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24 septembre 2010

Par Blaise-Pascal Dassié, Le Messager

http://fr.allafrica.com/stories/201009240814.html 

Un proche de Paul Eric Kinguè arrêté en plein procès

Renvoyée pour hier 23 septembre 2010 pour audition des témoins de l'accusation, l'affaire Paul Eric Kinguè du nom de l'ex-maire de la commune d'arrondissement de Njombé-Penja arrêté dans le cadre des émeutes de la faim de février 2008 a failli quelque peu être perturbée par l'arrestation de Njanga Jean, chef traditionnel du village Njanga à Yabassi.

Président des grands travaux à la commune de Njombé-Penja et proche de Paul Eric Kingué, il a été arrêté et conduit manu militari à la brigade de recherches de Bonanjo.

Selon le commandant de cette brigade rencontré par Me Momo Jean de Dieu, il s'agirait du deuxième cerveau des émeutes de la faim après Paul Eric Kinguè contre qui un avis de recherche avait été lancé.

Or selon Me René Manfo, Jean Njanga a plusieurs procédures contre le sieur Daniel Nsonga, l'instigateur de la poursuite. « Parmi toutes ces procédures, une passe le 7 octobre 2010 à la Cour d'appel de la chambre correctionnelle.

Dans cette procédure, Jean Njanga avait eu gain de cause et Nsonga Daniel avait été condamné à 5 ans d'emprisonnement ferme et avait interjeté appel. C'est pour cela qu'il tient à le mettre hors d'état de nuire.

Avec la complicité de certaines autorités administratives, Daniel Nsonga vend des hectares de terrain dans le village de Njanga jusqu'à ce jour et des procès sont en cours à ce sujet », soutient l'avocat.

Et de poursuivre : « Ceci anime la haine contre lui parce qu'il venait de faire une sortie médiatique pour attirer l'attention de la communauté sur le fait que le maire actuel est en voie de percevoir 10 millions de Fcfa pour la construction du tronçon Bonako-Njanga, non loin de Loum. Le fait de citer son nom parmi les instigateurs des émeutes de février 2008 n'est pas innocent ».

Pour le conseil des avocats de l'accusé, « à l'état actuel du droit positif au Cameroun, aucun citoyen en dehors d'un flagrant d'élit ne peut être privé de sa liberté même pour une heure si ce n'est en exécution d'un mandat d'amener ou d'arrêt et obligation à l'officier qui procède à cette interpellation de brandir le titre sur la base duquel il interpelle l'individu mis en cause. En agissant en marge de cette prescription légale, nous sommes en présence d'une arrestation et d'une séquestration arbitraires».

Initialement annoncées pour 9 heures précises, c'est finalement à 10 heures passées d'une trentaine de minutes que les auditions ont débuté. Fait marquant : tous les témoins de l'accusation sont présents, ce qui n'avait pas toujours été le cas lors des audiences précédentes.

Après l'exposé sommaire des faits par le représentant du ministère public, suivra l'appel des témoins de l'accusation qui seront appelés à venir déposer. Des témoins qui avaient été cités en instance.

C'est d'abord l'officier de gendarmerie Assoumou Oscar, chef de bureau des enquêtes criminelles du groupement de gendarmerie du Moungo au moment des faits qui ouvre le bal lorsque survient le débat sur faut-il ou non entendre les témoins de l'accusation ?

« Nous avons dépassé cette phase. Nous sommes à la phase où il faut que les accusés qui ont fait appel présentent leur défense. Ce que nous sommes entrain de faire est une perte de temps » soutient le procureur général. Faux rétorque la collégialité qui poursuit : « Du moment où les accusés ont fait recours, il revient à la Cour de rechercher la vérité.

Il faut permettre à ces témoins de parler pour déceler le vrai du faux. Nous voulons la transparence ». Me René Manfo enfonce le clou. « Nous condamnons jusqu'à la racine les décisions rendues à Nkongsamba. Nous tenons même si mon client est condamné à ce que les faits qui lui sont reprochés soient prouvés », lance-t-il.

L'audition peut alors continuer. Et l'officier de gendarmerie de soutenir : « C'est une histoire qui dure plus de deux ans et ce n'est pas facile de raconter mais je vais dire ce qui s'est passé ».

Se fondant sur les « on m'a dit que le commanditaire de ces actes était Paul Eric Kinguè...j'ai entendu ceci et cela. C'est mon chef qui peut vous répondre », il achèvera sa déposition, comme les quatre autres témoins de l'accusation sans pour autant répondre à la question : quel est l'acte matériel qui a été posé par l'accusé Kinguè pendant les émeutes de la faim de février 2008 ? L'affaire a été renvoyée au 30 septembre 2010 pour suite des débats par l'audition de trois autres témoins de l'accusation.

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16 novembre 2010

CAMER.BE - © La Nouvelle Expression : J.C.

http://www.camer.be/index1.php?art=12149&rub=11:1

 

Les débats en appel se poursuivent

Ouverts depuis quelques semaines maintenant, les débats en appel dans l’affaire Paul Eric Kinguè se poursuivent devant les juges de la cour d’appel du Littoral à Douala. Le lundi 15 novembre encore, tout le monde s’est retrouvé devant la barre du tribunal et une fois de plus, c’est l’un des co-accusés de l’ancien maire qui a fait sa déposition. Juste après l’audience a été renvoyée au jeudi 25 novembre prochain. Ce jour-là, Paul Eric Kinguè lui-même sera dans le box des témoins pour être entendu comme témoin sous serment. Maire Rdpc de Njombé-Penja (département du Moungo, région du Littoral) au moment des émeutes de février 2008, Paul Eric Kinguè avait plus tard été déchu de ses fonctions par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

Accusé ensuite avec plusieurs jeunes gens de pillage en bandes à Njombé-Penja pendant ces émeutes, il avait été condamné à six ans de prison ferme par le Tribunal de grande instance du Moungo. Avant de faire appel de cette décision au même titre que le ministère public et les autres jeunes gens qui avaient été tous condamnés à des peines variées.

Mais le démarrage du procès en appel avait été très laborieux, tantôt à cause de l’absence des parties civiles, tantôt à cause de la composition irrégulière de la collégialité, tantôt à cause du défaut de citation de certaines parties. Ainsi, ce n’est qu’après près de 25 renvois que le procès s’ouvrait finalement….

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17 novembre 2010

QUOTIDIEN LE JOUR – Théodore Tchopa 

L’ex-maire de Penja sera devant la Cour d’Appel du Littoral de Douala 

Le 25 novembre 2010, l’ex-maire de la commune d’arrondissement de Njombé-Penja, Paul Eric Kinguè sera interrogé à la Cour d’appel du Littoral. Son interrogatoire porte sur sa responsabilité en rapport aux scènes de soulèvement populaire vécues dans cet arrondissement et dans plusieurs autres localités du Cameroun, du 25 au 28 février 2008. Hier, lundi 15 novembre 2010, Paul Eric Kinguè a été extrait de la prison avec les cinq autres personnes condamnées et incarcérées à la maison d’arrêt de New-Bell. 

Le dernier co-accusé, Zachée Kong, a fait sa déposition. Il raconte que dans l’après-midi du 26 février 2008, des jeunes en furie ont pillé au domicile de l’Honorable Ndonno Mbanga, ex-député. En ce moment, Zachée Kong était responsable de la sécurité de ce cadre du parti au pouvoir à Penja et il fournissait des renseignements aux gendarmes. Il affirme qu’il a reçu au téléphone Ndonno, qui sollicitait son intervention. Grâce à Kong, les pilleurs nh’ont emporté que trois sacs de poivresur les 85 sacs contenus dans le magasin. Le 27 février aux environs de 1 heure, Zachée Kong était en compagnie de Guy-Modeste Ambomo alias Général Maestro, qui a plaidé coupable dans cette affaire. A cinq heures, Zachée Kong se rendait chez Ndonno « pour s’enquérir de la situation ». 

En chemin, il a croisé d’ailleurs les pilleurs qui transportaient des valisettes contenant une machine à écrire, des bouteilles de champagne et des documents administratifs. Ces objets appartenaient au directeur des ressources humaines de la Php, Tsimi Zoa, et à l’Honorable Ndonno Mbanga. Les documents ont été remis à Daniel Songa, chef du village Mpoula, pour restitution aux ayants-droit. Zachée Kong est allé enfuir les valisettes dans des tranchées creusées au domicile de ses beaux-parents à Loum, village voisin de Penja. Hier, il a reconnu ce fait et a demandé des excuses. Lors de sa déposition, Ndonno avait affirmé à la barre qu’il n’avait jamais sollicité une quelconque intervention de Zachée Kong à son domicile.

