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9 janvier 2012

Correspondance Paul Eric Kinguè 

PLAINTE de P.E.KINGUE

 

   

Paul Eric KINGUE

Ex-Maire de Njombé-Penja incarcéré à la Prison de New Bell

Conseiller municipal

Douala, le 09 Janvier 2012 

A Monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel du Littoral DOUALA

 

 

 

 

Objet : Dénonciations contre

Sieur Armel François (Dg PHP)

Jean Yves Bresth (Pdg SPM)

Julius AKENE (Dg SPM-Cameroun)

Dame CAPLAIN (Dg CAPLAIN)

NGOLLE Jacques Antoine (Maire de Njombé-Penja)

Alfred BAGUEKA (Dg des Impôts)

pour "détournement de deniers publics et rétention

sans droit des sommes dues à la Commune de Penja …"

 Monsieur le Procureur Général,

En date du 3 Décembre 2007, la Direction Générale des Impôts, réagissant à ma requête alors que j’étais Maire de la Commune de Penja reversait au régime de droit commun les Entreprises  PHP, SPM, et CAPLAIN.

Ce reversement avait pour conséquence immédiate, la levée des exonérations fantaisistes et injustifiées dont bénéficiaient les multinationales suscitées installées depuis en moyenne 30 (Trente) ans à Njombé - Penja - Mbanga. A titre d’exemple d’exonération : la patente dont le produit appartient en totalité à la Commune, conformément à l’article 156 du Code général des Impôts, mais dont le non-paiement par ailleurs, bloque hermétiquement l’éligibilité de la Commune de Penja à la retenue différée de 3% du reliquat des centimes additionnels communaux prévus par l’Arrêté N° 0013/MINAT/13 Janvier 1999.

En dehors de la patente, 13 autres taxes communales directes et 02 délibérations communales approuvées par la Tutelle ne sont pas payées par les entreprises PHP, SPM et CAPLAIN créant ainsi, un manque à gagner de 2.713.000.000 (Deux milliards sept cent treize millions) Francs CFA à cette Commune incapable à nos jours, d’asseoir une véritable autonomie financière susceptible de lui permettre d’améliorer les conditions de vie de ses populations.

Ces multinationales qui réalisent des bénéfices astronomiques et dont les chiffres d’affaires en 2007 seulement sont évalués à plusieurs dizaines de milliards de Francs CFA, refusent jusqu’à ce jour de s’exécuter, retenant ainsi frauduleusement et illégalement les sommes dues à la Commune de Penja qui se chiffrent comme je l’ai dit plus haut à 2.713.000.000 (Deux milliards sept cent treize millions) Francs CFA par an, depuis le 03 Décembre 2007, date de leur reversement au régime de Droit Commun.

En droit positif camerounais, ces faits sont constitutifs des infractions de "rétention sans droit et détournement de deniers publics" prévues et réprimées par les Articles 74, 184, 322 al. 3 du Code pénal camerounais.

Ces faits ont crée et continuent de créer à la Commune de Penja d’une part et aux populations locales, un préjudice incommensurable auquel il devient impérieux de mettre un terme définitif.

C’est pourquoi je vous prie très respectueusement Monsieur le Procureur Général, au moment où Monsieur le Président de la République est en guerre contre toute forme de corruption, d’ouvrir une enquête aux fins d’établir les responsabilités des uns et des autres et de traduire les auteurs et complices devant le TCS compétent comme l’exige la loi afin qu’ils répondent de leurs actes.

Sous toutes réserves,  Ce sera justice.

Copies :

  • CONAC
  • ANIF
  • CDB
  • Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés
  • Transparency International / Section Cameroon
  • Transparency International / Secretariat general
  • Sherpa
  •  Ampliations :
  • S.E. Monsieur le Président de la République
  • M. le Premier Ministre/Chef du Gouvernement
  • M. le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation
  • M. le Ministre de la Justice/Garde des Sceaux
  • M. le Ministre des Finances
  • Parlement de l’Union Européenne
  • Parlement du Royaume du Danemark pour  Suivi concernant la SPM
  • Commission des Droits de l’Homme du Barreau de Bruxelles

Le dénonciateur

Paul Eric KINGUE

Ex-Maire de Njombé-Penja

Conseiller municipal

 

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12 janvier 2012

BLOG COUPDPOUCE-LUXEMBOURG-CAMEROUN Hubert (de Luxembourg)

http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/article-flash-back-affaire-paul-eric-kingue-96961279.html 

FLASCH BACK AFFAIRE PAUL ERIC KINGUE

Pour bien comprendre l’affaire Kinguè, il faut partir du début quand, enfant de Penja, fils de veilleur de nuit, il a vécu la paupérisation. Et pourtant, il y faisait bon vivre, à Penja, avant que les petits planteurs soient expropriés (et on sait ce qu’expropriation voulait dire dans les années 60) pour laisser place à de puissants groupes agro-industriels français. Les habitants de la région n’ont plus eu alors d’autre choix que de devenir ouvriers agricoles, sous-payés, travaillant pour certains jusqu’à quinze heures par jour dans des conditions déplorables, dans des nuages de pesticides et de fongicides déversés à tout va, dont l’usage semble pourtant interdit partout dans le monde tant ils sont nocifs…  sauf au Cameroun !

Sur le territoire de la commune de Ndjombé et Penja, PHP, SPM et CAPLAIN se partagent le copieux gâteau de l’exploitation de la banane pour bien peu de retour aux populations, avec la complicité intéressée de quelques autorités, comme le soulignait F.Pigeaud en 2009 dans une enquête et citait en exemple une élite locale : « je suis payé chaque mois par la PHP, le sous-préfet et le préfet aussi… », et de pointer du doigt un député du parti au pouvoir, un ministre, et notant des indices permettant de penser que SEM Biya serait actionnaire de PHP.

Devenu jeune homme, Paul Eric Kinguè et quelques autres s’étaient promis d’essayer de faire quelque chose pour améliorer le triste sort de la population. PEK, foncièrement légaliste, choisit la voie politique. Fermement décidé à arriver à ses fins, il adhère au RDPC. A ceux qui s’en étonnent, il répond : « Je pense n’avoir jamais reçu de ce parti aucune doctrine de destruction. Il existe dans ce parti des responsables plus proches de Dieu que du Diable. Seulement, les rapports de force en son sein finissent toujours par donner raison aux serviteurs du Diable, c’est-à-dire à ceux-là qui ont volontairement vendu leur âme devenant des serviteurs irréversibles du mal ». En 2002 (à 36 ans) il est élu maire et député, mais son parti refuse de l’investir. Réélu le 22 septembre 2007, il opte pour la fonction de maire.

D’emblée, il entreprend le nettoyage des dépenses injustifiées de la commune : faisant fi des menaces du préfet du Mungo de l’époque, il dénonce les frais fictifs du préfet, du sous-préfet et de sa secrétaire et de son chauffeur. Mais surtout, il somme PHP, SPM et CAPLAIN de payer les taxes communales dont elles ont toujours été inexplicablement exonérées jusqu’alors. Et c’est là que commence l’affaire Kinguè.

Ayant refusé de se laisser corrompre (du jamais vu !), PEK est devenu l’empêcheur de danser en rond, l’homme à éliminer.

Une première tentative maladroite échoue : il est accusé d’être resté assis pendant l'hymne national lors de la fête de la jeunesse, le 11 février 2008 et son arrestation est prévue, mais PEK déjoue ce grossier mensonge grâce à une vidéo irréfutable.

