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14 février 2013

Le blog de Paul Eric Kinguè – correspondance P.E.Kinguè

http://paulerickingue.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/02/14/cameroun-affaire-paul-eric-kingue-loin-de-moi-toute-velleite.html#more

 

Affaire Paul Eric Kinguè : loin de moi toute velléité d’évasion

Paul Eric Kinguè a constaté un renforcement de sa surveillance et craint qu’un stratagème soit mis en place pour le poursuivre en justice pour tentative d’évasion. Afin de déjouer ce plan qui serait machiavélique, il a tenu à s’exprimer sur ce sujet par un courrier adressé à la DGRE, DGSN et ampliation aux autorités : « Loin de moi donc toute velléité d’évasion qui viendrait discréditer la cause juste que je défends pour le bien être de mes populations »

Paul Eric KINGUE Maire légitime de Njombé-Penja

Illégalement détenu à la Prison Centrale de Douala New-Bell 

À 

Monsieur Maxime EKO EKO Directeur Général à la Recherche Extérieure

DGRE à Yaoundé 

Objet :Votre information sur le complot et pressions psychologiques et morales en préparation par vos éléments à Douala 

Depuis bientôt une semaine, des éléments de la DGSN et sans doute de la DGRE ont visiblement pris position devant la Prison Centrale de Douala, dans le but de créer comme ce fut le cas avec Sieur ABAH ABAH, un scénario fondé sur le mensonge et de faux montages de tentative d’évasion à mon encontre chaque fois que je suis conduit à l’hôpital où, pour des raisons évidentes de santé, je suis des séances de kinésithérapie prescrites par un cardiologue. 

Monsieur le Directeur Général, la santé qui est un droit fondamental non aliénable même chez un détenu, ne s’accommode pas avec des mobilisations ostentatoires aux allures d’exorcisme telles que menées par vos éléments introuvables pourtant, là où les populations Camerounaises ont le plus besoin d’eux. 

Détenu depuis le 28 Février 2008 pour les raisons politico-économico-tribales, je n’ai jamais manifesté la moindre volonté de m’évader de la Prison où j’ai été injustement jeté pour 3.460.000 F CFA non prouvés jusqu’ici et dans laquelle j’entends vivre jusqu’au jour où il me sera dit avec précision, pourquoi j’y ai été incarcéré et ce, quel que soit le temps que cela prendra : 

Ma vie ayant été sacrifiée par des conspirateurs bien identifiés désormais, j’ai le courage d’assumer avec héroïsme, et stoïcisme cette injustice bien choisie et dirigée contre moi, seulement pour avoir osé demander sous le régime du Président BIYA au moment où j’étais Maire, que des entreprises Françaises exploitant les bananeraies de ma localité payent les impôts locaux qu’elles ne payaient pas depuis plus de 30 ans. 

L’histoire est en train d’écrire et de manière indélébile cette injustice couverte par le régime du renouveau que j’ai loyalement servi et qui manifestement a donné caution à un groupe d’individus, d’exploiter mais en maintenant dans la plus grande paupérisation, les populations de Njombé-Penja, meurtries et condamnées à mourir de misère, là où des groupuscules tirent plus de 207 milliards par an. 

Monsieur le Directeur Général, il m’a été rapporté et je l’ai vérifié à l’occasion de chacune de mes sorties pour l’hôpital, que je suis régulièrement filé par vos éléments et sans doute ceux de la DGRE, dans le seul but de créer un autre objet de poursuite tel que cela a été le cas pour Sieur ABAH ABAH condamné avait-on dit, pour tentative d’évasion. 

Comment comprendre Monsieur le Directeur Général, que poursuivi pour 3.460 000 Frs je fasse l’objet d’autant de pressions psychique, physiologique et physique jamais exercées contre tous ceux qui sont poursuivis pour des milliards de Fcfa ? 

Doit-on penser que 3.460 000 Fcfa sont plus importants au Cameroun que le(s) milliard(s) même s’il avait§ été prouvé (ce qui n’est pas le cas) que je les avais détournés ? 

Comment le faire croire aux Camerounais déjà convaincus que ma détention obéit plus à une destruction politique et politicienne qu’au détournement de deniers publics à proprement parlé ? Un prétendu détournement de 3.460 000 Frs pourtant que les juges mouillés jusqu’au cou ont du mal à prouver dans leurs juridictions ? 

Je suis prisonnier et entend l’être, jusqu’au jour où le Président Paul BIYA, garant des libertés individuelles et de justice sociale et les siens, me diront preuves à l’appui, que ma vie ne vaut que 3.460 000 Frs. 

Loin de moi donc, Monsieur le Directeur Général, toute velléité d’évasion qui viendrait discréditer la cause juste que je défends pour le bien être de mes populations. Vous m’avez personnellement connu honnête, sincère et particulièrement attaché aux valeurs, que rien ne peut ébranler, même pas la si précieuse liberté. 

En fin, je voudrais prendre par la présente, l’opinion Nationale et Internationale à témoin, au cas où le plan machiavélique qui consiste à m’accuser de tentative d’évasion viendrait à se déclencher. 

En attendant que cette situation de pressqions et d’intimidations inacceptables dans un État dit de droit soit élucidée, je vous prie de croire Monsieur le Directeur Général, à ma parfaite considération. 

Bonne année 2013 à vous-même et à l’ensemble de votre famille. 

Le Détenu Persécuté  Paul Eric KINGUE

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15 février 2013

© Aurore Plus : Linda Mbiapa

Camer.be : http://www.camer.be/index1.php?art=24469&rub=6:1

Un piège d’une tentative d’évasion tissée autour de Paul Eric Kinguè

Surpris de prêter plus d’attention aux hommes en tenue, l’ex maire de Njombé-Penja a tenu à éclaircir la situation et rassurer sur sa position.Détenu à la prison centrale de Douala,il  a saisi la Direction générale des relatons extérieures (Dgre) et la Délégation générale à la sûreté nationale (Dgsn) sur la situation qui prévaut en ce moment à la prison centrale de Douala et qui l’inquiète au plus haut point. Paul Eric Kingue est surpris par le renforcement de sa surveillance et craint qu’un stratagème ne soit mis en place pour le poursuivre en justice pour tentative d’évasion.

Afin de déjouer ce plan qui serait machiavélique, il a tenu à s’exprimer sur ce sujet par un courrier adressé à la Délégation générale à la sûreté nationale et autres autorités.

« Loin de moi donc toute velléité d’évasion qui viendrait discréditer la cause juste que je défends pour le bien être de mes populations », rassure l’ex maire de Njombé-Penja.

Depuis bientôt une semaine, des éléments de la Délégation générale à la sûreté nationale et sans doute de la Délégation générale des Relations extérieures (Dgre) ont visiblement pris position apprend t-on devant la prison centrale de Douala, dans le but de créer comme ce fut le cas avec Sieur Abah Abah, un scénario fondé sur le mensonge et de faux montages de tentative d’évasion à l’encontre du maire chaque fois qu’il est conduit à l’hôpital où, pour des raisons évidentes de santé, il suit des séances de kinésithérapie prescrites par un cardiologue.

« Monsieur directeur général, la santé qui est un droit fondamental non aliénable même chez un détenu, ne s’accommode pas avec des mobilisations ostentatoires aux allures d’exorcisme telles que menées par vos éléments introuvables pourtant, là où les populations camerounaises ont le plus besoin d’eux », s’est exprimé Paul Eric Kingue.
 
Détenu depuis le 28 Février 2008 pour les raisons politico-économico-tribales, il dit n’avoir jamais manifesté la moindre volonté de s’évader de la Prison où il a été injustement jeté pour 3.460.000 F CFA non prouvés jusqu’ici et dans laquelle il entend vivre jusqu’au jour où il lui sera dit avec précision, pourquoi il a été incarcéré et ce, quel que soit le temps que cela prendra.

« Ma vie ayant été sacrifiée par des conspirateurs bien identifiés désormais, j’ai le courage d’assumer avec héroïsme, et stoïcisme cette injustice bien choisie et dirigée contre moi. Seulement pour avoir osé demander sous le régime du Président Biya au moment où j’étais Maire, que des entreprises françaises exploitant les bananeraies de ma localité payent les impôts locaux qu’elles ne payaient pas depuis plus de 30 ans », explique Paul Eric Kingue.