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14.01.2011

CAMER.BE - © Camer.be : H.S

http://www.camer.be/index1.php?art=12862&rub=6:1 

Paul Eric Kinguè, condamné à 10 ans de prison pour détournement de 1,4 million de francs Cfa

Le tribunal de grande instance (Tgi) du Moungo, à Nkongsamba, l'a condamné ce matin aux environs de 10 heures pour dit-on le détournement de la somme de 1,4 million de francs Cfa à la mairie dont il avait la charge. Selon l'une de ses proches que nous avons pu avoir au téléphone ce soir, cette faute qu’on lui avait reprochée n’avait encore jamais été jugée. Il n’a même jamais été entendu pour cette affaire pour laquelle il affirme avoir les preuves de son innocence. Il a lui-même depuis sa cellule de la prison de New Bell à Douala été informé de sa condamnation par des proches affirme notre source.

Pour rappel, dans une lettre parue le 14 février 2010 dans camer.be et relayée par plusieurs médias camerounais, Paul Eric Kinguè  affirmait ceci "Après une parodie de procès ne reposant sur rien, et manipulé par certains haut fonctionnaires de Yaoundé, « noyé par la banane sucrée de Njombé-Penja » (suivez mon regard) et sentant le jugement de Nkongsamba non fondé juridiquement et donc susceptible d’être qualifié de politique, un nouveau procès m’a été collé sur le dos, vide comme le premier : Accusation de détournement de la somme de 1 400 000 (Un million quatre cent mille) FCFA. Après le jugement politique rendu à Nkongsamba, l’accélérateur est mis sur une accusation non prouvée par pièce, d’un détournement de 1 400 000 FCFA. De quoi s’agit-il ?

Plus loin, il affirmait que "Ici, je suis accusé de « détournement » du simple fait qu’il m’est reproché d’avoir engagé une dépense sans le visa préalable du Préfet. Le Maire est l’ordonnateur du budget de la commune, juge d’opportunité de la commune. En septembre 2007, pour installer l’exécutif communal local, les conseillers municipaux arrêtent un budget à 7 000 000 (Sept millions) FCFA. Les caisses de la commune sont vides, c’est-à-dire sans argent. La tutelle exige et instruit le Receveur Municipal de procéder aux recouvrements afin de rendre possible ladite installation, à laquelle je suis opposée parce que héritant d’une commune pauvre. En parcourant le budget communal de 2007, je m’aperçois que la ligne prévue pour les « fêtes et cérémonies » c’est-à-dire la ligne 612-112 à la commune est épuisée. Les procédures administratives et comptables exigent que, pour engager une dépense dans une ligne, il faut se rassurer que le crédit dans cette ligne est suffisant et disponible. Je me rends compte, qu’il ne reste plus que 400 000 (Quatre cent mille) FCFA seulement, disponibilités dans cette ligne. Je procède à un virement de crédit par arrêté que je prends, et le fait viser par la tutelle (le Préfet). L’arrêté est bel et bien visé par la tutelle. Une fois visé, je décide d’engager les dépenses liées à l’installation projetée. Conformément à la loi, le Maire est l’unique ordonnateur du budget de la commune voir loi n°18-2004/22 Juillet 2004, et donc juge d’opportunité. Pour masquer mon arrestation afin de la dépouiller de l’estampille politique, il m’est reproché de n’avoir pas fait viser une décision que j’ai prise portant dépense de 1 400 000 FCFA par le Préfet.

Il faut dire qu’aucune loi, n’oblige le Maire à faire viser ses décisions par le Préfet et seuls certains actes, limitativement énumérés par la loi n° 18-2004/22 Juillet 2004 article 70 sont soumis à l’approbation préalable du Préfet. Par ailleurs, défini dans le cadre strict de l’article 184 du code pénal, détourner c’est obtenir ou retenir frauduleusement les biens appartenant à l’Etat, aux collectivités etc.…

Autrement dit, même s’il était arrivé que la procédure comptable eût été violée, ceci ne serait pas pénal. Pour le dire aisément, la violation d’une procédure ou d’une règle de loi relève de la pure et unique compétence du juge administratif que ne sont pas les magistrats du TGI du Moungo. Dans le cas de cette procédure, aucune violation légale ne peut être soulevée car le Maire reste l’unique ordonnateur du budget de la commune et par conséquent, le juge d’opportunité.

Dans ce procès, il n’est versé  selon Paul Eric Kinguè aucune pièce prouvant qu'il ait obtenu ou retenu frauduleusement les biens de la commune.

Pourtant, le législateur a été clair, « le Juge ne peut fonder sa décision que sur les preuves administrées au cours des débats ». Aucune preuve dans ce procès n’est apportée, ou mieux, n’est administrée pour prouver que le 1 400 000 FCFA a été perçu par le Maire qu'il était. Pour Paul Eric Kinguè, les reçus des prestataires sont là, pour prouver que les destinataires finaux de cette somme sont bien, les prestataires grâce auxquels, les cérémonies d’installation ont été rendues possibles. CD-R et photos le prouvant.

L'ancien maire purge déjà une peine de prison pour son implication dans les émeutes dites de la faim de février 2008. On l'a accusé d'avoir organisé le pillage des entreprises agricoles étrangères installées dans la région de Njombé- Penja. L'on espère que le recours qui sera intenté par les conseils de l'ex maire de Njombe -Penja pourra trouver une issue favorable au condamné.

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21 janvier 2011

CAMER.BE – © Corrrespondance : Le détenu politique, Paul Eric KINGUE 

last minute: Paul Eric Kinguè, menace de s'immoler ou de se suicider suite à sa condamnation

Par lettre, adressée au Premier Président de la Cour Suprême de la République du Cameroun Yaoundé – CAMEROUN S/c  Monsieur le Régisseur de la prison  centrale de New-Bell et à son Excellence Monsieur l’Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun Yaoundé – CAMEROUN, Paul Eric KINGUE, Maire élu et légitime de  la Commune de Penja, Détenu politique à la prison  centrale de New-Bell , Douala – CAMEROUN menace de s'immoler ou de se suicider en prison pour raison de persécution judiciaire et de jugement juridiquement non fondé. Lisez l'intégralité des deux correspondances  datant du 19 janvier 2011, parvenues à la rédaction de camer.be ce jour

A  Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême de la République du Cameroun Yaoundé – CAMEROUN S/c  Monsieur le Régisseur de la prison  centrale de New-Bell.

Monsieur le Premier Président,

J’ai l’honneur de vous informer de ma détermination à m’immoler ou à me suicider dans les tous prochains mois et en tout cas, avant les présidentielles de 2011, si la justice de mon pays continue à m’être prohibée comme c’est le cas en ce moment.

Depuis bientôt trois (03) ans, je vis un acharnement judiciaire que je n’ai cessé de porter à votre connaissance. Une liquidation politico-judiciaire devant laquelle vous êtes resté indifférent, comme si je n’étais pas un camerounais qui méritait la justice de mon pays.
Trois (03) ans d’incarcération injuste, sans aucune preuve, auxquels viennent s’ajouter dix (10) ans de condamnation juridiquement non fondée, sans la moindre pièce prouvant que j’ai perçu, obtenu ou retenu le moindre centime à la commune dont j’avais la charge.
Trois (03) ans de totale indifférence de votre part, face à mes cris alors que j’étais convaincu de votre capacité à permettre à chaque camerounais de jouir d’une justice équitable et fondée sur les preuves.

Trois (03) ans d’illusion en somme, à espérer que vous vous penchiez sur les dérives des magistrats du Moungo, engloutis et aveuglés par une corruption qui ne s’explique que par l’incongruité et les incohérences des jugements qu’ils rendent dans cette partie du pays qui leur est abandonnée, où arrestations et relaxes sont payées en monnaie sonnante au vu et au su de tout le monde.
Face à votre indifférence, j’ai décidé de mettre un terme à ma vie dans les prochains mois avant les présidentielles de 2011 si la justice dont vous avez la charge continue à s’enfoncer dans les dérives telles que celles observées dans les jugements rendus contre moi.
Pour avoir seulement voulu faire payer les impôts aux entreprises françaises installées à Njombé-Penja, je suis accusé de tout aujourd’hui, sans la moindre preuve.

Autant je suis prêt à accepter une condamnation à vie si et seulement si, il est prouvé par le moindre "papillon" que j’ai perçu un seul centime à la commune de Penja, autant je suis déterminé à me suicider en prenant le peuple camerounais tout entier à témoin, sur l’injustice criarde que vos juridictions m’infligent. En me sacrifiant peut-être, je permettrai ainsi à tous les innocents qui croupissent dans les prisons du Cameroun, de jouir d’un sursaut d’attention des dirigeants immortels que vous êtes.

Je demande JUSTICE ! Je réclame JUSTICE ! Je ne demande pas de faveur, mais JUSTICE !

Je demande d’être jugé équitablement selon les procédures et lois de notre pays et dans les délais courts. Je voudrais rappeler mon militantisme sans faille pour l’assainissement des finances publiques et suis prêt, s’il est prouvé, matériellement que j’ai eu le moindre contact avec les finances de la commune de Penja, à rester à vie en prison. Si ce n’est pas le cas, je vous laisserai cette terre où vous auriez contribué à ne semer que l’injustice, et vous vous ferez donc, le plaisir de tenir des conférences post-mortem, comme ce fût le cas pour celui qui m’aura précédé, le journaliste Bibi NGOTTA, de regretté mémoire.

