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25 novembre 2011

CAMER.BE

© Source : paulerickingue.blogs.nouvelobs.com/

http://www.camer.be/index1.php?art=16869&rub=11:1 

Cameroun, Détresse: La lettre ouverte de Paul Eric Kinguè adressée aux Députés de la nation

Lettre ouverte aux députes de la nation : Cri de détresse de Paul Eric Kingue, ex-maire de Njombe-Penja en détention abusive à la prison de New-bell à Douala au Cameroun...Honorables législateurs, chers Députés… Au moment où vous siégez à l’Assemblée Nationale pour la session de Novembre 2011, permettez-moi d’attirer solennellement votre attention sur l’injustice et l’acharnement dont je suis victime depuis Février 2008. Je m’en voudrais de ne pas porter à votre connaissance mes souffrances, mes frustrations et surtout mon effondrement, à la suite du décès à l’âge de 11 ans, de mon unique garçon, Paul Eric KINGUE Junior survenu en Mars dernier, des suites « d’erreur de transfusion sanguine » à l’hôpital Laquintinie de Douala. Transfusion sanguine que je n’aurais jamais acceptée si j’avais été libre et à ses côtés, parce que fondamentalement opposé à cette pratique. Il faut dire qu’au moment où mon fils se rend à l’hôpital où aucune précaution d’examen de numération sanguine préalable n’a été faite, il n’est pas malade.
(note de H : Junior se plaignait d’une douleur au front, probablement d’un début de sinusite. Il est entré à l’hôpital pour un check-up.)

Le 28 Février prochain, j’aurai passé jour pour jour quatre ans dans les lieux de la détention sans fondement. Quatre ans, sans qu’à ce jour, il soit produit dans un procès contradictoire et équitable, la moindre preuve de ce qui m’est reproché. Quatre ans en somme de véritable fiction judiciaire qui n’a de comparable que le vaudou et le charlatanisme. Mais aussi et surtout, quatre ans de procès superposés et interminables, du fait de dilatoires savamment entretenus par mes bourreaux décidés de détruire ma vie.

Honorables législateurs et chers députés,

Je vous écris ce jour parce que convaincu que votre légitimité vous met en posture de connaître des injustices et des abus dont sont victimes au quotidien, les citoyens dont vous êtes l’émanation. Vous êtes des élus des populations camerounaises dans leur ensemble et, la tribune que vous offre vos fonctions ainsi que vos missions vous oint fatalement du sensible et périlleux devoir de veiller sur la vie de vos concitoyens, d’où qu’ils soient, quels qu’ils soient, et quelle que soit leur appartenance politique.

Au moment de mon interpellation, j’étais Maire élu du RDPC (et pour votre information supplémentaire, candidat élu aux primaires des législatives de 2007 à Njombé Penja ; Président local de sous-section enfin.

Après ma prise de fonction à la commune de Penja, et au terme du passage en revue de celle-ci, il m’a été donné de constater la faiblesse des revenus de cette collectivité pourtant riche, mais dont les populations croupissent paradoxalement dans une misère insupportable.

Révolté devant cette situation intenable, j’ai commis une expertise fiscale qui a conclu que ma commune perdait depuis 30 ans 2.700.000.000 FCFA (deux milliards sept cent millions de FCFA) par an, du fait du non payement par les plantations de bananes françaises locales (PHP, SPM, CAPLAIN) des impôts locaux.

A titre d’exemple, ces Entreprises qui ont produit en 2007 environ 207 milliards de nos francs de chiffre d’affaire, n’ont reversé ni à la commune de Penja, ni à l’Etat du Cameroun le moindre centime en terme de patente ; pire, elles en sont exonérées depuis 30 ans.

Après avoir dénoncé ces multiples exonérations dont bénéficient illégalement ces Agro-industries et les facilités qui leur ont indument été accordées par quelques fonctionnaires corrompus au plus haut niveau de l’Etat, j’ai personnellement saisi en Novembre 2007 le Premier Ministre chef du Gouvernement qui, à l’époque des faits, a instruit le Direction Générale des Impôts d’élucider la situation portée à sa connaissance et qui, selon ses propres termes, lui semblait être une véritable maffia.

Le 03 Décembre de la même année c’est-à-dire 30 jours seulement après, en réaction de ma requête, le Directeur Général d’alors, Sieur LAURENT NKODO après avoir trouvé ma démarche fondée au vu des textes légaux que j’avais produits, a reversé au régime de droit commun, les entreprises locales incriminées avec pour conséquence immédiate, la levée de toutes les exonérations initialement accordées à celles-ci (cf lettre jointe du 03 Décembre 2007). Depuis mon arrestation cette instruction est restée lettre morte c’est-à-dire non appliquée, et ce au détriment de la commune dont j’avais la charge.

Bouleversés par mon opiniâtreté à redonner à ma commune ce qu’ils empochent individuellement et par an depuis 30 ans, les responsables de la PHP, SPM et CAPLAIN et leurs alliés aussi bien au MINTATD, aux forces armées qu’aux magistrats, pour obtenir d’une part ma révocation au mépris de l’article 94 de la loi n°2004-18 du 22 Juillet 2004 fixant les règles applicables aux communes-section 3 – de la suspension, de la cessation des fonctions et de la substitution de l’exécution municipal qui prescrit pourtant et sans restriction aucune, l’obligation du contradictoire en cas de violation des lois et de fautes lourdes par le maire.

Pour m’interpeller, il a fallu mettre à contribution l’armée dont 12 camions et six pick-up plein d’hommes en tenue et sur instruction du ministre Rémy Ze Méka le 28 Février 2007, alors que j’étais sans arme, sans armée, sans milice.

Pour achever de me détruire, les magistrats du Moungo, englués et « mouillés » jusqu’au cou par la « sève de banane » - suivez mon regard – ont été réquisitionnés pour fabriquer des procès les uns après les autres, afin qu’il ne me soit pas possible d’être libéré avant longtemps.

