été soulevé , par un groupe de travail des Nations Unies dans une recommandation faite à l’État du Cameroun. Près de huit années après son arrestation et sa détention abusive, les véritables raisons de la machination judiciaire contre Paul Eric Kingue sont toujours soigneusement occultées. Celles-ci n'ont été évoquées qu'une seule fois lors des plaidoiries des avocats de la défense, en présence des membres de la mission d’observation d’AFD International lors du procès de 21 juillet 2011. D’après les avocats de la défense, les différentes procédures engagées contre PEK ont donné lieu à des procès marqués par des irrégularités de procédure, de faux témoignages, de disparition de preuves, de manœuvres dilatoires, visant à maintenir ‘ad aeternam‘ Paul Eric Kingue en détention. Cette démarche a été suivie d’une autre mission d’observation menée en mars 2012, sous la bannière d’AFD International par Maître Guillaume Tefengang (Avocat au barreau de Bruxelles, et par ailleurs Directeur de notre département Afrique Sub-Saharienne). Ladite mission a renforcé la défense de Paul Eric Kingue jusque-là assurée par Maître René MANFO des procès en appel devant la Cours d’Appel de la Région du Littoral. Maîtres Simplice Ferdinand Wabo Mabou (Barreau de Luxembourg), Isa Gultaslar, Maîtres Samira Gazzaz et Redwan Mettioui (Barreau de Bruxelles), étaient de tous les combats. Nous tenons à leur exprimer ici toute notre reconnaissance. Il est à noter que lesdits avocats ont obtenu l’acquittement de Paul Eric Kingue devant la Cour d’Appel du Littoral à Douala. Nous considérons que le dénouement heureux de cette affaire est une victoire pour la Justice camerounaise et s’inscrit dans la volonté du gouvernement camerounais qui s’est engagé depuis quelques temps maintenant à lutter contre l’impunité et la corruption, en ce compris celles orchestrées et entretenues par des grandes multinationales. L’affaire PEK aura été une opportunité pour l’Etat du Cameroun de respecter ses engagements pris tant sur le plan national qu’international, de mettre tout en œuvre pour que la justice soit rendue. L’issue des Affaires Paul Eric Kingue nous conforte dans l’idée que la Justice Camerounaise a pris son envol, donc son indépendance. AFD International tiens à saluer tous les avocats, le comité de soutien de PEK qui a tenu un rôle majeure pour la sensibilisation auprès du grand public et toutes les personnalités qui ont contribué, de près de loin, tant au Cameroun qu’à l’international à mettre la lumière sur l’affaire PEK et pour que JUSTICE soit RENDUE.

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04/08/15

M.N.Njog / AURORE PLUS

http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/2015/08/pek-les-supputations-vont-bon-train.html

PEK va-t-il créer un parti politique? (voir sur ce blog)

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