Je veux être objectivement et légalement jugé. JE RECLAME JUSTICE ! JE RECLAME JUSTICE ! JE RECLAME JUSTICE en tant que citoyen camerounais et dans les délais courts dépouillés de dilatoire comme c’est le cas dans la procédure portant sur les émeutes de Février 2008 rendue à la 37ème audience.

Soyez en sûr Monsieur le Premier Président, ma disparition prochaine ne laissera pas les camerounais du monde entier indifférents comme vous l’êtes aujourd’hui face à mes cris. Je n’accepterai pas lâchement d’être détruit par cette liquidation politico-judiciaire qui m’est imposée par un clan de maffieux qui s’arrogent les richesses des populations de Njombé-Penja paradoxalement criblée de misère au quotidien.
 
Le détenu politique, Paul Eric KINGUE

A  Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun Yaoundé – CAMEROUN S/c  Monsieur le Régisseur de la prison  centrale de New-Bell

Excellence,

Le 29 Février 2008, alors que j’étais Maire de la commune de Njombé-Penja, j’ai été enlevé et conduit à la prison principale de Nkongsamba dans le Moungo, aux motifs que j’étais l’instigateur des émeutes dites de la faim survenues dans la localité dont j’avais la charge au moment des faits.
Après douze (12) mois d’une mascarade de procès sans preuves matérielle, ni témoignages, j’ai été dans un premier temps, révoqué de mes fonctions de Maire, et plus tard, condamné à six (06) ans d’emprisonnement ferme.

Malgré toutes les explications, que j’ai fournies pour démontrer ma totale innocence dans cette affaire politico-judiciaire raccommodée de toute pièce, le 29 Février prochain, je serai en train de passer injustement trois (03) années en prison.

Depuis bientôt deux (02) ans, j’ai interjeté appel contre cette décision juridiquement non-fondée rendue à Nkongsamba. A ce jour, de renvois en renvois, nous en sommes rendus à la trente-septième (37ème) audience à la Cour d’Appel du Littoral, toujours pas pressée de se prononcer en deuxième ressort dans cette affaire qui m’a détruit la vie.

Alors que jusqu’ici, aucun témoin ne m’accuse devant cette Cour où le procès est pendant, contre toute attente, dans une stratégie très camerounaise de "rouleau compresseur" les magistrats de Nkongsamba viennent de me condamner à dix (10) ans de prison ferme et ce, sans aucune preuve matérielle pour un prétendu détournement de 1.400.000 FCFA soit environ 2.134,286 EUROS que je ne reconnais pas.
Je relève avec insistance qu’aucune preuve visant à établir ma culpabilité n’a été versé au dossier de procédure. Malgré tout, j’ai été condamné le Vendredi 14 Janvier dernier à dix (10) ans d’emprisonnement ferme.

Ces condamnations successives et non justifiées juridiquement finissent par me convaincre que je suis interdit et mieux, prohibé de justice dans mon pays, car malgré toutes mes correspondances ayant pour objectif d’attirer l’attention des autorités judiciaires du Cameroun sur les dérives des magistrats décidés à dire l’injustice à la place de la justice dont ils ont mission, rien n’y a fait.

Dans ce sentiment d’exclusion, et d’injustice criarde, j’ai l’honneur de vous informer que si avant les élections présidentielles de cette année, les portes d’une justice juste et fondée sur les preuves ne me sont pas ouvertes, je vais m’immoler ou me suicider de quelque manière que ce soit en prison, comme ce fût le cas en Tunisie (du jeune par qui ce pays a basculé. Cet acte de plus en plus évident pour moi, permettrait alors de sauver des centaines de vies d’innocents qui croupissent dans les prisons camerounaises, faute d’attention des autorités camerounaises en charge de la justice. Les conséquences, je ne serai plus là pour les vivre.

Je voudrais rappeler que je suis un homme jusqu’ici adulé par mes populations et plusieurs autres camerounais qui ont mal à leur chair de voir détruire injustement ma vie, dans l’indifférence totale des autorités de Yaoundé, sensées pourtant protéger les citoyens camerounais quels qu’ils soient.
 
Je ne veux pas faire du tort à mon pays avant de quitter le plancher et c’est pour être honnête avec moi-même et devant Dieu Tout Puissant, que je souhaiterai que vous attiriez l’attention de la très haute hiérarchie du Cameroun sur ce que je planifie à court ou à moyen terme, si la logique de liquidation judiciaire contre moi persiste et si le dilatoire sur l’appel interjeté est entretenu.

Je suis prêt à solliciter une condamnation à vie s’il m’est prouvé, même par un simple "papillon", que j’ai perçu, obtenu ou retenu le moindre centime de Francs à la commune dont j’avais la charge. Je ne demande que justice et rien que saine justice.

Du fond de ma cellule, je vous remercie pour l’attention que vous porterez sur ce cri de cœur que je lance aussi bien au peuple camerounais qu’aux dirigeants du Cameroun, par votre biais.

Ampliations pour les deux correspondances

- Présidence de la République
-   Président de l’Assemblée Nationale
-   Premier Ministre/Chef du gouvernement
-   Contrôle Supérieur de l’Etat
-   Président du Conseil Supérieur de la Magistrature
-   Secrétaire Général du Comité Central du RDPC
-   Directeur des Droits de l’Homme et de la Coopération Internationale/ Minjust
-   Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés
-   Nonce Apostolique
-   Archevêques de Douala et Yaoundé
-   Ministres du culte
-   Organisations de défense des Droits de l’Homme
-   Société Civile Camerounaise
-   Avocats Sans Frontières
-   International Bar Association
-   Peuple camerounais/ Intérieur et diaspora
-   Associations Estudiantines du Cameroun
-   Presse – Médias divers

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24 janvier 2011

Blaise Djouokep – MUTATIONS

http://www.quotidienmutations.info/vivre-aujoudhui.php?subaction=showfull&id=1295944698&archive=&start_from=&ucat=3& 

Intimidation : Paul Eric Kinguè entendu à la Dgre à Douala

 

La police lui reproche d’avoir lié son intention de s’immoler à l’élection présidentielle de 2011.

Drapé dans un costume couleur sombre, le responsable régional pour le Littoral de la Direction générale des Renseignements Extérieurs (Dgre) s’est rendu hier, 24 janvier 2011, aux environs de 10h, à la prison centrale de New Bell à Douala. Son but : rencontrer Paul Eric Kinguè, l’ancien maire Rdpc de Njombé-Penja, à la suite de sa notification du premier président de la Cour Suprême et à l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun de son intention de s’immoler avant les élections présidentielles de 2011.
La visite a été fructueuse après la tentative manquée de samedi dernier où Paul Eric Kinguè lui a adressé une fin de non-recevoir. Tous deux, ils se sont rendus à la Dgre, à Bonanjo.

Au cours de l’entretien qui a duré un peu plus d’une heure, «il m’a dit qu’il est le responsable régional de la Dgre. Pendant près de 60 minutes, nous avons eu un échange courtois. Il m’a demandé pourquoi est-ce que je voulais m’immoler et pourquoi est-ce que j’ai mis cet acte en rapport avec l’élection présidentielle de 2011. Il était question pour lui de me faire changer d’avis», raconte Paul Eric Kinguè.
«Quant à moi, je souhaite que le dossier de l’affaire de détournement de 1.4 millions Fcfa à la mairie de Njombé soit ramené de Nkongsamba et que cette affaire soit jugée sans pression politique. Ce n’est qu’à cette condition que je peux revenir sur ma décision», confie-t-il. En plus de cette visite peu ordinaire, celui qui menace fermement de s’immoler dit avoir reçu plusieurs coups de fil de nombreuses Organisations non gouvernementales (Ong) des Droits de l’homme qui veulent s’enquérir de la situation. Malgré ces soutiens multiformes, l’homme a le moral bas. «Je suis d’habitude très courageux, mais cette fois ci, je ne suis pas du tout bien moralement», confie-t-il, le visage pâle et l’air abattu.

Né le 20 août 1966 à Douala, Paul Eric Kinguè a fait son cycle primaire à l’école publique de Penja. Il décroche un baccalauréat A4 en 1988 au lycée de Ngoumou. Puis une licence en droit privé et finance en 1991 à l’université de Yaoundé. Il s’envole par la suite en République Sud-africaine (Rsa). Là, il s’inscrit à l’université Witwa Desnand de Johannesburg où il obtient une maîtrise en droit de l’environnement. S’en suivent alors une quarantaine de stages en immigration dans le pays de Nelson Mandela. «Je vais en Afrique du Sud en 1992 d’où je passe trois années. Après mon retour, je gère la South African Foreign Trade Organisation (Safto) qui représente les 12 Chambres de commerce que compte la Rsa de 1995 à 2002. Je gérais aussi la South Africa Chamber of commerce qui est la Chambre de commerce Sud-africaine au Cameroun dont j’étais le représentant», indique-t-il.