Pourtant, au terme du premier procès portant sur les émeutes de Février 2008, malgré l’absence totale de toute accusation de témoins du Ministère public contre moi, j’ai été condamné à 6 ans d’emprisonnement ferme à Nkongsamba, peine réduite à 3 ans à la cour d’appel du Littoral et frappée dans les délais légaux du pourvoi en cassation. Les Magistrats de ma collégialité n’ont pas manqué de déclarer publiquement et je cite : « on ne voulait pas faire perdre la face à l’Etat dans ce procès vide et sans preuves ».

Un second procès initié par le TGI du Moungo porte sur l’accusation de détournement de 1.400.000 FCFA (un million quatre cent mille francs CFA), à peine ce qu’il faut pour nourrir un chien. Ici, j’ai été condamné à 10 ans d’emprisonnement ferme, sans que la moindre pièce prouvant que j’ai été en contact avec la somme querellée ait été versée au dossier au cours des débats.

Dix ans dont l’objectif est de ne pas me voir revenir « embêter les bananeraies françaises ». A ce jour, ce procès est en appel et après audition des témoins de l’accusation, tous déclarent ne m’avoir jamais remis la somme querellée. Et depuis c’est la débandade… Le représentant du ministère public est porté disparu, alors qu’il lui est demandé de présenter ses réquisitions intermédiaires depuis deux mois. Renvoyé au 19 Décembre 2011, il faudra peut-être finalement pour ce procès quatre mois pour des réquisitions intermédiaires du ministère public.

Au même moment se prépare à Nkongsamba une nouvelle condamnation qui vient trahir le complot, la persécution et l’acharnement politico judiciaire en marche pour m’écraser. Dans cet autre procès, il m’est reproché d’avoir détourné 4.960.000 FCFA (quatre millions neuf cent soixante mille francs CFA), don d’une entreprise locale, qui avait pour objectif d’installer un réseau d’eau SNEC à l’hôtel de ville de Penja. Ce réseau d’eau est installé et toutes les pièces, y compris le procès-verbal de réception définitive des travaux sont là pour le prouver. Pourtant, aveuglés par la corruption, les Magistrats du Moungo s’apprêtent à me condamner une nouvelle fois et cette nouvelle condamnation est programmée pour le 16 décembre 2011 (affaire à suivre). L’objectif étant, comme je l’ai dit plus haut, d’empêcher que je revienne dans cette commune qui est la source d’enrichissement d’un groupe d’individus dont au-moins 2 sont vos collègues à l’Assemblée Nationale.

Face à une telle injustice et un tel acharnement, je vous écris afin que du haut de votre tribune, vous preniez fait et cause pendant cette session ou celle à venir, du cri de détresse d’un élu qui n’a voulu faire que son travail et en toute conscience.

Souvenez-vous cher(e)s élu(e)s et comme nous l’a si bien appris Martin Luther King, « Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier ».

En attendant de vous voir vous approprier mes peines et ma souffrance, veuillez croire Honorables Législateurs et chers Députés, à ma parfaite considération.

Le Prisonnier Politique Paul Eric KINGUE, otage du régime.

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28 novembre 2011

La Nouvelle Expression - Écrit par Edmond Kamguia K.

http://www.lanouvelleexpression.info/themis/5974-acharnement-une-nouvelle-condamnation-en-preparation-.html 

Acharnement : Une nouvelle condamnation en préparation ?

Paul Eric Kinguè est persuadé que se prépare à Nkongsamba, une nouvelle condamnation qui viendra trahir le complot, la persécution et l’acharnement politico judiciaire en marche pour l’écraser.Selon Paul Eric Kinguè : 

« Dans cet autre procès, il m’est reproché d’avoir détourné quatre millions neuf cent soixante mille (4.960.000) FCFA, don d’une entreprise locale, qui avait pour objectif d’installer un réseau d’eau SNEC à l’hôtel de ville de Penja. Ce réseau d’eau est installé et toutes les pièces, y compris le procès-verbal de réception définitive des travaux sont là pour le prouver. Pourtant, aveuglés par la corruption, les Magistrats du Moungo, s’apprêtent à me condamner une nouvelle fois et cette nouvelle condamnation est programmée pour le 16 décembre 2011». Paul Eric Kinguè parle d’une affaire à suivre.

A l’en croire, l’objectif est « d’empêcher » qu’il revienne «dans cette commune, qui est la source d’enrichissement d’un groupe d’individus» dont au moins deux travaillent à l’Assemblé Nationale !

Il espère que «face à une telle injustice et un tel acharnement», les députés pourront prendre «fait et cause pendant cette session ou celle à venir, du cri de détresse d’un élu qui n’a voulu faire que son travail et en toute conscience ». Il cite à dessein  Martin Luther King pour qui : «Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier».    

Paul Eric Kinguè a envoyé une copie de sa lettre ouverte à d’importantes personnalités qui ne sauraient rester toutes indifférentes. Parmi ces personnalités, le Président de la République, le  Premier Ministre-Chef du Gouvernement, l’Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, le  Représentant de l’Union Européenne au Cameroun, l’Ambassadeur de France au Cameroun,  Mme le Représentant du Centre Régional des Nations Unies pour les Droits de l’homme et la Démocratie en Afrique Centrale et le Président de la Commission nationale des droits de l’Homme et des Libertés. Au moment où l’on parle de plus en plus du démarrage  des grands chantiers de la République annoncés pendant la campagne électorale, ce nouveau rebondissement des affaires Paul Eric Kinguè s’annonce comme une véritable patate chaude pour le régime Biya ! 

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7 novembre 2011

COUPDPOUCE-LUXEMBOURG-CAMEROUN

HUBERT (de Luxembourg)

http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/article-lettre-reponse-a-un-membre-du-groupe-de-soutien-a-pek-91606428.html 

Lettre réponse à un membre du groupe de soutien à PEK

Cher ami qui peine à t’y retrouver dans cet imbroglio !