Pour le détenu de New-Bell l’histoire est en train d’écrire et de manière indélébile ce qu’il qualifie « d’injustice couverte par le régime du renouveau qu’il dit avoir loyalement servi et qui manifestement a donné caution à un groupe d’individus, d’exploiter mais en maintenant dans la plus grande paupérisation, les populations de Njombé-Penja, meurtries et condamnées à mourir de misère, là où des groupuscules tirent plus de 207 milliards de Fcfa par an », laisse t-il entendre.
 
Paul Eric Kingue estime qu’il lui a été rapporté après vérification qu’à l’occasion de chacune de ses sorties pour l’hôpital, il est régulièrement filé par les éléments de la Dgre dans le but de créer un autre objet de poursuite « tel que cela a été le cas pour sieur Abah Abah condamné avait-on dit, pour tentative d’évasion.

Comment comprendre Monsieur le Directeur Général, que poursuivi pour 3.460 000 Frs je fasse l’objet d’autant de pressions psychique, physiologique et physique jamais exercées contre tous ceux qui sont poursuivis pour des milliards de Fcfa ? Doit-on penser que 3.460 000 Fcfa sont plus importants au Cameroun que le(s) milliard(s) même s’il avait été prouvé (ce qui n’est pas le cas) que je les avais détournés ?

Comment le faire croire aux Camerounais déjà convaincus que ma détention obéit plus à une destruction politique et politicienne qu’à un détournement de deniers publics à proprement parlé ? », s’interroge l’ex maire de Njombé-Penja alarmé.

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23 février 2013

Gérard Kuissu Mephou

http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/article-douala-tribunal-article-53-conference-de-presse-interdite-115602219.html 

Douala / Tribunal article 53 : conférence de presse interdite

(vidéo en bas d'article)

Il est des défaites plus belles que des victoires. La conférence de presse devant faire le point sur la situation de Paul Eric Kinguè et de Enoh Meyomesse, organisée hier à Douala par « le tribunal article 53 », a été interdite et on est passé à deux doigts de l’échauffourée.

 

Défaite donc, puisque la presse conviée à l’événement n’a eu droit qu’à l’empoignade entre les forces de l’ordre et les organisateurs et intervenants. Mais victoire aussi pour les défenseurs des droits et libertés, puisque les autorités ont ainsi démontré une nouvelle fois que la vérité sur PEK et ENOH doit rester cachée à la population du Cameroun au risque d’attenter à l’ordre public. On ne peut pas leur donner tort puisqu’effectivement si le bon peuple réalisait l’ampleur de l’injustice d’État qui s’est abattue sur leurs frères, il y aurait risque de trouble à l’ordre public.

 

En quelque sorte, le message est donc bien passé, puisque cette volonté de bâillonner la vérité est en soi un aveu de culpabilité de la part des autorités. C’est la preuve évidente que le système est parfaitement conscient de son immoralité quand il condamne, humilie et torture ses opposants qui ont l’audace de dénoncer ses exactions.

 

Ci-dessous le compte-rendu de cette Nième entrave à la liberté d’expression dans un État qui, pourtant, se dit « démocratique » et « de droit ».

HUBERT   

Tribunal article 53:

Conférence de presse interdite, une rixe évitée de justesse.  

Ce vendredi à 15h était prévue une conférence de presse au Siège du parti politique MANIDEM. C’était une occasion pour les amis de PAUL ERIC KINGUE et le Collectif pour la libération d’ENOH de faire le point de ces affaires rocambolesques, réexpliquer la genèse de leur détention, le déroulé de leurs procès et des décisions iniques, et ces deux groupes devaient parler des voies de recours engagés et de la mobilisation extraordinaire autour de ces deux hommes.  

A 14h45 environ Kuissu Mephou Gerard Coordonateur national du Tribunal article 53 sera notifié de l’interdiction de la «  manifestation publique » selon « les dispositions pertinentes de la loi » comme l’écrit dans sa missive Ekoa Mbarga Jean Marc Sous-préfet de Douala 1er.

Au départ deux policiers et deux gendarmes, très vite, une escouade de gendarmes, de policiers, d’agents de renseignements et même des forces spéciales envahiront les lieux. Attroupements, montée d’adrénaline, menaces etc.  

Le TRIBUNAL ARTICLE 53 tiendra ferme et fera une déclaration à la presse sous le regard inquiet des bidasses. L’officier 2e grade Djoda du commissariat du 3earrondissement accroché au téléphone avec les autorités passera le téléphone au coordinateur du Tribunal article 53 à qui il sera enjoint de quitter les lieux.

Le Tribunal article 53 avait déjà affirmé aux forces de répression son intention de se plier à l’injonction des autorités même s’il ne comprenait pas cette décision arbitraire et liberticide. Il regrette l’absence des dirigeants emblématiques du Manidem.  

Devant la colère des militants du Manidem, face à l’incompréhension, des membres du tribunal article53, avec les va-t-en guerre, il a fallu manœuvrer, expliquer à la presse, calmer les uns et les autres. Rester serein, ne pas exciter les forces de répression, respecter les avis des uns et des autres, pour au final éviter une rixe.

Après avoir fait sa déclaration, le peloton de gendarmerie sous la conduite du Commandant de compagnie Otoulou mettra hors du siège du Manidem tout le monde devant une foule de curieux, de moto taxi.

Les journalistes eux-mêmes médusés, ébahis essayeront de comprendre et de poser des questions.  

Soulignons que JEAN TAKOUGANG membre du Shadow cabinet du SDF en provenance de Yaoundé pour la dite conférence où il était annoncé dans le Collectif pour la libération de ENOH sur le volet juridique est rentré en apprenant la décision des autorités qui sont à l’image de notre pays : anti démocratique. Il n’était aucunement surpris par cette décision.  

Lorsque l’on veut s’exprimer paisiblement dans un cadre sécurisé, on interdit. Si on va s’exprimer dans les missions diplomatiques ou depuis les capitales européennes, on est taxé d’agent à la solde de l’étranger. Mais en fait voilà l’origine est là : bâillonner les associations.    

Nous voulons dans cette déclaration, nous insurger contre cette entrave à la liberté d’expression, nous voulons dénoncer ces méthodes cavalières qui ne font pas honneur à notre pays, encore moins à notre démocratie. Qu’une petite association comme la notre, attire plus de militaires, de policiers et de gendarmes qu’un meeting d’un grand parti ; cela exprime un malaise et non une puissance quelconque du Tribunal article 53.  

Célestin Djamen, cadre du SDF était annoncé pour parler de Paul Eric Kinguè. Tout part de la dénonciation par Paul Eric Kinguè( PEK) qui dénonce les ravages des pesticides sur les employés et les populations. Ensuite, il dénonce les plantations françaises qui ne payent pas d’impôt depuis plus de 40 ans ! PEK purge en ce moment une peine de perpétuité ramenée à 10 ans. Cette peine dite au terme d’un procès où les témoins de l’accusation ont totalement disculpé PEK : les Maires de Dibombari et de Mbanga, la SENC exécutrice des travaux et la Mairie de Njombé-Penja qui dit ne rien réclamer et de n’avoir subi aucun préjudice.  

Le Président de la collégialité dans son jugement, ne fait apparaitre aucune infraction et condamne PEK à 10 ans ferme non sans violer les articles 397 et 457 du code de procédure pénal.  

Bergeline DOMOUdu Collectif pour la libération d’ENOH avait prévu d’évoquer l’incroyable arrestation d’ENOH Dieudonné par le Colonel Ngaliebou de la légion de l’Est qui l’a gardé par devers lui 30 jours durant dans une cellule inhumaine. Elle avait prévu d’évoquer l’extraordinaire mobilisation nationale et internationale qui lui permet de rendre visite toutes les semaines à ce candidat recalé de la dernière présidentielle. Jean Takougang qui devait aborder l’aspect juridique devait lui évoquer d’une part : la qualification des faits et les décisions. D’abord arrêté pour tentative de coup d’état, les faits seront qualifiés de braquage à main armée. Mais jamais on aura vu ni la voiture ni les Coréens braqués, jamais on aura vu l’or objet du braquage et encore moins les armes du crime. Pire les témoignages ne sont ni concordants ni cohérents. Mais au final ENOH prendra tout de même 7 ans ferme. Il a fait appel.  