C’est en 1993 que commence la carrière politique de Paul Eric Kinguè, alors qu’il s’occupe encore de la promotion de l’économie Sud-africaine et de l’octroi des visas pour ce pays. En 2001 et 2002, il est élu et réélu président de la sous-section du Rpdc. «En 2002, je suis élu député aux primaires, mais je ne suis pas investi. Néanmoins, je vais me représenter aux municipales et aux législatives en 2007. Je remporte les élections et je choisi d’être maire plutôt que député et je suis installé le 12 juillet 2007», indique-t-il.
Il dirige la mairie pendant sept mois. Grande gueule, il dénonce surtout les entreprises françaises qui payent au rabais les taxes dans le Moungo. En pleine «émeute de la faim», il téléphone et passe en direct sur les antennes de Canal 2 où il donne sa version des faits. Pour beaucoup, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Le 29 février 2008, au lendemain des émeutes de la faim, il est interpellé. Au-delà de sa vie politique, M. Kinguè était avant son arrestation, «importateur de meuble de luxes en provenance d’Italie et de la Rsa», dit-il. Celui qui menace aujourd’hui de perpétuer le syndrome Tunisien au Cameroun est père de deux enfants.

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31 janvier 2011

CAMER.BE

© Correspondance : HUBERT de Luxembourg, pour le Groupe de soutien à Paul-Eric Kinguè

http://www.camer.be/index1.php?art=12995&rub=30:27 

Naissance du Groupe de soutien à Paul-Eric Kinguè

Quel Camerbenaute ne connait pas l’affaire Paul-Eric Kinguè ? Inutile de vous la rappeler, vous la connaissez tous aussi bien que moi. Ma vision personnelle l’histoire d’un homme qui est incontestablement, me semble-t-il, victime d’une injustice flagrante, intolérable. Cet homme demande une seule chose : être jugé équitablement par la Justice de son pays, comme tout citoyen d’un Etat qui se dit « de droit ». Est-ce trop demander ? Si on a pu discuter du bien-fondé des accusations liées aux événements de 2008 qui pesaient contre lui jusqu’à ces derniers jours, sa récente condamnation à dix ans de prison pour un détournement d’argent est manifestement de mauvaise foi. Car il ne s’agit pas d’un détournement d’argent, tout au plus de (petits) frais d’organisation de la cérémonie de sa prise de fonction : on lui reproche de n’avoir pas appliqué la procédure (ce qu’il conteste d’ailleurs), une simple affaire de paperasse qui porte sur un montant de 2000€.
 
Ce serait risible si ce n’était tragique.

Si, jusqu’à présent, quelques-uns pouvaient encore douter d’une quelconque manipulation, aujourd’hui, je pense que ce n’est plus permis.
L’idée d’un groupe de soutien était dans l’air depuis un an sans se concrétiser. Ce qui m’a décidé, c’est un petit incident récent qui aurait pu être lourd de conséquences. Paul-Eric Kinguè m’apprenant qu’il est condamné à dix ans veut faire appel. Mais un souci matériel qui semblerait à priori banal se présente. Sachant qu’il compte de nombreux sympathisants, j’imagine naïvement que ce détail sera réglé très vite. Hélas, décidément, jamais rien n’est simple ! J’enrage de me retrouve seul sachant que d’autres remuent ciel et terre comme moi, chacun de son côté.

Finalement, tout s’arrange. Sinon, la condamnation aurait été irrévocable : dix ans !

Ce jour-là, j’ai pensé qu’un tel incident été arrivé par manque de communication et ne devait plus se reproduire. Je vous ai lancé un appel avec mon adresse mail, et, timidement d’abord, puis de plus en plus nombreux, vous m’avez répondu. Aujourd’hui, nous pouvons enfin communiquer. Le but premier de notre groupe est donc déjà atteint.

Vous m’avez appelé d’horizons différents, d’opinions différentes, de couleurs politiques différentes, et vos motivations à soutenir cet homme le sont tout autant. Mais nous sommes tous d’accord sur un point : combattre l’injustice qui lui est faite.

Je ne suis ni un leader, ni un chef de groupe : je ne suis qu’un relais. Je connais chacun des membres, mais eux ne se connaissent pas forcément entre eux. Nous pensons que c’est mieux ainsi. Cela évite que des gens de sensibilités différentes, voire opposées sur d’autres points, en viennent à se chamailler stérilement et hors sujet.  Moi, je m’accroche farouchement à mon principe de neutralité et ceux d’entre vous qui me connaissent l’ont bien compris et accepté. Nos membres me font part de leurs remarques et suggestions, et je les répercute aux autres, gérant tout cela « en bon père de famille », jamais sans l’accord de Paul-Eric Kinguè. Je ne prends aucune initiative dont il ne soit avisé, et il me fait l’honneur de m’accorder sa confiance.

J’assume aussi un rôle de coordination. Jusqu’ici, nos actions individuelles partaient dans tous les sens. Autant chacune était louable, autant elle risquait d’être hasardeuse, voire malencontreuse. Les bonnes intentions ne suffisent pas. Ne dit-on pas que l’enfer en est pavé ? Pour éviter d’éventuelles maladresses, il est plus prudent d’accorder nos balafons. Le mieux est que nos actions soient concertées et reçoivent préalablement l’approbation du principal intéressé.

Ceci dit, je le répète car c’est important, je ne suis que le relais entre les membres du groupe et entre le groupe et Paul Eric Kinguè. Ne me prenez pas pour un meneur, je ne le suis absolument pas et je tiens à rester effacé.

Si, comme nous, pour quelque raison que ce soit, vous êtes sensible à l’affaire Kinguè, je vous invite à nous rejoindre. Un courriel à mon adresse luxjeux@pt.luet je vous communiquerai tous les renseignements. Je n’ai que ma parole pour vous garantir un maximum de discrétion. Tant pis, vous devrez faire avec !

La dernière audience de son procès en cours a été reportée au 9 février prochain pour raison de santé du juge. On en sera à la quantième, déjà ? 
Terminons par une bonne nouvelle : Paul-Eric Kinguè : il a enfin un compte bancaire personnel. Il n’y parait pas, mais c’est une victoire considérable.

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07 Février 2011

La Nouvelle Expression - Écrit par Carole Yemelong

http://www.lanouvelleexpression.info/actu/2182-nkongsamba-la-nouvelle-affaire-paul-eric-kingue-.html 

 

Nkongsamba :La nouvelle affaire Paul Eric Kinguè

 

L’ex maire de Penja doit comparaitre dès le 9 février devant le tribunal de grande instance du Moungo pour de nouveaux détournements.

 

Cette nouvelle affaire, porte sur le détournement présumé de plus de 10millions de francs Cfa. Selon l’ordonnance de renvoi, Paul Eric Kinguè est accusé d’avoir distrait de l’argent reçu de la SPM  dès le début de son mandat en 2007, soit 4 millions 966 mille francs, pour l’installation de l’eau courante à l’hôtel de ville de Penja. Il aurait aussi loué le « Caterpillar » de sa commune  à celle de Dibombari (pour  plus de 7 millions),celle de  Mbanga ( près 700 mille ), et au délégué d’arrondissement de l’agriculture de Penja (pour près de 800 mille), sans que l’argent généré par cette location ne soit reversé dans les caisses.

 

Le ministère  public a déjà notifié  sa liste de témoins. 9 témoins. Parmi lesquels  des personnes maintenant habituées à la barre dans les affaires de Kinguè. Il y’ a  David Nsaba, receveur municipal au moment des faits. Sa lettre de dénonciation est à  l’origine de cette première affaire de détournement d’un million 400 mille francs au préjudice de leur commune. Co-accusé  de Kingué, il a été acquitté  l’ex maire condamné à 10 ans de prison. Il y a aussi Claudine Lakoudji, caissière à la mairie de Penja. Elle avait dejà temoigné   en faveur de l’ex maire  dans cette première affaire. Tout comme MNguimfack Charles, le billeteur de la commune de Penja, il est passé à la barre dans la première affaire. Viennent s’ajouter à ces « anciens » Jean-Marie Ondoua, le chauffeur de l’engin loué, Frederic Nguime Ekollo, maire de Dibombari que certains disent proche de  Paul Eric Kingué, Djikam Samuel, l’actuel secrétaire général de la commune, signataire d’un document de location l’engin à la commune de Mbanga. La SPM aussi est cité par le ministère public.

 

Sur l’attestation de notification de mandat d’extraction  dont La Nouvelle Expression a eu copie, Paul Eric Kinguè a inscrit qu’il « refuse d’être transféré à Nkongsamba pour cette nouvelle affaire, pour éviter d’être assassiné comme programmé ». Il choisit de faire des allers et retours entre le Tgi du Moungo et la prison centrale de Douala, ou il est incarcéré depuis plusieurs mois déjà. Autre arguments, l’affaire des émeutes pendante devant la Cour d’Appel du Littoral. La 38ième audience de cette affaire se tient justement le …9 février prochain à Douala.