A la fin de ce mois, les émeutes de la faim de triste mémoire provoquent des troubles graves à Penja réprimés dans le sang, comme dans tout le pays. Les bananeraies sont saccagées par la jeunesse en furie. Voilà le prétexte tout trouvé. Le 29 février, alors que la tension est retombée, la population médusée assiste impuissante à l’arrestation de son maire. « Un fort dispositif militaire a été déployé pour cette opération, appuyé par une puissante logistique : six pick-up de la gendarmerie et douze camions bourrés d’hommes en treillis, armés jusqu’aux dents. Des coups de feu en l’air pour dissuader les partisans du maire, au cas où ceux-ci se montreraient hostiles » (Théodore Tchopa, le Point du jour).

Jugé arbitrairement, en dépit des lois, pour complicité de pillage en bande, destruction, vol aggravé, actes de vandalisme, formellement reconnu par de faux témoins comme commanditaire et surpris à haranguer les jeunes… et on en passe,  PEK écope de six ans de prison assortis de sommes considérables pour dédommager les bananeraies pour les dégâts causés. Pourtant, aucun des 22 témoins à charge et préalablement préparés par le Parquet n’a déposé contre lui, et encore moins ses 30 co-accusés. L’un d’eux (Ambomo Guy Modeste) avouera même plus tard avoir menti sous les pressions et les promesses.

Sentant ce jugement non fondé juridiquement et susceptible d’être qualifié de "politique", il lui est collé un autre procès sur le dos, tout aussi fantaisiste mais faisant plus « délit de droit commun » : détournement de 1 400 000 Fcfa ensemble avec trois autres personnes (ça fait donc 350 000 Fcfa chacun) qui ont servi pour la fête (obligatoire) de son investiture comme maire. En fait, il ne s’agit pas d’un quelconque détournement d’argent, mais il est reproché à PEK d’avoir engagé cette somme sans autorisation du préfet, ce qui n’était d’ailleurs pas nécessaire.

Plus tard, en mars 2009, sentant sans doute que les deux premières inculpations ne tiennent absolument pas la route, un autre procès lui est encore ajouté, portant sur 4 960 000 Fcfa qu’il aurait « détournés » en faisant installer l’eau dans le bâtiment communal. Tout aussi faux que les deux précédents: allez vérifier, l’eau coule bien des robinets à la mairie de Penja à la grande satisfaction de tous!

Pour le premier procès (les événements de 2008), PEK a fait appel de sa condamnation à 6 ans et à 850 000 000 Fcfa d’amende. Au terme d’une interminable procédure honteusement dilatoire (25 renvois rien que pour constituer le tribunal), alors qu’on s’attendait à un acquittement pur et simple puisque rien ne pouvait être retenu contre lui, le tribunal l’a quand même condamné à trois ans et l’amende ramenée à 645 000 Fcfa. « Pour ne pas faire perdre la face à l’État », avouera le juge en aparté. Trois ans parce qu’il a osé réveiller les consciences de ces populations exploitées et opprimées par les bananeraies françaises… Il a fait appel, en Cour Suprême.

Dans le deuxième procès, le détournement de 1 400 000 Fcfa pour lequel il a été condamné à 10 ans sans avoir été entendu ni invité au procès, PEK est actuellement en appel. Depuis juillet 2010, audience après audience, le Ministère Public joue au chat et à la souris. Aucune preuve matérielle, ce qui est étonnant dans une affaire de simple comptabilité, seulement quelques témoins qui ont brillé par leurs mensonges tellement flagrants que même le Procureur en était parfois gêné.

Cette fois, un collectif d’avocats étrangers bénévoles d’AFD International est venu épauler Maître Manfo pour lui éviter les humiliations qui lui ont été infligées précédemment. On sait le soin que portent les Autorités camerounaises à donner au monde entier (et donc aux éventuels investisseurs étrangers) l’image d’un parfait État de droit. La seule présence des avocats d’AFDI incite dès lors la magistrature à se montrer correcte et PEK espère ainsi bénéficier enfin du jugement équitable qu’il réclame, dans le strict respect des lois de son pays.

Mais il semblerait que le Ministère Public ne l’entende pas de cette oreille, et recommence à faire traîner les choses en obtenant renvois d’audience sur renvois d’audience, dans l’espoir sans doute que les avocats finissent par jeter le gant. Il est en effet lourd financièrement pour eux de devoir constamment laisser leurs affaires respectives en Europe pour faire des aller-retours incessants au Cameroun… et les voyages ont un prix !

C’est pourquoi le Groupe de Soutien à Paul Eric Kinguè lance un appel à tous ceux qui veulent aider PEK dans le bras de fer qui l’oppose à la puissante "mafia" à laquelle il fait bravement face. Vous trouverez en fin d’article les renseignements à ce sujet.

Vaincre en justice est le seul moyen pour lui d’être légalement réhabilité, et son vœu le plus cher est aujourd’hui de se représenter aux prochaines législatives pour continuer aux côtés des siens le combat engagé, mais loin d’être achevé.

En effet, à ce jour, bien qu’en décembre 2007 la Direction Générale des Impôts ait supprimé l’exonération fantaisiste dont jouissaient PHP, SPM et CAPLAIN, ces entreprises n’ont toujours pas payé les taxes qu’elles doivent à la commune. Les humiliations, menaces de mort, tortures physiques et surtout morales qu’il a subies (sur lesquelles nous ne reviendrons pas par pudeur) ne sont pas venues à bout de lui et, même emprisonné, PEK continue de rugir comme un lion en cage : il a dernièrement dénoncé ces faits à la CONAC en accord avec Transparency International, et envisage d’aller en Justice contre ces sociétés et le ministère concerné.

Les enjeux sont importants, et on en a pour preuve les remous que l’affaire Kinguè provoque à tous niveaux et même, paraîtrait-il, jusqu’à Paris. Car, dans le cas où ces sociétés devraient payer les taxes dues comme la loi les y oblige, d’autres grosses multinationales pourraient trembler partout au Cameroun et revoir leurs arrangements à l’amiable avec certaines Autorités trop complaisantes…

Et d’autre part, si PEK obtient d’être jugé équitablement pour les fautes qui lui sont officiellement reprochées, ça risquerait de faire jurisprudence et d’enrayer le système des procès « bidons » qui maquillent souvent maladroitement les affaires politiques en délits de droit commun.

Prochaine audience le 30 janvier, avec peut-être un acquittement à la clé. Mais nous attendons avec grande inquiétude le verdict dans le 3ème procès en cours à Nkomgsamba, celui concernant le soi-disant détournement d’argent pour l’installation d’eau à la mairie, procès auquel ni PEK ni sa défense n’ont été entendus.

Courage, PEK, nous sommes nombreux au Cameroun et partout dans le monde à te soutenir. HUBERT (de Luxembourg)______________________________________

 

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23 janvier 2012

CAMER.BE - © Camer.be : La rédaction

http://www.camer.be/index1.php?art=17666&rub=11:1 

L’affaire Paul Eric Kinguè était au menu d'une conférence publique à Bruxelles le week end dernier

C’est devant un parterre d'invités que les avocats d’AFD International, le porte parole du Comité de soutien à PEK,le président de l'association Justice Sans Frontière, le président de CCL Libération, ont expliqué  le samedi 21 janvier 2012 à la salle Ezhenhof au 12 avenue de la Couronne 1050 Bruxelles, dans les détails leurs motivations respectives pour la défense de Paul Eric Kinguè, l'ex maire de Njombé-Penja, incarcéré depuis 2008 à la prison de New Bell à Douala au Cameroun.

Que ce soit, Prosper Yamen de l'association Justice Sans Frontière, Hubert Ducarme du Comité de soutien à Paul Eric Kinguè, de Maître Guillaume TEFENGANG, de Maître Isa GULTASLAR, de Maître Simplice Fernand Wabo, tous ont de 15 à 18 h mis l’accent sur les dessous de la condamnation de Paul Eric Kinguè et des multiples renvois de son procès en appel.