Sur la santé des deux détenus, si on peut noter une relative sérénité, PEK a quelque souci de santé et ENOH après l’achat de ses lunettes va relativement mieux. Mais en prison on ne va jamais bien ; plus encore lorsqu’on y est à cause de la puissance de certains potentats éphémères tapis au cœur du pouvoir.  

Le tribunal article 53, se retirera sur la pointe des pieds pour faire cette déclaration et répondre aux questions de nombreux journalistes. Tout compte fait, nous voulions que l’opinion nationale et internationale se rappelle que dans les prisons camerounaises deux hommes se meurent parce qu’ils ont osé agir, dire haut ce qu’ils pensaient, qu’au Cameroun la démocratie, la liberté clamée est non seulement un leurre mais une véritable utopie.  

Et pour le démontrer le Sous-Préfet nous a donné un sacré coup de main : interdire une anonyme conférence de presse, dans un petit parti, par de petits citoyens.

Merci Messieurs. On est ensemble.

Pour la TRIBUNAL ARTICLE 53

Kuissu Mephou Gérard
« le silence devient un péché lorsqu’il prend la place qui revient à la protestation; et, d’un homme, il fait alors un lâche. » (A.Lincoln)  

Vidéo cachée: le son et l’image… édifiant !!! clic sur ce lien :

https://www.facebook.com/photo.php?v=10151529384171532

VOILA! Rien ne se cache plus!  Patrice Nganang

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03 mars 2013

Cellule de Communication de l'asbl CEBAPH

http://cebaph.blogs.lalibre.be/archive/2013/03/03/les-morts-et-les-autres-victimes-des-emeutes-de-fevrier-2008.html#more 

Les morts et les autres victimes des émeutes de février 2008 au Cameroun honorés à Bruxelles

C’est aussi de l’extérieur du pays que les associations de la diaspora sont mobilisées pour une semaine dite des martyrs de février 2008. Cette année, cinq ans, jour après jour, après le déclenchement de ce que certains ont appelé «les émeutes de la faim », derrière lesquelles Paul Biya le président du Cameroun a vu la main des «apprentis sorciers», des Camerounais n’oublient pas. L'asbl Cercle Belgo-Africain pour la Promotion Humaine avec la collaboration de plusieurs organisations de la société civile, politique camerounaises et belges ont décidé d’organiser à Bruxelles une semaine pour se souvenir des victimes des émeutes de février 2008 au Cameroun

L’évènement annoncé du 24 février au 2 mars 2013 à Bruxelles et Louvain-la-Neuve en Belgique est une commémoration des personnes tuées par le pouvoir en place au Cameroun lors des émeutes de février 2008 au Cameroun.

La Messe d'action de grâce a eu lieu le 24 février à la paroisse Saint François de Louvain-la-Neuve de 10 à 13 heures.C'est dans une ambiance de chansons religieuses noyées dans un récit pathétique que plusieurs participants ont commémoré les morts et les personnes victimes des émeutes de février 2008 au Cameroun. Au menu quelques témoignages sur les circonstances qui ont précédées l'assassinat des jeunes camerounais et le sort réservé à tous ceux qui croupissent encore dans les cellules des prisons camerounaises. La lettre de Paul Eric Kinguè, l'ex Maire de la commune de Njombe Penja, adressée aux organisateurs a été lue en pleine homélie et a ému la salle

Le 1er mars dernier à 15 heures, une délégation constituée de Tchangue Marcel et de Simplice Tchuessa Kameni s'est rendue au service du Premier Ministre Belge afin de lui remettre un mémorandum (Voir accusé de réception) signé par Elie KADJI, Président du CEBAPH, Koko ATEBA, Présidente de l’ACP-DH, Jérôme NDETTA, Représentant Mouvement de février 2008,Guy FOKOU, Président de la Fondation Moumié, Oumarou ROUFAOU, Président de l’APJE,Marcel TCHANGUE, Conseiller spécial du Président du CODE,Luc BANAMECK, Président du CPMC,Eric NGUEMALEU, Président de Solidarité Universelle, Gisèle EMEGUE, Présidente Action Solidaire Internationale, Evariste MOHBEU, Représentant CNI, Jean Marie MOUKAM, Président CCL-Libération, Hubert DUCARME, Représentant Collectif PEK.

Ce mémorandum est en lui-même révélateur et revient dans son contenu sur la répression violente et sanglante des manifestations citoyennes de février 2008 au Cameroun

Le même mémorandum a été déposé à l'ambassade de France à Bruxelles où après les modalités d'usage, il a été transmis sur le champ et en main propre du plénipotentiaire français auprès du royaume de Belgique

Le point ultime des activités, cette année, a été en dehors du dépôt de la gerbe de fleurs à l'ambassade du Cameroun à Bruxelles, la grande conférence qui a eu lieu le 2 mars 2013 à la rue de la Sablonnière, 30 à 1000 Bruxelles

Il est précisément 16h quand l'ambiance est aux retrouvailles dans la salle Paul Delvaux. On retrouve parmi les participants, des invités venus de France, de l'Allemagne, du Luxembourg, sans oublier Madame Marie Arena, Sénatrice belge à qui l’honneur reviendra d’ouvrir les travaux… Tous sont venus donner de leur contribution au bon déroulement des travaux.

Au niveau des participants, on dénombre plusieurs personnalités de la société civile et politique à l'instar de Kadji Elie, président du CEBAPH, Marie Arena, Sénatrice belge, Guy Fokou , président de la Fondation Moumié, Thierry Amougou, Macro économiste, Franklin Nyamsi du Collectif Diasporique Camerounais, Hubert Ducarme, du Groupe de Soutien à Paul Eric Kingue, Theodore Poufong, Poufong Théodore Fernando, Président Provincial SDF- Belgique

Tous ont répondu patriotiquement à l'appel du CEBAPH. Le professeur Pierre Mila Assouté s'étant excusé .

Sur les murs de la salle abritant la conférence se côtoient en effet les portraits des martyrs historiques de la lutte pour l'indépendance du Cameroun : Um Nyobé, Félix Roland Moumié et autres.

Dans la salle, l'asbl CEBAPH, le CNI, le MDI, exposent une kyrielle de leurs travaux et de leurs publications.

En trois heures d'intenses échanges entre le public et les intervenants, les participants venus du Luxembourg, de la France et l'Allemagne ont participé à cette rencontre qui portait sur le thème "Peut-on conduire le Cameroun vers la démocratie en ce 21ième siècle en évitant les massacres des Camerounais ?

Dans son allocution d’ouverture de la conférence, la sénatrice belge Marie Arena insistera sur le fait qu’on ne peut pas balayer d’un revers de la main toutes les formes d’injustice commis quelque part qu’importe le pays.

Elle en a profité de son intervention pour inviter le public le 20 avril prochain à l’Athénée Royal d’Ixelles pour une journée de réflexion sur la question de l’Afrique subsaharienne.

Jacques Mbakam, membre de l’UPC (Union des Populations du Cameroun), dans son témoignage doit situer la violence politique au Cameroun dans son contexte historique.

Selon lui, les pouvoir publics des années 50 jusqu’à ce jour au Cameroun ont toujours usé de la violence pour réprimer toute activité de revendications publiques.

Poufong Théodore Fernando, Président Provincial SDF- Belgique, dans son témoignage, reviendra sur la genèse des violences politiques au Cameroun et affirmera que sans conteste les émeutes de février 2008 ont laissé paraître, à première vue un mal être manifeste.

Celui d’une jeunesse qui peine à assurer ses besoins vitaux. La hausse du prix du pétrole et la flambée des prix des produits de base qu’elle a engendrée mais aussi sur le plan politique, la contestation par le peuple camerounais du projet de la modification de la constitution.

