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Page annexe (articles numérotés « a ») 

Pour des raisons techniques, nous ne pouvons pas incérer de nouveaux documents dans la liste existante. Pour respecter l’ordre chronologique de parution, nous les avons numérotés « a » dans les répertoires.

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24 avril 2008 PRISMA.CANALBLOG – Hugues Seumo

http://prisma.canalblog.com/tag/Hugues%20SEUMO

Cameroun : Des morts successifs à Njombé- Penja, assassinat ou règlement de compte ?

Njombe - Penja, deux localités situées dans le département du Moungo  dont leur actualité rappelle à l’opinion bien de drames familiaux survenus depuis les récentes émeutes demeurés jusqu’à ce jour des mystères, ne cachant pas vraiment le désarroi des populations. Et face à cette incompréhension qui hante les esprits dans ces deux localités avec des morts qui se succèdent depuis que l’affaire de l’ex maire Paul Eric Kingue, tout est programmée au tribunal de grande instance de Nkongsamba pour sceller le sort de ce dernier. Les proches de cet ex maire se sentent traqués au point qu’ils craignent pour leur vie.

Dans la nuit du 5 au 6 juillet 2008, le jeune Sollis Mbami a été tué à Penja et à bout portant par un gardien de la paix. Selon la presse camerounaise, ce dernier figurait dans la liste des personnes proches du maire de cette localité. L’on s’attendait à ce qu’une commission d’enquête soit mise sur pied pour déterminer les raisons qui ont poussé ce gardien de la paix à appuyer sur sa gâchette face à un individu sans défense. Rien n’a été fait. La famille de Sollis Mbami n’a eu que ses yeux pour pleurer le défunt.

Selon la Radio Télévision Siantou dans son édition du journal parlé du 20 juillet dernier, dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 juillet, Solange Essama, plus connue sous le pseudonyme de Magne, a été assassinée dans sa chambre au quartier Moulinkam à Njombe. Son corps mutilé a été découvert baignant dans une marre de sang.

Des témoignages concordants à Njombe-Penja faite par un envoyé spécial du journal le Messager, le samedi matin affirment que la fille de Solange Essama est venue à la maison et a fait la macabre découverte. L’on a trouvé un gourdin non loin du corps inerte de Solange Essama.

La même source affirme qu’une enquête est ouverte et diligentée par les éléments du commissariat de sécurité publique de Penja. Deux suspects dont un employé à l’hôpital Saint Jean de Malte de Njombe et ancien locataire de Solange Essama, sont dans les mailles de la police. D’après les premiers éléments de l’enquête, Solange Essama aurait reçu plusieurs coups de gourdins sur la tête.

Que ce soit à Njombé ou à Penja, l’on se demande si ces différents assassinats ne sont pas en réalité un règlement de comptes.

D’après le Messager, à  Njombe tout comme à Penja, les enquêteurs ne souhaitent négliger aucune piste au moment où l’atmosphère socio-politique dans ces localités est des plus électriques. En deux semaines, ces localités ont enregistré deux cruels assassinats. Les mobiles exacts de ces deux crimes crapuleux restent inavoués. Mais, certaines indiscrétions lient cette insécurité grandissante à l’affaire Paul Eric Kingue qui défraie la chronique au Cameroun en général et dans les localités de Njombe, Penja, Loum, Manjo et Nkongsamba.

Il se raconte selon la même source que Solange Essama dit Magne qui tenait un bar au centre ville de Njombe, était aussi très populaire. Elle a été aussi présidente de la sous section de l’Organisation de femmes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Ofrdpc) de Njombe. Elle a été battue lors des derniers renouvellements des organes de base du parti des flammes en 2007. Après avoir été une farouche opposante à Paul Eric Kingue, les deux ont fumé le calumet de la paix pour le changement à la tête de l’exécutif municipal à la commune de Njombe-Penja. Après l’élection de Paul Eric Kingue comme maire de cette commune en septembre 2008, Solange Essama était presque les yeux et les oreilles du nouveau maire à Njombe.

Si l’on s’en tient à ces allégations, n’est ce pas une raison à penser  que cet autre assassinat viendrait à coup sûr éliminer  un autre témoin à décharge pour Paul Eric Kingue ?

Comment expliquer le fait tous les proches de Monsieur Paul Eric Kingué sont aujourd’hui en cavale par peur de représailles ? Eliminer un témoin serait –il une raison pour condamner sans défenses et preuves de  l’ex maire de Njombe-Penja à la prison principale de Nkongsamba ?

Le 29 mai dernier Monsieur Tchoté Victor, le chauffeur de Paul Eric Kinguéavait a été arrêté et conduit au Groupement de gendarmerie du Moungo, à NKongsamba. Il avait  été interrogé selon nos sources sur les mouvements de son patron pendant le mouvement populaire de revendications sociales de fin février  et sur la cachette de la secrétaire de Paul Eric Kingué toujours en fuite. Selon L’Acat dans un communiqué diffusé à l’époque dans les colonnes de camer.be, les enquêteurs rechercheraient  les traces des documents de l’ex-maire de Njombé-Penja qu’elle aurait emportés.

Paul Eric Kingué est accusé d’avoir commandité les émeutes dans les villes de Njombe Penja sous les chefs d’accusation suivants : "attroupement, réunion et manifestation sur la voie publique, obstacle sur la voie publique, incendie volontaire, complicité de pillage en bande, destruction, activités dangereuses, vol aggravé, obstruction attroupement". Par ailleurs, l’ancien maire est poursuivi pour faux en écriture publique, coaction de détournement de deniers publics, concussion, faux dans un acte et complicité de faux dans un acte". Des motifs qui lui ont valu sa révocation par le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation. Il sera de nouveau à la barre au tribunal de grande instance de Nkongsamba statuant en matière criminelle ce mercredi 23 juillet, pour répondre de ces actes.

Comment devra t-il répondre de ses actes si les faits pendant qu’on assassine ses proches, pourquoi les personnes assassinés ne se trouvent que dans le camp du parti de l’ex maire de Njombé-Penja ? Est-ce à dire qu’il existe des taupes dans le parti des flammes ? S’interroge Maître Miano au micro de Rfi. La mort de Solange Essama sonne dans les consciences comme un assassinat, mieux un règlement de compte pour éliminer un témoin clé… Ce qui est certain, l’histoire nous en dira plus.

© Camer.be : Hugues SEUMO

 

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3 juin 2008

Par Noé NDJEBET MASSOUSSI - Le Messager

http://camerounmonpays.over-blog.com/article-20141506.html

 

Sanction: Marafa obtient la tête de Kinguè

 

Les carottes semblent désormais cuites pour le maire de la commune de Njombe-Penja révoqué.