Pour ceux qui ne connaissaient pas l’affaire, ce fut l’occasion d’en mesurer toute la complexité. Et ceux qui la connaissaient ont été renforcés dans leurs convictions et dans leur fierté d’épauler PEK dans ses nobles combats affirmera Hubert Ducarme du Comité de soutien à Paul Eric Kingué

Selon Prosper Yamen de l'association Justice Sans Frontière, la décision de museler PEK ne dépend pas seulement de la justice camerounaise mais elle dépend beaucoup plus de ces sbires du néocolonialisme qui ont fait main basse sur les sols et les sous-sols africains et qui les exploitent à souhait

Idée qui sera appuyée par les Avocats Guillaume TEFENGANG, Isa GULTASLAR et  Simplice Fernand WABO. Ces dernier ont affirmé que les néo colons avec des casquettes d’investisseurs, s’approprient d’immenses portions de terre pour y créer des plantations dans lesquelles, les hommes les femmes et même les enfants y sont exploités pour des salaires de misère...Des griefs parmi tant d'autres dénoncés par Paul Eric Kinguè et qui aujourd’hui représentent à coup sûr l'objet de son incarcération

Pour eux, l'affaire est essentiellement politique. Ils assimilent Paul Eric Kinguè  à  un " héro entré dans l'histoire du Cameroun ". "Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier", peut-on lire dans leur appel, reprenant ainsi une phrase chère à Martin Luther King .
 
A la tête de cette campagne internationale, des associations de la société civile : L’AFD International, le  Comité de soutien à PEK, l’association Justice Sans Frontière, CCL Libération, l'asbl CEBAPH. Mais, elles ne sont plus seules. Elles ont été rejointes dans leur combat par des africains et occidentaux, ainsi que de nombreuses personnalités 

La prochaine audience de PEK est programmée pour le 30 janvier prochain et le collectif des Avocats de l'AFD International y sera présent afin d’épauler Maître Manfo du Cameroun.

Une quête a été ouverte au cours de la conférence pour financer leur déplacement pour le Cameroun. Selon Moukam Jean Marie de CCL Libération, les aides pour le transport des avocats internationaux aussi modeste soit-elles peuvent être  virées sur le compte :  de l'AFD (AFD International) – IBAN : BE18 132 5227257 65 - BIC : BNAGBEBB avec mention : « pour PEK ».  (visible sur le site http://afdinternational.org /  ndlr)

Les organisateurs de cette conférence ont convenu à la rédaction d'un mémorandum qui sera rendu public dans les jours à venir. Nous y reviendrons.

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27 janvier 2012

Blog Coupdpouce-Luxembourg-Cameroun –

Kuissu Mephou Gérard P Correspondant icicemac.com

http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/article-affaire-pek-tentative-d-assassinat-par-sorcellerie-98016894.html

 

Affaire PEK : tentative d’assassinat par sorcellerie 

Ci-après un « papier » revenant sur l’affaire de la sœur de Paul Eric Kinguè, accusée de complicité de tentative d’assassinat par sorcellerie. Pour mémoire, un bref rappel de ce rocambolesque «dégât collatéral » de l’affaire PEK. Je vais tenter d’être objectif, pour autant que ce soit possible en matière surnaturelle.

24 février 2010 : au terme de deux ans d’attente et de silence, publication dans les médias de la lettre de PEK : « Au Cameroun, seuls les voleurs de la fortune publique sont récompensés » http://www.camer.be/index1.php?art=9127&rub=6:1

Le lendemain, 25 février, La Nouvelle Expression titre : « La sœur de Paul Eric Kinguè aux arrêts ». http://www.camer.be/index1.php?art=9146&rub=6:1

Plus d’explications sont révélées par Théodore Tchopa pour le Quotidien Le Jour du 26 février : http://www.quotidienlejour.com/divers-du-jour-/actualites-/1280-nkongsamba-paul-eric-kingue-a-t-il-tente-dassassiner-laurent-esso-et-rene-sadi-
Avec en titre choc : «Paul Eric Kinguè a-t-il tenté d’assassiner Laurent Esso et René Sadi ?».

Il y est dit comment une sorcière tchadienne, forcée par la sœur de PEK, aurait commis une tentative d’assassinat en envoyant un pigeon foudroyer les deux premières cibles d’une longue liste. Le pigeon est mort après avoir survolé la résidence du sous-préfet de Njombé-Penja.

Déclaration de PEK : « cette arrestation qui est liée à mon affaire est la preuve d’un harcèlement judiciaire, car elle est mon unique sœur et c’est elle qui me nourrit en prison ».

Aujourd’hui, deux ans plus tard, ce procès est toujours en cours à Nkomgsamba...

Bien à vous. HUBERT (de Luxembourg)
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PAUL ERIC KINGUE : la famille dans l’étau de la justice !


Derrière la grande affaire Paul Eric Kinguè (PEK), se situe une affaire de sorcellerie dans laquelle la grande sœur de PEK et son époux sont empêtrés et semblent ne pas voir le bout du tunnel.
Maman Ndongo Njoh Emma ainée de PEK et son époux a déjà fait un mois deux semaines de prison pour une affaire de… sorcellerie.
Selon le neveu de PEK et fils de maman Ndongo et Eyéi Etondè Nicolas Jacques au départ de l’affaire, le Chef NSONGA DANIEL du village Mpoula par Penja, monte le coup pour acculer la famille Kinguè.
Dans cette accusation, selon les dires de Yannick Sollè neveu de PEK, ce patriarche monte l’accusation de sorcellerie. KESSE A KEDI en serait la sorcière actrice, dont la mission était de libérer PEK. Les commanditaires : le couple évoqué ci-dessus.
La mission ne marchera pas, pire ils seront arrêtés. La sœur de Pek fera plus d’un mois en prison et acculée de part et d’autres la sorcière se met à table et donne les noms des véritables commanditaires.
Elle est arrêtée à son tour et écrouée à la prison de Mbanga. En 2010. L’affaire se décante elle est libérée mais refuse de sortir de prison par peur de représailles ; elle est renvoyée à la prison de Nkongsamba, ses regrets et ses pleurs n’émeuvent pas grand monde ; lesquels regrets sont à l’origine de ses dénonciations.
L’audience du 18 janvier 2012 a été renvoyée au 17 février 2012 pour la comparution des parties. Parce que, dit Yannick Sollè, mes parents et la cousine de KESSE A KEDI GENEVIEVE n'y étaient pas pour des raisons de santé.

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30 janvier 2012 REHAC

http://www.redhac.org/interne.php?page=article.php&idmenu=49&idsmenu=109&idarticle=130

DECLARATION DU REDHAC

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) suit avec attention les procès des sieurs Eric Kingué à la Cour d’Appel de Douala, Thierry Atangana, Titus Edzoa et les autres au Tribunal de Grande Instance de Mfoudi à Yaoundé.

 En tant qu’observateur depuis plusieurs mois de ces procès, le Réseau des Défenseurs des Droits de l’Homme constate :

1) Pour Monsieur KINGUE Eric

Qu’après les réquisitions de la partie civile (Ministère public) exposées aujourd’hui le 30 Janvier 2012 à la Cour d’Appel de Douala, Monsieur Eric KINGUE fait l’objet d’un acharnement judiciaire car selon la dite partie civile, il lui ai reproché le détournement sans aucune preuve ni pièce fournie de 1 400 000 FCFA (Un million quatre cent mille francs CFA) en tant qu’ancien Maire de Njombé-Penja.