C’est vrai que l’affaire Kinguè qui, au départ, semblait d’une simplicité enfantine, prend des allures d’affaire d’État extrêmement compliquée. Récemment interpellés par des députés de la nation, les ministres de la Justice et des Finances ont semblé bien embarrassés, se contentant de répondre un peu maladroitement qu’ils n’étaient pas au courant… ! Dont acte ; maintenant, ils le sont.

Comme tu n’es pas seul à t’interroger suite au dernier « message @tous » dans lequel PEK nous dit son intention d’aller en Justice contre les bananeraies et contre le Ministère des Finances, permets-moi de rendre cette réponse publique.

Tu me questionnes suite à l’intention de PEK d’assigner en Justice dans les prochains jours PHP, SPM et CAPLAIN ainsi que le Ministère des Finances, les uns pour n’avoir jamais payé les impôts communaux malgré la décision formelle de la Direction Générale des Impôts de décembre 2007, les autres pour avoir omis de faire appliquer cette décision depuis quatre ans. On le voit, même enchaîné, PEK poursuit son combat avec tous les moyens dont il dispose.

Question : qu’est-ce que ça vient faire dans les procès en cours ?

Réponse : rien… et tout à la fois.

Effectivement, que ces sociétés payent ou non les impôts communaux ne changera rien aux procès en cours contre lui puisqu’il n’est officiellement poursuivi que pour les motifs de droit commun que l’on sait.

Pour remettre les choses au clair, l’affaire Kinguè comporte deux volets distincts.

D’une part nous avons un homme ignoblement écrasé qui croupit dans sa cellule depuis quatre ans et qui a subit les pires tortures qui soient pour avoir soi-disant détourné des sommes d’argent au demeurant ridicules. Pour ça, nous exigeons que Justice lui soit rendue dans le strict respect des lois. Ce serait tout simple et réglé rapidement s’il n’y avait pas d’autres raisons infiniment plus graves qui justifient cet acharnement contre lui.

Car, d’autre part, PEK a déclaré la guerre au système de corruption institutionnalisé qui pourrit l’économie du pays tout entier, au mépris des lois, enrichissant démesurément de grosses sociétés étrangères et quelques autorités locales au détriment des populations.

  En 2008, PEK était maire de Penja. Il a constaté que PHP et les autres bananeraies ne payaient pas d’impôts à la commune parce qu’elles étaient illégalement exonérées, comme le sont les ONG humanitaires ou les ASBL par exemple. Il a demandé au Ministère des Finances de supprimer cette exonération qui ne s’expliquait pas, ce qui a été fait. Et donc, à partir de ce moment, elles devaient payer les taxes communales comme tous les commerçants et industriels.

Cet aspect de l’affaire qui a été soigneusement occulté, voire nié, jusqu’à présent s’impose maintenant de façon sous-jacente dans les procès en cours et les avocats internationaux ont la ferme intention de le mettre en lumière si on leur laisse la parole.  

Jusqu’à ce jour, elles n’ont pas payé. Elles sont en tort, et le Ministère des finances aussi puisqu’il doit exiger le paiement et ne le fait pas.

Ces grosses sociétés se sont toujours arrangées avec les Autorités locales pour ne pas payer l’impôt en distribuant sous la table quelques enveloppes, et PEK en a la certitude puisqu’elles lui ont proposé une « rente » (20 millions de francs CFA / Trimestre) pour qu’il se taise… et qu’il a refusée.

C’est énorme comme combat contre la corruption, parce que on se doute que toutes les grosses sociétés étrangères font pareil depuis toujours. Elles ne payent pas ou très peu d’impôt. Si PEK parvient à faire payer PHP, SPM et CAPLAIN, les trois sociétés qui sont sur le territoire de Penja, TOUTES les autres au Cameroun risquent de devoir payer aussi, ce qui représente des sommes considérables.

Ce qui pourrit l’économie du Cameroun, c’est que tous les gros marchés sont tenus par des sociétés étrangères qui payent un minimum en salaires et qui ne payent pas l’impôt. Elles «s’arrangent à l’amiable » avec les dirigeants, au détriment de la population. C’est le cœur même du combat contre le néocolonialisme. Résultat, comment expliques-tu que la population vive dans la misère alors que, par exemple, le Cameroun possède le plus grand gisement mondial de cobalt ? Et ce n’est qu’un seul exemple entre mille.

Comprends-tu l’ampleur du combat de PEK ? C’est ENORME ! En portant plainte, il oblige la Justice à faire son devoir puisque le Cameroun est un État de droit. D’où notre importance dans l’affaire parce que, si le monde entier ne surveille pas, rien ne changera jamais. Le système mafieux est très solide.

Je dis « mafieux », parce que c’est tout un réseau d’amis politico-économiques qui agissent illégalement pour s’enrichir au détriment du peuple tout entier. Celui qui n’est pas d’accord est éliminé, c’est le cas de PEK qui, au départ, ne mesurait sans doute pas bien la portée de son geste. En brave Maire honnête, il voulait tout juste le bien de sa petite commune. Aujourd’hui, devant l’ampleur du phénomène, des gens tremblent, de Penja jusqu’à Paris et ailleurs dans le monde. Parce que si d’autres Maires d’autres communes camerounaises font comme lui et réclament pour leur population ce qui leur est dû, ce sera tout un système qui s’effondrera. Et s’ils n’osent pas, je pense qu’on pourra compter sur PEK pour le faire à leur place.

J’espère que tu mesures mieux l’importance de notre action. Elle est énorme. Il y a deux choses : un brave homme écrasé dont nous partageons la douleur d’une part, et d’autre part le soutien à un combattant extraordinaire qui entrera peut-être dans l’Histoire.

Bien à toi, HUBERT (de Luxembourg).