 

Malgré cela, il prépare sa défense. Il assure que sur le volet de l’adduction d’eau, une  commission  a  déjà  réceptionné  ce marché en fin d’année 2007.Il compte présenter au tribunal des factures des prestataires et un constat d’huissier fait dès le début de l’instruction de cette affaire. Instruction pour laquelle il dit n’avoir jamais été cité, ou formellement entendu par le juge d’instruction.  Paul Eric Kinguè ne peut s’empêcher de crier à l’acharnement, car comment comprendre qu’il a été maire de Penja juste 3 mois, et posé des actes pour lesquels, il est au 4ième procès: destruction de biens, complicité de pillage, et irrégularités qui ont conduit à sa révocation et 2 procédures judiciaires?

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25 février 2011

Théodore Tchopa

http://hitfmradio.net/actualite/1908-des-militaires-a-la-prison-de-new-bell-.html 

Des militaires à la prison de New-Bell

Vérification. Des hommes en treillis ont fouillé la cellule N° 18 occupée par Forjindam, Ngamo Hamani, Nguini Effa, Lapiro de Mbanga et Paul Eric Kinguè. Que recherchaient des hommes en treillis au sein de la cellule N°18 de la prison centrale de Douala le mardi 22 février dernier ? 

Si rien ne filtre du côté des officiels à ce sujet, des sources proches du Jour indiquent que la visite inopinée des militaires était une mesure préventive. 

Elle s’inscrirait dans le sillage de la psychose suscitée par les manifestations annoncées depuis la semaine dernière par certains opposants au régime du président Biya, et sévèrement réprimées par les forces de l’ordre mercredi dernier. « Ils parlent de fouilles mais la vérité, au fond, est que le régime soupçonne ces détenus d’avoir des connections avec les organisateurs de ces manifestations.», prévient une source pénitentiaire, approchée par le reporter du quotidien Le Jour. Selon notre source, des rumeurs auraient été répandues au sein de l’appareil d’Etat, faisant état de ce que les manifestants se déporteraient vers la prison pour libérer ces détenus « de luxe », au cas où les troubles prospéraient. 

Le Jour a appris qu’une dizaine de militaires, accompagnés de quelques gardiens de prison, se sont rendus à la cellule N°18, et ont procédé aux fouilles. Nos informateurs affirment que parmi les visiteurs, figuraient un colonel et un capitaine. Pas plus ! Les militaires n’ont emporté que quelques chargeurs de téléphone, apprend-t-on. « Le téléphone arabe fonctionne très bien en prison. Les détenus Vip ont certainement été alertés avant même l’arrivée de ces soldats», ajoute la source. Selon un détenu à la cellule 18, les militaires voulaient savoir comment certaines personnalités incarcérées à la prison de New-Bell parviennent à se connecter avec le monde extérieur, alors que l’usage d’ordinateurs et de téléphones portables leur est interdit. Jusqu’à hier, ces militaires campaient dans un poste aménagé pour eux dans le domaine du régisseur.

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24 février 2011

Mutations - Monique Ngo Mayag et Blaise Djouokep

http://www.africapresse.com/faits-divers/l-immolation-s-importe-au-cameroun/24/02/2011/ 

 

L’immolation s’importe au Cameroun

 

Des cas de suicide par le feu se multiplient dans notre pays, au moment où la menace d’autodafé de Paul Eric Kinguè met le pouvoir en alerte. Nathalie Ambieme, 26 ans, a finalement succombé à ses brûlures au 3e degré le 1er février 2011. Les médecins de l’hôpital général de Douala, où elle avait été admise sous soins intensifs, présageaient déjà le pire. Les riverains, qui avaient assisté à son évacuation de l’auberge Le gîte du château, au lieudit Château à Nyalla, la croyaient déjà morte bien avant son internement. C’est dans cette auberge que Nathalie s’est immolée par le feu. L’un des clients de l’établissement, qui l’avait conduite à l’hôpital, affirme avoir aperçu la jeune femme à son arrivée, dans la matinée, avec un sachet qui contenait vraisemblablement du pétrole lampant.

 

«J’ai par la suite entendu des bruits assourdissants, de grands coups sur le mur», explique-t-il. Assisté du propriétaire de l’auberge, ils l’ont extraite de sa chambre en brisant la vitre de la fenêtre. Sur le site du drame, le matelas, la table de chevet et le lit sont calcinés. D’après des sources policières, Nathalie se serait couverte d’un drap avant d’y mettre le feu. Sur le lit d’hôpital, avant sa mort, Nathalie Ambieme aurait révélé au secouriste que son conjoint l’avait trompé avec sa meilleure amie. «Déçue, elle s’est réfugiée à l’auberge et a voulu en finir avec la vie», relate Emmanuel, résidant de l’hôtel depuis 6 mois. Interrogée par les éléments du commissariat du 11e arrondissement, la cadette de Nathalie soutient que la disparue l’a appelée deux jours plus tôt: «Elle m’a dit que son mari la trompait, et qu’il lui a transmis le virus du sida.»

 

Pourquoi avoir choisi d’aller s’immoler dans une auberge? «Le suicide d’une personne sincère se situe dans la dialectique de sa désespérance ou de sa rage, donc d’un mal être. Le cas le plus profond est celui de cette dame qui s’est immolée dans une auberge de la place dans laquelle son époux, après lui avoir transmis le vih, venait la cocufier avec sa propre camarade», explique le psychologue Blaise Christian Motsebo. A ce cas d’immolation vient s’ajouter celui d’Alioum, qui a mis le feu sur le domicile dans lequel il logeait à Maroua. La scène remonte au 02 février 2011. Il a arrosé toute la maison d’essence, avant d’y mettre le feu.

 

Dispute conjugale

 

Alioum était passé à l’acte après le décès de sa conjointe, à la suite d’une dispute conjugale qui avait dégénéré en bagarre et qui avait été fatale à la femme. Soureya ne supportait plus les multiples virées nocturnes de son conjoint, et menaçait de quitter son foyer. Les voisins, accourus, avaient vainement tenté de le sauver. Le brûlé au 3è degré rendit l’âme à l’hôpital régional de Maroua, où il avait été transporté.

 

Paul Eric Kinguè - Les cas d’immolation, en Tunisie puis en Egypte et qui ont donné lieu à des soulèvements populaires, inspirent aujourd’hui de nombreux Camerounais.

 

Dans une lettre envoyée le 19 janvier dernier à l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun et au premier président de la Cour suprême, Paul Eric Kinguè, ancien maire Rdpc de Penja, détenu à la prison centrale de New Bell à Douala, informait de sa décision de se donner la mort derrière les barreaux «avant les élections présidentielles de 2011 pour persécution judiciaire et jugement juridique non fondé». Cette menace a ému le sérail et l’opinion publique. Depuis lors, celui qui a été condamné à 10 ans de prison pour son action lors de émeutes de février 2008, et à 10 ans de privation de liberté pour le détournement de 1,4 million Fcfa à la commune de Penja, dont il était maire et qui a une troisième affaire relative au détournement de 4,5 millions Fcfa, n’a pas arrêté de recevoir des visiteurs.

 

Il a été, plusieurs fois, entendu par les services du renseignement. La Commission nationale des droits de l’homme, celle des Nations Unies et des leaders politiques, ont défilé au parloir. Paul Eric Kinguè reçoit aussi des lettres anonymes lui demandant de dépolitiser sa menace et d’avouer, même si ce n’est pas vrai, ce qui lui est reproché s’il veut recouvrer la liberté et avoir une justice équitable. Le projet mortifère de Paul Eric Kinguè suscite des frissons, surtout chez ceux qui se rappellent comment un acte de ce type a déclenché un mouvement de colère populaire en Tunisie. Le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid, une région déshéritée du centre-ouest du pays, Mohamed Bouazizi, jeune vendeur ambulant de fruits et légumes, s’était aspergé d’essence et s’était enflammé après la saisie de ses marchandises par des agents municipaux.

 

Onze personnes au total se sont immolées par le feu lors des troubles qui ont secoué la Tunisie pendant plus d’un mois et demi, dont 5 ont succombé à leurs blessures, indique le responsable du centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous, près de Tunis, Ridha Bouzid, indiquait Associated Press le 05 février dernier. En Egypte, le nombre de personnes immolées est certes moins élevé (deux cas), mais le soulèvement de la population a eu le même effet : la démission, le 14 janvier dernier, du président Ben Ali et celle de Hosni Moubarak, le raïs égyptien, le 11 février dernier après trois décennies passées au pouvoir.

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1 mars 2011

CAMER.BE - © Correspondance : Paul Eric KINGUE, Maire élu de Njombé-Penja

http://www.camer.be/index1.php?art=13308&rub=30:27 

 

Lettre de Paul Eric Kinguè adressée aux leaders politiques camerounais

 

Dans cette lettre datant du 28 février 2011, parvenue ce jour à la rédaction de Camer.be et adressée aux leaders de partis politiques, aux leaders de la société civile, Paul Eric Kinguè les interpellent du fond de sa cellule sur la situation de "putréfaction avancée de notre justice, rimant désormais à contre-courant des lois, des règlements et traités internationaux". L'intégralité du texte.