2) pour Monsieur Thierry ATANGANA, Titus EDZOA et autres

Après leur reexamination in chief par leurs conseils respectifs et les avocats du Ministère public, les motifs d’accusation sont sans fondement avec une absence criarde de preuve et de pièces qui justifient les tentatives de détournement en coaction. Comme pour le premier cas, le REDHAC considère que c’est un acharnement judiciaire ;

C’est pourquoi :

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) ;

- reste préoccupé par l’acharnement judiciaire mis en marche contre ces citoyens.

- Considère après le suivi des procès qu’ils sont purement et simplement politique et demande à toutes les représentations diplomatiques, les Associations Internationales d’œuvrer afin que cesse des procès politiques au Cameroun.

- Déplore les méthodes utilisées par les autorités camerounaises qui consistent vraisemblablement à maintenir ces personnes en prison ;

- Aussi, le REDHAC demande Au gouvernement Camerounais :

- D’exiger des magistrats de dire le droit en libérant sans condition et à l’immédiat Messieurs KINGUE Eric et Thierry ATANGANA, Titus EDZOA et les autres qui croupissent inutilement dans les prisons depuis plus de 14 ans pour certains ;

- De réparer les préjudices causés à ces personnes ;

- De revoir les procès de tous ceux qui sont arrêtés dans les mêmes conditions que ceux cités plus haut afin de procéder à une instruction judicaire diligente.

A La Commission Africaine des Droits de L’Homme et des Peuples :

- D’exiger des Autorités Camerounaises :

1) de dire le droit et de libérer sans condition et à l’immédiat messieurs Eric KINGUE, Thierry ATANGANA, TITUS EDZOA et tous les prisonniers d’opinion ; .

2) De respecter les engagements librement pris à savoir la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Bonne Gouvernance ;

3) De réparer toute préjudice matériel, physique, psychologique et moral par ces citoyens ; Au Conseil des Droits de L’Homme des Nations Unies : De considérer ces cas comme les prisonniers d’opinion afin d’exiger des Autorités Camerounaises :

a) La libération sans condition et à l’immédiat Eric KINGUE, Thierry ATANGANA, TITUS EDZOA et tous les autres prisonniers d’opinion ;

b) De se conformer et de respecter les dispositions du Pacte International pour les Droits Civils et Politiques des Nations Unies et tous les autres instruments relatifs au respect de la démocratie et de la bonne gouvernance.

 

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12 février 2012

AFD International HQ Office Brussels, Belgium Section Afrique Subsaharienne

http://www.afdinternational.org/index.php?option=com_content&view=article&id=390%3Acameroun-ouverture-dune-representation-dafd-international-au-cameroun&catid=87%3Acommuniques-afd&Itemid=464&lang=fr

 

Cameroun : Ouverture d’une représentation d’AFD International au Cameroun

Dimanche, 12 Février 2012 16:28

L’Afrique subsaharienne, un continent riche de ressources naturelles diverses et multiples, de son histoire, de sa culture et de sa population travailleuse et courageuse, qui aspire encore et toujours à un avenir meilleur de justice, de liberté et de dignité, fait face à un mutisme total de la communauté internationale.

Cette grande région du monde, qui couvre plus de 6% de la surface du globe, a toujours été une source de convoitise des grandes puissances de ce monde, et continue à l’être encore aujourd’hui principalement pour ses trésors de ressources naturelles  (pétrole, gaz naturel, charbon, minerais, …).

Après avoir vécu longtemps et directement sous l’oppression du colonialisme, l’Afrique subsaharienne continue à subir quasiment le même sort d’instabilité et de déni de droit à travers le néo-colonialisme.

Les grandes multinationales, soutenues par les régimes dictatoriaux,  exploitent abusivement ces ressources en contradiction totale avec le droit, les normes et conventions internationales en vigueur.

 A ce titre, il convient de rappeler que ces multinationales sont souvent dénoncées comme contribuant à la paupérisation des populations autochtones. Lesdites populations vivent des réalités plus dramatiques que ce qui est présenté ou de ce qu’on peut imaginer.

En effet, depuis quelques années, on assiste à l'exploitation de nouvelles ressources naturelles par les pays asiatiques dits émergents (la Chine et l'Inde). Cette réalité se traduit par l’engagement chinois en Afrique subsaharienne en général et par une présence massive de la diaspora indienne en Afrique de l'Est. Après la Françafrique, voici nés de nouveaux groupes d’influence, à savoir la Chinafrique et l’Indafrique.

 A côté de l’exploitation pétrolière, qui ne profite nullement aux peuplades locales, on assiste à une nouvelle forme d’exploitation née de la quête permanente de nouvelles sources d’énergies : la spoliation des terres agricoles au profit d’une industrie dite agroalimentaire. Les terres agricoles sont achetées, et les surfaces concernées qui sont par ailleurs très importantes, sont  affectées à la culture de plantes à fort rendement, au détriment des cultures vivrières, faisant de l’Afrique un continent qui subit la malnutrition et des famines régulières.

C’est dans ce contexte de déni des droits humains fondamentaux (pauvreté, famine, tortures, assassinats, privation des libertés démocratiques, emprisonnements sans procès équitable, disparitions…) que l’AFD International dans sa quête de défense des droits humains dans le monde, met en importance de premier ordre, et avec l’ensemble des acteurs locaux et internationaux, la situation dramatique des droits de l’homme sur ce continent, à travers sa Section Afrique Sub-sahara basée au HQ Office, Bruxelles, sous la direction du Maître Guillaume TEFENGANG, Avocat au Barreau de Bruxelles.

Dans cette perspective, AFD International annonce la mise en place de sa représentation au Cameroun (AFD International – Cameroun) représentée par Maître MANFO SONGONG Jean René, avocat au Barreau du Cameroun, dont les bureaux sont établis à Douala - Cameroun.

Alors qu’aujourd’hui les dirigeants africains sont en réunion à Addis-Ababa en Ethiopie dans le cadre du 16ème sommet de l’union Africain, AFD International saisit cette occasion pour adresser une lettre ouverte au président de la commission de l’UA. Dr. Jean Ping ainsi qu’au Président de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, Madame Catherine Dupe Atoki en vue d’attirer leur attention sur le cas de Monsieur Paul Eric Kingué, prisonnier politique, ex maire de Njombe-Penja, détenu à la prison de New-Bell à Douala, Cameroun.

Il est impératif que cet élu du peuple, incarcéré pour des motifs à forts relents politiques, puisse bénéficier d’un procès équitable, conformément aux conventions internationales et à la charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples en vigueur depuis le 21 octobre 1986.

Bruxelles, le 28 Janvier 2012.

AFD International HQ Office Brussels, Belgium Section Afrique Subsaharienne
africa@afdinternational.org

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    100

14 Février 2012

© Théodore TCHOPA | Le Message

http://www.cameroon-info.net/reactions/@,31711,7,depuis-les-emeutes-de-2008-pierre-essobo-andjama-croupit-en-prison.html 

Depuis les émeutes de 2008:

Pierre Essobo Andjama croupit en prison

Pas de grâce présidentielle pour lui. Arrêté et condamné pour avoir participé aux émeutes de la faim de février 2008, Essobo Andjama purge dix ans de prison.

Pierre Essobo Andjama est encore incarcéré à la prison de Douala pour sa participation aux manifestations d'il y a quatre ans, qualifiées d' «émeutes de le faim». Il avait alors été condamné à dix ans de prison pour pillage en bande, destructions de biens d'autrui.

Entre le 25 et le 28 février 2008, des manifestations contre la vie chère avaient éclaté au Cameroun et s'étaient vite transformées en émeutes. Sortis pour crier leur ras-le-bol, de nombreux jeunes avaient saccagé, pillé, brûlé des commerces et des entreprises, vandalisé des édifices publics. L'armée était intervenue farouchement. Des milliers de jeunes, dont de nombreux innocents, avaient été interpellés. Une centaine, selon la société civile, était tombée sous les balles.