Hubert Ducarme du Comité de soutien à Paul Eric Kinguè prendra la parole pour revenir sur l’affaire PEK au Cameroun.

Une très forte émotion s'est emparée de l'assistance lorsque Hubert plus connu sous le nom de Hubert de Luxembourg évoquera les manquements de la justice camerounaise avec des magistrats obligés de condamner un individu selon des instructions et non selon la loi

Selon Guy Lambert Fokou,le président de la Fondation Moumié , la crise sociale qui s'installe au Cameroun trouve sa source dans les maux qui minent notre société. Les maux décriés en 2008 par les jeunes et la populations entière demeurent

L'essentiel de la journée du 2 mars était concentré dans la recherche à travers des différents thèmes débattus dans la recherche d'actions à entreprendre. Comment bâtir un Cameroun nouveau ? Comment combattre la corruption dans ce pays ?

Thierry Amougou suggère à tous de replacer la notion du bien commun dans nos comportements. Plus loin, il suggère aux autorités camerounaises compétentes d’inclure dans la constitution du Cameroun que « Tout soldat qui tue un Camerounais en train de manifester soit radié de l’armée et mis en prison pour 40 ans ».

Plus loin dans son intervention, il affirme également qu’il faut que nos constituants puissent établir la responsabilité pénale du Chef de l’Etat

Franklin Nyamsi pour sa part pense que le Cameroun changera par la prise claire d'un cap nouveau sur les questions suivantes: la question homosexuelle, la question de la double nationalité, la question féodale, la question de l'égalité des sexes, la question de l'immigration et de l'apatridie, la question de l'éducation et de la formation des jeunes, la question de la relation à l'Occident et notamment la France, la question de l'industrialisation du Cameroun, la question de la géopolitique africaine du Cameroun, la question écologique, la question de la forme administrative de l'Etat national, la question anglophone, la question des minorités autochtones discriminées, etc Selon lui, renouveler l’upécisme c’est renoncer à la haine

Il importe davantage de puiser en nous toute l'énergie nécessaire pour jeter les bases d'un nouveau départ. C'est en cela que la conférence s'y est attelée. Certes, il n'apporte pas la solution intégrale et définitive aux mille et une revendications fondées que le peuple camerounais exprime aujourd’hui. Cependant, il faut un début à tout.

L'on retiendra en substance que cette rencontre à la fois riche en enseignements et en information restera gravée dans l’histoire du Cameroun avec pour corollaire la prise de conscience de la diaspora progressiste Camerounaise.

Cellule de Communication de l'asbl CEBAPH

Contact : asblcebaph@gmail.com

http://cebaph.blogs.lalibre.be

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04 mars 2013

© paulerickingue.blogs.nouvelobs.com : Cellule de communication du Groupe de Soutien à Paul Eric Kinguè

http://www.camer.be/index1.php?art=24884&rub=11:1

 

Affaires Paul Eric Kinguè : les vérités interdites

En interdisant à Mr Célestin Djamen de s’exprimer lors du point-presse du 22 février 2013 à Douala, les autorités ont de nouveau prouvé qu’elles ne voient pas d’un bon œil que la vérité soit dite sur l’affaire Paul Eric Kinguè.
Voici ce qui aurait dû être dit à la presse et au Camerounais.

AFFAIRES PAUL ERIC KINGUÈ / MEMO: UNE VERITABLE AFFAIRE POLITIQUE
 
1/ Une affaire est dite politique lorsqu’elle naît à la suite d’une opinion. Autrement dit, un procès politique est un procès mis en mouvement contre un accusé ou un prévenu pour ses opinions ou ses prises de positions.
 
2/ Un procès politique est un procès qui n’obéit pas aux canons d’un procès équitable. C’est-à-dire un procès au cours duquel ni la loi, ni la durée de la procédure ne sont respectées.
 
3/ Un procès est enfin politique lorsque contre le cours de celui-ci, le Tribunal ou la Cour prononce une peine en déphasage avec les débats. Ici la particularité est que tout le monde est pris de court.
 
VOICI POURQUOI LE PROCES DE PAUL ERIC KINGUE EST POLITIQUE
 
Le 27 février 2008, après les émeutes à Njombé-Penja qui ont démarré le 25 février au petit matin, CANAL 2, une chaîne de télévision privée qui a pignon sur rue, voulant être fixée sur une rumeur qui faisait état de morts par fusillade à Penja, appelle le Maire Paul Eric Kinguè qui avait dans cette structure quelques amitiés avant même d’être Maire.
 
En réaction et tout naturellement, celui-ci confirme qu’il y a un mort et six blessés à Njombé-Penja-Loum. Il s’adressait ainsi à CATHY NKENG alors journaliste à CANAL 2. Il donnait avec précision d’où étaient partis les tirs de balles : du GMI N°1 détaché à Penja pour la circonstance. Ces informations passées en direct à CANAL 2 ont eu un grand retentissement non pas parce que le Maire le voulait, mais parce que la psychose et la peur découlant des violences de février 2008 avaient terré les populations camerounaises dans leurs différents domiciles d’où elles suivaient l’évolution des choses à travers CANAL 2 et STV 2.
 
La sortie médiatique naïve du Maire le 27 février 2008 à 13h30 ayant donc été suivie sur l’ensemble du territoire national n’a pas plu aux dirigeants du Cameroun. Dans une seconde sortie à 20h10 sur insistance de KATHY NKENG harcelée au téléphone par la hiérarchie de l’État, Paul Eric Kinguè va plus loin en confirmant cette fois-ci qu’en cas de doute il est prêt à prouver qu’il y a eu mort d’homme et que d’ailleurs, il est encore à côté du corps en compagnie du Sous-Préfet et des populations de Penja.
 
Cette dernière sortie venait signer son arrêt de mort. En souvenir, sa dernière intervention à CANAL 2 a été interrompue parce que cette TV et son Directeur Général subissaient des coups de fils des hauts dignitaires de l’État. Ces faits, tous ceux qui ont suivi CANAL 2 ce jour, peuvent les confirmer.
Le 28 février à 13h15 Paul Eric Kinguè est suspendu de ses fonctions pour une durée de trois mois par un arrêté du Ministre d’État d’alors, Sieur MARAFA HAMIDOU YAYA.
Les choses sont allées si vite qu’à 13h50 une escouade de 12 camions militaires et 6 pick-up de gendarmes est venue enlever Paul Eric KINGUE, sans mandat administratif, ni du Procureur de Nkongsamba.
Celui-ci est conduit comme le plus grand des criminels du Cameroun au groupement de Gendarmerie du Moungo, où il est interrogé par le Colonel NGUETTE NGETTE, commandant de ce groupement himself.
 
La première question posée à Paul Eric Kinguè et qui ressort de ses notes d’enquête préliminaires est : pourquoi avez-vous déclaré à la télé hier qu’il y a eu mort d’homme à Penja ?
 
Réagissant à cette question, Paul Eric Kinguè a répondu que dans tous les pays du monde, quand il y a catastrophe, émeutes et violences, c’est au Maire d’en dresser le bilan. Et donc, il ne voyait pas de crime qu’il aurait commis.
 
Dans cette affaire, la première inculpation contre Paul Eric Kinguè était : incitation à la révolte, parce qu’il lui était reproché que ce sont ces déclarations qui ont enflammé Penja et Njombé.
 
Réagissant une fois de plus à cette inculpation, Paul Eric Kinguè a dit au Colonel NGUETTE NGUETTE qu’il ne peut y avoir d’incitation postérieure aux émeutes parce qu’il peut prouver par le CD de ses déclarations qu’il les a faites après que les émeutes aient cessé à Njombé-Penja.
 
Voyant Paul Eric Kinguè se défendre au mieux qu’il pouvait, l’inculpation a évolué une semaine plus tard, d’incitation à la grève à complicité de pillage en bande, terme générique qui a définitivement servi de cache-sexe à l’accusation, jusqu’à la condamnation à 6 ans de prison à Nkongsamba alors qu’aucun témoin ni co-accusé n’a indexé Paul Eric Kinguè. L’affaire ayant pris une tournure médiatique forte, la Cour d’Appel du Littoral a ramené elle aussi, malgré aucun témoignage incriminant l’accusé, à 3 ans fermes. Un arrêt contre lequel Paul Eric KINGUE s’est pourvu en cassation.
 