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20 décembre 2011

CAMER.BE - GERARD P. KUISSU MEPHOU

http://www.camer.be/index1.php?art=17215&rub=11:1 

Affaire Paul Eric Kinguè:L’audience d’hier vécue de l’intérieur 

Pour beaucoup, l’affaire Kinguè semble lointaine et purement théorique. Le témoignage qui suit nous ramène sur terre, dans la salle d’audience poussiéreuse du tribunal. Avec son accord, je vous livre telles quelles les impressions de l’un d’entre nous qui a assisté à l’audience d’hier. Je me permettrai tout juste une remarque : comme tous ceux qui suivent cette affaire avec émotion, l’auteur a l’impression que PEK ne reçoit pas suffisamment de soutien de la part des politiciens et autres représentants d’associations connues des Droits de l’Homme. Je tiens à le rassurer sur ce point : bien qu’il ne leur soit pas toujours possible d’assister à toutes les audiences, leur appui a rendu énormément de services pour la noble cause que nous défendons.

Salut mon cher Hubert !

J’étais à l’audience d’hier.
J’ai salué PAUL ERIC et je lui ai transmis ton bonjour et celui de nombre d’autres compatriotes…
J’ai vu un lion se battre pour sa dignité, pour sa libération, pour la vérité!
Habillé tout de blanc comme tu verras sur la photo, l’audience a eu lieu dans une salle, sale, poussiéreuse. Les amis, la famille, et son ex-compagnon de taule Lapiro étaient là. Il y avait la Presse et bien sûr pleins d’agents de renseignements.

J’ai rencontré les avocats internationaux ainsi que l’intrépide Me Manfo !
Après les procédures, les coaccusés ont choisi de répondre aux questions qui leur sont posées : PEK nous a impressionné par la maîtrise du sujet, son courage, il a presque ridiculisé l’avocat général quand, lorsqu’il prenait la parole, disait : « après votre brillant exposé … ! »
En effet, il a montré avec force et détails :
1/qu’il était selon la loi l’unique ordonnateur des dépenses,
2/ que le préfet était sa tutelle et non sa hiérarchie,
3/ qu’il avait bien ordonné l’argent querellé mais que le payeur, le caissier, a dit devant le tribunal qu’il n’avait pas payé, et il a lu les minutes du greffe à ce sujet.
Et enfin après avoir cité la décision du juge le condamnant en 1er instance où il reconnaît ne pas avoir de preuves de détournement de 1 400 000 cfa, mais le condamne quand même, il épatera la cour et l’avocat général !
Ce denier lui demandera si au moment où il était en fonction, il connaissait tous ces articles de loi et PEK de lui répondre qu’il est juriste, titulaire de deux maîtrises de droit et enseigné par NLEP MELONE GONGO et un des membres de LA COUR.

PEK aura insisté énormément sur l’absence de preuves matérielles ou de témoins de son détournement ! L’avocat général m’a paru peu convaincant, maîtrisant mal son sujet ; à un moment il était obligé de dire à PEK : « c’est moi qui pose les questions ».La salle a failli applaudir ! PEK dans sa réponse énergique mettra la cour et l’avocat général à l’épreuve, il y aura deux suspensions de séance !
Pendant ces suspensions on a beaucoup causé et PEK dans sa tenue blanche nous impressionnait par sa détermination et son courage. Les journalistes, les amis, d’anciens bagnards, on causait, on analysait ! Tout cela pour 1 400 000 CFA ! Alors que d’autres maires sont en liberté pour des sommes de loin supérieures !!!!
A 15 h on était encore là depuis 8h du matin !

Malheureusement un appel urgent m’arrachera malgré moi, deux autres compatriotes souhaitaient que j’aille rendre visite à une autre victime du système incarcéré à l’Est du pays .
Et comme je te disais, les politiques, les associations, les gens qui se bombent le torse, je n’ai vu personne, à part Célestin Djamen, Lapiro, quelques conseillers….
La peur fait beaucoup de ravages ! C’est leur principale arme !
Voilà globalement ce que je puis en dire. Bonne réception.
 
GERARD P. KUISSU MEPHOU Cyberjournaliste
Assistance aux créateurs d'entreprises Correspondant ICICEMAC.COM

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22 décembre 2011

BLOG Coupdpouce-Luxembourg-Cameroun – Gérard Kuissu

http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/article-pek-21-12-11-plaidoiries-pour-la-liberte-conditionnelle-94071480.html 

Plaidoiries pour la liberté conditionnelle

Bonsoir mon cher Hubert,

Je viens avec toi avec un compte rendu de l’audience de ce jour.

PEK vêtu d’un pagne blanc était avec sa co-accusée sur le banc des accusés, les mêmes protagonistes en plus ; c'est-à-dire la cour, l’avocat général et ses deux collaborateurs plus Me Manfo et ses quatre collaborateurs.

Le public est nombreux ; à voir les accoutrements et les sacs, il y en a probablement qui viennent directement de Penja ou Njombé.

Quand j’arrive Me Manfo commence sa plaidoirie en faveur de la liberté conditionnelle. Bref, concis, précis et volontairement lent parce qu’un membre de la cour prenait des notes. Comme argument, il donne les garanties suivantes :

Résidence de manière effective à son domicile sis à Penja

PEK ne sortira pas du territoire national ou de la région du littoral

Il répondra à toutes les convocations de la cour ou de toute autorité compétente

Il acceptera toute autre condition que la cour jugera utile d’observer.

Il continue en disant que la justice n’est là pour détruire l’homme mais est à son service, il rappelle que les chefs d’accusation sont faux en écriture et détournement de 1 400 000 cfa, et qu’à ce jour, le faux en question n’a pas été produit, l’original querellé non plus ! Et la défense demande toujours la preuve matérielle de détournement de la somme évoquée supra.

D’autre part poursuit-il, toutes les pièces ont été versées, les témoins entendus, et il n’y a pas à craindre une quelconque collusion, une quelconque fuite , et qu’après quatre ans de détention la cour peut bien comprendre cette situation.

Il termine de façon très courtoise et polie et passe la parole à l’avocat belge Isa Gultaslar.

Brillant et bref, celui-ci insiste sur les garanties données par son confrère. Le dossier étant bouclé dit-il, il n’y a pas de risque de fuite.