Ça y est ! Paul Eric Kinguè n’est plus maire de la commune de Njombe-Penja. Un décret du président de la République signé le 2 juin 2008 et lu hier sur les antennes de la Cameroon radio television (Crtv), poste national, le révoque de ses fonctions de maire de Njombe-Penja pour « irrégularités constatées dans la gestion des revenus communaux ». Cette décision est l’aboutissement d’un processus déclenché le 29 février 2008. Ce jour, un arrêté du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd), Marafa Hamidou Yaya, suspendait ce jeune maire élu en septembre 2007 de ses fonctions pour une durée de 3 mois. Il avait été interpellé à 14 heures, soit une heure seulement après la lecture de l’arrêté ministériel.
La suspension de Paul Eric Kinguè, détenu à la prison de Nkongsamba, est arrivée à expiration jeudi dernier, 29 mai 2008. Cinq jours après, sa révocation survient alors que l’information judiciaire des deux plaintes contre lui n’est pas encore bouclée. Jusqu’au 2 juin 2008 à 20 heures, il espérait que le juge d’instruction allait finalement décider de le traduire devant la barre ou de déclarer le non-lieu. Sa révocation est venue enterrer les derniers espoirs qu’il nourrissait encore, après avoir été lésé par la grâce présidentielle du 20 mai dernier. Les carottes semblent alors définitivement cuites pour ce magistrat municipal qui a présidé aux destinées de la commune de Njombe-Penja pendant 6 mois seulement. C’est peut-être aussi sa descente aux enfers, au regard des enjeux que charrie son incarcération.
Bien que le décret présidentiel portant révocation de Paul Eric Kinguè ne désigne pas son successeur, la vie ne doit pas s’arrêter dans la commune de Njombe-Penja. Selon la loi n° 2004-18 du 22 juillet 2004 fixant les règles applicables aux communes, « en cas de révocation, de suspension, d’absence ou tout autre empêchement (…), le maire est provisoirement remplacé par un adjoint dans l’ordre de l’élection et, à défaut d’adjoint, par un conseiller municipal pris dans l’ordre (art. 103 al. 1).» En clair, Esther Bebey, ménagère à Njombe-Penja, 1er adjoint au maire, devrait assurer la suppléance et liquider les affaires courantes jusqu’à l’élection du nouveau maire. Elle ne devrait cependant ni se substituer au maire dans la direction générale des affaires de la commune, ni modifier les décisions du maire déchu ou l’effectif budgétaire. La loi est muette sur les délais de la tenue de l’élection du nouveau maire.
Au fait, Paul Eric Kinguè a été suspendu selon la gendarmerie pour incitation à la violence et co-action en bande, selon Marafa hamidou Yaya pour utilisation de deniers publics de la commune à des fins personnelles ou privées, faux en écriture publique authentique, et selon Paul Eric Kinguè pour avoir fait payer des taxes aux sociétés de bananeraie pour la première fois depuis leur création. A la vérité, que reproche-t-on finalement à Paul Eric Kinguè ? 

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16 juillet 2008

Noé Ndjebet Massoussi | Le Messager

http://www.cameroon-info.net/stories/0,23129,@,mairie-de-njombe-penja-jacques-antoine-ngole-remplace-paul-eric-kingue.html

 

Mairie de Njombe-Penja: Jacques Antoine Ngole remplace Paul Eric Kinguè

 

Un nouvel exécutif communal a été élu le week-end dernier à la mairie de Njombe-Penja, l’une des plus importantes du département du Moungo, voire, de la province du Littoral. Gambo Haman siffle la fin de la vacance.

Jacques Antoine Ngole remplace Paul Eric Kinguè

Le foyer municipal de Penja était plein comme un œuf vendredi dernier, 11 juillet 2008, lors de la session extraordinaire du conseil municipal de la mairie de Njombe-Penja consacrée à l’élection du nouvel exécutif communal. Outre les 32 conseillers municipaux sur les 35 que compte cette mairie, l’événement a été vécu par des hommes, des femmes et des jeunes venus de Njombe, Penja et des villages environnants. Tous voulaient être témoins du changement à la tête de leur commune. Les travaux supervisés par le préfet du département du Moungo, Gambo Haman, se sont déroulés sous très haute sécurité. Une trentaine d’éléments de la police et de la gendarmerie y ont été déployés.

En effet, Paul Eric Kingue, détenu à la prison principale de Nkongsamba, était absent, ainsi que 2 autres conseillers municipaux. Toutefois, sa succession à la tête de la commune de Njombe-Penja était très courue. Il y a eu 6 candidats au total. Jacques Antoine Ngole (chef de 3ème degré de Mouninkam à Njombe), Gaston Ngah (président de la section Ojrdpc du Moungo Centre), Simplot Kwenda Feutat (ex 2ème adjoint au maire), Jeanne Yotat, Robert Tchonaga Lenkam et Edouard Fotsing, ont exprimé leurs ambitions de diriger la commune de Njombe-Penja. Aucune majorité absolue n’a pu être dégagée au premier tour. Jacques Antoine Ngole avec ses 16 voix pour a été contraint d’affronter au second tour. Simplot Kwenda Feutat et Robert Tchonaga Lenkam qui ont eu chacun 6 voix pour, arrivés devant Jeanne Yotat (2 voix pour), Gaston Ngah et Edouard Fotsing (une voix chacun). Au 2ème tour, malgré le désistement de Robert Tchonaga Lenkam qui a appelé ses sympathisants à voter pour le candidat Simplot Kwenda Feutat, Jacques Antoine Ngole ayant obtenu 20 voix pour, a battu Simplot Kwenda Feutat (12 voix). Ainsi, Jacques Antoine Ngole a été déclaré élu maire de la commune de Njombe-Penja, en remplacement de Paul Eric Kingue qui a été révoqué de ses fonctions récemment.

Trois des quatre adjoints au maire ayant démissionné, les 32 conseillers municipaux de la mairie de Njombe-Penja ont été appelés à compléter leur exécutif communal. Le 1er adjoint au maire, Esther Bebey née Belle Bonda, qui n’a pas démissionné et a assuré l’intérim de Paul Eric Kingue, a été maintenue à son poste. Au cours d’un vote de liste à la majorité simple, la liste de Honoré Batchamba (11 voix) a triomphé de celles conduites par Robert Tchonaga Lenkam (10 voix) et Magellan Kamseu Kamgaing (7 voix).

Njombe-Penja, des potentialités à exploiter

Le préfet du département du Moungo a instruit le nouvel exécutif communal de Njombe-Penja de se mettre ardemment au travail pour rattraper les 8 mois de retard. “ Une ère nouvelle commence à Njombe-Penja. Il faut mettre les intérêts de Njombe-Penja en avant. Mais si les gens s’amusaient à copier le mauvais exemple, nous n’hésiterons pas à sévir de nouveau et à revenir ici pour de nouvelles élections ”, a prévenu Gambo Haman. Il estime que l’importante commune de Njombe-Penja mérite d’être aidée.