Interpellé près de trois mois après les émeutes, Simon-Pierre Essobo Andjama avait été condamné, le 19 janvier 2009, par le tribunal de Grande instance du Moungo à dix ans de prison, et écroué à la prison de Nkongsamba. Le 16 décembre 2009, la Cour d'Appel du Littoral rejetait son appel au motif que son mémoire n'avait pas été déposé dans les délais prescrits par la loi.

Seule une amnistie...

«Il n'existe pas d'alternative pour le cas Essobo, en dehors d'une amnistie du chef de l'Etat. Autrement dit, celui-ci doit blanchir toutes les personnes poursuivies et condamnées dans le cadre de ces événements qui ne doivent plus être considérés comme des infractions punissables par la loi», plaide, aujourd'hui, Maître René Manfo, avocat des coaccusés d’Essobo qui ont déjà tous purgé leurs peines dans cette affaire. L'avocat s'étonne cependant de ce que des Camerounais soient encore écroués pour leur implication dans ces émeutes de février 2008, alors «qu'elles ont été publiquement qualifiées de grève de la faim».

Le président Paul Biya avait même gracié, le 20 mai 2008, les personnes interpellées. Pour la plupart, elles avaient été condamnées à des peines allant de trois mois à un an de prison. Cependant, la justice avait eu la main lourde pour Essobo qui était par ailleurs coaccusé de Paul Eric Kinguè, ancien maire de Njombe-Penja dont le procès a toujours été considéré comme «politique ». En effet, après avoir été condamné à trois ans de prison pour sa supposé participation aux émeutes de 2008, Paul Eric Kinguè a été condamné une seconde fois à dix ans de prison pour le détournement de 1.400 000 FCFA à la mairie dont il était le maire. L'accusé a toujours soutenu avec des preuves à l'appui qu'il est victime d'une cabale de la multinationale française PHP, spécialisée dans la production de la banane qui, depuis des décennies ne reversait pas à cette mairie les impôts dus. Le maire avait osé les réclamer et porté l'affaire à la connaissance du premier ministère. Ses adversaires avaient alors juré vengeance.

Loin de sa famille

Dans son rapport de 2009 sur le Cameroun, Amnesty International avait été étonné par la célérité des procès. «Bien qu'il faille habituellement des années à l'appareil judiciaire camerounais pour traduire les suspects en justice, au mépris du Code de procédure pénale du pays, des centaines de personnes accusées d'avoir participé aux émeutes de février 2008 ont été jugées dans les quatre semaines qui ont suivi leur interpellation pour avoir troublé l'ordre public et détruit des biens appartenant à des particuliers et à l'État.»

Le calvaire d’Essobo Andjama, 28 ans et ancien ouvrier dans les Plantations du Haut Penja (PHP), continue à la prison de Douala. Il est logé à la cellule 15 où s'entassent plusieurs dizaines de détenus. Amaigri, il se remet peu à peu d'une tuberculose mais demeure beaucoup moins serein. «Les conditions de détention sont très difficiles. Ma famille réside à Penja. Elle me rend visite environ une fois par trimestre», affirme-t-il. Ce célibataire souhaite son transfèrement à la prison de Mbanga pour y purger le reste de sa peine. Il sera alors plus proche de sa famille.

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101

22 Février 2012

CAMER.BE - © Correspondance : Groupe de Soutien à Paul Eric Kinguè

http://camer.be/index1.php?art=18083&rub=11:1 

Flash back sur Affaire Paul Eric Kinguè (Up date)

Tout allait bien, dans la commune de Njombé-Penja au Cameroun. Les habitants étaient de petits producteurs de bananes. Puis dans les années ’60, les Autorités ont passé un accord avec de grosses firmes françaises. Les paysans ont été expropriés et engagés comme ouvriers agricoles par ces sociétés. Résultat, ces petites gens ne gagnent plus assez pour pouvoir acheter les bananes qu’ils cultivent.P.E.Kinguè, enfant du pays élu maire, a eu l’audace de demander à ces néo esclavagistes de payer les impôts qu’ilsdevaient, ne fusse que pour réparer les routes défoncées par leurs camions. Il a refusé de se laisser corrompre par de l’argent qu’on lui proposait à titre personnel pour fermer les yeux. Ça n’a pas plu, « on » l’a mis hors circuit.

Il a été arrêté et incarcéré pour plusieurs motifs inventés de toute pièce : avoir incité au saccage des dites exploitations bananières lors des émeutes de la faim de février 2008, et fantaisistes détournements d’argent.
Dans un premier temps, il est jugé et condamné pour le premier motif : 6 ans de prison. Il fait appel. Il subit brimades, humiliations, menaces, tortures morales pendant trois ans à la prison tristement connue de New Bell avant que débute le procès en appel.

Au terme d’une longue procédure honteusement dilatoire, le procès en appel a donc lieu et, alors qu’il s’achemine logiquement vers un acquittement puisque rien ne peut être retenu contre lui, le tribunal le condamne quand-même à trois ans « pour que l’État ne perde pas la face » selon les dires mêmes d’un juge. Il apprend alors sa condamnation à dix ans pour détournement d’argent, jugement rendu sur base de témoignages plus que douteux au terme d’un procès auquel il n’a pas été convié.

Ce procès passe en appel en ce moment (janvier 2012). Les avocats internationaux d’AFDI renforcent maintenant la défense et sont le regard du monde qui devrait empêcher les dérives de la Justice que l’on a connues précédemment.
Un troisième procès est en cours. Au mépris des lois, PEK n’a jamais été entendu etle procès se déroule sans lui ni sa défense. Toujours au mépris des lois, sa requête en annulation pour défaut de procédure a été ignorée puis rejetée. On attend le verdict avec inquiétude…

Concrètement, que faire aujourd’hui ?

Par humanisme, au-delà de toute considération politique, ethnique ou religieuse, nous sommes révoltés par cette injustice flagrante faite à Paul-Eric Kinguè. Il ne demande qu’une chose : être jugé équitablement et dans un délai raisonnable par la Justice de son pays, pour les faits qui lui sont reprochés, comme tout citoyen camerounais y a droit dans un État qui se dit « de droit ». Est-ce trop demander ?

Nous voulons que la balance de la Justice qui figure au centre du blason national du Cameroun y soit réellement à sa place.
Si, comme nous, l’affaire Kinguè vous révolte, quelle que soit votre sensibilité ou motivation, rejoignez notre groupe de soutien. Nous l’avons créé pour que la communication soit possible entre nous, même sous couvert d’anonymat pour ceux qui le souhaitent. Notre but est aussi de coordonner les initiatives individuelles afin d’éviter d’éventuelles maladresses et d’augmenter leur efficacité. Nous clamerons notre indignation tant que Justice n’aura pas été rendue.

Contactez-nous : luxjeux@pt.lu   

Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier. [Martin Luther King]

Vous pouvez soutenir la défense de PEK par votre contribution au compte :
AFD (AFD International) – IBAN : BE18 132 5227257 65 - BIC : BNAGBEBB avec mention : « pour PEK ».  ( visible sur le site
http://afdinternational.org/ )

PEK est aujourd’hui totalement désargenté et tout se paye en prison :
KINGUE PAUL ERIC – IBAN :CM21 10005 00002 02721171501 50BIC(ou SWIFT): CCEICMCXDLA Afriland First Bankagence de Douala Bonanjo

NB: Venez nombreux à la grande manaifestation du vendredi 24 février à Bruxelles. Elle commencera à 15h pour s'achever à 18h.Ce sera devant l'ambassade du Cameroun sis au 131, Avenue Brugmann à 1190 Bruxelles. 