A la Zola, il démontre que la somme querellée est bien l’argent du contribuable du peuple ; il dit que rarement, très rarement, il aura vu tant de monde à ce type de procès. Le fait que le public ne hue pas PEK, ne le chahute pas, ne le conspue pas, que sa tenue tout au long des audiences non seulement en dit long mais témoigne de la sécurité du prévenu, PEK , mais aussi de la sérénité et de l’affection qu’on lui porte. (On verra plus bas que l’avocat général évoquera cet argument dans l’autre sens…)

Il termine en disant que dans ce genre de procès c’est le contraire qui se passe, l’accusé est conspué ! Et de conclure : les risques de collusions, de fuite sont absents. Pour cela une relaxe n’est pas un danger.

Me Tefengang prendra à sa suite la parole.

Il évoquera son émotion à plaider dans son pays participant de ce fait à l’avancée de la Justice et du Droit dans notre pays. Il ne sera pas long, il dit que la finalité de tout ce que la défense dit, c’est la libération de PEK.

Il revient et rappelle la durée et les conditions de la détention de PEK.

La durée est lourde et, dit-il avec emphase, la privation de liberté pour un prévenu est une exception. Il invite la cour à combattre l’arbitraire, et termine en disant : « Monsieur le Président libérez Paul Eric Kinguè, vous aurez rendu la justice. »

    Le dernier intervenant de la défense, Me Wabo Mabou, ne sera pas long non plus. Il évoque deux choses. Premièrement tous les textes et les procédures évoquées sont des textes appliqués chez nous et dans d’autres procès ; il parle d’un procès en sorcellerie et évoque la durée de la procédure. Il finit son intervention en évoquant une phrase de Nelson Mandela dans un meeting à Jobourg : « faite régner l’état de droit ! ».

Le Président reprend la parole pour la passer à l’accusation ; petit remue au fond de la salle où je suis ; on le redoute…

Les débuts de ses plaidoiries me plaisent bien ; est-ce parce que je suis zéro en droit ou est-ce le but des plaidoiries ?

Il commence donc, l’avocat général, en reconnaissant la valeur et la qualité de la défense. Il dit, « je dois avouer que j’ai pensé renforcer le banc du ministère public mais on m’a rétorqué vas-y seul ! » Vrai ou faux? Pendant la plaidoirie de Me Wabo, il a fait un tour dehors…

Je n’ai pas grand-chose dit-il ! (C’était pour adoucir, car il en avait bien de grandes à dire).

Sur la recevabilité de l’appel et la compétence de la cour il n’y a rien à dire c’est ok.

Mais poursuit-il, pour ce qui est du droit, sur la mise en liberté son avis est négatif ; sa sérénité tranche avec l’émotion qui se lit sur certains visages. Il avance deux raisons.

Premièrement, la faiblesse et l’inapplicabilité des garanties données par la défense. Même s’il reconnait la légalité de ces dispositions.

Sur la mesure de surveillance :

L’accusation s’interroge sur les capacités et les moyens de contrôle. Penja n’est pas dans la ville où siège la cour ; comment vérifier qu’il est à Penja? Comment vérifier qu’il n’est pas sorti du territoire ? (Large sourire dans la salle…)

Pour appuyer ses arguments, il évoque l’affaire DSK où en plus du cautionnement, ce dernier s’était vu imposer des mesures : un logement précis dans un quartier précis, deux soldats en faction à son domicile à sa charge etc.

Il évoquera également la semelle électronique qui permet de savoir à tout moment où se trouve le prévenu ; l’avocat général se demande donc où sont tous ces moyens ? Et de conclure ce volet en disant : pour l’accusation la mesure sollicitée est inopportune… (rires dans la salle ; il le dit non plus en regardant la cour mais le nez dans ses feuilles…)

Sur la résidence à Penja :

Il rappelle que l’autre procès avait comme motif d’accusation l’incitation des jeunes aux émeutes ! Il parle des ennemis et adversaires de PEK qui sont susceptibles de troubler la paix, d’autant plus que les débats ont montré dit-il un chambreur, un agitateur… (Ce dernier mot suscite vraiment une grande indignation dans la salle…il semble la percevoir et dit terminer).

Selon lui l’affaire enrôlée le 21 juillet, étant rendue au 21 décembre, on n’a pas encore fait 6 mois. Une divagation dans l’actualité lui permet de dire que la cour spéciale criminelle que le gouvernement vient d’instaurer donne 6 mois pour vider une saisine !

Des chuchotements dans la salle voient en ce point de vue l’intention de le garder jusqu’à la prochaine élection locale… car je me laisse dire que PEK libre, éligible ou pas, l’élection en sera une…

Il y a du bavardage, l’accusation balbutie et en résumé dit non à toute relaxe ! Le bavardage continue et le Président de la cour reprend la main, et demande à PEK s’il a quelque chose à ajouter.

Il se lève et se lance dans un réquisitoire, long, cohérent enflammé, ses tripes parlaient.

Il dit en substance ceci :

Il n’y a aucune preuve contre moi.  Je demande, je redemande des preuves. J’ai même dit à la cour que j’accepterais une photocopie froissée! Pour ceux qui ne connaissent pas PEK, sa voix est véritablement masculine, forte, le ton péremptoire, courageux, le Français très bon et quand il parle il regarde celui à qui il s’adresse dans les yeux, ses envolées suscitent toujours une émotion et de l’admiration. C’est d’ailleurs pour cela que l’accusation le taxe de chambreur, d’agitateur, pour moi c’est un lion !

Bien que parlant fort, il reste poli, courtois.

PEK continue : dans la première juridiction il est écrit qu’il n’y a pas de preuves clame-t-il dans une position d’humilité les deux mains jointes. Petit calme ; il continue en paraphrasant son avocat Me Wabo : c’est un procès en sorcellerie ; j’en suis au point à me demander que l’on me dise pourquoi je suis en prison !

Monsieur le Président, dit-il, fuir me desservirait, pourquoi fuirais-je ? Vous avez déjà une idée fixe sur ce dossier, ce dossier pour lequel je suis là est vide. C’est un crime que d’être condamné sans preuves. Mon combat ce jour est de montrer que j’ai été jeté en prison pour rien.