En effet, Les localités de Njombe, Penja et les villages environnants sont réputés avoir une terre fertile. Les Plantations de haut Penja (Php) et la Société des plantations de Mbanga (Spm) dont l’une des stations est à Manengoumba, sont les deux mastodontes de la banane douce au Cameroun. La Spm a déjà exporté 45 000 tonnes en 2008 sur un total national de 300 000t dont 120 000 tonnes sont produites par des exploitations appartenant à l’Etat. Les exploitants de cette filière agricole envisagent exporter 400 000 tonnes d’ici 2011. Leur production est exclusivement portée à l’exportation. La banane déchet ou non calibrée est destinée à la consommation nationale. Selon la Spm, la filière banane exploite au total 7 000 ha de terre dont 86% appartiennent à l’Etat, emploie 14 000 personnes en direct et 36 000 personnes en emplois induits. Elle fait vivre 200 000 personnes dans les localités riveraines. Les exploitants de la filière banane, à en croire les mêmes sources, auraient investi 120 milliards Fcfa en 10 ans.

A côté de ces unités, il y a les Plantations de poivre de Penja qui, avec une production annuelle de 25 tonnes, est le nouveau fleuron de la localité. L’exploitation est encore de taille humaine et se fait sur 60 hectares. La culture des fleurs prend aussi une envergure nationale et internationale grâce à Caplain. Grâce à ses terres volcaniques et à un climat équatorial, la région est également propice à certaines cultures fruitières. L’on y retrouve principalement des prunes (safous), de la papaye, de l’ananas, de la mandarine, etc. La localité de Njombe était aussi très connue grâce à la notoriété de son macabo. Outre la fertilité de leures terres, les localités de Njombe, Penja et les villages environnants bénéficient de l’appui technique et scientifique du Centre africain de recherches sur bananiers et plantains (Carbap) et de l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad).

Une population spoliée

Malgré ces vastes potentialités, les populations de Penja, Njombe, etc, vivent une galère indescriptible. Le salaire de certains ouvriers des sociétés de bananeraie variait entre 15 000 Fcfa et 25 000 Fcfa par mois, après plus de cinquante heures de travail (à la tâche) par semaine. Certains propriétaires (?) terriens toucheraient en moyenne une rente misérable qui varie entre 6 000 Fcfa et 7 000 Fcfa par hectare et par mois. Les localités de Njombe et Penja étaient restées 27 ans sans lumière. Des rafles inopinées sont souvent organisées dans les deux localités toutes les quinzaines et les fins de mois pour extorquer trois à cinq mille Fcfa aux employés de la Php, après avoir pris leurs maigres salaires. Les cartes nationales d’identité se faisaient là-bas jusqu’à une date récente entre 10.000, 15.000, 20.000, 25.000 Fcfa.

Selon l’ex-maire Paul Eric Kinguè, les livres comptables de la commune Njombe-Penja indiquaient au moment de sa prise de fonction le 25 septembre 2007 que les sociétés agro-industrielles exerçant dans ces localités ne payaient ni d’impôts ni de taxes depuis trente ans à la faveur d’une structure écran (coopérative agricole). Mais qu’elles auraient été frappées d’un redressement fiscal, puis un reclassement dans le régime fiscal de droit commun des entreprises. Aussi, se raconte-t-il que certaines autorités administratives et traditionnelles toucheraient des “ salaires ” dans ces sociétés de bananeraie. Le village Moulinkam à Njombe souffre constamment des inondations à cause des eaux d’irrigation détournées des rivières environnantes par la Php.

Jacques Antoine Ngole qui devra prendre le destin de Njombe, Penja et des villages environnants, sait qu’il hérite d’une poudrière. Ne dit-on pas qu’un homme averti en vaut deux ? En attendant que son élection soit validée par le Minatd, il s’est donné pour priorités la construction d’une véritable place des fêtes à Penja, ainsi que des aires de jeu et des bâtiments scolaires dans les deux localités, l’entretien du réseau routier, la distribution des intrants agricoles aux planteurs.

 

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7 mars 2010

 

ICICEMAC.COM     http://www.icicemac.com/node/9959?quicktabs_6=2&quicktabs_1=0

 

Affaire Paul Eric Kinguè: Comment Biya a été trompé dans cette affaire

 

Soumis par de et Correspondance spéciale de Douala le sam, 07/03/2010 - 21:02

 

  Ceux qui jusqu’ici encore créditaient de quelques points d’honneur la justice camerounaise, se feront une idée exacte de celle-ci après lecture des éléments que nous avons obtenus dans les services judiciaires du département du Moungo au Cameroun, et que nous ne pouvions nous abstenir de mettre à la disposition de l’opinion nationale et internationale. Comment comprendre qu’une justice sérieuse en soit renvoyée vingt-deux (22) fois dans une Cour d’Appel, une procédure aussi médiatisée que celle-là ? Les camerounais de l’intérieur (politiques, magistrats …) ne sont-ils pas responsables de l’image ternie de leur propre pays ?.

 

Afaire Paul Eric Kinguè: La preuve matérielle d'une justice corrompue et manipulée

UN REGLEMENT DE COMPTES POLITICO-ECONOMIQUE

COMMENT PAUL BIYA A ETE TROMPE COMME UN ENFANT DANS CETTE AFFAIRE

 

Ceux qui jusqu’ici encore créditaient de quelques points d’honneur la justice camerounaise, se feront une idée exacte de celle-ci après lecture des éléments que nous avons obtenus dans les services judiciaires du département du Moungo au Cameroun, et que nous ne pouvions nous abstenir de mettre à la disposition de l’opinion nationale et internationale
Eléments mettant à nu le véritable visage d’une justice hideuse que les autorités de Yaoundé s’obstinent pourtant, à présenter comme une "institution indépendante" dans ce pays qui se dit démocratique.
Au moment où les voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer l’instrumentalisation des juridictions judiciaires dans l’opération dite "Epervier" que le monde entier s’accorde à qualifier d’opération d’épuration politique, voici les preuves matérielles que nous vous servons, de l’innocence de ce Maire légalement et légitimement élu, débarqué de sa Commune comme un vulgaire putschiste et dont la seule faute est d’avoir osé traquer les délinquants fiscaux français, exploitants des bananeraies (SPM, PHP …) de la région, le Moungo du Cameroun.
Interpellé le 28 Février 2008 à Penja et écroué un mois après à la prison de Nkongsamba, puis révoqué le 02 Juin 2008 par un décret présidentiel, ce responsable local du RDPC (parti au pouvoir au Cameroun) a été présenté au monde comme "l’instigateur des émeutes de Février 2008" dans la circonscription dont il avait pourtant la charge en qualité de Maire.
Nous nous souvenons encore de la sortie fracassante et bouleversante voire pathétique, il y a quelques temps, d’un codétenu de Paul Eric KINGUE, Ambomo Guy Modeste, qui déclarait dans le Journal "Le Jour", N° 0647 du Vendredi 12 Mars 2010 ce qui suit :
« On m’a proposé cinq (05) millions pour accuser Paul Eric KINGUE. Ils [le Procureur du TGI du Moungo et le Lieutenant-colonel Ngueté Ngueté Moïse] se proposaient aussi de me protéger en m’envoyant en exil en Centrafrique. Tout ce que le Lieutenant-colonel Ngueté Ngueté Moïse disait, venait directement du Procureur. Ce Maire est un innocent … »

Cette interview accordée à ce quotidien camerounais avait alors fait le tour de la planète, mettant ainsi en exergue le complot qui avait été ourdi contre cet homme politique du Moungo, qui personnellement n’a jamais cessé de crier son innocence dans toutes les procédures ouvertes contre lui.