Notons qu’à Nkongsamba et à Douala, la procédure a connu 63 renvois (loin donc des exigences d’un procès équitable).
 
Sentant qu’au terme des trois ans Paul Eric Kinguè allait recouvrer la liberté aussitôt après la décision et sans doute repartir sur le terrain politique, il est sorti des tiroirs un deuxième procès cache-sexe lui aussi, où il est reproché à l’accusé d’avoir détourné 1.400 000 Fcfa du temps où il était Maire de la commune de Njombé-Penja.
 
L’AFFAIRE DU MILLION QUATRE CENT MILLE FRANCS (1.400 000 Fcfa)
1.400.000 Fcfa = 2.820 USD = 2.134 €
 
Débutée à Nkongsamba courant 2009, cette affaire se termine elle aussi par une condamnation à 10 ans fermes. Il est reproché à l’accusé d’avoir distrait 1.400 000 Fcfa destinés à sa propre installation aux fonctions de Maire d’une part, et d’autre part d’avoir scanné la signature du Préfet du Moungo pour le présumé détournement. Sans pièces à conviction, il a été condamné à 10 ans fermes. Mais refusant l’injustice il a interjeté appel pour absence de preuves. La Cour d’Appel, voyant un arsenal d’avocats étrangers (6 au total) et voulant sauver son image, a acquitté Paul Eric KINGUE, après que celui-ci ait bloqué publiquement le procès pour exiger qu’il lui soit présenté les preuves du détournement de 1.400 000 Fcfa et celles du document prétendument scanné. Il a donc été acquitté pour faits non établis de détournement et acquitté pour faits non établis de faux en écritures publiques et authentiques.
 
Voyant encore que cet acquittement était possible en appel et pouvait permettre à Paul Eric Kinguè d’être libre, le même tribunal de Nkongsamba engage alors un troisième procès dit de détournement de deniers publics de 10.999.660 Fcfa.
 
L’AFFAIRE DES 10.99.660 Fcfa
 
Ici, le comble du ridicule a été franchi : la peine à perpétuité, c’est-à-dire la peine de prison à vie. Il est reproché à Paul Eric Kinguè dans cette troisième procédure d’avoir détourné un don de 4.960.551 Fcfa de la Société des Plantations du Moungo (SPM) destinés à l’installation du réseau d’eau SNEC à la Commune de Penja. La distance du dernier point d’eau à Penja est de 1 Km par rapport au bâtiment communal.
 
A Nkongsamba, alors que Paul Eric KINGUE est à Douala pour le procès du million quatre cent mille francs, le TGI du Moungo ne le cite pas, tel que le veut pourtant la loi.
 
Sans être informé de cette procédure, Paul Eric Kinguè est surpris d’être condamné à vie à Nkongsamba. Il apprend la nouvelle comme tout le monde. Consterné mais toujours courageux, il interjette appel contre cette décision et, en appel, la peine à vie est ramenée  à 10 ans le 14 novembre 2012, avec des dizaines de violations de la loi qui ont poussé l’accusé à se pourvoir en cassation.
 
La particularité de ce procès est d’avoir été déchargé par tous les témoins de l’accusation, aussi bien pour ce qui concerne l’installation du réseau d’eau SNEC à la commune de Penja que pour la location du Caterpillar de la Commune de Penja aux Communes de Mbanga et Dibombari.
 
Concernant l’installation de l’eau, l’actuel Maire de Penja a déclaré que la Commune n’a subi aucun préjudice et pour cela, elle ne se constitue pas partie civile et ne l’a pas fait. Pourtant, la Cour d’Appel lui a accordé des dommages et intérêts pour des préjudices que la Commune dit n’avoir pas subis. (voir notes d’audiences).
 
Tous les Maires (Dibombari et Mbanga) qu’on dit avoir loué le Caterpillar de la Commune de Penja et dont Paul Eric Kinguè aurait détourné les recettes disent ne l’avoir jamais fait (voir notes d’audiences). Pourtant, cet homme a été condamné !
 
Pourquoi ne pas penser qu’il est un détenu politique au sens réel du terme ? Comment expliquer que tout le monde vous décharge et que la justice, malgré tout, vous condamne ?
 
Paul Eric Kinguè n’est plus seulement détenu politique mais, manifestement, la justice camerounaise a été déniée. Pourtant le rôle de la justice est avant tout de rechercher la vérité. Quand elle l’a, pourquoi peut-elle l’esquiver pour chercher des arguments imaginaires et condamner l’accusé ?
 
LE FOND DES DOSSIERS PAUL ERIC KINGUE

 
Quatre problèmes majeurs ont catalysé l’affaire Paul Eric Kinguè :
 
1/ Les conditions de travail des ouvriers de PHP, SPM et CAPLAIN, toutes entreprises françaises basées à Njombé-Penja.
Avant sa prise de fonctions à la Mairie de Njombé-Penja, Paul Eric Kinguè ne cessait de dénoncer les conditions de travail des ouvriers de ces entreprises et les salaires de catéchistes qui leur étaient payés à peine.
Dès sa prise de fonctions et dès sa première réunion avec ces opérateurs agricoles, il a porté publiquement sa déception face à cette catastrophe salariale et a exigé que des améliorations réelles et substantielles y soient apportées.
 
2/ Les impôts non payés depuis 30 ans.
Il a fustigé cette situation et trainé ces entreprises à l’arbitrage de la Direction Générale des Impôts à Yaoundé, qui le 02 décembre 2007, a accédé et donné suite favorable à sa requête : toutes les exonérations ont été levées et ces entreprises reversées au régime de droit commun.
 
3/ L’utilisation massive et irrationnelle de pesticides et autres produits chimiques à Njombé-Penja. Voilà le point sur lequel le Maire Paul Eric Kinguè s’est attaqué plusieurs années avant son élection. Et au cours de cette première réunion avec les Directeurs Généraux de ces entreprises, il les a invités à préserver la santé de ses populations décimées à petit feu chaque jour par des produits chimiques interdits sous d’autres cieux. Il avait d’ailleurs commis une expertise qui s’est arrêtée avec son arrestation.
 
4/ L’expropriation des terres et la réévaluation des terres villageoises de Njombé-Penja. Les parents de Paul Eric Kinguè ayant été expropriés de leurs terres (187 hectares), celui-ci s’est ligué comme un farouche défenseur des terres de ses populations gagnées par la misère après ces expropriations qui continuent dans la localité.
 
Il y avait urgence à le sortir du jeu, le jeter en prison et ne plus permettre qu’il revienne un jour à Njombé-Penja. D’où son maintien en prison par une avalanche de procès tissés et cousus de fil blanc.

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07 mars 2013

Par KUISSU MEPHOU Gérard Correspondant Icicemac.com

http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/article-l-autre-versant-de-l-affaire-paul-eric-kingue-115967852.html 

L’autre versant de l’affaire PEK

Demain mercredi 06/03/13 devront comparaitre à la cours d’appel du littoral les parents de Yannick Sollè dont la mère est la sœur ainée de Paul Eric KINGUE. Ils avaient été jugés en première instance pour tentative d’assassinat par sorcellerie et condamnés à 03 ans avec sursis et 600 000 CFA à leurs dépens. Le mandat d’arrêt avait été émis à l’audience même. 

Selon Yannick Sollè leur fils que nous avons rencontré, c’est la panique. Si ses parents Monsieur et Madame EYEI ETONDE se présentaient à l’audience ils seraient incarcérés illico, les 600 000 n’ayant pas encore été payés. Où prendrions-nous une telle somme ? Ses parents ont peur et vivent reclus. Ayant commis la faute grave d’être des proches de PAUL ERIC KINGUE, ils payent cher « cette faute ». 