Les choses se gâtent…

Non sans émotion, il dit courageusement: j’ai été jeté en prison par Marafat Amidou et un jour il me retrouvera… (Clameur et émotion dans la salle !!!)

Tout en demandant pardon à ses avocats pour cette affirmation, il dit que lui arracher 10 ans de sa vie c’est dur.

Vivre à Douala ou à Penja ne créera aucun problème dit-il ; je répondrai à vos appels. Il finit dans une émotion difficilement contenue en remerciant ses avocats, brillants selon ses dires et en comptant sur la bonne compréhension de la cour.

Le président reprend la parole et fixe le délibéré pour vendredi 23 décembre à 10h.

J’y serai; à vendredi donc.

GERARD P. KUISSU MEPHOU

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24 décembre 2011

CAMER.BE - © coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com : HUBERT (de Luxembourg)

http://www.camer.be/index1.php?art=17273&rub=11:1

 

Affaire Paul Eric Kinguè: Lettre à ce salopard de Père Noël

Ne lisez pas ce qui suit. Ça ne vous regarde pas, c’est juste un oignon que j’ai à peler avec le Père Noël. Merci de nous laisser seuls. Voilà qui est fait, vieux salopard, à nous deux maintenant. Ou plutôt, à moi seul puisque tu n’as jamais daigné répondre à mes courriers précédents. Je t’exècre, je te vomis, parce que tu as abusé de ma naïveté en me laissant croire que tu offrirais un semblant de liberté comme cadeau de Noël à PEK, ou du-moins,  que tu aurais donné des ordres dans ce sens à tes subordonnés.
 
J’avais mis tellement d’espoir dans l’audience d’aujourd’hui, m’imaginant qu’à défaut de lui rendre justice, on aurait pu au-moins soulager ses douleurs en lui permettant de rentrer chez-lui pour Noël. Oh, pas pour y faire la fête, on sait qu’il n’aura plus le cœur à ça avant très longtemps, mais simplement pour avoir le plaisir de rentrer à la maison, loin du trou à rats où il croupit depuis bientôt quatre ans.
 
Et voilà que tombe la nouvelle : l’audience d’aujourd’hui est reportée au 6 janvier prochain. Pourquoi ?  Pour des raisons stratégiques, diront les avocats étrangers, sans doute pour que tout soit fait pour les évincer ; ou parce que le Procureur qui est le premier à clamer haut et fort qu’il ne faut pas politiser l’affaire, estime et dit clairement à la barre qu’il serait malsain de le laisser rentrer à Penja en cette période pré-électorale. Normalement, la Cour aurait dû délibérer de tout ça aujourd’hui et rendre son verdict : libre ou pas libre. Mais reporter ça à une date ultérieure, c’est un nouvel affront fait à la défense et surtout, c’est une ignoble torture morale supplémentaire pour PEK.  Moi qui suis un esprit simple, je n’y vois que la méchanceté abjecte de gens qui n’éprouvent plus aucun sentiment humain.
 
Heureusement, PEK est solide et, comme il me l’a dit, il en a vu d’autres et de bien pires. Ceci n’est pour lui qu’une nouvelle péripétie désagréable, sans plus. Un peu plus, tantôt au téléphone, c’est lui qui m’aurait remonté le moral !
 
Car c’est vrai, moi je suis triste et furieux à la fois. Je te maudis, Père Noël, comment ai-je pu croire en toi ?

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28 décembre 2011

La Nouvelle Expression - Edmond Kamguia K.

Procès :Paul Eric Kinguè sera-t-il libre sous surveillance judiciaire ?

C’était l’objet de la dernière audience. La décision sur la liberté sous surveillance judiciaire demandée par les avocats de Paul Eric Kinguè devrait être connue début janvier prochain. La décision qui devait être rendue à l’audience du vendredi  23 décembre, sur la liberté sous surveillance judiciaire  demandée par les conseils  de Paul Eric Kinguè, est finalement attendue le vendredi  6janvier prochain. Le tribunal doit clairement se prononcer sur ce sujet préoccupant pour Paul Eric Kinguè et ses avocats. L’ancien maire de Njombé-Penja qui a un domicile connu dans la localité où il exerçait ses fonctions de maire ne comprend pas pourquoi il est gardé en prison depuis toutes ces années. Cela fera quatre ans de détention en février  prochain. D’audiences en audiences, Paul  Eric Kinguè commence à se demander si les magistrats qui traitent  son dossier veulent véritablement que justice soit faite ou non. D’aucuns commentent l‘affaire Paul Eric Kinguè en parlant d’un procès à caractère politique ou d’un procès ayant quelque chose de kafkaïen. 

« Où sont les preuves ? »

On se souvient  qu’à l’audience du lundi 19 décembre 2011, il avait embarrassé le ministère public et la Cour à travers l’exigence de preuves qui l’accableraient sur une affaire  de détournement à la mairie de Njombé-Penja ! Après  deux mois de suspension, le ministère public avait  fait ses réquisitions intermédiaires. Une audience perturbée par l’exigence de l’accusé Paul Eric Kinguè qui disait toute sa colère : «Je suis fatigué d’être traîné devant les juridictions. Je veux voir les pièces qui montrent que j’ai ordonné le décaissement de 1,4 millions Fcfa. Si je dois être condamné, qu’on me présente les pièces qui attestent le détournement. Comment peut-on accuser une personne de détournement et être incapable d’en apporter les preuves matérielles ?», s’interrogeait-il ? Les débats et plaidoiries qui avaient suivi donnaient  la mesure du drame vécu par un détenu qui se sent  persécuté par des bourreaux tapis à l’ombre. 