Peu ouvert et peu porté aux commentaires liés à ses problèmes, la presse n’a pu obtenir de "Cameroon On Line" qu’une dizaine de pages intitulée "Un Pan de ma vérité" dans lesquelles ce martyr retraçait les origines de ses malheurs.

Pour ne pas nous voir reprocher de commenter des décisions de justice, nous avons obtenu dans les services judiciaires de Nkongsamba, les notes d’audiences signées des juges : Edouard KITIO (Président de la collégialité), Félix NKENGNI, René FAKO, qui ont rendu le jugement n° 10/CRIM du 19 Janvier 2009 sans aucune preuve matérielle ou témoignage accablant cet élu qui croupit innocemment en prison aujourd’hui. 

 

LISEZ PLUTÔT

 

Ici, tous les témoignages concernant le Maire vous sont fidèlement rendus. Aucun n’a été occulté. Au terme de cette découverte, chacun se fera son idée sur nos juges et le jugement rendu contre ce patriote aujourd’hui martyrisé qui a osé pointer du doigt, les français des plantations de bananes du Moungo qui en 2007, ont réalisé dans ce département, des chiffres d’affaires de 207 milliards de FCFA pour la PHP, 7 milliards de FCFA pour la SPM, 2 milliards pour CAPLAIN ; soit environ 216 milliards de FCFA tirés du Moungo, sans payer la moindre patente dont les recettes sont reparties comme suit : 90% aux Communes et 10% au Feicom. 

 

DEPOSITIONS DES TEMOINS DU MINISTERE PUBLIC AYANT ABOUTI A LA CONDAMNATION DE PAUL ERIC KINGUE

 

1er témoin : Sieur ENONGUENE SUMELONG (Commandant de la Brigade de gendarmerie

 

                    de Penja aux moments des faits)

 

« Je n’ai pas été informé des réunions publiques tenues par M. KINGUE entre le 25 et le 27 Février 2008. Je n’ai vu M. KINGUE que le 27 Février 2008, lorsqu’il est venu prôner la paix à la foule ».  

Pour étayer son témoignage, le Commandant de la brigade de Penja verse au dossier, un message porté daté du 28 Février 2008 à 7h 00, adressé au Commandant de la Compagnies de gendarmerie de Mbanga dans lequel on peut lire :

« XX ACTIVITES SOCIO-CULTURELLES XX SUITE GREVE GENERALE MALGRE LEVEE MOT D’ORDRE XX ROUTE BARRICADEES XX PASSAGE G.M.I. DLA A LA RESIDENCE XX EXCITATION VANDALES PAR COUPS DE FEUX XX  BILAN 01 MORT ET BLESSES GRAVES COTE VANDALES PAR BALLES DU G.M.I. XXENVAHISSEMENT BRIGADE PAR VANDALES XX JETS PIERRES XX DEVENTURE BRIGADE CASSEE XXELEMENTS BRIGADE BRUTALISES XX COMMANDANT BRIGADE BLESSE PAR MACHETTE PAR UN VANDALE LE NOMME AMBOMO GUY MODESTE  XX ARRIVEE RENFORT ESO XX INTERVENTION SOUS-PREFET ET MAIRE PAR DIALOGUE XX DISPERSION FOULE APRES MISE A LA MORGUE DU VANDALES TUE XXX EN SOIREE XX RENFORT ELEMENTS GENDARMERIE NKONGSAMBA XX ALLERTE ET PATROUILLE DE NUIT XX CALME RELATIF REGNE ENSEMBLE CIRCONSCRIPTION XX ………………………………………………………………..  ».

 

Message porte signé ENONGUENE SUMELONG (Commandant de la Brigade de gendarmerie de Penja] 

 

2ème témoin : M. AKOUE MENGUE Richard (Sous-préfet de Penja au moment des faits)

 

« Je ne peux pas formellement dire que entre le 25 et le 27 Février 2008, le Maire KINGUE a tenu des réunions. Je redis que les réunions qui se tenaient chez M. KAME avaient pour participants, les petits gars sans responsabilité dans l’Arrondissement ».

Pour étayer ses déclarations, le Sous-préfet verse au dossier de procédure, un rapport confidentiel relatif aux fêtes du 11 Février 2008 (avant les émeutes) adressé au Préfet du Moungo, dans lequel on peut lire :

« Monsieur KINGUE qui est à l’origine de cet incident (incident survenu le 11 Février 2008, longtemps avant les émeutes) n’a débarqué à Penja que le 10 Février 2008, après une absence de plus de deux (02) semaines hors de sa Commune ».

Ce rapport qui n’est pas lié aux émeutes révèle que M. KINGUE était absent de la ville deux semaines avant la fête du 11 Février 2008, pourtant c’est à cette période que l’accusation affirme que les réunions préparatoires aux émeutes se tenaient chez Dr KAME. Absent donc de la ville selon le rapport confidentiel du Sous-préfet, comment pouvait-il assister en même temps et dans la même ville aux réunions préparatoires des émeutes de Février 2008 ?

Ici, le Sous-préfet ne dit nulle part avoir vu ou entendu que M. KINGUE aurait tenu des réunions, encore moins passer des ordres pour les émeutes de Février 2008.

Et pour conclure, le Sous-préfet déclare :

« Lors des évènements de Février 2008, j’ai infiltré lesdites réunions par des jeunes qui me renseignaient. Selon ces renseignements, j’ai été pris pour cible. Ma vie était en jeu. Il était question de déstabiliser les sociétés de la place. C’est la présence de certains individus au cours des réunions dénoncées qui me fait croire que les évènements de Février 2008 ont été discutés et préparés à l’avance, sans que je n’ai toute fois la preuve palpable de la relation de cause à effet ».

Notons ici que le Sous-préfet ne cite toujours nulle part, M. KINGUE et conclu qu’il n’a pas la preuve palpable de la relation de cause à effet de ces réunions qui étaient tenues par « des petits gars n’ayant aucune responsabilité dans l’Arrondissement » :

Celui-ci poursuit :

« Quant à dire s’il y a eu des réunions pour préparer ces évènements, je dois dire qu’en permanence, des réunions se tenaient à la résidence de M. KAME. Mais je ne sais quel genre de réunion » clôture le Sous-préfet.

Parlant du Dr KAME, les juges l’ont acquitté pour défaut de preuves en rapport avec les émeutes sur l’objet des réunions qui auraient été tenues chez lui.