Pour combattre l’injustice, il faut d’abord avoir le courage de la dénoncer. "Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui". [Martin Luther King]

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CAMER.BE – © Correspondance : Janvier Kingué

http://www.camer.be/index1.php?art=18125&rub=11:1 

Affaire Vanessa: Des manifestants expriment leur douleur devant l’ambassade du Cameroun à Bruxelles

Les Camerounais et les amis du Cameroun ont manifesté ce vendredi devant les locaux abritant les services de l’ambassade du Cameroun à Bruxelles à l'appel de plusieurs associations solidaires à la cause de Vanessa Tchatchou, la jeune mère du nouveau-né, volé peu après sa naissance à l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé, le 20 août 2011. Depuis lors, elle a décidé d’élire domicile à la chambre N°2 de cet hôpital public pour réclamer que son bébé lui soit rendu.

Dès 15 heures et demi ce vendredi 24 février 2012, les manifestants convergent par petits groupes vers l’ambassade du Cameroun où le dispositif policier avait déjà pris position.

Aux environs de 16 heures, les manifestants apparaissent de toutes les rues. Sur le champ, la sirène du mégaphone attire l'attention des passants qui se posent des questions sur la présence de ces manifestants. Les curieux observent le spectacle  de loin.

Le thermomètre affiche 5 degré jonché de quelques coups de vent violent. Sur place, l'on aperçoit une kyrielle de pancartes et des tracts sur lesquels figurent les images de Vanessa Tchatchou, Enoh Meyomesse, Paul Eric Kinguè… L'on peut lire sur ces affiches des messages tels " Trop c'est Trop", " Remettez le bébé de Vanessa", "Libérez Paul Eric Kinguè" Libérez Enoh Meyomesse" etc.

On peut apercevoir entre autres Marcel Tchangue du Code, Hubert Ducarme du Comité de soutien à Paul Eric Kingué, Moukam Jean Marie de CCL Libération, Evarist Mohbeu de l'asbl CEBAPH,etc.

Toujours parmi les manifestants, nous avons constaté la présence d'une maman Congolaise, celle-ci s'est insurgée contre le phénomène du vol des bébés devant le silence des autorités camerounaises

Selon un des manifestants venus spécialement de la Hollande pour la circonstance, toutes les forces progressistes dans le monde doivent s’insurger contre cette barbarie des temps modernes qui s’abat sur les camerounais de l’intérieur.

Comme de coutume, le personnel de l’ambassade a fermé hermétiquement les portes et fenêtres. Durant  toute la manifestation, le personnel, et les usagers présents dans les locaux depuis les heures d’ouvertures étaient bloqués à l’intérieure du bâtiment.

De sources toujours bien renseignées de la police Belge qui a été coopérante vis-à-vis des manifestants et des journalistes qui se sont déplacés pour la circonstance, nous avons appris que les services de l’ambassade ont tenté la semaine dernière sans succès à convaincre la police belge afin qu’elle puisse interdire la manifestation, oubliant qu’ils ne sont pas au Cameroun car ,déjà habitués dans cette pratique.

A l'issue de la manifestation, des membres du comité d’organisation dont Monsieur Moukam Jean Marie de CCL Libération et Hubert Ducarme du Comité de soutien à Paul Eric Kinguè ont remis  entre les mains du porte-parole de la police belge un dossier presse comprenant les objets de leurs revendications

C’est sur une note de chanson patriotique que le meeting a pris fin autour de 17h30.

Contexte

Les manifestations annoncées par les Camerounais et amis du Cameroun visent, non seulement à exiger la vérité sur l'affaire de Vanessa Tchatchou mais aussi une société juste et égalitaire.

A Yaoundé et à Douala, les autorités ont tout mis en œuvre pour étouffer les marches annoncées et empêcher ces Camerounais de s’exprimer. Les  voix ne cessent de s’élever pour crier  justice pour Vanessa, Justice pour Enoh Meyomesse( homme politique incarcéré pour des raisons floues à Kondengui, Yaoundé), Justice pour Paul Eric Kinguè( Ex maire de Njombé Penja, emprisonné injustement après les émeutes de février 2008 au Cameroun)... Les autorités, plutôt que de faire prévaloir une justice équitable face à leur dérive, ont choisi de répondre aux cris de détresse des populations par la violence. Interdictions de manifestations, arrestations arbitraires, bastonnades et incarcérations

Les étudiants de l’Addec (Association pour la Défense des droits des Étudiants du Cameroun), l’artiste musicien Valsero, Vincent-Sosthène Fouda (homme politique) sont les dernières victimes en date de ces traitements dégradants d’une autre époque.

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27 janvier 2012

CAMER.BE – © Correspondance : Parfait Valère MBEG

http://www.camer.be/index1.php?art=18142&rub=11:1

France-Cameroun, Affaire du bébé volé: les politiques « achètent » le problème à Paris (Texte et vidéos)

PARIS: Parvis des Droits de l’Homme à la Place du Trocadéro; lieu où on voit le mieux la tour Eiffel symbole mythique et le plus rentable du tourisme français ce Samedi 25 Février 2012 il est  13 H 30 et pour une manifestation annoncée à 13 H 00, les Camerounais comme au pays sont en retard; certains viendront après mon départ à 15 H 45 des lieux car j’avais aussi d’autres rendez-vous à honorer même si ce n’est pas le sujet, il n’y a pas beaucoup de monde mais il y’a de quoi communiquer et faire entendre la cause à la planète entière car les organisateurs ont fait des efforts supplémentaires sur la sonorisation et ici, il y‘a des touristes du Monde entier.

On voit pour l’instant les photos de Paul Éric KINGUÈ et celle de Dieudonné ENOH à côté de celle de Vanessa TCHATCHOU; erreur de communication qui sera très vite corrigée car il n’est pas question  pour ceux qui manifestent pour la restitution du bébé volé à Yaoundé le 20 Août 2011 de mélanger leur combat avec les qui sont dans la lutte contre le néo-colonialisme fût-il rampant; c’est ne pas connaître la perspicacité des  combattants aguerris qui bien que boycottés resteront là pour prêter main forte et prouver plus tard la pertinence de leur présence à ceux qui croient que leurs combats sont dissociables.
 

LE CODE, VINCENT SOSTHÈNE FOUDA ET LA POUSSETTE SYMBOLIQUE SONT LÀ 

Devant les touristes curieux, les manifestants parlent du Cameroun dont beaucoup entendent parler pour la première fois de leur existence du cas du bébé volé à Yaoundé, peu importe qu’ils ne sachent pas où se trouve ce pays mais bon, c’est  toujours bon pour le moral des manifestants, les policiers se font discrets et polis; rien à voir avec la sauvagerie de nos « PIT BULLS » qui ne savent pas respecter leurs aînés surtout quand ils sont côté de la chicotte, prêts à vous tuer pour gagner des galons ou la médaille du « vieux nègre » voyons la suite quand certains viennent à changer de côté par rapport à cette même matraque…  
 

CHRISTOPHE JUNIOR ZOGO ACCUSE PAUL BIYA D’ÊTRE COUPABLE DE TRAFIC

L’ancien commissaire de Police qui a été limogé de la police nationale camerounaise pour actes de corruption avec Albert Léopold EBENE  prend le micro pour accuser le régime qu’il a lui-même servi; loin d’être inintéressant, ce témoignage ouvre des pistes même s’il ne fait pas de lui un innocent sinon ce serait refuser  le témoignage d’un repenti.

LES TEMOIGNAGES SE SUCCÈDENT AU MICRO

Les manifestants prendront la parole à tour de rôle pour dénoncer le trafic d’organes humains ou celui d’êtres humains entiers au pays de Paul BIYA alors que celui-ci  profite de son séjour dans  les pays où le droits humains sont sacrés.