Pour rappel, l’ainée de PAUL ERIC KINGUE Madame Etondè née NDONGO NJOH EMMA et son époux Monsieur EYIE ETONDE NICOLAS JACQUES avaient été inculpés pour sorcellerie après un tissus de faux témoignages. Incarcérés à la prison de Nkongsamba, ces pauvres citoyens ne s’en pas encore remis. Particulièrement madame Etondè née Ndongo EMMA.

Demain, les audiences se feront sans eux. Face à eux, un Etat broyeur, une justice aux ordres, et à côté du banc des accusés vides le fils éploré et un courageux et solitaire avocat.

C’est ça le Cameroun !

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On se souvient que le 25 février 2010, le lendemain de la publication dans la presse d’une lettre de PEK dans laquelle il dénonçait publiquement l’injustice qui l’accablait, la Nouvelle Expression titrait : La sœur de Paul Eric Kinguè aux arrêts. Extrait : l’on apprend que dame Emma Ndongo Njoh est l’unique sœur de Paul Eric Kinguè et la seule personne qui le soutient depuis qu’il est en prison. Notamment en assurant son alimentation. « La mettre en détention provisoire revient à ôter à l’ex-maire toute assistance pendant qu’il est en prison. C’est un harcèlement… », constate notre source. 

Puis Théodore Tchopa du Quotidien Le Jour expliquait : L’ex maire de la commune d’arrondissement de Njombé Penja, Paul Eric Kinguè et des complices ont-ils tenté d’attenter mystiquement à la vie de Laurent Esso, René Emmanuel Sadi, Remy Ze Meka, Grégoire Owona et plusieurs autres personnalités de la République ? 

Pour venger son frère, Mme Etondé aurait sollicité les services d’une sorcière tchadienne : Selon l’enquête, malgré son refus, les commanditaires ont forcé la guérisseuse à passer à l’acte. « Elle a fait une première tentative en envoyant un pigeon foudroyer les deux premières têtes de liste c’est-à-dire Ndono et Songa. Le pigeon est mort après avoir survolé la résidence du sous-préfet de Njombé Penja », apprend-on. 

Cette affaire qui n’en finit pas pourrait prêter à sourire si elle n’était pas tragique. Pour Paul Eric Kinguè, elle est l’un des nombreux dommages collatéraux de son affaire… 

(notes de Hubert, groupe de soutien à PEK)

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12 mars 2013

© Le Messager : Blaise-Pascal Dassié

http://www.camer.be/index1.php?art=25115&rub=11:1

Cameroun/Bananeraies: L'esclavage moderne a pignon sur rue

« Les salaires oscillent entre 15.000 et 27.000 Fcfa pour dix heures de travail quotidien, telle est notre réalité ».Les ouvriers de la société des plantations de Mbanga en grève. Ils revendiquent plusieurs mois d’arriérés de salaires.
 
Très tôt hier lundi 11 mars 2013 aux environs de 8 h, ils ont marché du lieudit Mobil jusqu’à la direction de l’entreprise située à quelques encablures du lycée technique de Mbanga. Selon une source jointe au téléphone juste après cette marche de revendication, «nous exigeons le paiement de trois mois de salaire. Nous sommes fatigués de continuer d’attendre et de travailler sans véritablement savoir quand nous serons payés. C’est pour cela que nous avons marché ce matin. Dommage que nous n’allons pas rencontrer les responsables pour qu’ils nous disent pourquoi ils nous traitent de la sorte en dépit d’incessantes promesses faites par eux », confie-t-elle.

Le Messager a également appris que n’eut été l’intervention du sous-préfet de Mbanga, les ouvriers n’auraient pas rebroussé chemin, promettant de revenir à la charge ce jour, mardi 12 mars 2013. « Nous avons interrompu la marche parce que le sous-préfet nous a demandé d’attendre le préfet du Moungo qui sera en tournée demain à Mbanga. Nous pensons qu’il est le meilleur interlocuteur qui saura exiger de nos employeurs qu’ils régularisent notre situation », espère un ouvrier.
 
Rendu au siège de la Société des plantations de Mbanga à Douala, le reporter n’a pu rencontrer le staff managérial. Une femme qui s’est présentée comme secrétaire de direction a confirmé des indiscrétions glanées auprès d’autres sources qui ont requis l’anonymat. «L’entreprise a des problèmes de trésorerie » ; avons-nous appris. Ce qui pourrait expliquer ou justifier ces retards et autres arriérés de salaire. «Des dispositions sont en train d’être prises pour normaliser la situation. Il est possible que tout rentre dans l’ordre d’ici peu », confie désespérément notre interlocutrice à la direction de l’entreprise.
 
A noter que dans les bananerais de Mbanga, Njombé et Manjo, les travailleurs camerounais se battent parfois contre tout pour gagner leur pitance. Ils sont courroucés. Car pour gagner leur salaire mensuel (moins de 20.000Fcfa pour les ouvriers Ndlr), ils passent le clair de leur temps dans les plantations. Leur transport aux premières heures de l’aurore par des camions de service est considéré comme l’un des rares avantages que leur concèdent ceux qui les emploient.

« Autrefois, on nous donnait gracieusement les résidus de banane », se souvient Thomas Tienkap, ex-chauffeur. A Mbanga comme à Manjo, deux localités où les géants de la Société des plantations de Mbanga disposent d’exploitations évaluées sur plus de 900 hectares, avec une production moyenne de plus de 30.000 tonnes par an, les bas salaires, notent les ouvriers, sont un autre motif de frustration. « Les salaires oscillent entre 15.000 et 27.000 Fcfa pour dix heures de travail quotidien, telle est notre réalité », soutient un ouvrier.
 
Selon Paul Eric Kinguè, ex-maire de Njombé /Penja détenu à la prison de New-bell, « toutes les sociétés bananières occidentales qui réalisent au Cameroun plus de 100 milliards Fcfa de chiffre d’affaires par an, tout en fraudant sur leur statut fiscal n’emploient qu’entre 8000 et 10.000 ouvriers (ou esclaves) agricoles à qui elles versent plus ou moins 200 millions F Cfa de salaire par an. » Vous avez dit esclavage...

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24 avril 2013

© Correspondance : Albert MOUTOUDOU* / CAMER.BE

http://www.camer.be/index1.php?art=26032&rub=30:27

 

M. LE MAIRE PAUL ERIC KINGUE EN PRISON DEPUIS CINQ ANS !

M. Paul Eric Kinguè, maire de Njombé-Penja se trouve en détention depuis le 29 février 2008. D’abord à la prison de Nkongsamba, il est ensuite transféré à la prison de New-Bell où il endure  une peine dont l’énoncé des accusations semble clair et les preuves introuvables. Successivement, l’homme est accusé d’avoir trempé dans trois affaires : - D’abord l’affaire du pillage des Plantations du Haut Penja (PHP) dans la localité dont il est le maire : entre le 25 et le 28 février 2008, les manifestations des jeunes occasionnèrent des  dégâts matériels ; M. le maire est ensuite déclaré de complicité avec les jeunes et incarcéré dès le 29 février 2008 sous l’accusation de pillage en bande et destruction.
- Ensuite, il y a la première affaire de détournement des fonds : un montant de 1 400 000 F CFA aurait été détourné à l’occasion de la cérémonie d’installation du maire.
- Enfin, il y a la deuxième affaire de détournement des fonds d’un montant de 10 296 000 F CFA dans l’exercice de ses fonctions de maire.