Pour enfoncer, le Ministère public dont il est pourtant le témoin, le Sous-préfet verse une fois de plus au dossier de procédure, une liste des promoteurs des émeutes portant six (06) noms parmis lesquels ne figure pas celui de Paul Eric KINGUE. Dans la même liste, une vingtaine de noms des casseurs parmi lesquels il n’existe pas le nom de ce martyr (lire en attache cette liste).

3ème témoin de l’accusation : M. NGAH Gaston

 

« La route entre Njombé et Penja était barricadée. Seuls les émeutiers circulaient. J’ai dit que je ne savais pas ce qui se passait à Penja parce que j’étais à Njombé et la route était barrée, seuls les membres du gang circulaient ».

A la question de savoir s’il a vu M. KINGUE, celui-ci dit :

« Je ne vous ai pas vu pendant les émeutes parce que vous êtes domicilié à Penja et moi à Njombé. Je n’avais aucun intérêt à savoir si vous étiez dans la ville de Penja avant les émeutes. Ce que les jeunes de Penja – Njombé font ne vous impliquent pas forcement, mais lorsque ces actes sont posés par "Panique" et "Flash", je suppose que vous êtes concerné parce que ce sont vos hommes » [Témoignage indirect].

M. NGAH suppose que les actes posés par "Panique" et "Flash" peuvent être imputables à M. KINGUE dont il n’apporte aucune preuve des liens avec "Panique" et "Flash". 

 

4ème témoin de l’accusation : M. TSIMI ZOA Hilaire (Directeur du personnel à la PHP)

 

« Il existe rarement un groupe humain sans leader. Personnellement cependant, je n’ai identifié aucun leader. Je n’ai remarqué personne dans ce groupe ».

Après une telle déclaration, le tribunal en rendant sa décision a pourtant fait M. TSIMI ZOA Hilaire, un témoin accablant (Bizarre non ?).

5ème témoin de l’accusation : M. NONGUI Denis (Chauffeur de camion n’ayant jamais

 

                                                 déposé ni à l’enquête préliminaire, ni au Cabinet du juge

 

                                                 d’instruction, ni devant le tribunal du jugement. Mais

 

                                                 apparaissant brusquement dans le jugement rendu par le TGI 

 

                                                du Moungo)

 

Celui-ci déclare :

« Selon les renseignements obtenus sur place, il en ressortait que la grève a été ordonnée par KINGUE Paul Eric. Mais de passage seulement, je n’ai pas pu identifier ceux qui tenaient ce langage » [Témoignage indirect].

Selon le Code de procédure pénal camerounais, en son article 335 : « Pour être admis, le témoignage doit être direct.

Est direct, le témoignage qui émane :

a)      de celui qui a vu le fait, s’il s’agit d’un fait qui pouvait être vu ;

b)      de celui qui l’a entendu, s’il s’agit d’un fait qui pouvait être entendu ;

c)      de celui qui l’a perçu, s’il s’agit d’un fait qui pouvait être perçu par tout autre sens ;

d)      de son auteur, s’il s’agit d’une opinion 

Toutefois, en cas d’assassinat, de meurtre ou de coups mortels, la déclaration verbale ou écrite de la victime relative à son décès est admise en témoignage ».

Et, l’article 337, paragraphe 2 stipule :

« … Tout témoignage provenant d’une source non révélée n’a aucune force probante »

Ici, non seulement M. NDONGUI dit avoir seulement obtenu des renseignements (de qui ? On ne sait pas), lui qui n’était que de passage, mais aussi ne peut révéler la source de son information, parce qu’incapable d’identifier ceux qui le disaient.

Nous rappelons ici, que dans le dossier en notre possession, sieur NDONGUI n’apparaît ni à l’enquête préliminaire, ni chez le juge d’instruction, ni au tribunal. Nous ne voyons nulle part sa déposition dans l’ensemble du dossier. Est-il un temoin fictif inventé pour les besoins de la cause ? Nous vous le dirons après, les dépositions des témoins en appel dans cette affaire que nous suivons avec un intérêt particulier.

6ème témoin de l’accusation : ABOUBAKARI MANA Bouba (Co-accusé de Paul Eric

 

                                                 KINGUE)

« M. Paul Eric KINGUE, je ne le connais pas ; je ne l’ai vu pour la première fois qu’en prison. Je n’ai jamais eu de contact avec lui. Je n’étais pas à Penja pendant les émeutes. Je ne suis revenu à Penja que le 29 Février. J’étais parti de Penja pour Nkongsamba depuis le 08 Janvier 2008. C’était pour collecter les marchandises de mon père, les noix de kolas ».

A ces témoignages, il faut ajouter les déclarations contenues dans le journal "Le Jour" N° 0647 du Vendredi 12 Mars 2010 [Voir en attache].

Voilà chers lecteurs, l’ensemble de dépositions faites par les témoins du Ministère public dans l’affaire Paul Eric KINGUE. Au total, le Ministère public comptait vingt-deux (22) témoins tel qu’il ressort du dossier de procédure.

Pour motiver leur décision, seuls six (06) témoignages que nous avons mis à votre disposition ont été retenus par les juges Edouard KITIO, Félix NKENGNI et René FAKO pour condamner à six (06) ans d’emprisonnement ferme un camerounais innocent.

Lisez ces témoignages et dites s’ils méritent d’emporter les convictions d’un tribunal serein, non corrompu et non manipulé.

Quant à nous, aucun témoignage direct au sens de l’article 335 du Code de procédure pénal camerounais n’existe dans ce dossier ? Et du coup, nous nous posons la question de savoir qu’est-ce qui a déterminé le tribunal à condamner cet homme, quand on sait que la loi, en son article 310 Code de procédure pénal qui stipule :

Alinéa 1 : "Le juge décide d’après la loi et son intime conviction" ;

Alinéa 2 : "Sa décision ne peut être influencée ni par la rumeur publique, ni par la

                  connaissance personnelle qu’il aurait des faits, objet des poursuites" ;

Alinéa 3 : "Elle ne peut être fondée que sur des preuves administrées au cours des débats".

Dans ce procès en sorcellerie, il n’y a aucune preuve matérielle accablant M. Paul Eric KINGUE, il n’y a aucun témoignage direct, c’est-à-dire venant de celui qui a vu les faits, parce que les émeutes de Février 2008 étaient des faits pouvant être vus.

Nous rappelons une fois de plus, que Dr KAME qui était soupçonné ensemble avec Paul Eric KINGUE, d’avoir préparé des réunions préalable aux émeutes, a été acquitté de ce chef d’accusation pour défaut de preuves montrant que les réunions tenues chez lui, auxquelles nul ne dit avoir ne serait-ce qu’aperçu Paul Eric KINGUE avaient pour objet, les émeutes.

Pour dénoncer les frasques de nos juges désormais, nous entrerons dans des dossiers de procédure pour porter à l’opinion nationale et internationale, les non-dits (témoignages et autres pièces …) des audiences. Peut-être, réussirons-nous à prouver au Président Paul BIYA que la justice camerounaise ne mérite aucun crédit et ne sert que pour régler des comptes aux plus faibles.