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29 février 2011

CAMER.BE © Camer.be : Hugues Seumo

http://www.camer.be/index1.php?art=18177&rub=11:1

Les affaires Vanessa Tchatchou, Enoh Meyomesse, Paul Eric Kinguè portées au parlement Européen

Le mardi 28 février 2012, sur invitation spéciale du parlement européen, département politiques externes, Vincent Sosthène Fouda , Hubert Ducarme du comité de soutien à Paul Eric Eric Kinguè ont été accueilli par Monsieur Marc Marc Jüten, le conseiller en chef du président du Parlement Européen en matière de politique étrangère. Il est précisément quinze heures et trente minutes lorsque Vincent Sosthène Fouda et Hubert Ducarme font leur  entrée dans le grand hall du Parlement européen située à la Rue Belliard à 1140 Bruxelles.

Ils ont tenu à présenter en deux heures d’entretien avec l'hôte du jour les affaires du bébé de Vanessa Tchatchou volé au Cameroun depuis plus de six mois, l’emprisonnement de Paul Eric Kinguè, l'ex maire de Njombe Penja, l’incarcération "injustifiée de l'écrivain politicien Enoh Meyomesse et les entraves à la liberté de presse au Cameroun.

Vincent Sosthène Fouda, homme politique, candidat recalé à l’élection  présidentielle d’octobre 2011 au Cameroun a commencé sa conversation avec l'hôte du jour en langue allemande. Marc Jüten du parlement européen étant d'origine allemande

Selon l'homme politique camerounais, l'affaire Vanessa Tchatchou, comporte deux aspects d'analyse

De prime abord, camerouno-camerounais et ensuite international

Il dénonce avec véhémence le silence des autorités camerounaises. Pour lui, ce silence ressemble à "un aveu de complicité de volonté de des autorités camerounaises de couvrir un certain nombre de personnes supposés impliquées dans cette affaire". il a dit à son hôte du jour que derrière cette affaire se tisse une espèce de trafic d'enfant transfrontalier. il n'a pas hésité d'attirer l'attention des différents pays européens sur la vérification de la traçabilité des différentes adoptions en provenance du Cameroun et a invité ces pays à surseoir à l'adoption des enfants au Cameroun. selon lui, il existe un réseau de trafic d'organe des nouveaux nés au Cameroun et que le cas le plus récent est le corps d'un nouveau-né volé récemment à l'hôpital de Mbanga et retrouvé mort à Nkongsamba

Il a également évoqué le cas de l'écrivain politicien Enoh Meyomesse, emprisonné  pour des motifs "injustes" au Cameroun. Accusé par le pouvoir en place au Cameroun de vol aggravé et de détention d'armes de guerre.

Monsieur  Marc Jûtten s'est dit scandalisé tout comme ses invités du jour sur le fait que comment le pouvoir en place a-t-il pu laisser sortir un recéleur dit-on du Cameroun pour l'arrêter à son retour ? Une manière de dire que le rouleau compresseur était en marche pour "l’écraser" diront-ils.

Au sujet de la liberté de presse au Cameroun, Vincent Sosthène Fouda a expliqué au fonctionnaire européen que les journalistes exercent leur activité dans les conditions difficiles au Cameroun. A titre d'exemple selon lui, le 6 février dernier devant l'hôpital gynéco obstétrique et pédiatrique de Ngousso  (Yaoundé), les journalistes camerounais, venus couvrir une conférence de presse ont été brutalisés et leur matériel de travails confisqués par la police camerounaise. Il a attiré l'attention de l'Union Européenne sur ce fait parmi tant d'autres et a suggéré à cette dernière d'aider les médias camerounais à faire librement leur travail

Un autre sujet à l'ordre de cette rencontre, l'affaire Paul Eric Kinguè.

Arrêté et incarcéré pour plusieurs motifs inventés de toute pièce : avoir incité au saccage des exploitations bananières à Njombé Penja où il officiait comme maire lors des émeutes de février 2008, et fantaisistes détournements d’argent, il est jugé et condamné pour le premier motif : 6 ans de prison. Il fait appel. Il subit brimades, humiliations, menaces, tortures morales pendant trois ans à la prison tristement connue de New Bell avant que débute le procès en appel.

Au terme d’une longue procédure honteusement dilatoire, le procès en appel , a donc lieu et, alors qu’il s’achemine logiquement vers un acquittement puisque rien ne peut être retenu contre lui, le tribunal le condamne quand-même à trois ans « pour que l’État ne perde pas la face » Il a appris alors sa condamnation à dix ans pour détournement d’argent, jugement rendu sur base de témoignages plus que "douteux "au terme d’un procès auquel il n’a pas été convié.

Selon les invités du jour à l'Union Européenne, il faut que Paul Eric Kinguè soit jugé sur la base de ce sur quoi il a été arrêté et non sur les considérations économico-politiques injustes.

Monsieur Marc Jüten a déclaré clairement que le parlement européen suivra de très près l’évolution de ces différents affaires. Il a par ailleurs témoigné de sa reconnaissance aux différents intervenants .Conscient des risques pris par les membres de la délégation reçue, il a tenu à les remercier pour l’importante documentation  d’information sur le Cameroun  concoctée par plusieurs organisations de la société civile camerounaise et luxembourgeoise, adressée aux parlementaires européens. 

L’intérêt du parlement européen a été suscité par les mouvements de contestations actuels de la situation sociopolitique du Cameroun

Selon Vincent Sosthène Fouda, il s'estime heureux de cette rencontre car, les groupes des parlementaires socio démocrates et des socio chrétiens Européens ont depuis un certain temps les oreilles et les yeux branchés sur le Cameroun.

Hubert Ducarme à la fin de rencontre s'estimera satisfait car, il ne savait pas selon lui que les parlementaires Européens ont désormais leurs regards sur les entraves aux droits humains au Cameroun.

Faudra-t-il le souligner que Monsieur Vincent Sosthène Fouda a été accueilli à Bruxelles à son arrivée par Marcel Tchangué du Comité de soutien à Enoh et  Elie Kadji du Code.

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105

29 février 2012

CAMER.BE - © Correspondance : Pour le Groupe, HUBERT (de Luxembourg)

http://www.camer.be/index1.php?art=18188&rub=11:1

Paul Eric Kinguè condamné ce jour à perpétuité

29 février 2008 : arrestation de PEK à Penja. 29 février 2012 : condamnation à perpétuité.Le verdict dans le troisième procès vient donc d’être rendu public à Nkongsamba : Paul Eric Kinguè est condamné à la prison à perpétuité dans l’affaire du soi-disant détournement d’argent pour avoir fait installer l’eau courante dans les locaux de sa commune de Njombé et Penja.
Rappelez-vous, il s’agit de ce que nous avons appelé « la facture du plombier » publiée notamment sur Camer.be :
http://www.camer.be/index1.php?art=14766&rub=30:27

Ce n’est pas vraiment une surprise, car nous pensions bien, et PEK en premier, qu’on ne lui ferait aucun cadeau. De plus, étant donné qu’il n’avait jamais été entendu, que l’instruction avait été menée uniquement à charge et que ni lui ni sa défense n’avaient été invités au procès, et qu’enfin la requête en annulation de ce procès pour défaut évident de procédure avait été dans un premier temps ignorée puis ensuite refusée, nous avions écrit que nous nous attendions à une peine maximale.

C’est fait.

PEK ne se montre pas pour autant déstabilisé. Cette condamnation est tellement lourde qu’elle en est grotesque. C’est tout simplement une nouvelle preuve que PEK n’est pas condamné pour les fautes qui lui sont reprochées, mais bien pour des motifs encore plus haineux que politiques ou idéologiques.

Grotesque et révoltant.