Ancien maire de la ville de Njombé Penja, Paul Eric kinguè, qui séjourne actuellement à la prison de New Bell,  est incarcéré depuis bientôt quatre ans: «J'ai osé demandé aux directeurs des sociétés agricoles qui exploitent nos sous-sols depuis plus de 40 ans pour y cultiver de la banane et qui n'ont jamais payé un seul radis en guise de taxes à l'Etat et à la commune de dorénavant s'y conformer( …)Cela m'a valu le motif de trouble à l'ordre public,  excitation à la révolte, vandalisme et casse pendant les émeutes de la faim de février 2008 où j'étais pourtant avec le préfet du Moungo pour contenir la foule des jeunes révoltés qui cassaient tout sur leur passage(...)Voilà le péché qui me fait croupir en prison aujourd'hui», soutient  Paul  Eric Kinguè à qui veut l’entendre ou à tous ceux et à toutes celles qui veulent vraiment connaître la raison de sa détention. 

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2 janvier 2012

Coupdpouce-Luxembourg-Cameroun – HUBERT (de Luxembourg)

http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/article-affaire-p-e-kingue-nos-voeux-pour-2012-95922570.html 

Nos vœux pour 2012 – Dénonciation à la CONAC

Nos vœux pour 2012 : qu’enfin PEK obtienne justice.

Nos bonnes résolutions : faire tout ce qui est en notre pouvoir pour le soutenir aussi efficacement que possible, chacun selon nos moyens et compétences.

N’oublions pas que l’affaire comporte deux volets :

-       PEK exige d’être jugé équitablement dans le respect des lois camerounaises pour les fautes qui lui sont reprochées

-       PEK exige que les sociétés agro-industrielles implantées à Ndombé-Penja payent les taxes communales comme la loi les y oblige. 

Son combat est double :

-       Enrayer le système des accusations « bidon » qui maquillent en délits de droit commun les procès politiques

-       Enrayer le système maffieux de corruption qui permet à quelques-uns de s’enrichir au détriment d’une population inhumainement exploitée.

Ces deux combats menés de front pourraient sembler démesurés pour un seul homme et les chances d’obtenir gain de cause sont minces mais bien réelles. Si PEK parvient à obtenir de la Justice qu’elle applique les lois, et rien que les lois, ça créera un précédent pour de nombreuses affaires du même genre.  

Soyons réalistes, un seul grain de sable ne suffira pas à enrayer la machine, mais une poignée de sable dans le carburant peut bloquer un moteur, même celui du plus puissant des chars de combat.  

Que chacun d’entre nous apporte son grain de sable, comme, exemple entre mille, Sir Negryon qui exprime à sa manière par ce « rap » sa volonté de changement pour la population de Njombé. http://youtu.be/pu5-K9pZy4I  

 Même enchaîné, PEK est plus déterminé que jamais. Pour preuve, cette « dénonciation » que je joins ci-dessous. Quelles que soient nos opinions politiques ou idéologiques, nous tous qui le soutenons, redoublons d’efforts… chacun selon ses moyens et compétences. Voilà notre vœu le plus cher en ces premiers jours de l’an.  

Bien à vous, HUBERT (de Luxembourg)

Merci pour votre participation au compte :

AFD (AFD International) - IBAN : BE18 132 5227257 65 - BIC : BNAGBEBB avec mention : « pour PEK ». ou :Kinguè Paul Eric Afriland First Bank N° 02721171501 code BIC (ou SWIFT): CCEICMCXDLA En format IBAN: CM21 10005 00002 02721171501 50  

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Paul Eric KINGUE Ex-Maire de Njombé-Penja incarcéré àla Prisoncentrale de New BellConseiller municipal 

  Douala, le 31 Décembre 2011 

A Monsieur le Président de la CONAC YAOUNDE CAMEROUN   

Objet : Dénonciation contre les sociétés PHP,   SPM et CAPLAIN pour détournement et  Rétention sans droit" des sommes dues  à la Commune de Penja

 Monsieur le Président,

En date du 3 Décembre 2007, la Direction Générale des Impôts, réagissant à ma requête alors que j’étais Maire de la Commune de Penja reversait au régime de droit commun les Entreprises  PHP, SPM, et CAPLAIN.

Ce reversement avait pour conséquence immédiate, la levée des exonérations fantaisistes et injustifiées dont bénéficiaient les multinationales suscitées installées depuis en moyenne 30 (Trente) ans à Njombé - Penja - Mbanga. A titre d’exemple d’exonération : la patente dont le produit appartient en totalité à la Commune, conformément à l’article 156 du Code général des Impôts, mais dont le non-paiement par ailleurs, bloque hermétiquement l’éligibilité de la Commune de Penja à la retenue différée de 3% du reliquat des centimes additionnels communaux prévus par l’Arrêté N° 0013/MINAT/13 Janvier 1999.

En dehors de la patente, 13 autres taxes communales directes et 02 délibérations communales approuvées par la Tutelle ne sont pas payées par les entreprises PHP, SPM et CAPLAIN créant ainsi, un manque à gagner de2.713.000.000 (Deux milliards sept cent treize millions) Francs CFA à cette Commune incapable à nos jours, d’asseoir une véritable autonomie financière susceptible de lui permettre d’améliorer les conditions de vie de ses populations.

Ces multinationales qui réalisent des bénéfices astronomiques et dont les chiffres d’affaires en 2007 sont évalués à plusieurs dizaines de milliards de Francs CFA, refusent jusqu’à ce jour de s’exécuter, retenant ainsi frauduleusement et illégalement les sommes dues à la Commune de Penja qui se chiffrent comme je l’ai dit plus haut à 2.713.000.000 (Deux milliards sept cent treize millions) Francs CFA par an, depuis le 03 Décembre 2007, date de leur reversement au régime de Droit Commun.

En droit positif camerounais, ces faits sont constitutifs des infractions de "rétention sans droit et détournement de deniers publics" prévues et réprimées par les Articles 74, 184, 322 al. 3 du Code pénal camerounais.

Ces faits ont créé et continuent de créer à la Commune de Penja d’une part et aux populations locales, un préjudice incommensurable auquel il devient impérieux de mettre un terme définitif.