Nous redisons qu’aucun témoignage ne vous a été caché dans cette affaire qui n’honore pas l’Etat du Cameroun.

Pour conclure, la procédure est à son 22ème renvoi par la Cour d’appel du Littoral qui est supposé être une juridiction au-dessus de tout soupçon, une juridiction de recours sur laquelle les justiciables devaient pouvoir porter leurs espoirs.

Vingt-deux (22) renvois que journalistes et observateurs des organisations nationales et internationales présents en salle ce 24 Juin 2010, n’ont pas digéré.

Des renvois qui confortent la thèse du COMPLOT et de REGLEMENT DE COMPTES cet accusé.

Nous espérons que toutes les chancelleries accréditées à Yaoundé saisiront cette unique expérience (ces témoignages) que nous leur servons, pour comprendre que le Cameroun est un risque énorme pour des investisseurs désireux de s’y installer. 

Pièces attachées : A lire attentivement

1-      Liste des supposés commanditaires des émeutes versée au tribunal par le Sous-préfet de Penja ;

3-      Rapport du commandant de la brigade de gendarmerie de Penja ;

Après la sortie médiatique et fracassante de sieur AMBOMO Guy Modeste à travers le quotidien "Le Jour" N° 0647 du Vendredi 12 Mars 2010, n’aurait-il pas été conséquent que le Procureur BIFOUNA NDONGO Jean Pierre, accusé d’extorsion d’aveux, de manœuvres insidieuses et de promesse fallacieuses soit sévèrement puni conformément à l’article 122 Alinéa 5 du Code de procédure pénal camerounais ?Le collège des magistrats ayant rendu le jugement aussi léger, sans éléments méritent-ils que le Conseil supérieur de la Magistrature se penche dans sa prochaine session, sur ces cas qui n’honore pas la justice camerounaise ?

UNE PETITION dans ce sens vous sera soumise dans les prochains jours. En attendant vos réponses à ces deux questions sont attendues.

Au moment où le gouvernement de ce pays multiplie des missions de séduction en Occident visant à ramener la diaspora aux meilleures sentiments, des abus judiciaires tel que celui porté à votre connaissance, favorisent-ils qu’il soit projeté sur ce pays où les droits les plus élémentaires sont bafoués, une bonne image ?

Comment comprendre qu’une justice sérieuse en soit renvoyée vingt deux (22) fois dans une Cour d’Appel, une procédure aussi médiatisée que celle-là ?

Les camerounais de l’intérieur (politiques, magistrats …) ne sont-ils pas responsables de l’image ternie de leur propre pays ? 

Cameroun, Guy Modeste Ambomo : « On m’a proposé 5 millions pour mentir sur le nom de Kingué » 

 

Condamné à 15 ans de prison ferme pour pillage en bande dans l’affaire Paul Eric Kingue, le général Maestro, comme on l’appelle, explique le rôle de l’ex-maire lors des émeutes. Il dédouane Paul Eric Kinguè dans cette interview accordée à nos confrères du quotidien Le Jour tout en affirmant qu'on lui a "proposé  

 

Condamné à 15 ans de prison ferme pour pillage en bande dans l’affaire Paul Eric Kingue, le général Maestro, comme on l’appelle, explique le rôle de l’ex-maire lors des émeutes. Il dédouane Paul Eric Kinguè dans cette interview accordée à nos confrères du quotidien Le Jour tout en affirmant qu'on lui a "proposé 5 millions pour mentir sur le nom de Kingué "(...)Chaque fois que le colonel me convoquait dans son bureau, il mettait son téléphone en main libre. De sorte que tout ce que le colonel me disait, venait directement du procureur. ..

 

Confirmez-vous que vous avez été manipulé pour incriminer  l’ancien maire de Njombé Penja ?

 

Effectivement. Quand je suis arrivé à Nkongsamba, entre le 1er et le 14 mai 2008, lors de l’enquête préliminaire au Groupement territorial de gendarmerie, le colonel, commandant de cette unité, un lieutenant (notre enquêteur) et le procureur de la République m’ont demandé de mentir sur le nom du maire, en disant qu’il tenait des réunions préparatoires des émeutes de février 2008 à Njombé Penja. Chaque fois que le colonel me convoquait dans son bureau, il mettait son téléphone en main libre. De sorte que tout ce que le colonel me disait, venait directement du procureur. C’est lui qui disait ce qu’il fallait faire et me faisait des promesses. J’étais aux petits soins chaque fois que je m’y rendais. J’ai relaté au juge d’instruction tout ce qui s’est passé à l’enquête préliminaire. Devant nous, il a appelé le procureur qui voulait l’intimider afin que je confirme que Kingué était responsable des émeutes.

 

J’étais tellement recherché que tout ce qu’on me disait lors de l’enquête préliminaire, j’étais obligé de l’accepter, sachant que j’allais le rejeter par la suite au niveau du juge d’instruction. Ils m’ont promis près de 5 millions de francs Cfa, ils se proposaient aussi de me protéger, en m’envoyant en exil en Centrafrique. Toujours à l’enquête préliminaire, j’ai donné les noms des vrais commanditaires, on les a convoqués au niveau du parquet, mais ils n’y sont jamais arrivés. Depuis lors, on ne sait plus ce qu’ils sont devenus. Je reste convaincu qu’ils ont corrompu avec l’argent pour être mis en liberté alors qu’ils sont les vrais instigateurs de ces émeutes.

 

Qui sont ces vrais commanditaires ?

 

Ce sont des acteurs de la scène politique à Njombé Penja. J’étais un des piliers de la grève. C’est à ce titre que des femmes politiquement actives dans la localité m’ont approché et m’ont avancé une somme d’argent pour me motiver (jusqu’à ce jour, elles n’ont jamais versé le reste d’argent). Il se trouve que ces femmes-là battaient campagne en juillet 2007, pour que André Ndono Mbanga  soit élu député. Seulement, quand Ndono est devenu député, il les a rejetées. Sachant  que Ndono occupe la position de cadre à la Php (Plantations du haut Penja) et que cette position  pouvait obliger le député à négocier, elles ont pris contact avec mon groupe et moi puis m’ont demandé de m’attaquer à la bananeraie, sachant que j’avais été aussi abusé par Ndono. Celui-ci me devait 7 millions de francs Cfa pour le rôle que j’avais joué en sa faveur lors des échéances électorales de juillet

 

Quel rôle a joué l’ancien maire au cours de ces émeutes?

 

En réalité, on ne s’est vus, lui et moi, que le 27 février, quand il est venu mettre la paix à la brigade de Penja. Les éléments du Gmi venaient de tirer sur un jeune garçon. Sur place, il y avait un colonel de la Légion de gendarmerie du Littoral, le commandant de Penja, le commandant du Gmi et le sous-préfet Akoue Mengue. M. Kingue et le sous-préfet sont venus parler au peuple, ils lui ont demandé de se calmer, ils ont rétabli le calme. Je vous rappelle que j’étais meneur de la foule. Sans l’intervention de Kingué, on ne se serait pas démobilisés de sitôt.