Par cette condamnation qui dépasse de loin l’entendement, les ennemis de PEK se ridiculisent encore plus aux yeux du monde, si c’était encore possible.

Evidemment, il faudra faire appel de cette décision de Justice (le terme Justice est-il ici correct ?). Soucieux du détail pratique, nous attendons avec inquiétude le montant de la caution qu’il faudra verser dans de brefs délais pour faire appel et éviter que cette monstrueuse condamnation soit effective.

Comme PEK, loin d’être déstabilisés, nous nous sentons renforcés dans la justesse du combat que nous menons à ses côtés. Courage, PEK, tu n’es pas seul.

Vous pouvez soutenir la défense de PEK par votre contribution au compte :

AFD (AFD International) – IBAN : BE18 132 5227257 65 - BIC : BNAGBEBB avec mention : « pour PEK ».  ( visible sur le site http://afdinternational.org/   )

PEK est aujourd’hui totalement désargenté et tout se paye en prison :

KINGUE PAUL ERIC – IBAN : CM21 10005 00002 02721171501 50  BIC(ou SWIFT): CCEICMCXDLA  Afriland First Bank agence de Douala Bonanjo

Rejoignez le Groupe de Soutien à PEK, contact: luxjeux@pt.lu

 

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01 mars 2012

Le messager - Blaise-Pascal Dassié

http://cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6100 

 

Paul Eric Kinguè condamné à vie à Nkongsamba 

 

Le verdict  a été rendu  hier mercredi 29 février 2012 à 12 heures par le président Michel Ntyame Ntyame du tribunal de grande instance du Moungo. 

 

Le verdict dans l’affaire de détournement de 4.950 millions Fcfa, somme que le mis en cause avait perçu de la Spm (société des plantations de Mbanga) du temps où il était encore maire pour installer un réseau d'eau Snec à l'hôtel de ville de Penja est tombé. Hier donc, il a été fixé sur son sort.  Paul Eric Kinguè a été condamné à vie par  le Tribunal de grande instance du Moungo à Nkongsamba.

 

C’est au mois de mars 2009 que Paul Eric Kinguè est accusé d'avoir perçu la somme de 4.950 millions Fcfa de la Spm pour l'installation de l'eau à l'hôtel de ville de Penja. Il est également accusé d'avoir loué à la commune de Dibombari le bulldozer de la commune de Penja sans reverser dans les caisses de la commune l'argent encaissé. Des faits qui avaient été niés par le mis en cause. Qui pour sa  part affirmait  que l'argent versé par la Spm a été payé aux prestataires qui ont installé le réseau d'eau Snec à l'hôtel de ville de Penja. Au sujet de la location de cet engin, l'ex-maire soutient n'avoir jamais mis la nivelleuse en location. Non sans demander la production de la preuve de la location de cet engin. Bien plus l'accusé avait soutenu, mordicus que son collègue de Dibombari n'avait déboursé aucun centime pour la location en question.

 

Dans cette affaire qui ressemble, selon une certaine opinion à une cabale, ni la Spm, ni la mairie de Penja ne s'était constituée partie civile apprend-on. Joint au téléphone, le conseil de la mairie de Penja avait déclaré avoir été très surpris. « Nous ne sommes pas constitués dans cette affaire. Je suis l'avocat ponctuel de la mairie. Quand la mairie a une affaire en Justice, elle me produit une lettre pour me constituer. Je n'ai reçu aucune lettre de constitution de la mairie au sujet de cette affaire», s’était-il contenté de déclarer. 
 
Approché hier après le verdict, le prévenu se dit serein et affirme vouloir faire appel à toutes les décisions qui seront rendues par la Justice camerounaise et cela, jusqu'au niveau international. D'ailleurs, croit-il savoir, «dans mes dossiers, toutes les lois sont piétinées, les procédures aussi, parce qu'il faut m'éloigner de la commune de Penja afin de permettre aux entreprises Php, Spm, Caplain de continuer à piller le Moungo».

 

En sept mois de gestion, seulement, deux procès qualifiés de détournement de derniers publics ont été intentés contre lui. « Ce troisième procès porte sur une série de dénonciations fausses comme celui en cours à Douala. Je suis accusé d'avoir perçu la somme de 4 960 551 Fcfa, don d'une entreprise locale pour l'installation du réseau d'eau Snec à l'hôtel de ville de Penja. Ce réseau d'eau Snec a été installé avec, à l'appui, toutes les pièces des prestataires», déclare-t-il.

 

Réagissant, Me René Manfo conseil de l’accusé  avoue par ailleurs que ce qui est bouleversant dans cette troisième affaire est que son client n’a jamais été cité ni par le juge d'instruction ni par le tribunal pour se défendre. « Il n'y a pas eu information judiciaire pourtant obligatoire en cas de crime. Le détournement étant un crime, ses droits ont été viscéralement et barbarement violés dans cette procédure. Malgré sa demande à être cité pour présenter sa défense, il a été renvoyé au Tgi du Moungo, sans information judiciaire ». 

 

Au final comme semble le relever un avocat au barreau du Cameroun, l'objectif étant la condamnation de Paul Eric Kinguè, le Tgi qui devait se saisir d'office de cette violation et prononcer la nullité de la procédure a mené ses débats en son absence et a rendu son jugement. « En rendant leurs décisions, ces juges aussi ont tenu à justifier les "bakchichs" perçus auprès des bananeraies pour le détruire», pense-t-il.

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01 mars 2012

Écrit par afreeknews.com

http://www.camnews24.com/fr/societe/cameroun/22213-corruption-prison-a-vie-pour-un-ex-maire-du-parti-au-pouvoir 

Corruption: prison à vie pour un ex-maire du parti au pouvoir 

Un ex-maire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir au Cameroun, a été condamné à une peine d'emprisonnement à vie pour détournement de fonds, a appris l'AFP jeudi auprès de son avocat. Le tribunal de grande instance du Moungo à Nkonsamgba (ouest) a condamné Paul Eric Kinguè à une peine de prison à vie pour le détournement de 10 millions de FCFA (15.000 euros) à la mairie de Njombé-Penja (ouest), a affirmé Me René Manfo.

Il a ajouté que son client ferait appel, affirmant que "cet argent était destiné à des travaux d'installation de l'eau qui ont été effectivement effectués". "Ses droits ont été littéralement bafoués" lors de la procédure, a précisé l'avocat pour qui M. Kinguè "n'a par exemple jamais été cité à comparaître devant le juge d'instruction" et "n'a jamais été présent à une seule audience".

Il s'agit de la troisième condamnation pour M. Kinguè. Il avait déjà écopé en 2009 de 3 ans de prison pour son implication, selon la justice, dans les émeutes dites de la faim de février 2008 au Cameroun qui avaient fait 40 morts selon un bilan officiel, au moins 139, d'après des ONG.

Il avait été condamné une nouvelle fois en 2011 à 10 ans de prison pour le détournement de 1,4 million de FCFA (2.000 euros). Selon son avocat, M. Kinguè "est victime des haines politiques et paie notamment le prix de ses dénonciations relatives aux activités de PHP" (Plantations du Haut Penja, compagnie franco-américaine spécialisée dans la culture de bananes au Cameroun).

Dans une lettre adressée aux députés camerounais, M. Kinguè avait indiqué qu'il avait, du temps où il était maire, "commis une expertise fiscale qui a conclu que ma commune perdait depuis 30 ans 2,7 milliards de FCFA (4,116 millions d'euros) par an, du fait du non payement par (PHP et deux autres compagnies) d'impôts locaux".

Elu maire en 2007, M. Kinguè avait été arrêté pendant les émeutes de février 2008. Il est actuellement détenu à la prison New-Bell de Douala (sud), la capitale économique.

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