C’est pourquoi je vous prie très respectueusement Monsieur le Président, au moment où Monsieur le Président de la République est en guerre contre toute forme de corruption, d’ouvrir une enquête aux fins d’établir les responsabilités des uns et des autres et de dénoncer auprès du Ministre des Finances et du gouvernement, ces manœuvres qui plombent les finances publiques camerounaise en général et de la Commune de Penja en particulier, afin que cette Commune recouvre pour le bien-être de ses populations meurtries par la misère, toutes ces sommes qui lui sont dues.

Sous toutes réserves,

Pièce jointe :

ü  Lettre du Directeur général des Impôts du 03 Décembre 2007 reversant au régime de droit commun les sociétés PHP, SPM et CAPLAIN

Copies :

  • Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés
  • Transparency International / Secretariat general
  • Sherpa

Ampliations :

  • S.E. Monsieur le Président de la République
  • M. le Premier Ministre/Chef du Gouvernement
  • M. le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation
  • M. le Ministre de la Justice/Garde des Sceaux
  • M. le Ministre des Finances
  • Parlement de l’Union Européenne
  • Parlement du Royaume du Danemark pour  Suivi concernant la SPM
  • Commission des Droits de l’Homme du Barreau de Bruxelles

Le dénonciateur Paul Eric KINGUE Ex-Maire de Njombé-Penja

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9 janvier 2012

CAMER.BE - © Mutations : Blaise Djouokep

http://www.camer.be/index1.php?art=17465&rub=6:1 

Municipales 2012 : Paul Eric Kinguè annonce sa candidature

L’ex maire de Njombé Penja détenu à la prison centrale de Douala est candidat déclaré à la mairie de ladite localité. La «déclaration publique de candidature» de Paul Eric Kinguè tient sur deux pages. Dans cette note dans laquelle il adresse également «[ses] vœux de nouvel an 2012», le maire détenu à la prison centrale de Douala revient sur le suffrage qui l’avait porté à la tête de la mairie en 2007. «Seulement, des groupes d’individus et payés notamment par la Php, la Spm et Caplain ont ralenti la réalisation des rêves que nous portions ensemble : ceux de voir vos vies et votre quotidien changer positivement», écrit-il. Et, «pour continuer l’œuvre de changement si durement commencée en 2007, j’ai décidé avec ou sans primaires, de me porter candidat aux futures municipales à Njombé Penja et législatives dans le Moungo Sud, où que je sois en juillet prochain», annonce Paul Eric Kinguè.

Le détenu de la cellule spéciale 18 de la prison centrale de Douala, qui se présentera sous la bannière sur Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), s’il obtient l’investiture du parti de Paul Biya, décline son projet de société : l’éclairage public, l’eau gratuite pour tous, éducation et santé subventionnées par la commune, les routes municipales goudronnées, les pistes et les ponts conduisant aux plantations réhabilitées…
Des projets dont l’argent viendra, dit-il, des sociétés Php, Spm et Caplain qui ont été reversées le 03 décembre 2007 au régime de droit commun et qui sont redevables à la commune de Njombé Penja de la somme de 2.700 milliards Fcfa par an, représentant les taxes et impôts locaux divers.

«Me voter massivement en juillet prochain, même si je suis encore détenu, prouvera que ma place n’est pas en prison. (…) Ne cédez surtout à aucune intimidation, d’où qu’elle vienne et quelle qu’elle soit», indique-t-il à l’endroit de la population de Njombé Penja.

Est-il possible pour un détenu de se porter candidat à une élection ? A en croire Me René Manfo, avocat au barreau du Cameroun, «si une personne n’a pas encore été définitivement condamnée, elle peut se porter candidate à une élection», indique l’avocat. Selon ce dernier aucune condamnation n’est encore portée sur l’extrait de casier judiciaire de Paul Eric Kinguè. «Malgré la pléthore de procès initiés contre lui, sa culpabilité n’a été nullement établie dans aucun procès. Son casier judiciaire reste vierge à ce jour», informe Me René Manfo.

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9 janvier 2012

MUTATIONS - Par Blaise Djouokep, 9 Janvier 2012

http://fr.allafrica.com/stories/201201091225.html 

Affaire Paul Eric Kinguè - déjà 5 audiences sans réquisitions du ministère public

 L'avocat général demande depuis bientôt trois mois, des renvois pour diverses raisons.

Initialement prévue à 9h30, c'est finalement à 13h15 que le procès relatif au détournement de la somme de 1.4 millions de Fcfa dans la commune de Njombé Penja s'ouvre. Dans le box des accusés, Paul Eric Kinguè et Chantal Ndédi, épouse Tsala, respectivement maire et secrétaire générale de ladite mairie au moment des faits. Il est question pour le Ministère public de faire ses réquisitions.

Mais, prenant la parole, l'avocat général demande contre toute attente, un énième renvoi. «Je me sent très mal à l'aise pour faire mes réquisitions parce que ma collègue qui m'accompagne n'est pas là. Etant donné que les autres parties sont constitués en collège, je demande un renvoi pour permettre que ma collègue se présente à la, prochaine audience», informe l'avocat général.

Une décision qui surprend les avocats de la défense ce d'autant plus que depuis le début de cette affaire en appel, l'avocat général ne s'est jamais fait assister d'un collègue. Les avocats de la défense ne comprennent pas aussi la nécessité de se faire assister dans la mesure où le collègue n'aura aucune maîtrise du dossier. A en croire Me René Manfo, cette demande de renvoi est un dilatoire. Ce d'autant plus que, selon son confrère, Me Lowé, c'est la sixième fois que l'avocat général demande le renvoi pour ses réquisitions.

Paul Eric Kinguè déplore l'attitude de la Cous qui «se comporte comme si elle n'avait rien à dire ». Selon le maire détenu, cette attitude du Ministère public traduit son embarras parce qu'il n'a rien à dire et n'a aucune pièce attestant le détournement dans ce dossier vide. Aucune garantie de la présence effective du collègue de l'avocat général à la prochaine audience n'a été donnée. L'affaire a été renvoyée au 30 janvier 2012.

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