 

Le maire Kinguè avait-il eu des liens quelconques avec vous avant les émeutes?

 

Je n’avais jamais été en contact avec le maire. Tout au contraire, je travaillais toujours avec ses adversaires. Notamment, M. Ndono Mbanga, rival politique juré de Kinguè. Je reste donc convaincu que les malheurs du maire viennent de ce monsieur qui par ailleurs, travaille à la Php. Ce maire est un innocent qui écrit librement au président de la République.

 

N’avez-vous pas peur aujourd’hui de faire ces déclarations explosives ?

 

Non ! J’ai la conscience tranquille, il fallait bien que je me décharge du poids qui me pesait sur la conscience parce que j’ai l’impression que c’est à cause de moi que Kinguè a été condamné. Si la justice faisait bien son travail, les aveux qui m’ont été extorqués en préliminaire, en échange des promesses et suggestions, n’auraient pas dus être pris en compte lors du verdict au Tgi du Moungo. Vous vous rappelez que chaque fois que je voulais prendre la parole là-bas au Tgi pour dénoncer, le juge m’intimait l’ordre de m’asseoir. J’espère qu’on m’offrira cette occasion à la Cour d’appel.

 

Avez-vous des espoirs quant au dénouement de ce procès ?

 

Dans ces procès liés aux émeutes, le président de la République avait déjà prôné l’apaisement. C’est ainsi qu’à Douala comme partout ailleurs, aucune condamnation n’a dépassé 18 mois. Malheureusement, pour nous, les responsables du Moungo ont tellement passionné cette affaire liée à la grève qu’ils ont fait traîner notre procès sur plus de neuf mois. Conséquence, les remises de peine que le chef de l’Etat avait décrétées en mars 2008 ne sont pas toujours appliquées. Pourtant, nous sommes également des enfants du président et méritons que sa grâce nous soit appliquée. C’est pour cela que je reste convaincu que les magistrats de la Cour, parce que n’étant pas passionnés dans cette affaire, sauront jouer le rôle de parents.

 

© Icicemac et Correspondance spéciale  

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62a

11.03.2011

Wake Up Africa !

Quelques profils controversés dans le complot au Cameroun contre Paul Eric Kinguè

Le préfet et Sous-préfet du Moungo. Ces deux personnages voient en PEK l’image celui qui veut fermer leur mangeoire. Le Sous-préfet et le Préfet avaient fait de la commune de Penja leur robinet, comme en témoignent ces allégations de PEK : Paradoxalement, le Préfet du Moungo d’alors percevait 250 000 (Deux cent cinquante mille) FCFA par mois, à la commune de Njombé-Penja ; le Sous-préfet aussi. Ces deux administrateurs délestaient la commune de 500 000 (Cinq cent mille) FCFA tous les mois. La Secrétaire du Sous-préfet était payée par la commune, son chauffeur aussi. Curieux de comprendre les raisons de ces dépenses qui en réalité ne cadrent pas avec les missions de la commune, j’ai été sommé par le Préfet devenu Gouverneur aujourd’hui (comme si les promotions au Cameroun ne visent que des voleurs), de ne faire aucune dénonciation.’’ On comprend par là leur acharnement à vouloir éliminer PEK.
C’est ce même préfet qui montera de toute pièce ‘’L’histoire incohérente de falsification de signature du Préfet du Moungo’’.

Le procureur du Moungo (Bifouna Ndongo )
C’est un personnage très accablant son nom figure dans toutes les affaires qui semblent accabler PEK. On se souvient bien que c’est ce procureur du Moungo qui affirmait urbi et orbi qu’il mettrait tout en jeu pour que PEK ne recouvre pas sa liberté avant longtemps. Il avait requis dès le début du procès entre 10 et 20 ans de prison ferme pour Paul Eric Kinguè et environ 2 milliards 513 millions de francs Cfa comme dommages à payer. Il est l’un des principaux instigateurs des affaires qui accablent PEK.
Il a essayé à plusieurs reprises de corrompre et d’instrumentaliser des témoins, à fin qu’ils portent des témoignages fallacieux. Guy Modeste Ambomo, l’’un des trois à plaider coupable (procès des émeutes de la faim) a déclaré à la cour avoir subi des pressions de la part de ce procureur pour témoigner contre PEK.
C’est lui qui s’affaire à ralentir le procès à fin de mieux fragiliser PEK, Au sujet des citations qui arrivent au compte-gouttes dans l’affaire (émeutes de la fin), le procureur se défendait de tâtonner et de faire trainer le procès en ces termes. “ Dès le départ, avec les indices du ministère public, on s’est dit que les premiers témoins suffisaient à conforter l’accusation. Mais, avec le temps, on se rend compte qu’il est impératif de faire venir tous les enquêteurs qui ont interpellé les accusés pour pouvoir les confondre. C’est le cas des jeunes qu’on a arrêtés à Loum et Nkongsamba ”.
Les procès de PEK trainent toujours alors qu’à Douala et un peu partout au Cameroun, on a eu des procès marathon au lendemain des émeutes. Bifouna Ndongo soutient que dans ces cas-là, “ la hiérarchie avait prescrit des sessions spéciales pour des flagrants délits, des procédures simples, ou les peines ne dépassent pas dix ans. Dans le cas des dossiers du Moungo, notamment Lapiro, Kinguè et les autres, il faut aller sereinement. Car, les peines dépassent 10 ans et vont jusqu’à vie.’’ Tout ceci semble soutenir la thèse d’un complot monté de toute pièce.

Marafa Hamidou Yaya ,le Minadt (ministre de l’administration territoriale) :

En rapport avec les émeutes de février qui avaient fait quelques morts dans la localité, Marafa Hamidou Yaya s’était voulu plus grave au cours du point de presse qu’il avait donné dans son département ministériel le 10 mars 2008, lorsqu’il indiquait en ce qui concerne Paul Eric Kinguè que ce dernier s’était " retrouvé à la tête d’une horde de voyous pour aller attaquer le poste de gendarmerie de Njombé-Penja…"

Des accusations qui avaient débouché sur une plainte du préfet du département du Moungo contre le mis en cause. C’est ce dernier qui s’est battu pour obtenir la révocation de PEK auprès du président de la république.

Ndonno Mbanga André, directeur des relations extérieures des bananeraies de la Php .