 

Monsieur le Président et Homme politique,

 

Le 29 Février 2011, j’aurai passé trois (03) années, jour pour jour en détention dans les geôles de la République, sans preuves et charges caractérisées contre moi.

 

Trois années de détention arbitraire que je ne m’explique pas, au regard des infractions qui me sont injustement collées au dos, mais qu’aucune juridiction n’a jamais réussi à démontrer.

 

Trois années de condamnations répétées sans fondement juridique, mais aussi, trois années d’indifférence de votre parti politique, comme si ma seule appartenance au RDPC ne méritait pas que vous vous interrogiez sur ces affaires pour lesquelles j’ai longtemps criées et dénoncées les manipulations politiciennes.

 

Monsieur le Président et Homme politique, nos qualités d’hommes politiques ne font-elles pas de nous des hommes et des femmes obligés de nous interroger au quotidien sur nos environnements respectifs et sur les hommes qui les peuplent ? Sur leurs difficultés au jour le jour et sur leurs tribulations ? Sur leur misère et sur les abus dont ils sont ou peuvent être victimes de part et d’autre et parfois injustement ?

 

Pouvons-nous être des hommes politiques détachés des cris et pleurs de nos concitoyens d’où qu’ils viennent et où qu’ils se trouvent ?

 

Monsieur le Président et Homme politique, parce que convaincu que notre mission est avant tout, notre abnégation au profit des autres, et très souvent de ceux que nous ne connaissons pas forcement, je vous tends la main, afin que vous m’aidiez non pas à solliciter ma libération, mais à dénoncer les dysfonctionnements de nos institutions judiciaires qui ont manifestement refusé de s’affranchir des pressions politiques et économiques, œuvrant ainsi au quotidien, à tirer le Cameroun vers le bas, en s’éloignant de manière flagrante des lois et règlements pourtant mis à leurs dispositions pour réguler la société camerounaise que chacun de vous rêve de diriger demain.

 

Monsieur le Président et Homme politique, la justice camerounaise est malade, elle est déréglée et est presqu’au bord de l’étranglement, engluée dans une corruption comateuse qui n’a d’égale que les incongruités et les incohérences des jugements qu’elle rend.
Les magistrats par ailleurs, dans leur grande majorité sont otages des politiciens qui les manipulent à dessein, tantôt dans le but d’abattre leurs adversaires, tantôt dans le but de leur permettre l’accès facile au pouvoir au cas où …
Cette catégorie de magistrats a tout oublié des lois, des conventions, des traités ratifiés par le Cameroun au point où je me demande s’il leur arrive de dormir, auprès leurs épouses et enfants tous les soirs, la conscience en paix.
Pour illustrer mes écrits, et pour ne prendre que deux cas (parce qu’il y en a des centaines dans nos prisons que je peux prouver) ;

 

1. 
a) Ma condamnation à 10 ans de prison ferme par le tribunal de grande instance du Moungo pour un prétendu détournement de la somme de 1.400.4000 (Un million quatre cent mille) Francs CFA

 

Dans le cadre de cette affaire, il m’a été reproché, selon le jugement rendu et dont je vous joins copie à cette correspondance, d’avoir perçu des mains de ma caissière, au moment où j’étais Maire, la somme de 1.400.4000 (Un million quatre cent mille) Francs CFA en trois tranches.
Seulement, tout au long des débats, ma caissière, citée alors comme témoin à charge par le Ministère public, déclare ne m’avoir jamais reversé le moindre centime de la somme incriminée et ceci est consigné dans les notes d’audience du 18 Septembre 2008.
Plus tard, pour me condamner, le collège des juges confirme, sans dire d’où il tire cette information pourtant contraire à celle de ma caissière (témoin de l’accusation), qu’elle m’a reversé de l’argent. Ce qui est une dénaturation des faits de la cause et ouvre la voie à la nullité absolue de cette procédure. Le juge ne pouvant faire dire à un témoin, ce que celui-ci a refusé de dire.

 

b) En parcourant la décision rendue (copie jointe) et au 9ème rôle, 2ème paragraphe, le juge écrit noir sur blanc ce qui suit : « Attendu que ce crime repose sur le postulat qu’avant et après la cérémonie d’installation de l’Exécutif communal, le Maire KINGUE Paul Eric a perçu des mains de la caissière, la somme de 1.400.4000 (Un million quatre cent mille) Francs CFA qui n’a pas été affectée à l’organisation de la cérémonie, mais a été utilisée à des fins personnelles ».
Ici, et sans commentaire, ni interprétation, le juge dit clairement et sans équivoque, que le détournement qui m’est reproché repose non sur une preuve, mais sur un POSTULAT.
Or, selon le dictionnaire "HACHETTE", le POSTULAT est défini comme "une proposition que l’on demande d’admettre comme vraie, sans démonstration"
Nulle part au monde, même pas dans une République imaginaire, une décision de justice, ne peut reposer sur un postulat, surtout lorsqu’il s’agit d’une matière spéciale comme le crime. En matière criminelle, les condamnations doivent reposer sur des preuves, et les preuves elles-mêmes doivent être formelles, étanches, certaines, irréfutables. Car, il s’agit de supprimer à un citoyen, le droit à la liberté pour de longues années.

 

2. Au dernier paragraphe du verso du 9ème rôle (voir Expédition jointe) de la décision n° 19/Crim du 14 Janvier 2011, le juge écrit une fois de plus, noir sur blanc, ce qui suit : « Que s’il est vrai que les bons (pièces) par lui signés (par Kinguè) à cet effet n’ont pas été produits au cours des débats, il n’en demeure pas moins que le contrôle de la Trésorerie générale de Nkongsamba, en date du 11 Octobre 2007, fait bien état de l’existence de ces bons (pièces) que Kinguè Paul Eric ne saurait contester ». De la pure sorcellerie en somme.
Ici, le juge dit bien n’avoir vu produite aucune pièce signée par moi devant sa juridiction au cours des débats, mais fait allusion à un rapport de la Trésorerie générale de Nkongsamba, qui n’a lui-même jamais été versé, ni débattu au cours de ladite procédure.
Même si par extraordinaire le rapport avait existé, il n’aurait jamais constitué une preuve en l’absence des bons ou pièces signés par moi ; car seuls ces bons auraient prouvé que j’ai perçu, obtenu ou retenu le moindre centime de Francs CFA de la Commune dont j’avais la charge.
En se limitant dans un premier temps sur ce procès qui, sans preuve c’est-à-dire sans pièces tel que le reconnaît le juge lui-même dans sa décision, n’y a-t-il pas lieu de se poser la question de savoir sur quel autre élément celui-ci a fondé sa décision?
En dehors des pièces dont il dit la non-production à l’audience, quel élément avait-il pour asseoir sa décision ?
L’article 310 du Code de procédure pénale stipule pourtant ce qui suit : « Le juge ne peut fonder sa décision que sur les preuves administrées au cours des débats ». Cette disposition légale a le mérite d’être limpide et sans équivoque.
Monsieur le Président et Homme politique, n’est-il pas temps que vous vous intéressiez à ces cas de violations flagrantes des lois par les magistrats de notre pays ?

 

Devez-vous vous sentir éloignés des injustices que vous pouvez, chacun pris individuellement, subir aujourd’hui ou demain ?

 

Je pense qu’il est de votre devoir d’agir, de soulever publiquement et vertement ces cas, que je mets fort opportunément à votre connaissance.
Ne dit-on pas qu’une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier ? (Martin Luther King).
Il est de la responsabilité des hommes politiques camerounais de tout bord, d’arrêter la décrépitude de notre système judiciaire, qui s’est désormais éloigné de ses propres symboles (balance équilibrée) et qui, ne s’est jamais aussi mal portée que ces dernières années et devant laquelle nous ne pouvons plus seulement nous résigner en spectateurs, réduits à regarder ces hommes et femmes pourtant encadrés dans leur formation par les sacrifices du contribuables camerounais (ben-skineurs, cadres, taximen, commerçants et autres).
Les lois font désormais peur à la majorité de nos magistrats et c’est ce qui explique leur recours permanent aux déductions, aux supputations, à la philosophie, à la métaphysique (comme celles contenues dans les dossiers me condamnant à 10 ans de prison et celles me condamnant à 06 an de prison pour les émeutes sans témoins à charge, ni pièce à conviction).

 

3. Pour ne pas me limiter à mon seul cas, je voudrais porter à votre connaissance jusqu’où, les ravages de la manipulation politicienne de notre justice poussent nos magistrats.