Pour la première affaire, la question qui vient immédiatement à l’esprit est celle-ci : quels intérêts obscurs mais apparemment au-dessus de la bonne opinion qu’il attend que ses administrés aient de lui, peuvent pousser un maire, pourtant garant de la sécurité dans sa commune, à faire chorus avec des casseurs  sur son propre territoire ? L’on a avancé que nuire aux PHP fut le mobile du maire. Soit. Si l’on accepte qu’il eut l’esprit assez tordu pour prendre ce risque sur son propre territoire, on doit aussi admettre qu’il y a bien d’autres moyens de nuire au consortium de la banane, par exemple en suscitant une grève des ouvriers, plutôt que de favoriser le vandalisme dans le périmètre où  s’exerce précisément l’autorité du maire ; autorité qui l’oblige, de toute façon, à rendre des comptes surtout en cas de dégâts. M. le maire pouvait-il ignorer que s’il s’amusait à jouer au pompier pyromane c’était du même coup s’exposer à être emporté dans l’embrasement de l’émeute si les choses avaient enflé bien plus que ça n’a été le cas ? Outre cela, Paul Eric Kinguè est maire RDPC, le parti au pouvoir. Il connaît de l’intérieur la rudesse du système qu’il sert  et mesure mieux que d’autres à quel point il subirait le retour de bâton du camp dont il fait partie s’il songeait à faire profit d’émeutes contre le pouvoir RDPC pour régler des supposés comptes avec les PHP. Il faut se rappeler, en effet, que la répression des émeutes de février 2008 fit 40 morts selon le bilan officiel.

Lors du procès, aucun des 49 témoins à charge dont certains étaient précisément des casseurs n’affirma avoir eu commerce avec l’infortuné. En revanche, l’un d’eux parla des pressions dont il avait été l’objet  pour l’amener à charger l’accusé devant la justice . Malgré cela, les délits cités passèrent comme une lettre à la poste et le tribunal de Nkongsamba prononça une condamnation de six ans d’emprisonnement ferme en juin 2009.

Transféré à la prison de New-Bell à Douala grâce à son pourvoi en appel du verdict de Nkongsamba, Paul Eric Kinguè eut sa peine réduite à 3 ans par la Cour d’appel du Littoral le 23 mars 2011, et à 100 millions de francs de dommages et intérêts à verser aux PHP . Toutefois, en faisant tomber les accusations de délits d’attroupements, de réunions et de manifestations, de complicité d’obstacles sur la voie publique, et en ne retenant que le délit de complicité de pillage en bande la Cour d’appel laisse perplexe. Car déclarer complice de pillage en bande quelqu’un qui n’a été d’aucun attroupement, d’aucune réunion, d’aucune manifestation, et sans pouvoir établir avec qui il fut en bande, c’est faire bon marché de la justice que de la rendre par un oxymore en usage chez les durs des cours de récréation : en bande … tout seul.

On ne s’arrêta pas là. Dans un retournement spectaculaire du procédé judicaire qui exige d’apporter la preuve du délit, il fut plutôt question du silence de Paul Eric Kinguè par quoi il se serait rendu complice des jeunes émeutiers en ne leur parlant pas, en ne leur demandant pas d’arrêter les pillages. C’est sans doute cela que l’on nomme le « silence complice », notion qui ne résiste pas à l’examen dès qu’on s’avise que d’autres autorités locales n’avaient rien dit non plus contre les pilleurs pendant que ceux-ci étaient à l’œuvre, et que tous ces silencieux de la région seraient donc passibles des barreaux, eux aussi. C’est sans doute ce qui conduisit la Cour, dans le même mouvement,   à invoquer encore des critiques que M. le maire avait faites aux PHP avant les émeutes.  Celui-ci serait donc le complice des pilleurs des  PHP aussi bien par son silence que par ses bavardages. Voilà le délit de complicité établi sans échappatoire, que l’on se taise ou que l’on parle. 

Le premier procès n’était pas terminé que le maire de Njombé-Penja fut sous le coup d’un second, accusé d’avoir commis des irrégularités d’un montant de 1,4 million de francs CFA.  Cette somme aurait été distraite des dépenses des cérémonies de son installation.  Or pour décaisser de l’argent, il faut que quelqu’un signe. L’on avança que la signature du Préfet de l’époque, M. Gambo Haman, aurait été imitée par M. le maire pour le décaissement.  Condamnation : 10 ans de prison ferme. Le condamné fait appel et décide de ne participer aux audiences en appel qu’à la condition que l’accusation produise les pièces prouvant ce dont on l’accuse : l’imitation de la signature du Préfet pour faire décaisser 1,4 million. Les pièces réclamées étant introuvables, Paul Eric Kinguè est acquitté pour faits non établis. Auparavant, au motif que des irrégularités avaient été constatées dans la gestion des deniers communaux  M. le maire est révoqué de ses fonctions par un  décret présidentiel du 2 juin 2009.

Le second procès n’était pas fini qu’il y eut une troisième affaire du détournement de 10 296 000 F CFA dans l’exercice de ses fonctions de maire, initiée au Tribunal de Nkongsamba à l’insu du prévenu qui est à ce moment-là à la prison de New-Bell à Douala. Sans avoir  été entendu et sans pouvoir être présent au procès de Nkongsamba, c’est à Douala qu’il apprit sa condamnation à perpétuité. Comme d’un jeu ! Dans cette affaire aussi s’emboîtent deux autres affaires : la première pour le détournement de 4 955 551 F CFA, don de la société de bananeraie à la commune pour l’installation d’eau à l’hôtel de ville de Njombé-Penja ; la seconde pour le détournement des sommes censées rentrer dans les caisses de Njombé-Penja après que la commune eût loué son engin Caterpilar aux deux communes  de Mbanga et de Dibombari.
 
A Douala où Paul Eric Kinguè pouvait pour la première fois s’expliquer, il fit appel de la condamnation à perpétuité. La peine fut ramenée à 10 ans de prison ferme et à 3 millions d’amende ; malgré le fait que les dix témoins à charge l’aient plutôt laver des soupçons ; malgré le fait qu’il fut constaté que l’eau a été installée conformément aux engagements ; malgré le fait que MM. Ngollè Jacques et Nguimè Ekollo, respectivement maires des communes de Mbanga et de Dibombari aient détruit l’accusation à la barre : il n’y avait pas eu location de l’engin Caterpillar,  il s’agissait seulement de cessions de matériel à titre gracieux pour des travaux de courte durée, comme il s’en fait entre communes pour s’entraider et soigner les relations de bon voisinage. Notons que la commune de Njombé-Penja s’est gardée jusqu’ici de se porter partie civile dans une affaire où, pourtant, elle est supposée avoir été  lésée d’un de ses biens.  
 
Paul Eric Kinguè travailla pour une société gouvernementale d’Afrique du Sud, puis s’établit  à son compte dans l’import-export, avant de briguer la mairie et la députation. Vainqueur du scrutin municipal de 2002, le RDPC auquel il appartient lui refuse l’investiture qu’il cède à son concurrent, un haut cadre des PHP. En 2007, Paul Eric Kinguè se présente à nouveau et la bataille à la candidature divise le RDPC local. Le Comité central dépêche sur place une délégation pour arbitrer. L’arbitrage échoue et la liste conduite par Paul Eric Kinguè gagne. Le nouveau maire est investi par son parti trois mois seulement avant les événements de février 2008 à propos desquels on l’accuse d’avoir tenu le mauvais rôle qui le fait jeter en prison.

Depuis cinq ans, cet homme est dans la tourmente. Il prend des coups sans nombre et se couvre de blessures dont certaines ne cicatriseront jamais. S’il est en prison c’est qu’il est coupable de quelque chose. Mais de quoi ? Dans les trois affaires devenues quatre, il est acquitté pour l’une d’elle et pour les autres les preuves manquent. Quelles preuves de sa complicité en bande ? C’est tout à la fois son silence et son bavardage contre les PHP. Quelles preuves d’un vol de 1,4 million ? Il n’y en a pas et il est acquitté. Quelles preuves d’un vol de l’argent devant servir à l’installation de l’eau à l’hôtel de ville ? Il n’y en a pas et son propre successeur à la mairie confirme l’installation de l’eau, tout comme l’agence locale de la SNEC. Quelles preuves que de l’argent a été escamoté de la location de l’engin Caterpillar ?  A la barre les témoins démentent qu’il y eut location de matériel. Alors quoi ?