C’est le bras armées des sociétés françaises, en tant que député de la Nation il utilise son immunité parlementaire pour monter des stratagèmes machiavéliques à fin de nuire à PEK.
Il est en quelque sorte la cause des émeutes de la fin dans cette localité, Car Guy Modeste Ambomo, l’un des trois à plaider coupable (procès des émeutes de la faim) a déclaré à la cour avoir cassé, pour se venger des promesses électorales non tenues. “ Le député Ndono Mbanga m’avait promis 3 millions pendant les élections de juillet dernier, si je l’aidais à les gagner dans la localité, en mobilisant les jeunes parce que je suis un leader d’opinion. Je l’ai fait, il ne m’a pas payé. J’ai profité du mot d’ordre de grève des transporteurs pour aller casser à la Php ou il est cadre pour le mettre en difficulté ”.
C’est ce même Ndono Mbanga en compagnie de Daniel Songa( tous des personnalités politiques dans la localité de Njombe Penja)qui iront demander Les services de la guérisseuse Kesse Akedià fin qu’elle puisse confondre la sœur de PEK dans une histoire abracadabranque d’assassinat par sorcellerie.
Ce Monsieur agit aussi ainsi pour des raisons politiques, il semble vouloir éliminer PEK parce que celui-ci lui apparait comme un adversaire politique redoutable, surtout pour la course à la députation. En guise de rappel il convient de noter que PEK est élu et réélu président de la sous-section du Rpdc et En 2002, il est élu député aux primaires, mais n’est pas investi. Néanmoins, il va se représenter aux municipales et aux législatives en 2007. Il remporte les élections et choisit d’être maire plutôt que député et il est installé le 12 juillet 2007.

David clément Nsaba
David Nsaba, receveur municipal au moment des faits (émeutes). Sa lettre de dénonciation est à l’origine de cette première affaire de détournement d’un million 400 mille francs au préjudice de leur commune. Co-accusé de Kinguè, il a été acquitté et l’ex maire condamné à 10 ans de prison. le receveur municipal, soutient avoir découvert le réseau de faux installé a la mairie. Réseau créé et entretenu par Paul Eric Kinguè et l’ex-secrétaire général. Il en veut pour preuve l’achat d’un scanner dès l’arrivée du maire, pour la fabrication de faux documents. Il prétend que le décaissement de 1,4 million a été fait par la caissière, madame Lakoudji, au profit du maire, via l’ex-Sg en trois tranches. Il accuse aussi Polycarpe Fongang de lui avoir remis la copie de la décision comportant la signature scannée du maire et du préfet.
Il semble donc que Mr David Nsaba ait fini par vendre son âme au diable. Il semble être manipulé par des personnes tapies dans l’ombre qui tirent les ficelles. 

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73 a

6 juin 2011

mensuel Billets d'Afrique 202 SURVIE.ORG – Thomas Noirot

http://survie.org/billets-d-afrique/2011/202-mai-2011/article/turbulences-dans-l-agro-industrie 

Turbulences dans l’agro-industrie camerounaise

Outre les protestations des riverains des « plantations Bolloré », plusieurs actualités perturbent le calme des immenses plantations qui parsèment le territoire camerounais. D’autres groupes français, Vilgrain et la Compagnie Fruitière, sont concernés.

Le chanteur Lapiro de Mbanga, grossièrement accusé d’avoir participé aux émeutes de février 2008 durant lesquelles des plantations françaises de bananes avaient été saccagées, a été libéré le 8 avril après trois ans de prison, qui sont plutôt le prix de sa chanson phare (« Constitution constipée ») contre les tripatouillages constitutionnels de Paul Biya : les dégradations dans les plantations ont clairement été instrumentalisées contre lui. Paul Eric Kingué, maire de Penja, subit aussi depuis trois ans une cabale judiciaire, dont l’origine semble liée à sa tentative de faire payer des impôts aux plantations bananières, dont la PHP (Plantations du Haut Penja), filiale de la Compagnie fruitière, multinationale française.

Lui aussi a été condamné pour sa complicité présumée avec les émeutiers, d’abord à six ans de prison en première instance. Le 23 mars dernier, la cour d’appel du Littoral a finalement ramené cette peine à trois ans en reconnaissant manquer de preuves sur sa propre implication : elle a tout de même décidé de le punir pour avoir incité les jeunes de sa commune à la révolte en éveillant leur conscience quelques années plus tôt, alors même qu’il n’était pas encore maire ! Il reste de toutes façons écroué en raison d’un autre procès en cours, pour détournement d’argent, initié également (pur hasard !) au moment où il a réclamé le paiement des taxes locales aux plantations industrielles de sa commune.

Du régime de bananes au régime camerounais

Nul doute que cela dérangeait, car la PHP est un parfait exemple de collusion entre milieu des affaires et monde politique, comme le décryptait la journaliste Fanny Pigeaud : « PHP compte ainsi parmi ses cadres un député du parti au pouvoir et loue des terres appartenant notamment à des hauts gradés de l’armée. Plusieurs sources affirment que le président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982 , est actionnaire de la compagnie, ce que dément son directeur général, Armel François. Des employés de PHP sont en tout cas souvent envoyés en mission dans les plantations d’ananas de Biya, inaugurées en 2000 en présence du président de la Compagnie fruitière, Robert Fabre. PHP est membre de l’Association de la banane camerounaise, un lobby dirigé par un autre député du parti au pouvoir, beaufrère du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana. Lequel n’est rien moins que le président du conseil d’administration de PHP. Ministre, c’est lui qui a négocié avec l’UE l’Accord de partenariat économique (APE) paraphé en janvier par le Cameroun. Jugé catastrophique pour l’économie camerounaise par les ONG comme le patronat, cet accord de libre-échange avantage en premier lieu les… producteurs de bananes du Cameroun. » (Libération, 18 mai 2009).

Dans ce contexte, la censure a de nouveau frappé : la projection d’un nouveau film, La Banane, visiblement jugé trop critique à l’égard de la PHP, a été interdite à Yaoundé le 27 avril.

Il s’agissait pourtant d’une projection privée, organisée au sein de la Fondation Muna. L’information a rapidement fait le tour de la toile, faisant pour le coup une publicité inespérée à ce documentaire de Franck Bieleu sur les conditions de travail et l’accaparement de terres dans cette plantation, que désormais tout le monde veut voir...

Comment cacher que Vilgrain se sucre sur le dos des Camerounais ?

L’accaparement des terres, il devait aussi en être question dans le documentaire de deux réalisateurs français sur la Sosucam, filiale du groupe Vilgrain qui produit de la canne à sucre sur une dizaine de milliers d’hectares et prétend quasiment doubler sa surface de production (Billets d’Afrique n°198, janvier 2011).

Mais ces deux réalisateurs et les six Camerounais qui les accompagnaient ont été placés en garde à vue du mercredi 20 au jeudi 21 avril : on leur reproche officiellement de n’avoir pas demandé les autorisations nécessaires, et la Sosucam a porté plainte.

Ces deux-là ne doivent de toute façon pas être dans les petits papiers des autorités camerounaises, à en croire l’AFP :« Mélanie Barreau et Vincent Mercier, le deuxième réalisateur, étaient les principaux promoteurs d’un Festival international du film des Droits de l’Homme qui devait se tenir à Yaoundé du 12 au 17 avril mais qui a été interdit le 11 avril par les autorités. »

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