 

 Le Cameroun a ratifié le Traité relatif à l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA) ; c’est à ce titre qu’une Société Anonyme peut désormais n’avoir qu’un seul actionnaire, fût-il l’Etat du Cameroun.
Les sociétés impliquées jusqu’ici dans le cadre de l’opération dite "Epervier", notamment le Port Autonome de Douala (PAD), le Chantier Naval et Industriel du Cameroun (CNIC), la Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP), La Société Immobilière du Cameroun (SIC), le Crédit Foncier du Cameroun (CFC), la Cameroon Airlines (CAMAIR), sont des sociétés Anonymes ; les actes de gestion posés dans ces entreprises, quand ils sont bien conformes, constituent des délits et non des crimes.

 

La loi n° 2003/008 du 10 Juillet 2003 portant "Répression des infractions contenues dans certains actes uniformes de l’OHADA" doivent être la "bible" des juges en charge du jugement des affaires concernant les dites entreprises.
Il se trouve que jusqu’à nos jours, les jugements rendus s’appuient sur l’article 184 du Code pénal en violation du principe de droit qui érige la primauté des traités internationaux sur les lois nationales.

 

Ce principe a été rappelé par le Premier Président de la Cour Suprême en Février 2010, au cours de la rentrée solennelle de ladite Cour.
Au rang des violations des principes de loi, l’on pourrait aussi citer l’article 310 du Code de procédure pénale, dans le but de rester coller aux lois : "Le juge décide d’après la loi et son intime conviction ; sa décision ne doit être influencée, ni par la rumeur publique, ni par la connaissance personnelle qu’il aurait des faits, objet de la poursuite"

 

En tout état de cause, cette décision ne peut être fondée que sur les faits administrés au cours des débats (Article 310 du Code de procédure pénale).

 

Tout ceci, ne peut cependant participer que de la dynamique d’une justice indépendante et impartiale.

 

Peut-on se risquer d’en dire autant sur les cas de l’opération dite "Epervier" ? Que NON !

 

- La loi n° 2006/015 du 29 Décembre 2006 portant "Organisation judiciaire" dispose en son article 24 : "Le juge d’instruction est un magistrat du siège ; toutefois, il ne peut participer au jugement des affaires dont il a eu à connaître à l’information judiciaire".
Cette disposition n’est pas respectée. Dans le cas du PAD par exemple, le même magistrat a commandé l’expertise judiciaire, même l’instruction et a participé au jugement.

 

Les textes issus du Traité de l’OHADA, pourtant librement et sans contrainte, ratifiés par le Cameroun, sont ostentatoirement piétinés, avec pour conséquence, les condamnations spectaculaires et sans frénésies de certains Directeurs généraux et de leurs collaborateurs à des peines inacceptables pour l’intelligence de la nation toute entière.

 

N’est-il pas de votre devoir, Hommes et Femmes politiques du Cameroun, de vous pencher sur ces cas que nul (s’il n’a été victime de ce système judiciaire en désuétude) ne peut porter à votre attention ?

 

Je reste convaincu que si vous vous impliquez dans ces cas préoccupants, vous aurez réussi à réconcilier le Cameroun avec lui-même ; car tel est aussi et surtout votre mission

 

Celle d’enrayer les frustrations diverses de nos compatriotes, dont on ne peut jamais à priori, parier sur les réactions le moment venu.
La PAIX du pays que vous voulez diriger passe par votre implication dans cette lutte, qui consiste à mettre sur la place publique, les dérives d’une justice dont le rôle est pourtant essentiel pour la consolidation politique, économique et sociale du Cameroun.

 

Je reste persuadé que si vous vous joignez à mes cris, une société plus juste sera édifiée dès aujourd’hui, pour votre bien personnel et sans doute, pour des millions d’autres camerounais écrasés par le zèle d’une magistrature politisée, ayant tourné le dos aux lois, règlements et traités divers, parce que otages des ambitions de quelques individus que l’on n’ose encore pas dénoncer, mais qui le seront à court terme.

 

Mon procès relatif aux émeutes de Février 2008, entre dans sa phase des réquisitions du ministère public et des plaidoiries le 03 Mars 2011 à 9 heures. Votre présence pour comprendre la véracité de mes écrits pourrait être utile.

 

La victime d’acharnement

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3 mars 2011

CAMER.BE - © Correspondance de : Patty Bebe

http://www.camer.be/index1.php?art=13337&rub=30:27 

Détention illégale de manifestants au Cameroun

Dinamou Moïse, Dorksidi Raphael, Ekwa Essi Franck, Dadina Bazai, Njengoue Kameni Joseph et Mbondo David sont-ils libres?
Nous ne laisserons plus JAMAIS le cas des 9 disparus de Bepanda se répéter dans notre pays. NON, PLUS JAMAIS !
Les 6 jeunes nommées ci-dessous seraient encore entre les mains des éléments des forces de l’ordre. Il est reproché à ces jeunes d’avoir voulu participer à la marche pacifique du 23 février dernier lancée par une partie de l’opposition camerounaise.

Aux dernières nouvelles, aucune confirmation officielle de leur détention n’a été ni confirmée ni infirmée.
Le délai légal de garde à vue ayant expiré, il y a lieu de commencer  à s’inquiéter du silence des forces de l’ordre à ce sujet. Ceci est un enlèvement, une détention abusive, appelons cela comme nous voulons, mais ce n’est pas un cas à tolérer et à fermer les yeux dessus.

Comment peut-on enlever des manifestants qui descendent dans la rue faire entendre leur opinion par ce qu’elle est contraire ce que le régime au pouvoir et ses valets voudraient entendre alors que d’autres manifestants payés par l’argent du contribuable camerounais mais cette fois-là pour  adresser des éloges hypocrites à ce régime  étaient applaudis et rythmés par les « forces de l’ordre »?
Y a-t-il 2 Cameroun? Sommes-nous gérés par des lois différentes pourtant tous citoyens d’une même  «nation»?

Loi et justice au Cameroun

La loi et la justice camerounaises sont des mots connus littérairement chez nous, mais que pensons-nous de leur pratique sur le terrain?
On se souvient encore de ces 9 disparus de Bepanda à qui justice n’a jamais été rendue. On se souvient de ces malheureuses familles narguées par les pouvoirs en place jusqu’ à ce jour. On se souvient de ces martyrs des émeutes dites « de la faim » qui en partie étaient une manifestation pacifique contre la manipulation de notre Constitution en février 2008. On se souvient aussi comme si c’était hier et avec  grand pincement au cœur et rage de Lapiro de Mbanga (katikaman), de Paul Erik Kinguè arbitrairement condamnés par une justice commanditée dont ils sont victimes suite  à ces manifestations qui se voulaient pacifiques mais que les pouvoirs en place ont réprimandées de manière aussi violente, barbare, inacceptable et impardonnable que celle utilisée en ces jours en Libye; causant au passage la perte de plus de 150 braves camerounais qui avaient eu le courage de vaincre la peur que nos vilains dirigeants ont instaurée dans notre vie quotidienne depuis plus de 5 décennies.

Oui, Paul Erik Kinguè (PEK) comme ses camarades aiment l’apostropher, brave Maire de la commune de Penja qui pécha pour avoir démantelé un groupe de fonctionnaires d’état sortis de notre fameuse ENAM (Ecole Nauséabonde d’Affamés et de Malfrats ; que ceux qui sont sortis de cette école et continuent de garder leur dignité malgré la vie dure me pardonnent  car il en existent  quelques-uns) ayant décidé de faire de cette commune une vache à lait et des plantations de bananes environnantes un puits à  billets de banque.

PEK croupit aujourd’hui dans la prison de New-Bell, pour avoir eu le courage de  dire non à des magouilles  qui appauvrissaient sa commune. Pour avoir voulu travailler pour le développement de la commune dont il était en charge; pour avoir démasquer une bande de voyous impliqués dans des réseaux mafieux  et de trafic d’influence et qui s’enrichissaient dans les dos de cette petite commune et de sa population réduite à l’esclavage moderne dans ces plantations de bananes qui font depuis le malheur de cette Penja. On l’a tout égoïstement et maladroitement privé d’exercer ses fonctions de Maire dans une commune où il a été démocratiquement élu. Le privant ainsi depuis 3 ans de sa liberté et des possibilités d’assurer dignement ses devoirs de père de famille et d’époux. On l’a jeté en prison comme un vulgaire criminel tandis que ceux-là mêmes qui devraient user les uniformes  de couleur kaki en prison continuent librement de piller notre pays et d’abuser le peuple.

On lui reproche des délits sous un montage digne des films hollywoodiens. Son procès devant avoir lieu en début mars a une fois de plus été reporté à une date non publiée en ce jour. Question de reformater l’histoire et de trouver/fabriquer des preuves qui n’existent en réalité pas? Qu’a-t-il donc fait pour ne pas mériter une justice équitable? Qu’a-t-il fait pour être humilié ainsi? Qu’a-t-il fait pour être privé d’assurer dignement l’éducation de ses enfants, être privé de la chaleur de sa famille?

Au nom de quoi essaye-t-on de le corrompre moralement?