Oui, quoi ?  Comment se fait-il que tous autant que nous sommes nous ne nous sentons pas plus interpelés que cela par ces répétitions d’absence de preuves ? C’est que le couple Paul Eric Kinguè d’un côté, la justice de l’autre est surmonté par quelque chose au sein de laquelle semble se dissoudre la contradiction des accusations sans preuves et cependant sanctionnées par des condamnations. Cette chose qui nous met sous influence et dissuade d’y voir plus clair c’est la moralisation que, semble-t-il, le chef de l’Etat déclare d’imprimer dans les affaires publiques à travers l’Opération Epervier. Dans ce contexte où certains pensent immodérément  assister ou participer à une sorte de croisade moralisatrice, un maire accusé par trois fois d’avoir trempé dans des affaires d’argent,  s’il n’est pas coupable d’emblée a au minimum quelque chose à se reprocher. « C’est eux-eux… », commente-on rapidement. Or, ce qu’on ne doit pas oublier c’est que les ennuis de Paul Eric Kinguè ne commencent pas par une affaire d’indélicatesse avec l’argent public, mais par sa supposée complicité  en bande pendant les émeutes de février 2008 qui furent, dans l’ensemble des villes où elles eurent lieu, un sursaut des jeunes sans perspectives et désorientés, avant que nombre d’entre eux ne succombent. Ce mécontentement de grande ampleur, sans concertation et sans plan, et qui se solda par un nombre important de victimes en moins d’une semaine, marque une date désormais mémorable dans notre pays. Or dans la localité de Njombé-Penja, les jeunes s’attaquèrent à un monument réputé intouchable : les Plantations du Haut Penja (PHP). En ce cas,  il n’était pas bon d’être accusé de complicité avec ces jeunes, ni en bande, ni tout seul. Incarcéré, et pour le dire autrement neutralisé derrière les barreaux, M. le maire essuie alors de nouveaux coups. On l’accable de malversations que ses propres administrés découvrent à travers la presse. Jusqu’à cette caricature d’une condamnation à perpétuité pour un délit  d’environ dix millions de francs CFA. Or dans ce pays où l’on condamne ainsi un homme à perpétuité, la presse courageuse révèle quelques cas  de vols de plusieurs milliards et le ministère public ne semble pas seulement vouloir entendre ceux qui sont ainsi indexés documents à l’appui.

NB: Albert MOUTOUDOU est un homme politique camerounais        

 

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09 août 2013 / Cellule de communication du Groupe de soutien à Paul Eric Kinguè.

http://www.camer.be/index1.php?art=28150&rub=11:1

Vibrant appel pour la défense de Paul Eric Kinguè

Pour que la balance de la Justice qui figure au centre du blason du Cameroun y soit réellement à sa place...Nous sommes aujourd’hui nombreux au Cameroun et dans le monde entier à soutenir Paul Eric Kinguè dans les nobles combats qu’il a engagés dans le seul but d’essayer d’améliorer les conditions d’existence de ses administrés, en tant que Maire de Penja et Djombé. Nous demandons, nous exigeons, qu’il soit jugé équitablement, dans le respect des lois de son pays, pour les fautes qui lui sont reprochées.

Malheureusement, dans deux des trois procès pour lesquels il a été condamné, nous n’avons pas encore obtenu gain de cause. En dernier recours, la Cour Suprême va prochainement statuer sur les condamnations concernant les émeutes de 2008 d’une part, et le soi-disant détournement d’argent ayant permis l’installation de l’eau courante à la mairie de Penja, c’est deux procès ayant été émaillés d’une multitude d’erreurs de procédure, les magistrats s’étant même mis hors la loi pour justifier certains motifs de condamnation.

Il est essentiel que PEK puisse présenter la meilleure défense possible, car l’enjeu est de taille. Il faut absolument cette fois que justice soit parfaitement rendue. Ce sera le dernier acte de cette tragédie judiciaire, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que le rideau tombe sur un happy-end.

Vous qui luttez pour un Cameroun meilleur, vous ne pouvez pas rester insensibles au sort de PEK qui incarne à lui seul la plupart des combats que vous menez. C’est à vous qui lisez ces lignes que nous lançons l’appel pressant ci-dessous, message transmis aujourd’hui personnellement à chacun de ceux qui nous ont témoigné leur soutien à notre cause.

Maître Guillaume Tefengang (du barreau de Bruxelles) et Maître Wabo Mabou (du barreau de Luxembourg), se proposent de renforcer bénévolement la défense de PEK lors de l’examen de la condamnation à perpétuité ramenée à dix ans en appel, et pour laquelle la Cour Suprême statuera prochainement. Selon les possibilités, il n’est pas exclu que d’autres avocats se joignent à eux.

Nous pensons que la présence d’avocats internationaux peut inciter les magistrats à observer rigoureusement les règles de procédure, ce qui garantit l’équité du jugement rendu, comme ce fut le cas en mars 2012 quand Maître Manfo fut assisté de Maîtres Tefengang, Wabo Mabou, Gultaslar, Gazzaz et Mettioui. On se souvient de leurs plaidoiries qui avaient plus que probablement contribué à l’acquittement de PEK en appel de sa condamnation à 10 ans dans le 2ème procès.

Nous tous qui réclamons depuis longtemps que PEK soit jugé dans le strict respect des lois de son pays, nous devons lancer toutes nos forces dans cet ultime round juridique. C’est en effet la dernière chance pour PEK de faire triompher la vérité. Après, il n’aura plus aucun recours possible. La décision de la Cour Suprême sera irrévocable.

 Je vous lance ici un vibrant appel, à vous tous qui soutenez PEK dans ses nobles combats, pour lui offrir les moyens de se défendre le mieux possible, en contribuant aux frais de déplacement des avocats. Pour vous donner un ordre de grandeur, en se basant sur les frais du deuxième procès, on peut estimer à +/- 1000 € par avocat chaque intervention sur place, voyage, logement et frais (en calculant au plus juste).

 

Merci d’effectuer un virement, aussi modeste soit-il, sur le compte de :

 Bénéficiaire : AFD

N° IBAN : BE18 132 5227257 65

 code BIC (ou SWIFT) : BNAGBEBB

 communication : pour PEK / Cameroun

 Pour rappel, Maîtres Wabo Mabou et Tefengang font partie d’AFD International :

http://afdinternational.org/

http://afdinternational.org/index.php/communiques/afriq-sub.html

 

Nous avons l’assurance que votre argent sera intégralement versé à la défense de PEK.

 

 

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09 septembre 2013 / AFD International

 

http://afdinternational.org/index.php/communiques/afriq-sub/pek2013.html

 

AFD International suit de près l’affaire Paul Eric Kinguè et rappelle son droit pour un procès équitable

 

Pour rappel, AFD International a pris position en renforçant la défense en justice de Paul Eric Kinguè, emprisonné au Cameroun depuis février 2008. Alors maire de la commune de Njombé-Penja, monsieur Kinguè avait obtenu du Ministère des Finances, en toute légalité, que les bananeraies implantées sur le territoire de sa commune doivent s'acquitter de l’impôt dont elles étaient exonérées depuis toujours de façon injustifiée, ce qui avait provoqué leur courroux ainsi que ceux qui profitaient frauduleusement de cette situation. Tout laisse à penser qu’il s’agit là du motif réel de son incarcération et que les accusations de délits de droit commun lancées à son encontre pour justifier sa mise à l’écart furent inventées de toute pièce par ses adversaires. Notons au passage qu’à ce jour les multinationales agro-alimentaires en question n’ont toujours pas payé l’impôt à la commune de Njombé-Penja.

 

Trois accusations ont été lancées contre lui, pour lesquelles il a été lourdement condamné en première instance au terme de trois procès largement entachés d’irrégularités : incitation à la violence lors des événements sanglants de février 2008 au Cameroun (6 ans de prison), détournement d’argent public lors de sa prise de fonction de maire (10 ans de prison), et pour l’installation de l’eau à la mairie de Penja (prison à perpétuité).

 

En appel, la condamnation à 6 ans a été ramenée à 3 ans, il a été acquitté dans le deuxième procès, et la peine de prison à vie a été ramenée à 10 ans dans le troisième procès.

 

Comme ces condamnations ont été rendues au total mépris des lois, Paul Eric Kinguè a introduit un dernier recours auprès de la Cour Suprême qui statuera très prochainement.

 

On se souvient que, mandatés par AFD International, cinq avocats internationaux avaient renforcé la défense de monsieur Kinguè lors de son deuxième procè

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