On lui reproche un «détournement» de 5,9 millions de FCFA, je suis convaincue que tout cela n’est que mensonge et montage. Pour preuve, PEK reçoit depuis sa menace de s’immoler des lettres anonymes lui demandant de dépolitiser sa menace et d’avouer, même si ce n’est pas vrai, ce qui lui est reproché s’il veut recouvrer la liberté et avoir une justice équitable.

PEK, ceux qui te soutiennent disent : NON, NON ET NON ! 3 fois. Pas question  de s’établir coupable des faits que tu n’as pas commis. NON, NON et NON ! 3 fois à l’immolation; ils n’attendent que cela, psychiquement te pousser à  bout et se débarrasser de toi comme un vulgaire raton. Tiens bon, tu sortiras de là bientôt! L’espoir meurt toujours le dernier, souviens-toi…

Ta situation en tout cas démontre aussi à quel point l’Homme camerounais est méchant, jaloux et hypocrite vis-à-vis de son semblable. Elle démontre aussi à quel point le parti politique dont tu es membre rdpc  est infesté d’individus abominables et sans manières. Cela confirme tout simplement ce qui se dit depuis presqu’une décennie : les luttes d’influence aux seins ce parti en ont fait un parti moribond, où tout le monde doit se méfier de tout le monde pour survivre et dont l‘existence ne repose actuellement que sur son président à vie et des réseaux mafieux.

A ceux qui proposent à  PEK d’avouer arbitrairement les faits qui lui sont reprochés pour recouvrer liberté voici  2 questions : -  Si PEK s’acquitte des 5,9 millions dont on l’accuse arbitrairement de détournement va-t-il recouvrer sa liberté ??? -  Peut-on détenir un élu du peuple avant la levée son immunité parlementaire?
 
Dans mes multiples ballades à travers le monde j’aurai appris qu’un pays de droit comme un certain «ministron» de la communication nous présente souvent le Cameroun repose en effet sur une justice intègre, équitable, indépendante, incorruptible. Sans «vraie» justice, n’importe quel pays est voué à l’anarchie ; cas du Cameroun. Un pays dans lequel la seule loi commerciale est la corruption n’attirera jamais d’investisseurs sérieux (à gangster, gangster-et-demi !). Nos dirigeants le savent trop bien et  s’en moquent du moment où leurs poches sont remplis de commissions  provenant de contrats mafieux  et des marchés clandestins, le peuple leur importe nullement.

Arrivera-t-il un jour où chaque camerounais de mettra devant un miroir et percevra une image qui le fera fondre en larmes pour avoir si cruellement fait du tord à son compatriote, à son pays et à ses propres enfants?
Ce moment de sursaut arrivera-t-il un jour, où les justiciers prendront conscience des crimes qu’ils commettent et remettront enfin la justice camerounaise sur la bonne voie afin que nous vivions tous, ensemble dans un pays qui offre des chances égales à tous ses citoyens et applique les mêmes lois pour tous?
Arrivera-t-il ce jour où à l’unisson l’ensemble de camerounais dira, je suis FIER d’être Camerounais et de vivre dans mon pays?

A mon humble avis,  tout Camerounais dans la diaspora comme à l’intérieur du triangle national peut apporter son aide à  notre pays. C'est pour ça d'ailleurs qu'il est important que les Camerounais prennent des responsabilités politiques. Nous ne pouvons pas penser tous  la même chose, mais je crois que l’action est nécessaire. On ne peut pas  continuer à la fois de se plaindre que  notre  pays aujourd'hui très malade pratique des politiques tribales et discriminatoires  et encourager ces politiques en restant inactif ou tout juste en les cautionnant d’une manière ou d’ une autre .  Nous devons tous prendre des  engagements politiques. Sans justice indépendante aucune institution solide ne peut être fondée. Attelons-nous tous donc  à redresser notre justice afin qu’elle soit la base inébranlable du développement de notre pays. Nous sommes tous responsables du bien ou mal-être de notre pays et cela à  travers  l'ensemble de nos actions.

Chers compatriotes, menons ce combat ensemble et nous y arriverons. Ne croisons plus les bras, ne fermons plus nos bouches, nos yeux, nos oreilles; sensibilisons ceux qui sont moins informés au sujet de ces pratiques avilissantes; dénonçons sans calomnier tout ce qui détruit et discrédite notre pays, seule l’action nous permettra de déraciner cette peste qui ronge notre pays par le biais de ces fonctionnaires malsains et corrompus!
Seule l’action instaurera une justice intègre, équitable, indépendante et incorruptible dans notre  beau pays et consolidera un héritage pour tous nos enfants.

Bon courage chers compatriotes!

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6 mars 2011

CAMER.BE - © Correspondance : Groupe de Soutien à Paul-Eric Kinguè.

http://www.camer.be/index1.php?art=13375&rub=11:1

32 jeunes prêts à s’immoler

Trente-deux (32) jeunes, garçons et filles de Njombé-Penja et Bouba sont déterminés à s’immoler avec leur maire, Paul-Eric Kinguè, si justice ne lui est pas rendue. Pour lui éviter toute émotion, ces jeunes gens n’en ont pas informé PEK, le tenant volontairement à l’écart de leur décision. Un proche nous explique : « Ces gars sont sérieux et je les sens vraiment déterminés. Pour les comprendre, il n’y a qu’à chercher d’abord à comprendre ce que représente PEK pour eux et pour les populations de Njombé-Penja en général. Il est comme le Messie, à la limite, il est même vénéré ! ».

L’information nous a glacé le sang et nous vous la livrons sans commentaires.

MEMORANDUM DES POPULATIONS DE LA COMMUNE DE NJOMBE-PENJA ET BOUBA.

À Monsieur le Président de la Cour d’Appel du Littoral.
Objet : notification d’immolation devant l’esplanade de la Cour d’Appel de Bonanjo de 30 jeunes de Njombé-Penja et Bouba en cas de manipulation politicienne des procès de Paul-Eric Kinguè à la Cour d’Appel du Littoral.
Monsieur le Président,

Nous, représentants de la jeunesse de Penja, Njombé en général, porteurs de messages des populations de notre localité, avons l’honneur de vous répercuter ce qui suit :

1- Nous voulons vous voir détacher les décisions de justice concernant le Maire Paul Eric Kinguè que nous avons librement élu, de toute pression politique, d’où qu’elle vienne.
2- Les hommes politiques c’est-à-dire ses adversaires politiques tapis dans l’ombre et que nous connaissons bien, méritent que la Cour d’Appel en particulier et la justice en général cessent de leur servir d’instrument de lynchage dans le but de faire condamner sans fondement cet homme qui a droit comme tous camerounais à une justice équitable fondée sur des faits caractérisés et la loi d’une part, et d’autre part dans des délais raisonnables.
3- Les tribunaux ne peuvent nullement être transformés en « guillotines politiques » pour assouvir les désidératas des hommes en mal de notoriété dans notre localité de Njombé-Penja, encore moins leurs affidés de Douala et Yaoundé.
4- Que seule une justice équitable et faite dans les délais raisonnables lui soit appliquée et non une justice qu’on veut faire passer aux forceps pour justifier sa révocation manipulée sans fondement.

NOUS NE L’ACCEPTERONS PAS, MAIS ALORS, JAMAIS !

Forts de ce qui précède, nous espérons que vous prendrez sur vous en cette veille d’élection présidentielle, de rendre potables les jugements auxquels notre Maire sera soumis afin que seule triomphe la VERITE !

Nous avons pris acte de sa volonté de s’immoler. Faute par nous d’être convaincus que ses jugements seront équitables, justes et fondés sur des preuves, nous avons décidé de nous immoler en même temps que lui, et soyez sûr, la liste des candidats à cette forfaiture à Njombé-Penja et Bouba est longue d’au-moins trente (30) jeunes prêts à le suivre si la justice ne se ressaisit pas, et nous viendrons le faire devant votre juridiction.
Nous croyons en la justice de notre pays, jusqu’à ce qu’il nous soit prouvé dans le cadre des procès concernant notre Maire, qu’elle ne mérite pas que nous y croyions.

Voilà en somme Monsieur le Président de la Cour, les motivations de notre déplacement auprès de vous et des autres autorités de la Région.
Nous profitons de cette saisine pour attirer votre attention sur les persécutions et arrestations arbitraires et illégales dont nous sommes victimes, perpétrées par le Capitaine ASSOUMOU et compagnie et le parquet du Moungo au quotidien.

Le Cameroun mérite la PAIX et notre action s’inscrit dans la recherche définitive de la paix tant magnifiée par les pouvoirs publics, et cette paix passe par la rectitude de la JUSTICE dans les affaires concernant notre Maire.

Ampliations :  S.E.M. le Président de la République
  S.E.M. le Premier Ministre / Chef du Gouvernement
  S.E.M. le Vice-Premier Ministre en charge de la justice
  S.E.M. le Gouverneur de la Région du Littoral
NOMS – PRENOMS – SIGNATURES
Suit une liste manuscrite de 32 noms, prénoms et signatures.

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